V. Huoo
— Spasme de la glotte, Névrose eonvulsive propre k la première enfance, caractérisée par des accès intermittents et très-courts de suffocation, survenant brusquement, sans eauses apparentes. Il Spasme cynique, Contraction musculaire de la face, qui donne à la figure du malade l'aspect d'un chien en colère.
— Mamm, Espèce de mammifère insectivore, du genre mégaderme.
— Encycl. V. convulsion, épilepsie.
— Pathol. Spasme de ta glotte. Cette maladie a été signalée pour la première fois en 1829 par le docteur Kopp {de Copenhague), qui lui àonna.\enomà'asthmetkymique,en raison des lésions du thymus qu'il croyait avoir trouvées à l'autopsie de ses malades. Les observations ultérieures, faites sur une grande échelle, sont venues donner un démenti à son opinion et démontrer que le spasme glottique ne s'accompagnait, en général, d'aucune lésion matérielle appréciable. Si l'on en rencontre après la mort, elles sont dues à des complications accidentelles et doivent être considérées comme des lésions secondaires, inséparables de l'asphyxie qui a mis fin aux jours des petits malades.
Le spasme de la glotte est tantôt précédé de dyspnée passagère, de convulsions ou de contractures, et tantôt il débute sans prodromes. Les enfants, surpris tout à coup au milieu de leurs jeux ou pendant leur sommeil, se trouvent d'emblée en imminence de suffocation. Leur bouche s'ouvre largement comme pour aspirer l'air qui leur manque, leur tête se renverse en arrière, leurs yeux deviennent fixes, leur physionomie exprime l'angoisse la plus vive, leur pouls s'accélère et devient presque insensible, les veines de la face et du cou se gonflent, le visage prend une teinte cyanosée asphyxique, la peau se couvre d'une sueur froide et des évacuations involontaires ont lieu quelquefois. Pendant les quinze ou trente secondes que dure la convulsion, la poitrine reste immobile, la respiration suspendue, et la glotte comme obstruée. Mais bientôt la détente survient, l'enfant reprend haleine, et quelques instants se sont à peine écoulés qu'il paraît en pleine santé. Il en est quelquefois ainsi réellement, et les accidents ne se reproduisent plus; mais le plus souvent les accès reparaissent huit, dix, vingt fois et plus dans les vingt-quatre heures. S'ils se rapprochent trop et s'ils se prolongent pendant plusieurs minutes, ils peuvent causer la mort par asphyxie ou par •syncoue. Leur'durée moyenne est, à des intervalles divers, de quelques semaines k plusieurs mois. Pendant tout ce temps, il n y a ni fièvre ni toux; la voix et le cri sont naturels, l'appétit est conservé et toutes les fonctions s exécutent comme à l'état normal, à moins qu'il ne survienne des complications inflammatoires. Les plus fréquentes sont les phleguiasies des voies aériennes, et
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elles aggravent beaucoup la situation des patients. En résumé, le spasme glottique est une des maladies les plus dangereuses de l'enfance, puisqu'elle fait périr au moins le tiers ou même la moitié de ceux qu'elle frappe. Son pronostic est d'autant plus fâcheux que les enfants sont plus jeunes, plus débiles, que les accès sont plus longs et plus rapprochés.
L'accès du spasme de la glotte est si court et si rapide qu'on a k peine le temps de lui opposer une médication. Tout ce qu'il convient de faire est de relever le tronc de l'enfant, de le faire pencher en avant, de lui projeter de l'eau au visage, de lui exciter les narines avec la vapeur de l'alcali volatil, etc. Si l'asphyxie était portée assez loin pour déterminer la. mort apparente, on devrait recourir k l'insufflation d'air dans la trachée et à tous les moyens employés dans ces cas pour assurer le succès de la respiration artificielle. On essayera de prévenir le retour des attaques en empêchant l'enfant de courir avec trop d'ardeur et en prévenant ses pleurs. On aura recours en même temps à diverses préparations antispasmodiques préconisées dans ce but, telles que l'oxyde de zinc, le muse k haute dose, la belladone, l'eau de laurier cerise, Tassa fœtida, etc., et par-dessus tout au changement d'air et de localité.
SPASMODIQUE adj. (spa-smo-di-ke — rad. spasme). Pathol, Qui appartient, qui a Rapport au spasme : Mouvement spasmodique.
Convulsion spasmodjqoe.
— Qui est employé contre les spasmes, il Peu usité ; on dit en ce sens antispasmodique.
SPASMODIQDEMENT adv. (spa-smo-dike-man — rad. spasmodigue). Pathol. Par spasmes : Muscles contractés spasmodiqukment.
SPASMOLOGIE s. f. (spa-smo-lo-jî — de spasme, et du gr. logos, discours). Méd. Traité des spasmes. Il Peu usité.
SPASMOLOGIQUE adj, (spa-smo-lo-ji-ke).
Méd. Qui appartient k la spasmologie. il Peu usité.
SPiSOVICZ (Vladimir), écrivain russe, professeur de droit criminel k l'université de Saint-Pétersbourg, né k Alinsk (Lithuanie) vers 1830. Il fut un des collaborateurs du journal Slovo, au commencement de l'année 1859, et prit part ensuite à la publication des Volumina legum. Il a traduit en polonais l'importante chronique deRudawski et l'a accompagnée d'une préface critique et biographique et d'un grand nombre de notes. En 1863, il fit paraître un Cours de droit criminel (en russe), destiné a ses auditeurs à l'université. 11 a inséré une histoire de la littérature polonaise dans V Histoire des littératures slaves de Pypin (1865). Il a collaboré k un grand nombre de journaux russes, traitant surtout les sujets relatifs k la Pologne. Il fonda avec Kostomarof une revue intitulée le Courrier de l'Europe ( Viestnik Ievropy) et consacrée k des recherches historiques.
SPASTIQUE adj. (spa-sti-ke — du gr.spaâ, je tire). Pathol. Syn. peu usité de spasmodi-
— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des trachélydes, tribu des cantharidies, comprenant quatre espèces qui vivent au Brésil.
SPATAGOÏDE adj. (spa-ta-go-i-de). Echin.