MACÉTI OU BLANC PB BALEINE
— Alchim. Sperme mâle, Soufre, il Sperme femelle, Mercure. Il Sperme de Venus, Vertde-gris.
— Encycl.Physiq. Le sperme est sécrété par le testicule, qui en fournit toutes les parties essentielles; mais, tel qu'il est excrété, il renferme aussi le liquide sécrété par 1rs vésicules séminales et par la prostate, liquides qui ont ou paraissent avoir pour effet unique d en accroître la fluidité.
-» I. Composition chimique. Le sperme est un liquide blanchâtre, épais, légèrement alcalin , filant k la manière de l'albumine de l'œuf, d'une odeur alliacée sut generis. Lorsqu'on le dessèche, il perd 90 parties d'eau environ. Après l'évaporation, il reste 10 pour 100 environ d'une matière jaunâtre organique, analogue k de la corne. Placée sur des charbons ardents, cette matière répand une odeur de corne brûlée, et il reste ensuite un faible résidu salin. La matière organique de la semence a reçu le nom de spermatine. Cette matière a beaucoup d'analojrie avec les substances albuininoïdes. Elle diffère de l'albumine en ce qu'elle ne se coagule point par la chaleur. Comme l'albumine, elle se coagule par l'alcool, et le coaguloin se dissout ensuite lorsqu'on le traite par une lessive alcaline faible; mais lorsqu'on neutralise ensuite l'alcali par l'acide azotique, la spermatiue ne se précipite pas, comme c'est le cas quand ou opère de la même manière sur l'albumine, la fibrine ou la caséine.
La spermatine correspond vraisemblablement aux particules organiques tenues en suspension dans le sperme; mais il est cependant difficile de l'i, former, attendu que le sperme, lorsqu'il est évacué an dehors, est mélangé, comme nous l'avons déjà dit, avec le proiluit de sécrétions multiples, telles que le liquide prostatique, celui des glandes de Cooper, le mucus urétral, etc. La spermatine n'existe que dans la semence de l'homme pubère ou dans la semence des animaux k l'époque du rut. Dans le jeune âge et dans les époques intermédiaires au rut chez les animaux, la matière organique du liquide qu'on trouve dans les voies spermatiques ressemble, sous le rapport chimique, k peu près complètement k l'albumin1. L'analyse quantitative du sperme n'a jamais été bien faite. Vauquelin y a trouvé 90 parties d'eau pour 100, 6 parties de spermatine, 3 parties ue sels divers, parmi lesquels le phosphate calcique était prédominant, et enfin 1 partie de soude.
— II. Composition anatomique do sperme.
Lorsqu'on examine du sperme frais au microscope, on remarque une multitude considérable de petits filaments qui se meuvent dans !e liquide avec une certaine vivacité. Ces filaments ont reçu des noms divers; on les a successivement désignés sous les noms de : animalcules spermatiques, zoospermes, spermatozoaires , filaments spermatiques et spermatozoïdes. Ce dernier nom a prévalu, et c'est à juste titre , attendu que ces petits corps, malgré leur mobilité, ne peuvent pas être regardés comme des animaux proprement dits. Us sont constitués par une substance homogène et n'ont aucunement cette organisation compliquée dont l'imagination s'est plu k les douer. Ils représentent des éléments organiques, analogues par leur mobilité aux cellules ou cils vibratiles. M. le professeur Pajot incline cependant k admettre l'animalité de ces particules, et voici sur quelles raisons il se fonde; «Si l'on étend, dit-il, du sperme sur un verre de microscope et qu'on dessèche la moitié du liquide en l'exposant k la chaleur d'une lampe modérateur dont, le verre même protège le reste du liquide, le point de démarcation entre la partie desséchée et la partie demeurée liquide apparaît k l'œil nu comme une ligne. Au microscope, c'est un large ruban dans lequel certains spermatozoïdes sont pris par la tête, d'autres par la queue, etc. » Or, toujours d'après M. Pajot, les spermatozoïdes pris par la queue font des mouvements violents pour se délivrer et, lorsqu'ils y parviennent, se mettent ensuite k nager tranquillement dans le reste du liquide, > Faire des efforts pour se délivrer, n'est-ce pas, continue le savant professeur, n'est-ce pas être doué de l'instinct de conservation? n'est-ce pas donner un signe non équivoque de" vie, d'animalité?! Nous citons l'argument; mais, sans vouloir le diminuer en rien, nous avouons qu'il ne nous parait pas suffisant pour nous faire admettre l'animalité des spermatozoïdes.
Indépendamment des spermatozoïdes, on remarque encore dans le sperme des globules d'une autre nature , dits cellules spermatiques. Ces cellules, de volume très-variable, ne sont que les premières phases du développement des filaments spermatiques. Elias existent en grand nombre dans le sperme qui est encore contenu dans les canaux séminifères du testicule, et l'un n'en retrouve, au contraire, qu'un petit nombre dans le sperme éjaculé, parce qu'au moment où le sperme est évacué au dehors, ces cellules ont généralement subi leurs métamorphoses. Far la même raison, le sperme extrait des canaux séininifères du testicule ne renferme que d rares
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spennalozuïdcs, et le nombre de ces derniers augmente dans l'épididyme, le canal déférent et les vésicules séminales. Outre les spermatozoïdes et les cellules Spermatiques , on trouve enfin dans le sperme, comme dans tons les liquides de sécrétion, des granulations élémentaires et des lamelles d'épithélium détachées des parois des conduits excréteurs.
— III. Spermatozoïdes. Les spermatozoïdes de l'homme sont formés par une partie renflée, ovoïde, qu'on nomme tête, et par un appendice long et grêle, qu'on nomme queue. La tel a est un peu aplatie, car on la voit plus large ou plus étroite, suivant que le spermatozoïde se présente de face ou de profil. Dans les mouvements spontanés que le spermatozoïde exécute dans la liqueur séminale, c'est toujours du côté de la tête que la progression a lieu, La tête a environ 5 millièmes de millimètre de diamètre longitudinal ; la queue est relativement beaucoup plus longue ; elle a souvent jusqu'à 1 dixième de millimètre de longueur.
Les spermatozoïdes exécutent des mouvements qui paraissent très-rapides au microscope et d'autant plus rapides, on le conçoit, que le grossissement est plus considérable. M. Henle a calcule qu'en trois secondes ils peuvent parcourir un espaco de l dixième de millimétré. Leur mouvementde progression est analogue ù celui des serpents, et, relativement k leur longueur, il est k peu près aussi vif; car les serpents nu mettent guère moins de trois secondes à franchir un espaco égnl à leur propre longueur. Les spermatozoïdes continuent k se mouvoir, après la mort de l'animal qui les a produits, dans le liquide des canaux spermatiques. Au bout de vmgtquatre heures, on les retrouve encore mobiles. Quand ils ont été portés par le coït dans les organes génitaux de la femme, ils conservent leurs mouvements beaucoup plus longtemps. M. Bisehhoff a retrouve des spermatozoïdes de lapin encore animés do mouvements spontanés dans les trompes utérines de la lapine une semaine après l'accouplement. Lorsque le sperme est abandonné au contact de t'atr, lu durée des mouvements des spermatuziïdes n'est que de quelques heures, et encore faut-il maintenir le liquide k la température du corps de l'animal et s'opposer aus>,i aux effets du dessèchement. Les sperînatozuïdes perdent leurs mouvements quand on étend d'eau le sperme; ils les perdent également sous l'influence du froid, d'une température élevée, des acides, des alcalis, de l'opium, de la strychnine, de la bile et aussi, d'après M. Donne, sous l'influence de certaines qualités du mucus vaginal de la femme (acidité, alcalinité). Les spermatozoïdes conservent au contraire leurs mouvements dans l'urine à peu près aussi longtemps que dans le sperme abandonné au contact de 1 air.
Les spermatozoïdes des mammifères et do la plupart des autres vertébrés ont aussi la forme de filaments, avec une partie renflée k l'une des extrémités. En-général, les spermatozoïdes des animaux ont des dimensions plus considérables que ceux de l'homme. Les principales différences que présentent les spermatozoïdes dans les animaux portent sur la forme de la tête. Ainsi, chez la taupe, cette tête présente une ellipse très-allongée ; chez le chien, elle ressemble k une sorte de poire dont lu grosse extrémité serait tournée en avant; chez le rat, elle ressemble à un fer de lance ou plutôt k la figure d'un pique de carte k jouer, etc. Dans les oiseaux, la tète des spermati zoïdes est très-allongée et se distingue moins nettement de la queue; elle a souvent une forme analogue au pas de vis d'une vrille.
Les cellules spermatiques, d'où procèdent les spermatozoïdes, doivent être étudiées dans le sperme des canaux seminife.es du testicule des animaux, vivants, ou dans les canaux séminifères de l'homme mort de mort violente, de l'homme décapité par exemple. Ces cellules présentent des volumes tièsdivers, qui correspondent aux diverses périodes de leur évolution. MM. Wagner, Kôlliker, Robin, etc., ont étudié avec soin leurs métamorphoses. D'abord très- petites, elles constituent dans l'origine de simples vésicules nées autour des granulations élémentaires, k la manière des Cellules organiques. Elles groSMssenl peu k peu et acquièrent bientôt des dimensions plus considérables. A la lin de leur accio.ssemeut, elles ont généralement, chez les mammifères, ornons de diamètre. Ces cellules ne contiennent d'abord qu'un noyau entouré par une masse k peu près uniformément granulée; puis, pendant que la cellule s'accroît, le contenu se fractionne en deux parties, se segmente, comme on die, par multiplication endogène, et, a une certaine péiiode, il y a deux cellules filles incluses dans la cellule mère primitive. Les cellules filles continuent a se multiplier dans la cellule inere, et bientôt il. y en a quatre, huit et davantage. Quand la multiplication esc achevée, on voit bientôt se développer lans l'intérieur de chacune des petites cellules un spermatozoïde enroulé sur lui-même. Dès que le développement des spermalozuïdes est terminé, les vésicules qui les entourent se détruisent et le* spermatozoïdes dev.ennent libres dans la cellule mère. Les filaments spermatiques s'appliquent alors contre les parois de la cellule mère d'une manière symétrique et forment
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un faisceau dans lequel les têtes sont souvent les unes contre les autres. Appliqué contre les parois, en forme de courbe, le faisceau croît encore avec la cellule mère, qui ne tarde pas à se rompre. Une fois libre dans le liquide spermatique, le faisceau se dissocie et les spermatozoïde* acquièrent une existence indépendante. 0» retrouve souvent dans le sperme des filaments spermatiques encore adhérents par quelque partie de leur corps et en particulier par leur tête.
La multiplication endogène des cellules se fait, avons-nous dit, par segmentation, c'està-dire qu'elle se fait par le groupement du contenu autour de noyaux, en deux masses d'abord, puis en quatre, puis en huit, etc. Ces masses s entourent ensuite de membranes de cellule'. C'est également par segmentntion du jaune (vitellus) que commence ie développement de l'ovule femelle fécondé. Aussi a- C-on comparé la cellule spermatique à l'ovule, et M. Robin est-il allé jusqu'à la désigner sous le nom d'ovule mâle. Il y a, en effet, une certaine analogie entre ces deux éléments organiques. Le globule spermatique naît au sein du liquide spermatique contenu dans les canaux séminiféres, comme l'ovule naît au sein du liquide contenu dans les vésicules de Gruaf. Le globule spermatique reste station- , naire pendant l'enfance comme l'ovule, et les métamorphoses ultérieures qui doivent donner naissance aux spermatozoïdes s'accomplissent de la même manière que les métamorphoses ultérieures de l'ovule qui doivent donner naissance à l'embryon.
Chose singulière ! quelques-uns ont cru pouvoir tirer de ce fait un argument en faveur de l'infériorité organique de la femme, • L'ovule mâle, nous disent-ils, se segmente spontanément; il se divise en un certain nombre de cellules allongées et vibratiles nommées spermatozoïdes, qui, pins tard, après la rupture de l'enveloppe contenante, sont d&venus indépendants les uns des autres. L'œuf mâle a donc la propriété qui manque à l'œ .f femelle de se segmenter spontanément; celui-ci n'est donc qu'un arrêt de développement de celui-là. ■
M. Alfred Naquet a fait justice de cette erreur dans son livre : Religion, propriété, famille. Nous citons textuellement cet autour : >On ne peut rien concevoir de plus faux {que l'opinion que nous venons de citer). En réalité, les deux ovules ne sont identiques au début qu'en apparence; leur développement est différent et ne peut être comparé. L'un, l'ovule mâle, se segmente et donne naissance aux spermatozoïdes; l'autre subit un travail de maturation qui le rend apte à. être fécondé. S'il en était autrement, l'homme serait hermaphrodite. L'observation microscopique démontre, en effet, que les canalicules spermatique!; renferment des spermatozoïdes libres eu même temps que des ovules à tous les degrés de développement. Si doue l'ovule mâle, au moment où il est sur le point de se segmenter, était identique a l'ovule femelle, il devrait être fécondé dans les canalicules spermatiques par les spermatozoïdes qui se trouvent dans son voisinage et produire un embryon. Comme ce phénomène ne se produit pas, il est évident que les deux ovules ne se ressemblent que superficiellement et ne sont ni l'un ui l'autre le produit d'un arrêt de développement. Au point de vue de la production des germ ». la femme vaut l'homme... »
— IV. Importance du spermk '' point de vue D"S la. fécondation. Le sperme ..st le liquide fécondant. C'est aux spermatozoïdes qu'il doitsespropriéi es fécondantes. L'homme adulte, qui peut féconder la femme en toute sai-on, présente constamment des spermatozoïdes dans sa semence. Les animaux n'en présentent que dans le moment du rut. Dans les intervalles, l'évolution des vésicules spermatiques et la formation des spermatozoïdes sont suspendues; ceux qui existaient dans les organes mâles disparaissent peu à peu, à mesure que la dernière période du rut s'éloigne.
Le sperme se forme avec plus de lenteur que les autres liquides de sécrétion ; sa viscosité en rend le^cheminement assez lent dans le long pareours des canaux séminifères du testicule et de l'épididyme. A la suite des pertes spermatiques répétées, on remarque aussi que le sperme de vien t moins riche en spermatozoïdes ; on y retrouve par contre plus de cellules spermatiques, ce qui indique clairement qu'il faut un certain temps pour que les métamorphoses des cellules s'accomplissent. V. GKNÉttATION.
SPERME, ÉE adj. (spèr-mé — du gr.
sperma, semence). Bot. Se dit des plantes qui ont dos organes reproducteurs visibles.
SPERMESTE s. m. (spèr-mè-ste — du gr.
sperma, graine; estiao, je mange). Ornith. Genre de passereaux , de la famille des fringillidées, voisin des sénégalis.
SPERMIOLE s. f. (spèr-mi-o-le — dimin. du gr. sperma, semence). Eruét. Nom donné aux œufs de grenouille et de crapaud.
SPpBMlQUE adj. (spèr-mi-ke — du gr.
sperma, sei.ence). Bot. Qui a rapport à la graine des végétaux.
SPERMOEERME s. m. (spèr-mo-dèr-roe — du gr. sperma, graine ; derma, peau). Bot. Tégument propre de la graine.
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SPEBMODON s. m, (spèr-mo-don — dugr.
sperma, graine ; odous, dent). Bot. Syn. de dichromènb, genre de cypéracées.
SPERMCEDIE s. f. (spèr-mé-dl — du gr.
sperma, urume ;* oideô , j'enfle). Bot. Nom donné k l'ergot des céréales.
SPEBMOLÈGUE s. m. (spèr-mo-lè-ghe — du gr. sperma, graine; leg6, je cueille). Ornith. Genre de passereaux, formé aux dépens des accenteurs.
SPEBMOLÉPIS s. m. (spèr-mo-lé-piss — du gr. sperma, graine; lepis, écaille). Bot. Syn. de leptocàulide, genre d'ombelliferes.
SFERMOLITHE s. m. (spèr-mo-li-te — de sperme, et du gr. lithos, pierre). Puthol. Calcul des vésicules séminales et des canaux spermatiques.
SPERMOLOGUE s. m. (spèr-mo-lo-ghe — du gr. sperma, graine ; legà, je ramasse). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des érirhinides, dont l'espèce type a été trouvée dans des graines du Brésil.
SPERMOPHAGE s. m. (spèr-mo-fa-je — du gr. sperma, y raine; phagâ, je mange). Ornith. Syn. de loxie et de coccothrauste.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des bruchides, comprenant environ vingtcinq espèces, répandues dans les deux continents.
SPERMOPHILE s. m. (spèr-mo-fl-le — du gr. sperma, graine; philos, qui aime). Mamm. Genre de mammifères rongeurs clavicules, formé aux dépens des marmottes, et comprenant de nombreuses espèces, répandues dans les diverses régions du globe : Les sperm,!philes ont les niâmes caractères gérérigues que les marmottes et n'en diffèrent guère que par leurs abajoues. (E. Desmarest.) • — Ornith. Genre de passereaux, formé aux dépens des bouvreuils.
— Encycl. Mamm. Les spermophiles ont pour caractères : deux incisives pointues à chaque mâchoire; des molaires tuberculeuses, étroites, dix en haut et huit en bas; de grandes abajoues; la pupille ovale; un hélix bordant l'oreille ; les pieds à doigts étroits et libres, ceux de derrière nus, tandis que le t;ilon est couvert de poils. Ces animaux, intermédiaires entre les écureuils et les marmottes, ont aussi des affinités avec les taniias. Comme leur nom l'indique, ils se nourrissent surtout de graines. Le plus remar-
âuuble est le souslik (v. ce mot). On trouve, ans l'Amérique du Nord, les spermophiles de Bood, de HicUardson, de Parry, de Franklin, de la Louisiane, ainsi que te spermopkile gris, espèce douteuse, des plaines du Missouri. On connaît aussi des restes fossiles de ce genre.
SPERMOPHORE adj. (spèr-mo-fo-re — du gr. sperma, graine; phoros, qui porte). Bot. Qui porte des graines ou des corpuscules reproducteurs apparents.
— s, va. Arach. Genre d'aranéides, de la tribu des arnignées, dont l'espèce type habile le midi de l'Europe.
— Bot. Placenta ou péricarpe des plantes. SPERMOPHYLLE S. m." (spèr-mo-fl-le — du
gr. sperma, iiiait.o; phullan, feuille). Bot. Syn. de sphknogyne, genre de composées.
SPERMOPIGE s. m. (spèr-mo-pi-je), Ornith. Syn. de spbrmophabb.
SPERMOSCIURE s. m. (spër-mo-si-u-re — du gr. sperma, graine; s/ciouros, écureuil). Mamm. Genre de mammifères rongeurs, formé aux dépens des écureuils, et comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent l'Afrique.
SPERMOSIBE s. m. (spèr-mo-si-re — du gr. sperma, graine ; seira, chaîne). Bot. Genre d'algues filamenteuses, de la tribu des noslocinées, dont l'espèce type croît dans les eaux saumâtres.
SPERNIOLE s. f. (spèr-ni-o-le). Erpét.
Syn. de spkhmiole.
SPERONADE s. m. (spe-ro-ua-de). Ane.
mai1. V. espeRonade.
SPERONARE s. m. ( spe-ro-na-re ). Ahc.
mar. V. ësperonadb,
SPERONI DEGL1 ÀLVAROTTI (Sperone), littérateur italien, né à Padoue en 1500, mort en 1588. 11 professa la logique et la philosophie à l'université de sa ville natale, puis remplaça quelque temps Poraponace à Bologne et revint vivre dans sa famille. Il a composé une tragédie intitulée : Canace, qui fut longtemps regardée comme le chef-d'œuvre du théâtre moderne. Speroni fut un des bons prosateurs de son temps, mais l'enthousiasme qu'il excita à son époque fut certainement exagéré. Ses œuvres, consistant en poésies lyriques, dialogues, lettres, etc., ont été réunies en 5 vol. in-4° (Venise, 1740).
SPERONI DEGL1 ÀLVAKOTTl (Arnaldo), de la même famille que le précédent, prélat italien, mort en 1801. Il entra chez les moines de Saint-Benoît et fut nommé, en 1766, évê-
3ue de Rovigo. On a de lui : Omelie, traduit u français de Godeau (Venise, 1757, 2 vol. in-4<>); Storia ecel"Siaslicau traduit du même (Venise, 1761, 12 vol. in-4<>); Vita d> Ant. Godeau, vescovo di Vence (Venise, 1761, in i°) ; lïagionamenti sopra gli ordini minori e sacri (Padoue, 1783, in-8oJ; Adriensium episcopo-
SPEU
rum séries histùrico-chronologica, monvmentîs illusirata (1788, in--!"),
SPES ALTEBA ROM.* (Second espoir de Rome), Fin d'un vers de Virgile {Enéide, liv. XII, v. 166).
Bine pater jEneas, roman» stirpis origo, Sidereo flagrant clypeo et cœleslibns armis, Etjuxla Ascanius, magnse spes altéra Romx, Procédant caslris...
« On voit sortir du camp Enée, lige de la race romaine, et son fils Ascague, l'espérance de Rome après lui... ■
Cicéron, après avoir entendu réciter par la comédienne Cythéris l'églogue de Virgile intitulée : St7eiie, où se trouve l'admirable tableau de la philosophie épicurienne, se serait écrié : Spes altéra Romse! compliment que le prince des orateurs romains s'adressait en
fiartie a lui-même en désignant Virgile comme e second espoir de Rome, c'est-à-dire comme un autre Cicéron en poésie. D'après ceLte tradition. Virgile aurait pris soin de consigner dans son Enéide ces flatteuses et prophétiques paroles du grand orateur.
« Cicéron, pour quelques vers des Bucoliques qu'il avait entendus, appela Virgile, dans son enthousiasme, le second espoir de Rome, spes altéra Romx. Qu'eût-il dit à la lecture de V Enéide? »
Proudhon.
« Il me semble que notre chère nation tourne furieusement, depuis quelques années> à l'opprobre et au ridicule en plus d'un genre. J'ai vu la fin du siècle d'Auguste, et je suis déjà dans le Bas-Empire. Vous, qui êtes spes altéra Romse, faites revivre le bon goût, combattez hardiment en vers et en prose. »
Voltaire.
« Le classique Enée, en sauvant les trésors de la patrie, dans l'incendie de Troie, oublia, il est vrai, 'a pauvre Creuse... Dans l'incendie des bureaux, notre directeur, quel que soit son amour pour la Revue de Paris et ses manuscrits, spes altéra Roms, mit d'abord en sûreté sa, femme. »
(Chronique de la Revue de Paris.)
SPESSART, massif montagneux de l'Allemagne centrale, situé en grande partie dans le cercle bavarois de la Basse Kraneonie , sur la limite N.-O. de la province prussienne de Hesse (ancienne Hesse Electorale), borné au S. et au S.-O. par le Mein, et se rattachant du coté N.-E. au Rhœngebirge. Le point culminant du Spessart est le Ceyersberg (624 mètres). Les forêts occupent les quatre cinquièmes du sol, dont la superficie totale est de 1,760 kilom. carrés. On y trouve du grès, du granit, du porphyre, du cuivre, du fer et du cobalt,
SPESSARTINE s. f. (spèss-sar-ti-ne — de Spessart, nom de lieu). Miner. Espèce de gre- Dat qu'on trouve dans les forêts du Spessart.
SPET s. m. (spè — de l'espagn. espeto, broche). Ichthyol. Nom vulgaire de !a sphyrène de la Méditerranée : Le spet est assez semblable au brochet. (V. de Bomare.)
SPETZIA, autrefois Tiparenus , île de la Grèce moderne, près de la côte orientale de la Murée, à l'entrée du golfe de Nauplie, à 20 kilom. O. d'Hydra; son point culminant est par 37» 15' de latit. N., 2<> 40' de longit. E. Elle mesure 9 kilom. du N.-O. au S.-E., sur 5 kilom. de largeur. Le sol est rocheux et stérile ; quelques parties cependant sont cultivées et assez fertiles. Les habitants, au nombre de 10,500, sont ou agglomères dans un bourg maritime du même nom que l'Ile et situé sur la côte orientale, ou disséminés sur d'antres points de la côte; ils se livrent à la pêche et à la piraterie. Au S. de l'île de Spetzia, et faisant partie avec elle de la no- ■uarchie d'Argolide et de Corinthie, est l'îlot de Spetzia-Poulo, VAristera des anciens.
SPEUSIPPE, philosophe grec, neveu de Platon et son successeur à la tête de l'école platouicienne, né à Myrrhina, un ces bourgs du territoire d'Athènes. Platon lui avait donné une de ses petites-filles en mariage, avec une dot assez considérable, et l'avait emmené .avec lui dans un voyage qu'il lit en Sicile. Speusippe inspira aux Syraeusains une telle confiance, qu'il fut chargé par eux d'inviter Dion k revenir dans leur lie renverser la tyrannie. Il prit la direction de l'école platonicienne la première année de la cvme olympiade (349 av. J.-C.) et la conserva huit ans. 11 était d'une si cliétive santé, qu'on était obligé de le porter à l'Académie. Diogène, la rencontrant un jour, lui demanda s'il n'avait pas honte d'aimer la vie au point de lu traîner dans cet état. « Je vis par l'âme,» ré-* pondit Speusippe. Enfin, vaincu par la paralysie, il fit venir Xénocrate et se décida à lui laisser la direction de l'école de son maître. On raconte sa mort de diverses manières ; suivant quelques-uns, il aurait cherché dans le suicide la lin de ses maux. Speusippe, si l'on en croit Dio::ène Laërce, a composé un très-grand nombre d'ouvrages, doiitil ne nous reste que le nom. On lui attribue un fragment, que nous possédons, sur les nombres pythagoriciens et quelque-- définitions, que l'on a aussi prêtées a Platon.
Selon Diogène Laerce , Speusippe serait resté fidèle aux dogmes de Platon : rien de
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Plus faux, comme le prouvent plusieurs passages imposants d'Aristote. Le principe suprême des choses dans Platon est le bien, identique à la perfection. Ce principe du bien, pincé par Platon au sommet de l'échelle des idées, Speusippe le détrône, pour ainsi dire et le rejette à un rang inférieur. <• D'aprèi Speusippe, comme d'après les pythagoriciens, dit Aristote, ce n'est point dans le principe que se trouve la perfection ; ainsi les germes sont les principes des plantes et des animaux, mais la beauté et la perfection ne se montrent que dans le produit de ces germes. » Aristote répond que ce n'est point le germe qui est avant l'homme, mais l'homme qui est avant le germe. • D'après certains théologiens récents, dit-il ailleurs, c'est seulement par le progrès de la nature des êtres que le bien et le beau se manifestent. » Il faut remarquer que le progrès de Speusippe, dérivant de l'imperfection primitive, ressemble fort au progrès de l'école hégélienne et de l'école évolutiountste contemporaine. Aris tote compare les partisans de i-ette doctrine aux théologiens de l'antiquité qui, nvani Jupiter, mettaient li Nuit et lu Chaos avant l'acte, la puissance. Répondant a Speusippe, Aristote s'applique à montrer que l'acte est' antérieur k la puissance, l'animal antérieur au germe, et que le bien est tout k lu fois dans le monde et au-dessus du monde, comme 'le bien d'une armée est tout à la fois dans son ordre et dans son général.
Si le bien n'est pas primitif pour Speusippe, quel est, à ses yeux, le premier principe? C'est l'unité, non, comme dans Platon, l'un.t's identique au bien, mais l'unité qui n'est pas encore le bien , qui n'est que puissance et non nete. ■ Puisque le parfait naît toujours de l'imparfait et de l'indéterminé, il en doit être ainsi, dit Speusippe, des premiers principes ; l'un en soi n'est donc pas même un être. » Cet un en soi rappelle l'être identique au néant de Hegel. Cet un en soi n'a l'intelligence, la pensée qu'eu puissance. C'est contre cette doctrine qu'Aristote dirige toute sa théorie de la pensée identique à l'acte pur, faisant voir qu'en Dieu la puissance de connaître ne précède pas l'acte de la connaissance, mais qu'au contraire la pensée parfaite précède la pensée imparfaite, comme le bien absolu précède les biens relatifs.
Quoique le dieu de Speusippe ne possède ni le bien ni la pensée, sinon en puissance, Speusippe semble cependant lui avoir accordé une sorte de vie. Cicéron nous apprend qu'il concevait le monde comme gouverné par une force vivante [vis animalis). Spen-dppe, en effet, devait placer la vie dans la développement de l'être, dans la passage de la puissance à l'acte. Ai istote semble, taire encore allusion à cette doctrine lorsqu'il attribue à son dieu la vie comme identique à l'acte même. « La vie est en Dieu... Nous disons que Dieu est un animal éternel, parfait (ipàncv Si tov Ûeôj i'ivoi Çûov iiSiov, âptjtov). » Speusippe, au contraire, appelait Dieu un animal éternel imparfait, qui se perfectionne sans cesse et dont le développement fait la vie.
Que deviennent les idées de Platon chez son successeur? Speusippe les rejette complètement et ne garde que les nombres. C'est à Speusippe que se rapporte le passage suivant d'Aristote : « Il est des philosophes qui ne penseut pas que les idées existent, ni absolument, ni comme nombres, mais qui n'admettent que les grandeurs mathématiques, disant que les nombres sont les premiers des êtres et que leur principe est 1 un en soi... Ceux qui n'admettent au delà des choses sensibles que les notions mathématiques, voyant toutes les difficultés et toute l'incertitude de la théorie des idées, ont abandonné le nom- "bre idéal pour le nombre mathématique. » Speusippe retire aux nombres leur rôle da causes, soit formelles, soit efficientes. Ainsi, les nombres ne sont point pour lui, comme pour Platon, les principes des grandeurs extensives ; il est inexact de dire que la forme et le principe de la ligne est le nombre deux ; de la surface, le nombre trois ; du solide, le nombre quatre. Cette espèce de génération des grandeurs par les nombres ne doit pas être admise. Les nombres ont leurs priucipes; et de même pour tous les autres êtres, pour les corps, pour l'âme, etc., ils n'ont de commun que leur origine dans l'unité primitive.
C'est peut être à cette conception de la diversité essentielle des choses hors de l'unité primitive que se rattache la doctrine de Speusippe sur les définitions. Selon Diogene, Speusippe disait que, pour définir, il fallait connaître toutes choses; car il faut connaître toutes les différences possibles de l'objet à définir et des autres objets. Speusippe supprimait donc le genre dans la définition et voulait le remplacer par rémunération de toutes les différences par rapport h tous les êtres. C'est une conséquence logique de sa négation des idées et de sa conception de l'univers. Plus d'idées, plus de genres, plus d'ordre dans les choses, sauf l'un primitif et abstrait, puissance indéterminée d'où tout soit, une diversité absolue. La réalité de la miture se réduit k un ensemble de phénomènes sans lien, comparable, disait Aristote, « à une mauvaise tragédie faite d'épisodes diVers. »
SPEY, ri vicre d'Ecosse. Elle prend sa source dans la partie centrale du comté d'Inverness,
SPEZ
au petit lac de même nom, coule au N.-E., baigne les comtés d'Eljrin et de Murray qu'elle sépiire de celui de Banff, et se jette dans lu mer du Nord, au (.'olfe de Murray, à 15 kilom. N.-E. d'Elgin, après un cours de 180 kilom. Elle est flottable sur une grande partie de son cours et sert au transport d'une grande quantité de bois.
SPEYER, nom allemand de la ville de Sl'IRE.
SPÉZET, bourg et commune de France (Finistère), cant. de G'arhaix, arrond. et à 33 kilom. N.-E. de Chàtenulin. aux bords de l'Aulne et de l'IIyère; pop. ujjgl., 238 hab. — pop. tôt., 2,"3â' hab. Rest-'S de fortifications anciennes et monuments druidiques. Elève de bestiaux.
SPEZIA ou SPEZZIA (la), ville maritime et plai'e forte du royaume d'Italie, province et a 84 kilom. S.-E. de Gênes, eh.-l. du district de Levante ou de Spezia, par H<> 9' de latit. N. et 70 30' de longit. E., au fond du golfe de bon nom, qui y forme un des plus beaux ports de l'Europe ; 12,000 hab. Arsenal maritime, chantiers de construction , lazaret , eorderies, magasins et autres établissements de la marine royale; commerce actif. Le port de La Spezia, vanté déjà au temps de Stra-bon comme un des plus vastes et des plus suis que la nature ait formés, est, en réalité, l'assemblage de plusieurs ports. pouvant contenir les flottes les plus considérables. [1 avait attiré l'attention de Napoléon 1er, qui voulait en faire son principal port militaire et transformer La Spezia en une place de guerre formiduble; niais les Anglais ruinèrent en 1811 les travaux commences. Par une loi du 7 mai 1857. la marine militaire des Etats sardes t'«t transportée de Gênes à La Spezia et on y commença des travaux importants. Depuis cette époque.eusurtout a près la création du royaume d'It;>lie en 1859, cette ville est devenue le tirincipal arsenal de la marine militaire italienne. Le port et la ville sont défendus par plusieurs forts, notammentpar celui de Santa- Maria à l'E. et par les ouvrages de Porto- Veuere à l'O. Toutefois, les moyens de défense de La Spezia, dont l'importance au point de vue militaire est aujourd'hui considérable, ont paru insuffisants, et, en 1873, le gouvernement italien a décidé d'y faire construire plusieurs batteries et des forts armés de canons de 24 et d'obusiers de 22, des poudrières, etc. En outre, il a fait mettre a l'étude divers projets ayant pour objet l'exécution de travaux destinés à protéger le golfe, la roule de Gênes, la voie ferrée de La Spezia k Sarzana, etc.
SPEZIA. ou SPEZZIA (golfe de La), le Porhis Luns des anciens, dans la Méditerranée, sur la côte orientale du golfe de Gênes. Il est formé par une langue de terre montagneuse qui se dirige du N.-O. au S.-E. et qui est terminée par la petite île de Palineria et l'îlot deTinetto. De ce dernier point à la pointe Santa-Croee, sur la côte orientale, qui forme l'entrée du golfe, il y a 8 kilom., tandis que la profondeur dans les terres est de 17 kilom. A l'extrémité S. de la langue de terre dont, nous avons parlé et vis-à-vis île l'île de Palmeria est le village de Porto- Veneie, lieu célèbre du temps des Romains. Enfin, comme dernière particularité de ca golfe remarquable, nous dirons qu'à 1,600 mètres du rivage S. une source d'eau douce jaillit du fond de la mer, qui a sur ce point 13 mètres de profondeur, et établit un courant notable avant de se mêler à l'eau salée de la Méditerranée. Le golfe a des côtes irréguliéres et constitue une rade înagi.ifique et sûre, défendue à son entrée par deux forts. Pour compléter sa défense, le gouvernement italien a décidé , en 1873 , de faire construire dans le golfe une oigne médiane avec deux forts avances et un assez grand nombre de batteries casemutées, blindées et armées de pièces de fort ca ibre.
SPEZIA LE (Jacques), homme politique napolitain, né à Païenne en 1760, mort en 1813. Fils d'un simple paysan, il fut d'abord employé à la Corle pretoi-iana, k Palei nie. Loiique la dynastie bourbonienne, chassée de Naples par l'année française, se fut réfugiée en Sicile, Speziule manifesta une haine acharnée contre les Français et gagna l'amitié de la renie Caroline. Chargé par le ministre Aeton déjuger les ennemis de la cause royale, il lit couler le sang a tlots, d'abord dans i'ile de Procida, puis à Naples, où il devint, en 1790, président de la junte d'Etat. Eu 1S00, il suivit la cour dans sa fuite à Païenne. En 1813, il fut atteint d'aliénation mentale et mourut au bout de quelques mois.
SPEZZAFEK, type de capitau, dans la comédie italienne, Ce personnage, petit-fils du Miles gloriosus de Plaute, frère des Spavento, des Matamore, desRodomont, fut importé en France, vers 1640, par l'acteur italien Giuseppc Hitutchi. Le tyj.e deSpezzater, bi«ii que de provenance italienne, est une caricature d'originaux plutôt français qu'italiens; le costume, français, date un règne de Louis X1I1; c était même primitivement, la barbe y comprise, la tenue des seigneurs de la cour de Henri IV. Chapeau rond empanaché, grosse colleiettb, pourpuiut ires-large. (Jatte variante du capitau n'est ni la moins amusante ni la moins grotesque. Ecoulez Spezzafer expliquer à Arlequin pourquoi il ne portait pas de chemise dans sa jeunesse :