SPEM
* J'étais alors extrêmement furieux. Aussitôt que je me mettais en colère, le poil, que j'avais abondamment sur tout le corps), se dressait, perçait ma chemise de toutes parts et y faisait tant de trous qu'on l'aurait prise pour une passoire ; mais depuis quelque temps m'étant fort modéré, je porte du linge comme les autres. » Tous ces personnages de capitan sont d'ailleurs assez peu distincts les uns des autres. V. Matamore, Spavento, Rodomont, etc.
SPEZZAJV'O-ALBANESE, ville du royaume d'Italie , province de la Calabre Citérieure, district et à 17 kilom. S.-E. de Castrovillari, eh.-l. de mandement; 4,080 hab.
SPEZZANO-GRANDE, bourg du royaume d'Italie, province de la Calabre Citérieure, district et à 10 kilom. N.-E. de Cosenza; 2,011 hab. Chef-lieu de mandement.
SPEZZIA (la), nom d'une ville et d'un golfe du royaume d'Italie. V. Spezia.
SPHACÉLAIRE s. f. (sfa-sé-lè-re —, rad.
sphacèle). Bot. Genre d'algues filiformes', type de la tribu des sphacélariées, formé aux dépens des conferves, et comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans les mers tempérées : Les SPHACÉLAiRES sont monoïques. (C. Montagne.)
SPHACÉLARIÉ, ÉE adj. (sfa-sé-la-rï-é — rad. sphacélaire). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte k la sphacélaire.
— s. f. pi. Tribu d'algues filamenteuses , ayant pour type le genre sphacélaire.
SPHACÈLE s. m. (sfa-sè-le — gr. sphakelos, même sens). Pathol. Gangrène profonde d'un membre, de la totalité d un organe.
— Bot. Genre de plantes, de la famille des labiées , tribu des stachydées , comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent en Amérique, surtout dans le Sud.
— Eucycl. V. GANGRÈNE,
SPHACÉLER v. a. ou tr. (sfa-sé-lé — rad. sphacèle. Change é en è devant une syllabe muette : Je sphacèle; qu'il sphacèle; excepté au fut. de i'ind. et au prés, du cond. : Je sphaeélerai; tu sphacélerais). Pathol. Gangrener profondément.
Se sphacéler v. pr. Etre, devenir sphacèle : Le membre menace de SB sphacéler.
SPHACÉLIE s. f. (sfa-sé-lî — rad. sphacèle, parce que l'usage des farines ergotées produit la gangrène). Bot. Genre de champignons, tribu des sarcopsidés, section des tuberculariés, qui produit l'ergot des graminées.
— Encycl. Les sphacëlies sont constituées par des tubercules mous , gélatineux, visqueux, acorescents, irrégulièrement globuleux , présentant quatre ou cinq divisions longitudinales, laissant exsuder une matière visqueuse et se réduisant enfin k un petit tubercule grisâtre et terminal. C'est à un champignon de ce genre que le docteur Léveillé attribue l'altération du grain de seigle tionnue Sous le nom d'ergot. «Voici, dit-il, la marche que la sphacélie suit dans son développement : si on ouvre un grain encore entier et qui en soit affecté, on trouve entre le péricarpe et l'ovule une couche molle, visqueuse, qui l'entoure complètement, excepté à son point d'insertion. Le champignon augmentant de volume, le péricarpe se déchire à sa base et l'ovule s'allonge; ace moment, la sphacélie parait comme un corps mou, visqueux, d'une odeur désagréable; sa surface est jaune, marquée de petites ondulations. A dater de ce moment, elle n'augmente plus de volume; le grain (ovule), dépouillé de son enveloppe protectrice, s'allonge de jour en jour et entraîne avec lui la sphacélie qui le coiffe et qui reste fixée à son sommet. Si les pluies qui ont concouru à son développement continuent, la sphacélie est presque entièrement dissoute; si, au contraire, le temps est sec, elle se dessèche et forme un petit tubercule grisâtre au'sommet de l'ovule altéré et qu'accompagne parfois le péricarpe. Le frottement des épis les uns contre les autres la détache le plus souvent, et l'on ne trouve plus que l'ovule ergote; le champignon a disparu.» On ne sait encore ai comment les spores de la sphacélie arrivent au grain, ni comment ce cryptogame produit le développement extraordinaire de l'ovule et lui communique la couleur violacée que celui-ci n'a pas normalement. V. EP.GOT.
SPHACÉLISME s. m. (sfa-sé-li-sme — rad.
sphacèle). Pathol. Production du sphacèle. Il Disposition au sphacèle.
SP1IACTÉR1E, petite île de la Grèce, près de la côte de Messéuie , vis-k-vis du port de Pylos, aujourd'hui Navarin. Elle porte de nos jburs le nom de Sphuijia et mesure 5 kiloin. de longueur sur 1 kilom. de largeur. Elle l'ut célèbre dans l'antiquité par le siège qu'y soutinrent, en 425 av. J.-C, quatre cent v.ugt Spartiates contre les Athéniens, qui les tirent prisonniers.
SPHADASME s. m. (sfa-da-sine — du gr.
sphadasnws, agitation). Entoin. Genre d'insectes coléoptères tétrameres , de la famille des charançons, tribu des baridides, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent l'Afrique austrate.
SPHjE. Pour les termes d'histoire naturelle qui commencent par cette syllabe et qui ne se trouvent pas ici, v. sruÉ....
SPHÉ
SPHjKniA, lie de la Grèce ancienne, près de la côte orientale de l'Argolide. Elle tirait son nom de l'éeuyer de Pélops, nommé Sphxrus, qui y reçut la sépulture. Elle s'appelle aujourd'hui Poros. V. ce mot.
SPHffRISTIQUE S. m. (sfé-ri-sti-ke — du gr. sphairistikos ; de sphaira, sphère). Antiquit. gr. Professeur de paume dans les gymnases.
SPHJEROSTILBITE s. f. (sfé-ro-stil-bi-te — du gr. sphaira, boule, et de stilbite). Miner. Nom donné par Beudant à une variété de desmine ou de stifbite proprement dite , qui se présente «n petits globules d'un éclat nacré.
SFHAGÉBRANCHE s. m. (sfa-jé-bran-che
— du gr. sphugé , gorge; bratjcttia, branchies). Ichtbyol. Genre de poissons malaeoptérygiens, de la famille des anguillifoimes , voisin des murènes : Le caractère principal gui distimjue les spHAGÉBRANCHiis des murènes consiste dans la position des ouvertures branchiales. (E. Baudement.)
SPHAGÉLÉBRANCHE s. m. {.sfa-jé-lé- branche). Ichthyol. Syn. de sphagkbranchh.
— Erpét. Nom donné par quelques auteurs aux céeiiieï.
SPHAG1A, petite île de la Grèce moderne. V. Sphactérie. °
SPHAGNÉ, ÉE adj. (sfa-gné; gn mil. — du lat. sphagnum, sphaigne). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte k la sphaigne.
—s. t. pi. Tribu de mousses, ayant pour type le genre sphaigne.
SPHAGNŒCÈTE s. m. (sfa-gné-sè-te ; gn mil. — du gr. sphagnos, mousse ; oiketês, habitant). Bot. Geare d'hépatiques, de la tribu des jongermanniées, comprenant trois espèces, qui croissent dans les lieux marécageux, sur les mousses et les bois pourris.
SPHAGODE S. m. (sfa-go-de — du gr.
sphagé, gorge; odous, dent). Ichthyol. Genre de poissons fossiles, peu connu.
SPHAIGNE s. f. (sfè-gne ; gn mil. — du gr. sphagnos, mousse). Bot. Genre de mousses, type de la tribu des sphagnées, comprenant une vingtaine d'especes, dont la moitié* environ se trouve eu Europe : Les sphaignbs sont remarquables à cause de leurs feuilles. (C. Montagne.) Les sphaignes croissent en grandes touffes dans les tourbières. (F. Poy.)
— Encycl. Les sphaignes sont des plantes k rameaux grêles et étalés, couverts de petites feuilles imbriquées, généralement blanchâtres; elles ont une urne globuleuse, pédiculée, latérale ou terminale; un péristome nu; un opercule sessile, caduc ; une cotlfe trèspetite, s'ouvrant transversalement et entourant de ses débris la base de l'urne. Ces mousses végètent surtout dans les marais; elles se détruisent sans cesse et se carbonisent en quelque sorte dans leur partie inférieure, tandis qu'elles continuent k végéter par le sommet ; C'est ainsi qu'elles contribuent à former avec le temps les couches de tourbe. On les emploie en horticulture pour abriter les semis, pour conserver dans le sol l'humidité des arrosements, pour emballer les végétaux délicats, etc. La sphaigne des marais est une plante molle, cotonneuse, employée dans le nord de l'Europe pour garnir les berceaux des enfants.
SPHAK1A, bourg de l'île de Crète. V.
Sl'AKIA.
SPHALANTHE s. m. (sfa-lan-te — du gr.
sphutlô , je renverse; anlhos, fleur). Bot. Genre d'arbrisseaux , de la famille des combrélacées , dont l'espèce type croît dans la Malaisie,
SPHALÉROCARPE s. m. (sfa-lé-ro-kar-pe
— du gr. sphaleros, trompeur; karpos, fruit). Bot. Sorte de fruit indéhiscent, recouvert par le calice, qui prend l'apparence d'une baie. Il Genre de plantes, de la famille des ombelliferes , tribu des scandicinées , dont l'espèce type Croit dans la Daourie,
SPHALÉROMORPHE adj. (sfa-lé-ro-morfe — du gr. sphaleros, trompeur; morphê, forme). Hist. nat. Qui a une forme, une apparence trompeuse.
SPHALLOMORPHE s. m. (sfal-lo-mor-fe — du gr. sphaltd, je trompe ; morphê, forme). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, tribu des troncatipennes, dont l'espèce type habite l'Australie.
SPHARGIDIN, INE adj. (sfar-ji-dain, i-ne — de sphargis, et du gr. idea, forme). Erpét. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphargis.
— s. f. pi. Famille de chélouiens, ayant pour type le genre sphargis.
SPHARGIS s. m. (sfur-jiss). Erpét. Genre de reptiles chéloniens, comprenant plusieurs espèces, répandues dans les diverses mers, et connues sous les noms vulgaires de tortue luth ou tortue a cuir.
f — Encycl. V. CHÉLONÉE et LUTH.
1 SPHASE s. m. (sfa-ze). Arachn. Genre d'a- ' raneides, de la tribu des araignées, formé ' aux dépens des uxyopes, et comprenant une . douzaine d'espèces, répandues dans les deux
continents : Le Sphasu hétérophthalme.
i SPHÉCIE s. f. (sfé-sî — du gr. sphêx, 1 guêpe). Entom. Genre d'insectes lépidoptères
SPHE
crépusculaires, de la tribu des sésiéides, qui paraît devoir être réuni aux sésies.
SPHÉCIFORME adj. (sfè-M-for-mo — du gr. sphéjc, guêpe, et de forme). Entom. Qui a la forme d'une guêpe.
SPHÉCODE s. m. (sfé-ko-de — du gr.
sphëkôilés, semblable a une guêpe). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des apiens ou mellit'ères, tribu des nomadides, comprenant plusieurs espèces, dont le type habite la France : On trouve les sphécodus pendant la belle saison. (H. Lucas.)
— Encycl. Les sphécodes ont pour caractères : un corps allongé, ponctué, presque glabre; la tête assez i'orie, transversale; les antennes filiformes, arquées chez les înabs, coudées chez les femelles; les yeux de grandeur moyenne , accompagnés de trois ocelles disposés en triangle au devant du veitex; le labre trigoue, obtus; la lèvre courte et presque droite; le corselet globuleux; l'écusson peu saillant; l'abdomen ovale, un peu tronqué à la base; les pattes de longueur moyenne, les pattes antérieures épineuses. Ces insectes vivent en parasites dans les nids de quelques nu-lliferes; les femelles y déposent leurs œufs, et les larves se nourrissent de la pâtée destinée k celles des légitimes possesseurs, qui alors meurent de faim. On les trouve assez communément dans la belle Mibion.
Les espèces sont peu nombreuses. Le sphécode bossu se rencontre aux environs de Paris.
SPHÉCODE, ÉE adj. (sfé-ko-dé — du gr.
sphêkddês, semblable à une guêpe). Entom. Qui ressemble k la guêpe.
— s. f. pi. Groupe de lépidoptères nocturnes, formant une section de la tribu des phalénites ou géomètres.
SPHÉCODITE adj. (sfé-ko-di-te — rad.
sphécode). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphécode.
— s. m. pi. Groupe d'insectes hi'mé aptères, de la famille des apiens ou inelliferes, ayant pour type le genre sphécode.
SPHÉCOMORPHE s. m. (sféko-mor-fe — du'gr. spMx, guêpe j morphê, forme). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrameres, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, dont l'espèce type vit au Brésil.
— s. m. pi. Groupe d'infectes lépidoptères crépusculaires, tribu des sésiéides, ayant pour type le genre sphécie.
SPHÈCOMYE s. f. (sfé-ko-mî — du gr.
sphêx, guêpe; muia, mouche). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des brachystomes, tribu des syrphides, dont l'espèce type habite la Caroline.
SPHÉCOTHÈRE s. ta. (sfé-ko-tè-re — du gr. sphêx, guêpe; thêra, chasse). Ornith. Genre de passereaux , de la famille des turdidées, comprenant deux espèces, qui habitent l'île de Timor.
SPHÊGE s. m. (sfé-je). Entotn. Syn. de apuiix.
SPHÉGIDE adj. (sfé-ji-de — rad. spfiége). Entom, Qui ressemble à un sphége.
— s. m. pi. Famille d'hyménoptères, ayant pour type le genre sphex.
— Encycl. Les sphéyides ou sphégiens ont pour caractères : deux nntennes filiformes, courbées ou roulées en spirale; la langue triflile; le prothorax prolongé latéralement jusqu'à la naissance des ailes supérieures , formant une sorte de cou en forme d'article ou de nœud, rétréci en avant; les ailes k trois cellules cubitales complètes; l'abdomen rétréci k sa base en un long pédicule et terminé, chez les femelles, pur un aiguillon piquant et caché ; les jambes postérieures beaucoup plus longues que les autres, épineuses chez les femelles. Ce sont des insectes de formes élégantes et souvent de grande taille. Ils vivent en général dans les lieux chauds et sablonneux, ou dans les habitations; ia plupart sont plus ou moins parasites. Cette tribu, qui a. des affinités avec les ichneuuionides, renferme les genres suivants : auunophile, sphex, clilorion, pronèe, dolichure, umpulex, podie, pélopée, etc. V. ces mots.
SPHÉGIEN, IENNE adj. (sfé-ii-ain, i-è-ne — rad. sphex). Entom. Syn. de spuégiue.
SPHÉGIGASTRE s. m. (sfé-ji-gu-stre — du gr. sphêx, ^.ièpe; gastér, venue). Euiotn. Syn. de merismk, genre d'iasnetes hyménoptères, de la famille des chalcidiens.
SPHÉGIIDE adj. (sfe-ji-i-de — de sphêx, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble k un sphex.
— s. m. pi. Tribu de la famille des sphégides, ayant pour type le genre sphex.
SPHÉGI1TE adj. (sfé-ji-i-te — rad. splu-x). : Entom. Qui ressemble k un s^liex.
— s. m. pi. Section de la tribu dos sphégiides, qui comprend le genre sphex.
SPHÉGIN, ine adj. (sfé-jain, i-ne), Knt'om.
Syn. Uu SPUKG1DE.
SPHÉGINE s. f. (sfé-ji-ne — dim'm. du gr. sphêx, guêpe). Eutoin. Genre d'insectes diptères, de la famille des brachysitmies, tribu des syrphides , comprenant quatre espèces, dont le type habite la France : Les SPHÉgines ohé la tète avancée inférieureiucnl en muneau cchancré. (K. Desmarest.)
SPHÉNACANTHE s. m. (sfé-na-kan-te — du gr. sp/iên, coin ; akanlha, épine). Ichtbyol,
SPHE
Genre de poissons placoïdes, a, formes de .squales, de la famille des hybodontes, comprenant des espèces fossiles,
SPHÉNANDRE s. m. (sfé-nan-dre — du gr.
sphên, coin ; anêr, mâle). Bot. Genre de sousarbrisseaux, de In famille (les personnées, tribu des buehnérées, formé aux dépens des buchnèves, et donc l'espèce type croit au Cap de Bonne-Espérance.
SPHÉNANTHE s. m. (sfé-nan-te — du gr. sphên, coin; anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des eucurbitaoées, tribu des cucurbitées, dont l'espèce type croît au Mexique.
SPHENE s. m. (sfè-ne — du gr. sphên, coin). Miner. Silico-titanate de chaux naturel, ainsi appelé à cause de la forme de coin aminci que produisent les clivages et les fa- Ces de ses cristaux , en se croisant deux k deux, il On l'appelle aussi titanitè et titane
SILICO-CALCAIRE.
— Moll. Genre de mollusques acéphales à coquille bivalve, formé aux dépens des corbules.
— Encycl. Miner. Le sphène appartient aux terrains de cristallisation. Il se présente en cristaux tantôt simplement disséminés, tantôt, au contraire, implantés dans des tissures. Sa forme primitive est un prisme rhomboïdal oblique, qui offre des allongements et des clivages très-variables, si variables même qu'on n'a pu encore s'accorder sur celui des prismes de cette sorte qu'on doit prendre pour type. Ses couleurs, assez nombreuses et plus ou moins intenses, sont le jaune, le vert clair, le vert olivâtre, le rouge brun et le rouge de chair. Les échantillons de nuance claire sont translucides ou transparents , tandis que ceux de nuance foncée sont opaques. L'éclat du sphène est vif et adamantin. Sa cassure est inégale et légèrement conelioïdale. 11 est fragile, mais peu aisé à broyer. Sa dureté répond au nombre 5,5. Quant à .-.a densité, elle varie de 3,4 à 3, G. Au chalumeau, ce minéral fond en un verre d'une couleur foncée. L'acide sulfurique et l'acide chlorhydrique le décomposent. Enfin, il est pyroélectrique, c'esi-à-dire s'électrise par la chaleur. A l'état de pureté parfaite, le sphène renferme, en poids, 31,13 de silice, 40,49 d'acide titanique et 28,38 de chaux; muis cotte composition est plus ou moins modifiée suivant les lieux de production.
On distinguo généralement trois variétés de sphène, ayant chacune plusieurs sousvaiïétes, et dont on faisait autrefois autant d'espèce-, particulières. Ce sont : !e sphène vert on jaunâtre, qui est le sphène proprement dit; le sphène rouge brunâtre ou tilanite; le sphène rose ou rouge de chair, appelé vulgairement grecnovite. Le sphène proprement dit est surtout abondant dans les micaschistes et les gneiss de Disentis , au pays des Grisons, de Pforneders, en Tyrol, du mont Saint-Gothard et du mont Blanc. Il se trouve aussi dans les calcaires saccbaroïdes de notre département de l'Ariége, et de plusieurs parties du Massachusetts et du New-Jersey, dans l'Amérique du Nord, ainsi qu- dans les roches volcaniques île l'ancienne Auvergne, du Velay, de la Bohême et de la Prusse ihénane. Le sphène rouge brunâtre se rencontre principalement dans le granité de Passau, en Bavière, et dans les gneiss d'Areudal, en Norvège. Quant au sphène rose, on ne l'a encore trouvé qu'aux enviions de S.'iiu-Marcel, dans la vallée d'Aoste, en Piémont.
SPHÉNÉAQUE s. m. (sfé-né-a-ke). Ornilh.
Syn. île synallaxe.
SPHÈNELLE s. f. (sfé-nè-le). Entom. Genre d'insectes diptères inyodaires, tribu des muscides, voisin des urophores, et dont l'espèce type habite la France.
— Bot. Genre d'algues, de la famille des diatomées, voisin des gomphonèmes, et comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent les eaux douces.
SPHÉNENCÉPHALE s. m. (sfé-nan-sé-fale — d« sphénoïde, et de encéphale). Tératol. Monstre qui offre une déviation particulière de l'os sphénoïde.
— Adjeetiv. : Monstre sphénencéphale.
SPHÉNENCÉPHAX.IE s. f. (sfè-nan-sé-fa-lî
— rad. sphénencephale). Tératol. Conforma- ' lion des sphénencépliales.
SPHÉNENCÉPHALIEN, IËNNE adj. (sfénan-se-fa-li-ain, i-è-ne — rad. sphénencépha- 1 lie). Tératol. Se dit des monstres sphéneucé- I phales.
SPHÉNENCÉPHALIQUE adj. (sphé-nan-sé- ] fa-li-ke — rad. sphénencëpk'.ilie). Tératol. Qui a rapport à la sphénencéphalie ou aux sphénencéphales.
SPHÉN1E s. f. (sfé-nî). Moll. Syn. de
SPHENE.
SPHÉN1SCIDÉ, ÉE adj. (sfé-niss-si-dé — du lat. spheniscus, manchot, et du gr. eidos, aspect). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au manchot.
— s. f. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes, ayant pour type le genre manchot.
SPHÉNISGINÉ , ÉE adj. (sfé-niss-si-né).
Ornith. Syn. <le SphëNKCIdé.
SPHEnISQUE s. m. (sfé-ni-ske — du gr.
sphên, coin). Entom. Genre d'insectes coléo-
SPHE
ptères hétéromères, de la famille des sténéiytres, tril/u des hélopiens, comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent l'Amérique tropicale.
— Ornith. Syn. de manchot, genre d'oiseaux.
SPHÉNO, préfixe qui signifie coin, et qui vient du grec sphên, même sens. Ce préfixe est particulièrement employé en anatomie, pour indiquer la relation de l'os sphénoïde avec quelque autre partie.
SPHÉNO-BASILAIRE adj. Anat. Qui est commun k lk)s sphénoïde et à l'apophyse basilaire.
SPHÉNOCARFE s. m. (sfé-no-kar-pe — du préf. sphéno, et du gr. /carpos, fruit). Bot. Genre de plantes, du la famille des combrétacées, formé aux dépens de^ conocarpes, et réuni aujourd'hui aux lagunculaires.
SPHÉNOCÉPHALE s. m. (sfé-no-sé-fa-le
— du préf. sphéno, et du gr. kepkalê, tête). Erpét. Subdivision du genre couleuvre.
— Ichthyol. Genre de poissons 'percoïdes, dont l'espèce type est un fossile de la craie de Westphalie.
SPHÉNOCEFiQCE s. m. (sfé-no-sèr-ke — du préf. sphéno, et du gr. kerkos, queue). Ornith. Genre d'oiseaux, de la famille des pigeons , formé aux dépens des colombars.
Syn. de sphénure.
SPHÉNOCLÉACÉ, ÉE adj. (sfé-no-klé-a-sé
— rad. sphénoclée). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sphénoclée.
— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre sphénoclée.
SPHÉNOCLÉE s. f. (sfé-no-klé — du préf. sphéno, et du gr. kleô, je ferme). Bot. Syn. de PONGATt, genre de plantes, type de la famille des pongatiées ou sphénocleacées.
SPHÉNOCORYNE s. m. (sfé-no-ko-ri-ne
— du préf. sphéno, et du gr. korunê, massue). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des rhynchophorides^ dont l'espèce type vit h Java et à Sumatra.
SPHÉNODE s. in. (sfé-no-de — du préf.
spheno, et du gr. odozts, dent). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des squales, formé aux dépens des lamies, et comprenant des espèces fossiles des terrains secotidaires de l'Europe centrale.
SPHÉNODÉRIE s. f. (sfé-i)O dé-ll —du préf. spheno, et du gr. deros, peau). Infus. Genre d'infusoires, de la famille des arcellines ou rhizopodes.
SPHÉNODESME s. m. (sfé-no-dè-sme — du préf. spheno, et du gr. desma, lien). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des verbenacées, comprenant quatre espèces, qui croissent dans l'Inde. I] Syn. de congéa, autre genre de verbenacées.
SPHÉNODON s. m. (sfé-no-don — du préf.
sphéno, ni du gr. odous,odonios, dent). Maiiim. Genre de mammifères édentés fossiles.
SPHÉNO-ÉPINEUX, EUSE adj. Anat. Qui appartient à l'épine du sphénoïde : Trous
SPHÉNO - ÉPINEUX.
SPHÉNOGNATHE s. m. (sfé-no-ghna-te
— du pref. sphéno et dugr. gnathos, mâchoire). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des rhynchophorides, dont l'espèce type habite le Brésil.
SPHÉNOGYNE s. m. (sfé-no-ji-ne — du préf. sphéno, et du gr. gunê, femelle). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des senècionées, type de la section des sphénogynées, comprenant plus de cinquante espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.
■ SPHÉNOGYNE, ÉE adj. {sfé-no-ji-né — rad. sphénogyne). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphénogyne.
■ — s. f. pi. Section de la tribu des sénécionées, famille des composées, ayant pour type le genre sphénogyne.
SPHÉNOÏDAL, ALE adj. (sfé-no-i-dal, a-le
— rad. sphénoïde). Anat. Qui appartient au sphénoïde : Sinus SPHÉNOÏDAUX. Il Epine sphénoïdale, Crête de la face gutturale du sphénoïde ; saillie du bord postérieur externe du sphénoïde.
SPHÉNOÏDE adj. (sfè-no-i-de — du préf.
sphéno, et du gr. eidos, aspect), Anat. Se dit d'un os du crâne qui est inséré comme un coin entre les autres os de la partie antérieure.
— Substantiv. : Le sphénoïde.
— Encycl. Anat. Cet os est, comme le dit son nom, enclavé, ainsi qu'un coin, entre les os du crâne, à la partie inférieure et moyenne de la boite osseuse ; il en forme comme la clef de voûte, en s'articulant, par ses diverses faces, avec tous les os dont elle est formée, en sorte que la fracture de cet os amène la dissociation de tous les autres. 11 est impair, symétrique ; il présente un corps et deux parties latérales ou ailes.
Le corps est irrégulièrement cuboïde. Sa face supérieure soutient, d'avant en arrière, les nerfs olfactifs, le chiasnia des nerfs optiques et le corps pituitairc. Ce dernier appendice repose dans une fosse qui porte le nom de selle tureique et qui, limitée en avant
SPHE
et en arrière par les apophyses clinoïdes antérieures et postérieures, est longée de chaque côté par les gouttières carotidiennes. En arrière se trouve une lame quadrilatère, oblique de haut en bas et d'avant en arrière, qui se continue avec l'apophyse basilaire de 1 occipital. Des parties latérales et antérieures du corps du sphénoïde partent ce qu'on appelle ses petites ailes ou apophyses d'Ingrassia, dont la face supérieure correspond aux lobes antérieurs du cerveau, tandis que la face inférieure fait partie de la voûte orbitaire. Leur base est percée d'un trou qui" laisse passer le nerf optique et l'artère ophthalmique. La face inférieure du corps du sphénoïde forme la limite on voûte du pharynx. De chacun àe ses côtés partent des prolongements connus sous le nom d'apophyses ptérygoïdes, dont la base est percée de deux trous très-iinportants, l'un qui donne passage au nerf maxillaire supérieur et l'autre qui est l'orifice antérieur du canal vidien. La face antérieure du sphénoïde s'articule avec l'os ethmoïde et présente, de chaque côté de la ligne médiane, l'ouverture des sinus sphénoïdaux, qui occupent tout l'intérieur du corps de l'os. La face postérieure ou occipitale est quadrilatère, rugueuse et plus ou moins soudée à l'apophyse basilaire. Les facettes latérales du corps du sphénoïde sont confondues- avec la base des grandes ailes, qui nous restent à décrire.
Celles-ci sont larges et triangulaires. Leur face supérieure fait partie de la fosse cérébrale moyenne et présente à considérer deux trous, l'un très-considérable pour le passage du nerf maxillaire inférieur, l'autre plus petit pour l'entrée de l'artère méningée moyenne-dans l'intérieur du crâne. Leur face externe fait partie de la fosse temporale et zygomatique. Leur face intérieure constitue la plus grande partie de la paroi externe de l'orbite.
Le sphénoïde s'articule aussi avec quelques os de la face, savoir les palatins, les malaires et le vomer. Malgré son volume, il est trèsléger, ce qui tient aux sinus dont il est creusé et à son tissu spongieux par places. Il se développe par huit points d'ossification et se trouve divisé, chez le fœtus, en deux parties bien distinctes : le sphénoïde antérieur, constitué par les petites ailes et la portion du corps qui les soutient; le sphénoïde postérieur, tonné par les grandes ailes et la partie du corps répondant à la selle tureique. Ces deux parties ne se soudent ensemble qu'au neuvième mois de la vie intra-utérine. Quant à l'union du sphénoïde avec l'occipital, elle a lieu chez le jeune homme de dixhuit à vingt-cinq ans.
Le rôle que joue le sphénoïde en conservant au crâne sa forme et sa solidité a été mis a profit par Un chirurgien, M. Guyon, inventeur d'un instrument nommé cépbalotribe, dont l'usage est, dans les cas d'accouchements rendus impossibles par rétrécissement du bassin, d'aller broyer le corps de cet os. Le crâne devient alors comme malléable et prend une forme qui lui permet de traverser les détroits du bassin.
SPHÉNOLÉPIS s. in. (sfé-no-lé-piss — du préf. spheno, el Au gr. lepis, écaille). Ichthyol. Genre de poissons mulaeoptérygiens, de la famille des ésoces, comprenant deux espèces fossiles des formations tertiaires d'eau douce, dont l'une a été trouvée dans les gypses de Montmartre.
SPHÉNO-MAXILLAIRE adj. Anat. Se dit d'une l'ente située à l'angle externe et inférieur des fosses orbitaires.
— Encycl. La fente sphéno-maxitlaire est formée par la moitié du bord antérieur des grandes ailes du sphénoïde, par le bord externe de la portion orbitaire de l'os maxillaire et un peu par l'os de la pommette,' ainsi que par celui du palais. Plus étro.le à sa partie moyenne qu'à ses deux extrémités, elle se prolonge un peu en descendant dans la, fosse temporale. C'est par elle que divers filets du rameau lacrymal du nerf ophthalmique passent de l'orbite dans la fosse temporale.
t On appelle encore ainsi un ligament de l'articulation temporo-maxillaire qui s'étend de l'épine du sphénoïde à l'épine de Spix, qui borde l'orifice du canal dentaire. Ce ligament sert surtout k protéger les vaisseaux et les nerfs qui entrent dans le canal dentaire.
SPHÉNOME s. m. (sfé-no-me — du préf.
sphéno, et du gr. omos, semblable). Entom. Syn. d'oxYPODK.
SPHÉNOMORPHE s. m. (sfé-no-mor-fe — du pref. sphéno, et du gr. morphê, forme). Erpét. Genre de reptiles sauriens, formé aux dépens des scinques.
SPHÉNONOUE s. m. (sfé-non-ke — du préf. spheno, et du gr. ogkos , crochet), lebthyol. Geiue de poissons placoïdes, de la famille des hybodontes, comprenant plusieurs espèces fossiles des terrains secondaires.
SPHÉNO-PALATIN, INE adj. Anat. Qui appartient, qui a rapport au sphénoïde et au palais : Artère spheno- palatine. Ganglion sphénopalatin. Trou sphéno palatin. Articulation SPHÉNO-PALATINIi.
— Encycl. Artère sphéno-palatine. Cette artère, terminaison de la maxillaire interne,
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prend son nom en pénétrant dans les fosses nasales par le trou sphéno-palalin.
— Ganglion sphéuo-palalin (ganglion sphénoïdal, ganglion de Meckel). C est une [-élite masse nerveuve triangulaire située en dehors du trou sphéno-palatin, dans la fente ptérygomaxillaire, au niveau du sommet de la fosse zygomatique. Ce ganglion a trois racines : l'une, sensitive, provient du nerf maxillaire supérieur; la seconde, motrice, est le grand pétreux. du nerf vidieu ; la troisième, végétative, est un filet carotidien. Les rameaux nerveux qui en émanent sont: les nerfs palatins antérieur, postérieur et moyen; les sphéno-palatins interne et externe, et le ptérygoïdien.
SPHÉNO-PARIÉTAL, ALE adj. Anat. Qui appartient aux os sphénoïde et pariétal : Articulation SPHÉNO-PAR1ÉTALE.
SPHÉNOPE s. m. (sfé-no-pe — du préf.
sphéno, et du gr. pous, pied). Bot. Syn. de sclêrochloé, section du genre fétuque.
SPHÉNOPHIS s. m. (sfé-no-fiss — du préf. sphéno, et du gr. ophis, serpent). Erpét. Subdivision du genre Couleuvre.
SPHÉNOPHORE s. m. (sfé-no-fo-re — du préf. sphéno, et du gr. phoros, qui porte). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrnmères, de la famille des charançons , tribu des rhynchophorides, comprenant plus do cent vingt espèces, répandues dans toutes les régions du globe, et surtout dans les pays chauds.
— s. f. Bot. Syn. de sphénelle, genre de diatomées.
SPHENOPHYLLE s. m. (sfé-no-fi-le — du préf. sphéno. et du gr. phullon, feuille). Bot. Genre de végétaux, dont la place dans la classification n'est pas encore bien fixée, et comprenant plusieurs espèces fossiles des terrains houillers et de transition.
SPHÉNOPS s. m. (sfé-nops — du préf.
sphéno. et du gr. ops, aspect). Erpét. Subdivision des cécilies, genre de reptiles.
SPHÉNOPTÈRE adj. (sfé-ao-ptè-re — du préf. sphéno, et du gr. pteron, aile). Bot. Qui a des ailes en forme de coin.
— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des serricornes, section des sternoxes, tribu des buprestides, comprenant environ quatre-vingts espèces, qui habitent l'Afrique et le pourtour du bassin méditerranéen.
SPHÉNOPTÉRIDE s. f. (sfé-no-pté-ri-de — du pref. sphéno, et du gr. pteris, fougère). Bot. Genre de fougères, comprenant une centaine d'espèces fossiles des terrains secondaires et surtout des terrains houillers.
SPHÉNOPTÉRIS s. m. (sfé-no-pté-riss). Bot. Syn. de sphénoptëride.
SPHÉNOBAMPHE adj. (sfé-no-ran-fe — du préf. sphéno, et du gr. ramphos, bec). Ornith. Qui a le bec en forme de coin.
— s. m. pi. Famille peu naturelle d'oiseaux, caractérisée surtout par un bec en forme de coin et non dentelé, et comprenant les genres ani, coucou, jacamar, pic et torcol.
SPHÉNORHINE s. m. (sfé-no-ri-ne — du préf. sphéno, et du gr. rhin, nez). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des fulgoriens, tribu des cercopides, formé aux dépens des cercopes : Les sphénorhines se font remarquer par leur front pourvu d'une forte carène en forme de coin. (Blanchard.)
SPHÉNORHYNQUE s. f. (sfé-no-rain-ke — du préf. sphéno, et du gr. rhugehos, bec). Ornith. Genre d'oiseaux échassiers, formé aux dépens des cigognes.
— Erpét. Subdivision du genre des rainettes.
SPHÉNOSIRE s. f. (sfé-no-si-re — du préf. sphéno, et du gr. seira, chaîne). Bot. Genre d'algues, de la famille des bacillariées ou diatomées, dont l'espèce type croît dans les eaux douces du Mexique.
SPHÉNOSOME s. m. (sfé-no-so-me — du préf. sphéno, et du gr. soma, corps). Erpét. Subdivision du genre des scinques.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des sténélytres, tribu des hélopiens. comprenant sept espèces, qui habitent la Guyane et le Brésil.
SPHÉNOSTOME s. m. (sfé-no-sto-me — du préf. sphéno, et du gr. stoma, bouche). Ornith. Genre d'oiseaux, de la famille des paridées, voisin des tyranneaux, dont l'espèce type habite l'Australie.
SPHÉNOSTYLE s. m. (sfé-no-sti-le — du préf. sphéno, et de style). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des §haséolées, dont l'espèce type croît au Cap e Bonne -Espérance.
SPHÉNO-TEMPORAL, ALE adj. Anat. Q\ii appartient au sphénoïde et au temporal : Articulation SPHÉNO-TEMPORALË.
SPHÉNOTOMB s. in. (sfé-no-to-me — du préf. sphéno, et du gr. tome, section). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des épaoridées, formé aux dépens des dracophylles, et dans le sud de l'Australie.
SPHÉNURE adj. (sfé-nu-re — du préf.
sphéno, et du gr. oura, queue). Ornith. Qui a la queue en forma de coin.
— s. m, Ornith. Genre d'oiseaux, formé aux
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dépens des colombars. Il Syn. de mérion, antre genre d'oiseaux.
— s. f. Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrameres, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, comprenant une quarantaine d'espèces , qui habitent les rég ors tropicales de l'ancien continent et la Nouvelle-Guinée.
SPHÊRACRE s. m. (sfé-ra-kre — du gr.
sphitini, sphrre; akra, sommet). Entom. Syn. de lkptotrachèle.
SPHÉBALCÉE s. f. (sfé-ral-sé — du gr.' spAaira, sphère, et d'alc'e). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des malvacées, tribu des malvées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions chaudes de l'Amérique.
SPHÉRANTHE s. m. (sfé-ran-te — du gr.
sphaira, sphère; anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des astérées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent dans les régions tropicales de l'ancien continent.
SPHÉRANTHE, ÉE adj. (sfé-ran-té — rad.
sphéranlhe). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphéranthe.
— s. f. pi. Section de la tribu des astérées, famille des composées, ayant pour type le genre sphéranthe.
SPHÉRASTRE s. m. ( sfé-ra-stre — de sphère, et du gr. aster, étoile). Hist. nat. Genre d'infusoires ou d'algues microscopiques, de la tribu des bacillariées ou des desm'diées, comprenant cinq ou six espèces, qui vivent dans nos eaux douces.
SPHÈRE s. f. (sfè-re — lat. sphzra, gr. sphaira, mots qui représentent le sanscrit spharus, boule, de la racine sanscrite sphar, sphur, se mouvoir, trembler, vaciller, qui est sans doute alliée à la racine spar. Cette dernière racine n'a plus en sanscrit que le sens de vivre, mais elle semble procéder de la notion générale de mouvement et se retrouve dans le grec spairô, aspairâ, trembler, palpiter, s'agiter, se débattre; le lithuanien spirli, ruer, speray, rapidement; l'irlandais sparnaim , spairnim , lutter, faire effort , speir, spir, jambe, jarret. Comme le s initial tombe souvent ou s'ajoute comme élément prosthét i q 1 1 1- , on peut admettre une racine de mouvement par, conservée en sanscrit sous les formes de pal, pil, pil, aller, se mouvoir, et qui se retrouve encore dans le zend père, au caUsatif faire passer, faire traverser, dans le gri'C peirô, au parfait pepora, le latin propero, je me hâte, et l'ancien slave pariti, prati, voler, etc.). Corps limité par une surface dont tous les points sont à égale distance d'un même point : La circonférence d'une SPHÈRE. Les propriétés de la sphère. La figure de la terre est peu différente d'une sphère. (Laplace.) La surface de la sphère est égale à son diamètre multiplié par la circonférence d'un grand cercle. (Legendie.)
— Fig. Etendue d'autorité, de talent, de connaissances; étendue d'une action ou d'une influence quelconque, milieu propre: L'Ire /tors de sa sphère. Cela n'est pus dans votre sphère. Il me semble qu'une femme ne doit point sortir de sa sphère pour s'étaler en public et hasarder une pièce médiocre. (Voit.) Tout ce qui sort de la sphère ordinaire nous étonne, ( Grimm. ) Que d'écoliers ont brillé dans la routine des classes et se sont éclipses dans la vaste sphère des lettres/ (B. de St-P.) Mesurons tes rayons de notre sphère et restons au centre. (J.-J. Rouss.) Le gouvernement a une sphère gui lui est propre; s'il en sort il usurpe. (Peyrat.) Le mal ne saurait se produite que dans la sphère du bien. (Mme Guizot.) Par les chemins de fer, la sphère des relations s'agrandit. (Mich. Chev.) L'homme est le même dans ta sphère de la pensée que dans celle de l'action. (Uuizot.) La science humaine est circonscrite dans une sphère étroite que notre curiosité dépasse. (J. Simon.) Où domine surtout la fourberie, c'est dans la sphère des relations commerciales. (Toussenel.) Bien de plus avantageux dans ta vie que de rester dans sa sphère. (Giraud.)
Nul à Paris ne se tient dans sa sphère, Dans son métier, ni dans son caractère.
Voltaire.
— Poétiq. Sphères éternelles, Ciel :
Si tu veux t'envoler aux sphères éternelles, Poète aventureux, laisse croitre tes ailes.
L,ACHAMUEAUt)lB.
— Astron. Globe représentant la surface de la terre ou la position apparente des astres dans la voûte céleste. Il Chacune des régions que les anciens astronomes admettaient ilans le ciel : La sphère de Vénus, du Soleil, de Saturne. Il Connaissance des principes de l'astronomie qu'on apprend par le moyen d'une sphère : Etudier ta sphère, ii S'est dit quelquefois pour orbite : La sphère de Vénus, il Sphère armiliaire, Appareil composé de cercles destinés à représenter le ciel et le mouvement des astres. Il Sphère droite, Celle dont l'équateur fait un angle droit avec l'horizon. Il Sphère parallèle, Celle dont l'horizon est parallèle à l'équateur. Il Sphère oblique, Celle dont l'équateur est oblique au plan de l'horizon.
— Physiq. Sphère d'activité, Espace sphérique ou la vertu d'un agent naturel peut d étendre, et hors duquel IL n'a point d'actiou.
SPHE
— Akhim. Sphère philosophale , Fourneau qui sert à préparer la pierre.
— Entom. Genre non adopté d'insectes diptères myodaires, de la tribu des muscides.
— Moll. Genre de mollusques acéphales, à coquille globuleuse, supposé voisin des avicules, mais peu connu.
— Encycl. Géom. La surface de la sphère a tous ses points également distants d'un même point. Ce point nécessairement intérieur est le centre de la sphère. Les rayons d'une sphère sont les droites qui peuvent être menées du centre à la surface; les diamètres sont les droites passant par le centre et terminées des deux côtés à la surface.
Les sections planes de la sphère sont des cercles. En effet, si du centre on abaisse une perpendiculaire sur un plan sécant et qu'on joigne ce même centre à différents points de la courbe d'intersection, les droites ainsi menées seront égales comme rayons; elles devront donc être également éloignées du pied de la perpendiculaire, ce qui veut dire qu'elles auront elles-mêmes leurs pieds, dans le plan sécant, sur une même circonférence à~\ cercle ayant pour centre le pied de la perpendiculaire abaissée du centre de la sphère coupée sur le plan sécant. Si l'on désigne par R le rayon de la sphère et par d la distance du plan sécant à son centre, lé rayon r du cercle d'intersection sera évidemment
ce rayon diminue donc à mesure que la distance d augmente; il est le plus grand possible et est égal au rayon même de la sphère lorsque d = 0; enfin il devient nul-et le plan sécant devient tangent lorsque d = R. Un cercle dont le plan passe par le centre de la sphère est un grand cercle de cette sphère; les autres sections en sont des petits cercles.
On nomme pôles d'un cercle de la sphère les extrémités du diamètre perpendiculaire .k son plan. Chacun des pôles d'un cercle est à égale distance de tous les points de la circonférence de ce cercle, soit, d'ailleurs, que la distance se compte en ligne droite ou suivant la circonférence d'un grand cercle issu du pôle. En effet, les distances, comptées en ligne droite, sont les hypoténuses de triangles rectangles égaux, comme ayant un côté de l'angle droit commun, la distance du pôle au plan sécant et les autres côtés égaux, comme rayons d'un même cercle; quant aux distances comptées , sur la surface de la sphère, le long des grands cercles qui joindraient le pôle aux différents points de la section, ce seraient des arcs de cercles égaux, sous-tendus par des cordes égales.
Le plus court chemin d'un point à un autre sur la surface d'une sphère est l'arc de grand cercle qui joint ces deux points. En effet, il est clair, d une part, que les distances minima du pôle d'un petit cercle à tous les points de ce cercle sont égales', en raison de la symétrie de la sphère; cela veut dire que, lorsque la distance^ comptée suivant un grand cercle reste la même , sa distance minima reste aussi la même. D'un autre côté, si d'un même point comme pôle, avec des ouvertures différentes de compas, on décrit successivement deux cercles, il est évident que la distance du pôle au cercle décrit avec ta plus grande ouverture de compas sera plus grande que la distance de ce même pôle à l'autre cercle, puisque, pour aller du pôle au premier cercle, il faudrait en tout cas traverser le second. Cette seconde proposition peut s'énoncer de la manière suivante : «Lorsque la distance, comptée suivant le grand cercle, augmente, la distance minima, quelle qu'elle puisse être d'ailleurs, augmente aussi. » Un simple rapprochement entre ces deux propositions élémentaires sufrit pour en tirer la démonstration du théorème principal, Kn ef-
riS. I.
fet, soient A et B deux points de la surface d'une sphère, AB l'arc de grand cercle qui passe par ces deux points, et C un point quelconque de la surface de la sphère; si l'on prend sur AB une portion AB égale à l'arc de grand cercle AC , le reste DB sera moindre que CB; or, d'une part le chemin de A en D eût été le même que de A en C, et de l'autre il resterait moins de chemin à faire pour aller de D en B que de C en B; le plus court chemin ne saurait donc passer par le point C, c'est-à-dire par un point quelconque pris hors de AB.
On nomme triangle sphérique une portion de la surface de la sphère comprise entre trois grands cercles. Les propriétés élémentaires des triangles sphériques se déduisent de celles des angles trièdres (v. trièdre). Ces propriétés sont les suivantes : Dans un triangle sphérique, un côté nuelconque est moindre que la somme des do:. a. autres ; La somme des cô-
spiie
tés d'un triangle sphérique est moindre qu'une circonférence pntière de grand cercle ; La somme des angles d'un triangle sphérique, c'est-à-dire la somme des angles dièdres des plans des côtés de ce triangle, est comprise entre deux et six droits ; Deux triangles sphériques sont égaux dans toutes leurs parties, c'est-à-dire égaux ou symétriques, lorsqu'ils ont les côtés égaux, ou les angles égaux, ou un côté égal adjacent a deux angles égaux, ou un angle égal compris entre côtés égaux.
Un polygone sphérique est une portion de la sphère comprise entre plusieurs arcs de grands cercles. La somme des côtés d'un polygone sphérique est moindre qu'une circonférence de grand cercle ; un polygone sphérique se décompose en triangles sphériques.
On nomme fuseau sphérique la portion de la surface de la sphère comprise entre deux demi-grands cercles. Le rapport de deux fuseaux est évidemment celui de leurs angles, c'est-à-dire des angles dièdres formas par les plans .des grands cercles qui les déterminent. Un fuseau est à la sphère entière comme son angle est à quatre droits.
On nomme onglet sphérique la portion de la sphère comprise entre les plans de deux demi-grands cercles. Deux onglets sont entre eux comme leurs angles, et le rapport d'un onglet à la sphère entière est celui de son angle à quatre droits.
Deux triangles sphériques symétriques peuvent être placés de manière que leurs sommets soient deux à deux en lignes droites avec le centre. Les pôles des petits cercles passant par les sommets de l'un et de l'autre triangle se trouvent alors aussi en opposition par rapport au centre. On conclut de cette remarque que deux triangles sphériques symétriques sont équivalents. En effet, si l'on joint respectivement les pôles dont il vient d'être parlé aux sommets des deux triangles, on décompose" ces triangles en triangles encore symétriques deux à deux, mais toutefois superposables, parce qu'ils sont, isocèles. De cette nouvelle proposition, on conclut que, deux demi-grands cercles se coupant dans un même hémisphère, les triangles opposés par le sommet qu'ils déterminent avec le grand cercle qui borne l'hémisphère forment une somme égale au fuseau dont l'angle est l'angle commun. Le complément de l'un des triangles pour former le fuseau est, en effet, le symétrique de l'autre triangle. Enfin, il résulte de 1 ensemble de ces propositions un moyen simple de comparer la surface d'un triangle sphérique quelconque k celle de la sphère entière, ou à la surface du triangle trirectangle qui en est le huitième. Soit ABC
Fig. 2.
un triangle sphérique ; si l'on prolonge les arcs AC et BC jusqu'à leur rencontre avec AB prolongé,. les sommes
ABC + BCD, ABC + CDE et ABC + ACE formeront respectivement les fuseaux dont les angles sont A, C etB; mais ces trois sommes ajoutées forment la <]em\sphère plus deux fois le triangle ABC; par conséquent
1/2 sphère Jf «ABC = fus A + f us B + fus C ;
d'où
fus A + fus B -j- fus C — 2 fus droits