V. STACKHOUS1ACB
STACKHOUSIACÉ, ÉE adj. (sta-kou-zi-acé — rad. stackhoutie). Bot. Qui ressemble . ou qui se rapporte k la stackhousie. II On dit aussi stackhousé.
— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, comprenant les genres stackhousie et triptérocoque.
STACKHOUSIE s. f. (sta-kou-zî — de Stackhouse, botan. angl.). Bot. Genre de planter, type de la famille des stackhousiacées , comprenant plusieurs espèces , qui croissent en Australie : Ce fut La liiltardiêre gui découvrit le premier la stackhousiu monoyyue. (Th. de Berneaud.)
STACTè .s. m. (sta-kté). Comm. Espèce de myrrhe liquide.
STACTEN s. m, (stak-tènn). Syn. de
STACTÉ.
STADE s.m.(sta-de — greastadion. Lenom de cette mesure de longueur vient de l'adjectif studios, fixe, permanent, qui représente, selon Eichhoff, le latin statious et le sanscrit sthatavyus, même sens, de la grande racine stha, rester, se tenir, que l'on retrouve avec une foule de dérivés dans toutes les langues de la famille indo-européenne. Qn a dit aussi que stadion est une forme attique pour spadion, du radical spa, étendre, qui est dans le grec spaô, étendre, et dans le latin sptitium, espace, dont spoiii'oji serait l'équivalent exact). Anliq. gr. Mesure itinéraire : Les Grecs mesuraient les chemins par stadïjs. Huit stades valent un mille romain. (Acad.) tl Carrière où les Grecs s'exerçaient à la course, et qui avait un stade de longueur : On avait tracé un stade autour duquel étaient rangés tes députés d'Athènes. (Barthél.) tl Stade Olympique, endroit où se tenait la réunion des villes grecques, pour la célébration des jeux Olympiques. II Stade PytUique, endroit où avaient lieu les jeux Pythiques.
— Pathol. Chacune des trois périodes dont
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se compose un accès de fièvre intermittente : Stadu de chaleur. Stade de sueur,
— Encycl, Antiq.gr.Leîrarfeétaitcettepartie du gymnase où le peuple s'assemblait pour assister aux exercices athlétiques. C'était, d'après Vitruve, un lieu disposé de manière que les spectateurs pussent y voir commodément les combats. Ce lieu était arrondi par l'une de ses extrémités et garni de plusieurs gradins, sur lesquels on s asseyait. Le mot stadion se prenait aussi pour l'endroit même où se célébraient des jeux publics. «Combattre au stade, vaincre au stade « étaient des expressions qui signifiaient « Courir , vaincre à la course, a II est probable que, la carrière n'ayant d'abord qu'un stade de longueur, elle avait pris le nom de sa propre mesure, qui plus tard fut de beaucoup augmentée. Le stade était ordinairement construit en levée ou en terrasse. Tel était le stade d'Olympie, qui était de 600 pieds et qui surpassait tous les autres en étendue. Le stade se divisait en trois parties, que les anciens auteurs désignent ainsi: 1° l'entrée; 20 le milieu; 3» l'extrémité. L'entrée, marquée par une simple ligne tracée suivant lalargeurdu stade, était l'endroit d'où partaient les coureurs; l'extrémité, le but vers lequel ils tendaient. Pindare, racontant de quelle manière Antée proposa sa tille pour prix d'une course, s'exprime ainsi : « Ce fut k une pareille condition que ce roi de Libye donna un époux à sa fille. Après l'avoir magnifiquement parée, il la plaça justement sur la ligne qui terminait la carrière, afin qu'elle fût comme le but de la course , et il déclara aux prétendants que celui d'entre eux qui toucherait Je premier le voile de la princesse pouvait l'emmener, »
A cette simple ligne, on substitua dans la suite une petite éminence de terre et une espèce de barrière qui marqua désormais le point de départ aux coureurs. Cette barrière n'était le plus souvent qu'une simple corde. Lorsqu'elle était en bois, on l'ouvrait en laissant tomber la tringle, dont la chute servait de signal pour le départ.
Le milieu du stade n'était remarquable que parce qu'on y plaçait ordinairement les prix destinés aux vainqueurs. On lit dans saine Chrysoslome : ■ Comme les rois, dans les -courses, exposent au milieu du stade les récompenses, de même le Seigneur a placé ses prix au milieu de la carrière. >
Dans la course des chars et dans celle des chevaux, on tournait plusieurs fois autour du but sans s'y arrêter et l'on revenait au point de départ. L'extrémité était le plus souvent marquée par une borne en pierre d'une mèdioere largeur. A l'un de ses côtés étaient les sièges des directeurs des jeux ; si bien que c'était toujours en s'arrètant devant ces sièges qu'on terminait la course.
Dans le stade d'Olympie, on voyait, selon Pausanias.le tombeau d'Ëndymion,un temple de Cérès, la statue d'Hippodamie et un grand nombre d'autres monuments ; comme ils avaient été construits avant le stade, ils avaient causé les irrégularités qui s'y rencontraient. Les cirques et les hippodromes des Romains avaient, selon quelques auteurs été faits sur le modèle du slade d'Olympie! Le stade de Delphes a été souvent décrit; il était construit a mi-côte du Parnasse, dans un terrain inégal, et il était plus petit que celui d'Athènes. H subsiste encore des ruines de ce stade, dans lequel se faisaient les courses des jeux Pythiens; mais on avait réglé que les enfants seuls seraient admis k disputer le prix, parce qu'il était proportionné à leur force.
— Métrol. ane. Il existait primitivement deux sortes de stades, c'est-à-dire que les Grecs avaient donné ce nom à deux mesures fort différentes l'une de l'autre; on distinguait le petit stade et le grand stade.
— Petit stade, t Je compte , dit Hérodote, 200 stades pour le chemin qu'on fait ordinairement en un jour. » C'était donc le petit stade qu'employait Hérodote. Il n'est pas difficile de se convaincre que Xénophon s'en servait aussi lorsqu'il affirme que l'armée de Cyrus faisait 210 stades par jour et jamais moins de 150. Pendant la nuit qui suivit lajournée d'Arbelles, lorsque Alexand re marcha vers cette place, le héros macédonien força tellement sa marche qu'il y arriva en traversant un espace de 600 stades. « Aussitôt après l'embouchure de l'Indus se trouvent, dit Strabon, les Arbies, qui ont environ 1,000 stades de côtes, et après eux les Orites, qui s'étendent jusqu'à 1,800 stades sur la mer. Les Ichthyophages occupent ensuite une côte de 7,400 stades, et il y en a ensuite 3,700 dans la Carmanie jusqu'il la Perse; ce qui fait un total de 12,900 stades. >
Le petit stade a été, du reste, assea peu employé, et l'époque de sa grande vogue a été le règne d'Alexandre le Grand, qui comptait en petits stades pour donner des chiffres plus fantastiques en narrant les courses faites par lui en Asie. Le petit stade était, au dire de de La Barre, de 80 pas, tandis que le grand stade avait 133 pas et deux tiers.
— Grand stade. C'était la plus longue mesure des Grecs; il contenait 400 coudées ou 600 pieds. On le divisait encore en lûo orgyes de'4coudéeseten6 plèthresde 100 pieds. Mais comme les pieds et les coudées variaient de contrée à contrée, il en est résulté que l'on
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ne sait pas nu juste quelle était la longueur du stade. Et dans la suite, comme pour donner plus de travail aux savants modernes, les Grecs augmentèrent le nombre de leurs genres de stades, si bien que l'on en a compté jusqu'à cinq espèces différentes, parmi lesquelles il est difticile de ne pas s'embrouiller quand on étudie l'histoire grecque dans différents auteurs, 'chacun d'eux calculant par le stade qu'il connaît, stade qui n'a aucun rapport avec celui du siècle précédent ou de la province voisine.
Cent ans après Aristote, Eratosthène, qui demeurait à Alexandrie, reçut Tordre de faire de nouvelles observations pour découvrir la circonférence de la terre entière. Il était précédé d'arpenteurs qui mesurèrent l'éloignement de Syène à Méroé, et, après un calcul assez compliqué, le philosophe crut avoir trouvé que la circonférence de la terre était de 252,000 s/arfei.Plutarque nous apprend que Pytliagore eut lu curiosité de mesurer le stade de Pise et plusieurs stades de la Grèce, et il trouva que partout on les avait divisés en 600 parties qu'on appelait pieds, dont la valeur variait de contrée à contrée. Nous trouvons dans Suidas trois différents rapports établis entre le mille romain et le stade. Selon cet écrivain, on donne au stade la huitième partie du mille, c'est-k-dire le slade italique de 625 pieds romains. Ce stade contenait 600 pieds de 25 demi-pouces ; mais, outre ce premier, il en suppose deux autres, l'un de 7 1/2 au mille romain et l'autre de 7; mais ces stades ne furent employés que pendant la période des derniers empereurs. Les anciens écrivains, mieux instruits, ont un stade d'une autre mesure.
Voici d'ailleurs une liste des différents stades : stade d'Aristote, de Xénophon, d'Hé- .rodotu, etc., 01 pas ou 308 pieds 6 pouces 11 lignes; rfaa'e d'Arcbimède etd'Aristocréon, 82 pas ou 411 pieds 5 pouces 4 lignes; stade de la mesure olympique, 99 pas ou 498 pieds 7 pouces 4 lignes; stade italique de Pline, de Uiodore, etc., 113 pas ou 569 pied3 5 pouces 4 lignes; stade égyptien et hébraïque on stade des Ptolémées, 116 pas ou 683 pieds 4 pouces.
Lorsque les Romains eurent conquis la- Grèce, Us continuèrent les voies militaires, qu'ils divisèrent par milles. Les deux anciens stades devinrent donc inutiles; mais les Grecs, accoutumés aux anciens noms de leurs mesures et jaloux de la conservation de ces noms, ies employèrent k signifier les parties du mille, divisé en 10; le stade fut donc une mesure de 500 pieds ou 100 pas. Ces différences du grand stade, du petit stade et du stade postérieur k la conquête romaine ont donné lieu à mille erreurs, qui sont recopiées par les encyclopédistes et qu'il nous parait inutile et peu intéressant de relever ici.
L'usage des anciens stades so conserva cependant toujours dans plusieurs endroits, surtout dans les lieux où ia longueur en était déterminée par la carrière appelée stade.
Beaucoup d'auteurs sont persuadés que le mot stade, dès l'origine, signifiait une mesure de longueur, soit qu'Hercule en ait été l'inventeur, soit que l'usage en fût plus ancien que le héros. Son nom lui venait peutêtre de ce qu'on ne pouvait parcourir avec vitesse un espace de celte étendue sans être forcé de faire une station; ainsi, lorsque l'on comptait un certain nombre de stades d'un endroit k un autre, on désignait primitivement un certain nombre de pauses.
STADE, ville forte de Prusse, province de Hanovre, chef-lieu du cercle de son nom, sur la Sehwinge, non loin de Son confluent avec l'Elbe, k 177 kilom. N. de Hanovre, à 32 kiloni, O. de Hambourg; 8,500 hab. Arsenal, cour d'appel, gymnase. Fabrication de bonneterie, chandelles, flanelles ; fonderie de canons. Commerce de fruits. Aux environs, chantiers de construction et tourbières. Un navire de guerre hanovrien y stationnait autrefois pour la perception du droit de pésige, dit droit de Stade; ce droit a été racheté, comme celui du Sund, par les puissances maritimes d'Europe. Stade est une ville fort ancienne; au moyen âge, elle fit partie de la ligue hanséatique et eut le titre de ville libre impériale. Elle fut le chef-lieu d'un comté, qui de la maison de Saxe pussa aux archevêques de Brème. La paix de Westphalie donna cette ville aux Suédois, à qui elle fut enlevée en 1676 par le duc de Brunswiek-Liiiiebourg. En 1712, elle fut prise par le roi de Danemark; sous Napoléon l^r, elle fut le chef-lieu du département des Bouches-de-1'Elbe. Après les événements de 1814 et 1815, elle fut comprise dans le royaume de Hanovre, annexé a la Prusse en 1860.
STADE (arrondissement ou cercle de), ancienne division administrative de l'exroyaume de Hanovre. Il était compris entre les bouches de l'Elbe au N., l'Oldenbourg et la république de Brème à l'O., l'arrondissement de Lunebourg au S., la république de Hambourg et le Holstein k l'E. 11 mesurait 120 kilom, sur 65 et renfermait uno population de 290,000 hab.
STADE (marche de), dénomination donnée quelquefois par les historiens du moyen âge k la marche de Brandebourg, parce que Luther Odo 1er, comte de Stade, eu reçut le gouvernement en 1056.
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STADE (Thierry de), philologue, né a Stade le 13 octobre i637, mort à Breitien le 19 mai J718. Il étudia à l'université de Helmsteedt, puis à celle d'Upsal. En 1668, il fut nommé par le roi de Suède secrétaire du consistoire royal à Bremen et Venlen , fonction qu'il exerça jusqu'en 1711, et fut nommé alors archiviste de ces deux principautés. On a de lui : Interpretatio lalina fragmenti veteris lingv» francicse, que Palihenius a ajoutée en 1706 à YHarmonia Tatiani; Spécimen lectionum antiquarum francicarum, ex Ottfridi monacfri Wizenburgensis libris Evangeliorum, et aliis monumentis collectum, cum interprétations lalina (Stade, 1708, in-4»); Explication des principaux mots allemands dont s'est servi !e docteur Martin Luther dans sa traduction de la Bible, en allemand (Bremen, 1737, in-8°,
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3e êdit.); une traduction allemande du livre de M. -G. de Block contre les Prédictions astrologiques et un, grand nombre d'ouvrages restés manuscrits. Il a paru une notice sur la vie et les écrits de Stade, intitulée iMemoria Stadeuiana (Hambourg, 1725, in- 8°). On en trouve un extrait assez étendu dans les Mémoires pour l'histoire critique de la laiir/ue allemande (Leipzig, 1734, in-8», no 12, t. III, p. 637-671).
STADIA s. m. ( sta-di-a — rad. stade ). Géod. Instrument à l'aide duquel on peut mesurer directement et sans se déplacer la distance entre deux points.
— Encycl. Le sladia est un des instruments les plus commodes qui aient été imaginés; il est fondé Sur les principes suivants :
Si au foyer F d'une lunette on place un réticule R, les rayons visuels, passant par l'intersection des fiis horizontaux a et 6 avec le fil vertical, formeront un angle constant dont le sommet sera le centre optique de l'objectif O. Dès lors, si, à travers cette lunette, on vise une mire graduée AB ou CD, les rayons visuels passant par Jes lils horizontaux intercepteront sur cette mire des nombres de divisions d'autant plus grands que la distance de lu mire seru plus grande, et l'on aura