‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 680 sur 1059 · STET · texte numérisé non relu

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mort dans la même ville en 1808. Il fut conseiller impérial, puis, après l'annexion d'Augsbourg à la Bavière, conseiller privé du roi de Bavière. Ses principaux ouvrages sont : Lettres d'une femme du xive siècle, d'après d'anciens documents (Augsbourg, 1777, in-8«; 1783, 2B édit., in-12, avec grav.; Amsterdam [Paris], 1788, in-12, fig., trad. franc.); Biographies utiles à l'encouragement et à la conservation des vertus civiques (Augsbourg, 1778-1782, 2 t., in-8°) ; Histoire des arts et des métiers dans la ville d'Augsbourg (Augsbourg, 1779-1788, 2 vol. in-8°); Description de la ville d'Augsbourg, accompagnée d'un plan (Augsbourg, 1788, in-8°).

STETTIN, en latin du moyen âge Sedinum, ville de Prusse, ch.-l. de la province de Poméranie et de la régence de son nom, sur la rive gauche de l'Oder, qui se divise dans ses environs en quatre bras et la met en communication avec plusieurs lacs, à 70 kilom. S. des côtes de la Baltique, 135 kilom. N.-E. de Berlin, par 53» 25' de latit. N., 12" 15' de longit. E.; 74,000 hab. Résidence des autorités supérieures de la province de Poméranie; consistoire évangélique; cour d'appel; étatmajor du 2e corps d'armée; consulats étrangers ; port de commerce sur l'Oder, l'un des plus importants de l'Allemagne du Nord, accessible seulement aux navires qui ne calent pas plus de 3 mètres d'eau. De nombreuses industries sont exercées à. Stettin. On y compte notamment des fabriques importantes de machines, de sucre, d'eau-de-vie, de cigares, d'objets nécessaires à la navigation, de draps, lainages, cartes à jouer; nombreuses brasseries, chapelleries, etc. Ce qui assure la prospérité commerciale de Stettin, c'est d'abord sa situation près de l'embouchure d'un fleuve qui parcourt des contrées fertiles et riches en produits agricoles et même manufacturiers, savoir : Ja Siiésie, le Brandebourg et la Poméranie. A cet avantage, il faut ajouter ceux qui proviennent de sa communication par des voies navigables avec l'Elbe et la Vistule. Les principaux articles d'exportation de Stettin sont les céréales et quelques autres graines, le bois, la laine, le fer, le zinc, l'alcool. L'importation a principalement pour objet les fers, les matières premières pour l'industrie locale, telles que coton, bois de teinture, cuivre, soude, potasse, houille, huiles, denrées coloniales, vins, poissons salés ou fumés, etc.

Stettin est formé de la ville proprement dite, sur la rive gauche de l'Oder, et du faubourg de Lastadie, sur la rive opposée, avec lequel la ville communique par plusieurs ponts. C'est une place forte, entourée de retranchements, de fossés et de marais impraticables, et ses ouvrages extérieurs s'étendent fort loin ; le faubourg de Dam, situé à 6 kilom. de la ville, fait partie des ouvrages de défense de cette place, qui ne répondent plus aux moyens d'attaque dont on peut disposer aujourd'hui ; aussi le gouvernement prussien a-t-il cru devoir faire commencer le 11 août 1873 le démantèlement de la forteresse de Stettin, renfermant un dépôt d'artillerie, plusieurs casernes et un hôpital militaire. Quant à la ville même, elle ne présente rien de bien curieux a visiter; ses rues sont larges, assea régulières et les maisons généralement bien bâties. Parmi ses monuments se place en première ligne le château, bâti de 1503 à 153S, devenu en 1575 la résidence des ducs de Poméranie. Ce château comprend une église, renfermant la sépulture des ducs de Poméranie (famille éteinte en 1637 en la personne de Boleslas XIV); au centre de la grande cour d'honneur du château s'élève le buste en bronze du grand électeur de Brandebourg. Les autres édifices remarquables de Stettin sont : l'hôtel de ville, où se trouve un musée numismatique ; le théâtre ; la nouvelle bourse ; les portes de Berlin et du Roi, bâties dans le style du xviho siècle; le gymnase, comprenant un observatoire, une bibliothèque et un muséum; deux églises, l'église Saint- Jean et l'église Saint- Jacques, toutes deux du xive siècle; la première se relie à un cloître presque entièrement intact ; la seconde a pour clocher une tour bâtie au xvte siècle, reconstruite au xvue, et possède une bonne Descente de croix, par Lengerioh ; les fortifications, qui passent pour un des meilleurs ouvrages du genre; enlin la statue en marbre de Frédéric le Grand, par Schadow, et celte plus moderne élevée à Guillaume III en 1849 • par la ville reconnaissante. » Ces deux statues ornent la place du Roi.

Les promenades de la ville consistent dans le Schloss ou Logengarten et le Schutzengarten. Gotzlow, à une faible distance de Stettin, possède des allées boisées, également très- fréquentées dans la belle saison. Les bords du lac de HafF, où vient se jeter l'Oder par quatre bras, présentent aussi une promenade assez pittoresque.

Stettin fut fondé par des Wendes. Cette ville ne commença à. prospérer qu'à l'époque de la décadence de W'ineta, qui se trouvait située à peu de distance de Swinemunde, à l'entrée du Pommersche-HufF, En 1221, les Polonais, commandés par le duc Boleslas, s'en emparèrent et y firent 8,000 prisonniers; en même temps, le christianisme y fut introduit par Othon, évêque de Bamberg. Les princes de Stettin-Poméranie lu rebâtirent en 1296 et en firent leur résidence ; Stettin entra peu après dans la ligue haûséalique.

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Après avoir fait ensuite partie des domaines de la Pomêranie-Wolgast, elle appartint à Frédéric II de Brandebourg, puis revint en 1472 aux princes de Poméranie. La Réforme y fut introduite en 1572, et en 1630 Gustave- Adolphe s'en empara. La paix de Westphalie donna cette ville à la Suède. Vainement assiégée en 1659 parles Brandebourgeois et les impériaux, elle fut prise en 1677 par le grand électeur. La paix de Stockholm la céda au Brandebourg. Frédéric 1er et Frédéric-Guillaume II augmentèrent beaucoup ses fortifications. En 1806, elle ouvrit ses portes aux Français, qui la conservèrent jusqu'en 1813, époque à laquelle, après un blocus de huit mois, le général Grandeau la rendit à la Prusse, qui l'a conservée depuis.

STETTIN (NED-), ville de Prusse, province de Pbméranie, dans la régence et à 75 kilom. S.-E. de Kœslin, ch.-l. du cercle de son nom, entre les lacs Streizig et Viem; 4,300 hab. Distilleries, mégisseries; industrie agricole.

STETTLER (Guillaume), peintre suisse, né à Berne, mort en 1708. Il étudia à Zurich sous Conrad Meyer et à Paris sous Joseph Werner, voyagea en Hollande et en Italie et peignit des tableaux d'histoire et des miniatures. Il a travaillé aux planches dont Charles Patin a accompagné son ouvrage sur ia numismatique et les antiquités. Parmi les productions de Stettler, on cite : le Songe d'Olympt'as lorsqu'elle devint enceinte d'Alexandre et le Songe d'Alexandre lorsqu'il s'empara de Tyr.

STEUB (Louis), littérateur allemand, né a Aichach (haute Bavière) en 1812. Il fit ses études de droit a l'université de Munich, fut, de 1834 à 1836, attaché au bureau de la régence de Nauplie, en Grèce, puis à la chancellerie publique d'Athènes et revint ensuite se fixer à Munich, où il fut nommé avocat en 1845 et notaire en 1863. Dans ses études, il s'est surtout occupé des régions alpestres et de leur ethnographie et a publié à ce sujet divers travaux remarquables, entre autres : Sur les habitants primitifs de la Rhétie et leurs rapports avec les Etrusques (Munich, 1843); Trois étés dans le Tyrol (Munich, 1846); Sur iethnographierhétienne (Stuttgard, 1854); le Plateau de la Bavière (Stuttgard, 1860} ; Excursions dans les montagnes de la Bavière (Stuttgard, 1862); Journée d'été dans le Tyrol (Stuttgard, 1867). On lui doit encore des Tableaux de lu Grèce (Leipzig, 1841, 2 part.) et des œuvres purement littéraires, telles que : Nouvelles et descriptions (Stuttgard, 1853); Songes allemands (Brunswick, 1853, 3 vol.) et VHôte noir (Munich, 1863), roman dont la scène se passe dans le Tyrol, etc.

STEUBEN (Frédéric-Guillaume, baron de), générai américain, né àMagdebourgen 1730, mort à Steubenvilte en 1794. Il servit dans l'année prussienne sous Frédéric II et devint aide de camp de ce souverain. Arrivé au grade de lieutenant général, il se rendit, en 1777, aux Etats-Unis, y devint inspecteur général et se signala surtout au siège d'York- Towu (1781). Oo trouve une notice sur Steuben dans ['American biography de Sparks.

STEUBEN (Charles- Guillaume- Auguste-; Henri-François-Lotiis, baron de), peintre allemand, né à Bauerbach, près do Manheiin (grand-duché de Bade), en 1788, mort à Paris en 1856. Quoique Allemand d'origine, le baron de Steuben appartient par ses œuvres à l'école française. Après avoir servi en qualité de page dans une cour d'Allemagne, il entra a l'Ecole des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, où ses progrès furent rnpides, puis vint à Paris avec une lettre de recommandation de Mme de Staël pour Gérard, dont l'enseignement laissa chez lui le plus de traces, quoiqu'il allât étudier aussi près de Robert Lefebvre et de Prudhon. 11 exposa au Salon de 181 2 son premier tableau, Pierre le Grand, surpris par une tempête, saisissant le gouvernail et disant à sa suite • « Vous ne périrez pas; Pierre est avec vous. » Achetée par le Luxembourg, où elle est restée longtemps, reproduite par les graveurs, copiée aux Gobelins, celte composition a joui d'une véritable popularité en son temps. Sa vogue, de nos jours, s'est un peu amoindrie parce que nous ne sommes plus dans le courant d'idées qui permettait do s'enthousiasmer pour un sujet pareil. Cette peinture , d'ailleurs, au point de vue do l'esthétique pure, n'est pas un chef-d'œuvre; elle ne mérite même pas d'être comprise dans les meilleures pages de l'auteur. Lui, qui a eu parfois le sentiment dramatique avec tant de puissance et de vérité, il est ici déclamatoire et emphatique au possible. Les mouvements, les costumes, la couleur laissent aussi beaucoup à désirer. Il y a plus de qualités solides dans le Saint Germain, évêque de Paris, exposé au Salon de 1819 et actuellement dans l'église Saint-Germain-rtes-Prés. C'est do l'art vrai, malgré le parti pris académique de l'ensemble. Un dessin pur et savant, du style dans les draperies et les têtes, une couleur assez harmonieuse sont les mérites sérieux qui valurent à Steuben un succès réel. Sa notoriété s'accrut encore au Salon de 1822, où il envoya le Mercure endormant Argus, qui faisait autrefois partie de la galerie du château de Meudon, et le Guillaume Tell s'élançant de la barque de Gessler, lacéré le 24 février 1848, à l'invasion du Palais-Royal. En 1824, le Serment des trois Suisses, également détruit en 1848, eut

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un succès éclatant et mit Steuhen au premier rang parmi les maîtres contemporains. En 1827, il exposa le grand tableau intitulé : Trait de la jeunesse de Pierre le Grand, aujourd'hui au musée du Louvre. Le côté dramatique du talent de l'artiste s'affirme ici dans toute sa puissance; sa haute science de la forme et sa vigueur d'exécution sont en parfaite harmonie avec l'énergie du sentiment. C'est un des bons tableaux de l'école française. Il y avait encore à ce même Salon, qui fut mémorable dans la carrière du maître : V Innocence se réfugiant dans les bras de la Justice, Première entrevue de J.-J. Rousseau avec M""* de Warens, Ninon de Lentios faisant don de sa bibliothèque au jeune Voltaire , sujets intéressants , interprétés avec autant de science que de goût. Steuben exécuta peu après le plafond du Louvre où sa déroule la Bataille d'Ivry et la clémence de Henri IV après la victoire. Cette peinture solide est bien dessinée et se distingue surtout par des vigueurs de ton peu communes. Citons encore comme autant de succès à divers titres : le Parlement, conduit par Matthieu Mole, allant solliciter la mise en liberté de Broussel et de Blanc-Ménil (1831) ; iîeiour de Vile d'Elbe, Bataille de Waterloo (1835); Jeanne la Folle attendant la résurrection de son mari, Philippe, roi de Castilte (1836); la Esmeralda et Quasimodo (1839); Napoléon avec le roi de Rome, la Esmeralda donnant une leçon de danse à sa chèvre Djali (1841). Les gravures de ces dernières oeuvres jouissent encore d'une grande popularité. Steuben prit part pour la dernière fois aux expositions françaises au Salon de 1843, où il envoya Joseph et la femme de Putipkar et Samson confiant à Dali la le secret de sa force. L'année suivante, il céda aux sollicitations de la cour de Russie et partit pour Saint-Pétersbourg. De nombreuses commandes l'y attendaient.

Citons, entre autres : le Portrait de la princesse Olga, celui de la Grande-duchesse Alexandra, tilles de l'empereur Nicolas; puis les tableaux ci-après : la ilforf de Moreau à la bataille de Dresde, Napoléon travaillant avec Daru, Napoléon consultant la carte à Sainl- Dizier, et dans un genre différent: Saint Joachim et sainte Anne dans le ciel, l'Entrée du Christ à Jérusalem, le Christ en croix, la Mise au tombeau, la Résurrection, VAscension de la Vierge, la Naissance de saint Jean- Baptiste. Ces tableaux n'ont pas été gravés.

Après un séjour de dix années en Russie, le maître, dit M. Gœpp, à qui nous avons emprunté bien des détails, eut la nostalgie de la France; il revint à Paris en 1854, Il y était depuis quelques mois à peine, quand une première attaque de paralysie le cloua dans son lit, qu'il ne quitta plus jusqu'à sa mort survenue deux années après.

STEUBENVILLE, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de l'Ohio, à 275 kilom. de Columbus, sur la rive droite de l'Ohio ; 6,747 hab. Riches mines de houille; fabrication d'étolïes de coton et de laine; construction de muchiues à vapeur ; forges et fonderies de fer. Commerce important.

STECCO (Agostino), eu latin Stencbu* et Eugubiiiu», érudit et prélat italien, né à Gubbio (Ombrie) en 1496, mort à Venise en 1549. Entré dans les ordres à dix-huit ans, il étudia assidûment les langues orientales, la théologie et lus antiquités et passa à Venise pour y régir la bibliothèque de Saint-Antoine-de- Castello. Devenu prieur de son ordre, il fut nommé évêque de Chisamo (Candie), fonctions qu'il résigna, après quatre ans d'exercice, pour venir prendre à Rome la direction de la bibliothèque du Vatican. Il fut chargé de se rendre à Bologne,où venaitd'être transféré le concile de Trente, pour assister à ses travaux ; mais il tomba malade et mourut peu après. Steuco possédait une remarquable érudition ; mais cette érudition était mal digérée, et ses assertions, souvent systématiques, ne reposent sur aucun fondement sérieux. Ses principaux écrits sont : Recognilio Veteris Testamenti ad hebraicam veritatem (Venise, 1529, in-4") ; Pro religione christiana contra lutheranos (Bologne, 1530, in-4»); Cosmopeia (Lyon, 1535, in-fol.); De perenni philosophia (Lyon, 1540, in-fol.) , ouvrage dans lequel il essaye de prouver que les philosophes anciens ont connu non-seulement l'Etre suprême, mais encore la trinité, les anges, la création de l'homme et du monde, etc.

STEUDÉLIE s. f. (steu-dé-It — de Steudel, botau. allem.). Syn. d'M>ÉNOQRA.MMB et de

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