STUD
Ïiilés. On fait grand usage de ce stuc en Raie. Il y en a de très-beaux spécimens exécutés a la fin du siècle dernier par les frères Albertoli, a Milan, dans l'ancien palais de l'archiduc, dans ceux du prince Belgiojoso et du comte Grepy, et à Florence, au palais Pitti.
— Stuc en plâtre. On est parvenu à faire avec le plâtre une autre espèce de stuc ou marbre factice, qui a le brillant et l'apparence des marbres les plus précieux, par les différentes couleurs qu'on y mêle et le poli qu'on lui donne; mais il n'est comparable ni pour la durée ni pour la solidité au stuc fait de chaux et de marbre. Il ne peut résister à l'humidité et ne se maintient qu'à l'intérieur et dans les endroits secs. Pour faire ce stuc, on choisit le gypse le meilleur et le plus blanc. On le casse par morceaux de la grosseur d'un œuf et ou le fait cuire avec grand soin dans un four de boulanger. On le pile dans des mortiers de fonte et on le passe dans des tamis de soie très-fins, puis on le gâche dans une dissolution de colle de Flandre moyennement concentrée. En même temps, on incorpore la couleur s'il y a lieu. Lorsque le stuc est bien sec, on le polit d'abord avec de la pierre ponce; on continue avec du tripoli et un morceau de feutre; puis on lui donne du brillant avec de l'eau de savon et de l'huile seule. Il faut frotter vigoureusement et longuement jusqu'à siccité parfaite, si on ne veut pas qu'il reste des places ternes.
STUCATEUR s. m. (stu-ka-teur — rad.
stuc). Techn. Ouvrier qui prépare ou qui applique le stuc.
STUCK (Wolfram), un des plus anciens écrivains dramatiques de l'Allemagne. Il est l'auteur d'un Mystère du Nouveau Testament, qui porte sur les manuscrits la date de 1514. C'est l'histoire évangélique arrangée pour la scène et flanquée de plusieurs intermèdes tirés de l'Ancien Testament, de chants, etc. Le mystère comprenait un nombre considérable de personnages et il fallait plusieurs jours pour le jouer tout entier.
STUCK ou STUCKIUS (Jean-Guillaume), né à Zurich vers le milieu du xvie siècle, mort en 1607. Il est l'auteur d'un Traité des festins des anciens et de leurs sacrifices (Zurich, 1591, in-fol.; imprimé aussi avec d autres écrits sur le même sujet à Leyde, 1695, 2 vol. in-fol.), d'un commentaire sur Arvien et d'un parallèle de Henri IV avec Charlemagne, sous le titre de Carolus magnus redivivus (1598, in-4»).
STUCK (Théophile-Henri), bibliographe allemand, né à Halle, en Saxe, en 1716, mort en 1787. H fut nommé, en 1754, inspecteur des salines et, en 1751, trésorier de sa ville natale. On lui doit un Catalogue (en allemand) de relations de voyages et descriptions de pays, anciennes et modernes ; Esquisse d'une partie principale de l'histoire littéraire de ta géographie (Halle, 1784, in-8°; supplément, Halle, 1785; 2« partie, publiée après la mort de l'auteur par H. Ch. Wehler, Halle, 1787, in-8o).
STUCKENBERG (Jean-Christian), publiciste allemand, né à Dorpat (Russie) en 1788, mort à Saint-Pétersbourg te 21 mai 1856. Il étudia à Dorpat et à l'étranger, et se consacra spécialement à l'étude de la géographie. 11 obtint communication des archives russes et publia un grand nombre d'ouvrages sur la géographie, l'ethnographie et la statistique de l'empire russe. Les principaux d'entre eux sont les suivants ; Beschreibung aller immssischen Reiche gegrabenen oder pro- 'ektiren schiff und flossbaren Kanâle (Saint- Pétersbourg, 1847) ; Hydrographie der russischen Reichs (Saint-Pétersbourg, 1844-1849, 6 vol.) ; Versucheines Quellenanzeigers alter und neuer Zeit fur das Gebiet der Géographie, Ethnographie und Stalistik des russischein Reichs (Saint-Pétersbourg, 1852-I854j 4 vol.) ; Kartographie des russischen Reichs (Saint- Pétersbourg, 1 849) ; Russlands Sc/iweiels Produktion (Saint-Pétersbourg, 1854, 3 vol.).
STUCKLAND (André de), maître provincial de l'ordre Teutonique en Livonieen 1250, Il vainquit les Lithuaniens, les chtissa de la Livonie, rendit la Sémigalle tributaire de son ordre et finit par conclure la paix avec le grand-duc de LUhuunie, Mendog (1251). Celui-ci, ayant à la fois à lutter contre les Tartares et contre les chevaliers teutoniques, se réconcilia avec ces derniers et feignit de se convertir au christianisme. Stucklund attacha son nom à la fondation de la ville de Memel (1252). Il força, dit-on, les habitants de l'île d'Qîsel de renoncer à la polygamie. Il se démit bientôt après de sa dignité et se retira en Allemagne, où il mourut.
STUD s. m. (steudd — mot angl,). Haras; réunion de chevaux pour la course, la chasse ou la vente.
STUD-BOOK s. m. (steud-bouk — mot angl. formé de stud, haras, et de book, livre). Sport. Registre où sont inscrits le nom, la généalogie, les progrès, les victoires des chevaux pur sang : Le stud-book est le livre des généalogies chevalines ; it contient l'indication de tous les produits de juments pur sang. (E. Chapus.)
STUDENEZ, nom d'un ancien lac sacré de l'île de Rugen. Beaucoup de sacrifices se faisaient au bord de ce lac, qui était situé au milieu d'une forêt presque impénétrable.
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STUDER (Bernard), physicien et géologue suisse, né à Buren-sur-1'Aar, canton de Berne, en 1794. Il commença d'abord à étudier la théologie-, mais, entraîné par son goût pour les mathématiques, il s'y donna bientôt tout entier et obtint, en 1815, une chaire au collège de Berne. En 1816, il partit pour Gœttingue, où, pendant deux ans, il étudia l'astronomie et la géologie sous la direction de Gauss, de Stromever et d'Hausmann ; visita, en 1820, Paris, ou il reçut un excellent accueil de Fèrussac et de Brongniart, et on il compléta ses connaissances sous la direction du comte Bourmont, et se Ha, quelques années plus tard, à Berne, avec Léopold de Buch, qu'il accompagna dans plusieurs excursions sur les Alpes. La géologie de ces montagnes devint dès lors l'objet de ses études, dans lesquelles il fut encore aidé d'une manière efficace par Boue, qui habita Berne assez longtemps. Ce fut d'après ses conseils qu'il entreprit, en 1827, un grand voyage géologique dans les Alpes italiennes et dans les Alpes orientales. Pour l'encourager dans ses efforts, le gouvernement de Berne avait, en 1825, créé en sa faveur, à l'Académie de cette ville, une chaire de géologie, la première qu'ait possédée la Suisse. Lorsque cette Académie eut été érigée eu université (1834), M. Studer vit s'agrandir considérablement le cercle de ses travaux et consacra, tous les ans, ses longues vacances à des excursions dans les Alpes et dans les pays étrangers. Ce fut ainsi que, en 1840, il visita Rome, Nariles et la Sicile; en 1847, l'Angleterre et l'Ecosse; en 1848,leTyrol, Salzbourg et Vienne. De nombreux mémoires sur ces voyages ont été insérés dans l'Annuaire de Leonnard et de Bro-wn, dans le Bulletin de la Société géologique, dans les Communications de la Société des naturalistes de Berne, dans la Bibliothèque universelle de Genève et autres recueils. A une époque plus récente, il a aussi fourni, en qualité de membre fondateur du CSub alpestre suisse de Berne, des articles aux Excursions sur les sommets et dans les glaciers des hautes Alpes de la Suisse (Zurich, 1859- 1863, tomes 1er et II), dont il est l'un des collaborateurs. On lui doit, en outre,plu- Steurs ouvrages importants, tels que : Géologie des Alpes de la Suisse occidentale (Ileidelberir, 1834); Manuel de géographie mathématique (Berne, 1836; 2e édit., 1842); Manuel de géographie physique (Berne, 1844- 1847, 2 vol.); Géologie de la Suisse (Berne, 1851-1853, 2 vol.) ; Instruction pour l'étude de la physique et des éléments de la mécanique (Berne, 1859) ; Histoire de la géographie physique de la Suisse (Berne, 1863). Il a, en outre, publié, en collaboration avec Arnold Eschervon der Linth, la Carte géologique de la Suisse (Winierthur, 1858, 4 feuilles) et décidé, en 1859, la Société des naturalistes suisses à entreprendre la publication de documents relatifs à cette carte, ainsi qu'à faire exécuter, aux frais de la caisse fédérale, le coloris géologique de la grande carte de la Suisse de Dufour. M. Studer a été élu, le 8 juin 1874, correspondant de l'Académie des sciences de Paris.
STUDIEUSEMENT adv. (stu-di-eu-ze-man — rad. studieux). Avec soin, avec application, d'une manière studieuse : Cet otivrage est studieusement travaillé. (Acad.) Ce n'est pas un critique curieux et studieusement investigateur que LaUarpe; c'est un professeur pur, lucide, animé. (Ste-Beuve.)
STUDIEUX, EUSE adj.(stu-di-eu,eu-ze — lat. studiosus; de studium, étude). Qui aime l'étude : Un homme studieux, une personne studieuse. Les générations laborieusement studieuses dans la jeunesse deviennent seules des générations d'hommes libres (Guizot.)
— Qui est plein de soin, d'application ; Studieuse à me plaire, à m'aimer toujours prête.
CnÉNJER.
STUFFING-BOX s. m. (steu-fingh-bokss — mot angl. formé de stuffiitg, bourrant, et box, boîte). Mécan. Boîte remplie de matière compressible, employée pour empêcher les fuites dans les machines où se sert des gaz ou des liquides.
— Encycl. Ces appareils, auxquels on donne encore le nom de boites à éloupe, se composent : d'une partie élastique, imperméable (filasse, étoupe, cuir et même métal), qui entoure la pièce mobile et qui forme la garniture proprement dite, que l'on enferme dans une sorte de boîte ou de caisse; d'un presse-étoupe ou bouchon en métal qui presse et serre la garniture à l'aide de visoude boulons à écrou. Pratiquement, il est assez difficile de faire une bonne garniture, parce qu'il ne faut pas que l'étoupe ou le corps élastique exerce, sur toute la surface de la tige avec laquelle il est en contact, une pression plus grande que celle qui est nécessaire pour éviter les rentrées d'air ou les fuites de vapeur, de gaz ou de liquide contenus dans le cylindre ; d un autre coté, il ne faut pas que cette pression soit assez grande pour occasionner, par un trop grand frottement, une augmentation d'usure et une résistance trop considérable et nuisible au travail. C'est particulièrement pour les cylindres, les pompes et les boîtes de distributiondes machines à vapeur que l'on emploie les stuffing- boxes à étoupe ; pour les presses hydrauliques, comme pour les pompes d'injection , on fait usage de garnitures en cuir embouti; et dans certains
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cas, lorsqu'il s'agit de contenir des corps gazeux très-subtils, tels que l'éther et le chloroforme, on utilise des dispositions de fermeture beaucoup plus hermétiques. Enfin, dans certaines circonstances, on applique des garnitures métalliques qui ont l'avantage de résister à des températures très-élevées. Les systèmes de garniture des siuffing - boxes varient avec chaque constructeur, ainsi qu'avec le genre de machines et la nature des fluides employés. Dans tous les cas, quel que soit le mode de construction adopté, il faut que la garniture soit graissée souvent, soit avec de l'huile, soit avec de la graisse ; à cet effet, on fait toujours en sorte que le bouchon ou le tampon qui ferme la boite soit évasé de manière à former un réservoir; lorsque le stuffitig-box est vertical, cela ne présente aucune difficulté ; mais quand il est placé horizontalement, on est obligé d'établir en avant du presse-étoupe un godet garni d'une mèche de coton contre laquelle la tige en mouvement vient continuellement s'humecter; quelquefois on se contente de placer sur la partie cylindrique de la boite un réservoir à huile, que l'on met en communication avec la garniture à l'aide d'une mèche de coton, qui trempe par une extrémité dans l'huile, et qui traverse par l'autre l'épaisseur de la boîte à étoupe. Ce système, employé le plus souvent, permet d'obtenir un graissage régulier et continu. Pour les tiges de piston dont les corps de pompe sont appelés & fonctionner avec de l'eau agissant à des pressions plus ou moins considérables, on emploie généralement des garnitures en cuir, que la pression même de l'eau fait serrer sur tout le pourtour de la tige.
STCFFO, dieu des Thuringiens; il était adoré sur une montagne par les buveurs. On l'a comparé à Bacchus; son culte dura jusqu'au jour où saint Boniface brisa sa statue. stuffo ou stauf veut dire une coupe, une timbale. La famille allemande de Stauffenberg porte une timbale dans ses armoiries.
STUHLIÎSCEN, bourg du grand-duché de Bade, cercle du Lac, à 62 Kilom. N.-O. de Constance, chef-lieu du bailliage de son nom, Drès de la frontière suisse; 1,450 hab. Ce bourg fut jadis le chef-lieu d'un landgraviat qui appartint aux ducs de Furstenberg.
STUI1I/WE1SSFNBURG ou ALBE ROYALE, en latin Alba Regia, en hongrois Székès-Féjervar, ville de l'empire d'Autriche , dans la Hongrie, chef-lieu du comitat de son nom, à 58 kiiom. S.-O de Bude, par 470 il' ce latit. N., 160 i> de longit. E. ; 20,000 hab. Evêché catholique suffragant de Gran ; séi linaire, gymnase de cisterciens; maison d'éducation militaire. Récolte de soude produite par l'évaporation des eaux saumâtres des marais environnants. Fabrication de coutellerie commune, cordouans, draps, flanelles, savon; commerce actif de laines, vins, lin, coton, bestiaux. Aux environs, sources acidulés de Moha, très-fréquentées. Cette ville, bâtie au milieu d'une plaine marécageuse, renferme quelques beaux édifices, parmi lesquels nous citerons la cathédrale, l'église Saint-Jean, l'église de l'Assomption, qui fut pendant cinq siècles le lieu de couronnement et de sépulture des rois de Hongrie ; le théâtre et le palais épiscopal.
Stuhlweissenburg, fondée au xie siècle par le roi Etienne, était autrefois fortifiée et bien plus importante que de nos jours. Elle souffrit beaucoup de la longue lutte des Hongrois et des Turcs. Prise en 1543 par Soliman H, elle fut enlevée en 1601 par le duc de Mercosur aux Turcs, qui la reprirent l'année suivante et la conservèrent jusqu'en 1888, époque où Léopold l'enleva définitivement aux infidèles. Les fortiflcatioi s, rasées en 1702, n'ont pas été relevées.
STUHLWEISSENBUBG (comitat de), division administrative de la Hongrie, comprise dans la lieutenance de Pesih; elle confine au N. au comitat de Gran, à l'E. à celui de Pesth, au S. à celui de Tolna, et à l'O. à celui de Veszprim. Superficie, 4,099 kilom. carrés; 182,345 hab. Le sol, accidenté au N. par les monts Vertesi, est plat et généralement marécageux sur tous les autres points. On y récolte des céréales, fruits, vins, garance et tabac. Elève de bestiaux, moutons, porcs et chevaux.
STUHM, ville de Prusse, province de Prusse, régence et à 21 kilom. N.-E. de Marienwerder, chef-lieu du cercle de son nom; 1,507 hab. Importantes tourbières. Victoire de Gustave- Adolphe, roi de Suéde, sur les Polonais, en
STUHR (Pierre-Feddersen), historien allemand, né à Flensbourgen 1787, mort en 1851. Il étudia le droit et la philosophie dans différentes universités de l'Allemagne, notamment à Heidelberg, avec Schœlling et Gœrres,età Halle, avec Steffens. II publia à Heidelberg, en 1811, une brochure iiititulée : les Etals de l'antiquité et ceux de l'époque chrétienne exposés dans leurs contrastes, et, la même année, à Berlin, un autre ouvrage sur la Décadence des Etats naturels, dans lequel il combat victorieusement les théories ds ! Niebuhr. En 1813, il entra dans les uhlaiis j de la légion hanséatique et prit sa retraite avec le grade de capitaine, à la fin de la campagne. Il fit cependant encore la seconde i campagne contre Napoléon, devint ensuite ! secrétaire de la commission des études raili- I
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taires de Berlin, prit ses grades a l'université de cette ville en 1821 et y fut nommé, en 1826,
Îirofesseur extraordinaire. On a encore de ui : Traité sur les antiquités Scandinaves (Berlin, 1817) ; la Constitution militaire du Brandebourg et de ta Prusse à l'époque de Frédéric-Guillaume le Grand (Berlin, 1819); Recherches sur l'origine et l'antiquité de t'astronomie chez les Chinois et chez les Indiens (Berlin, 1831); les l'rois dernières campagnes contre Napoléon (Lemgo, 1832); la Guerre de Sept ans (Lemgo, 1834); la Religion de l'empire chinois et les systèmes de la philosophie indienne dans leurs rapports avec la doctrine de ta révélation (Berlin, 1835) ; les Systèmes religieux des peuples païens de l'Orient (Berlin, 1836-1838, 2 vol.); Histoire du pouvoir maritime et colonial du grand électeur Frédéric-Guillaume de Brandebourg (Berlin, 1839); Recherches et éclaircissements sur les points principaux de la guerre de Sept ans (Hambourg, 1842, 2 vol.)
STUKELEY (William), antiquaire et médecin anglais, né à Holbeach (Lincolnshire) en 1687, mort à Londres en 1765. Il fit ses études à Cambridge, s'attachant spécialement à la médecine et a la botanique, puis il alla exercer quelque temps à Boston et revint à Londres se faire admettre au collège des médecins. En 1729, il entra dans les ordres et devint successivement chapelain du duc d'Ancaster, pasteur de la cure de Saint-Georgele-Martyr. Ses principaux écrits sont : Dissertation on the spleen (Londres, 1723, in-fol.); On the cause and cure of the goût (Londres, 1734, in-8°); Palxographia sacra (Londres, 1736, in-4<>); Palxographia Britannica (Londres, 1743, 2 cah. in-4»).
STIJLER, architecte allemand, né à Mulhouse-en-Thuringe en 1800, mort en 1865. Elève de Schinkel, qui l'associa de bonne heure à ses travaux, il fut nommé en 1829, pendant un voyage qu'il faisait en Italie, inspecteur d'architecture à Berlin. Nommé, en 1832, oonseill»'- aulique et directeur de la commission dp construction du château, il devint ensuite successivement conseiller supérieur et architecte du roi (1842) , codirecteur de l'Académie d'architecture (1849) et conseiller rapporteur au ministère (1850). Parmi les travaux qui ont été exécutés sous sa direction ou d'après ses plans, nous citerons : l'hôtel de ville de Perlebau, en style italien du moyen âge; la restauration du palais d'hiver de Saint-Pétersbourg; la bourse de Berlin ; les châteaux de Boitzenburg, de Basedow, d'Arendsee et de Dalwitz ; l'église catholique de Rheda ; puis pins de cent églises sur les trois cents qui furent lonstrnitos sous le règne de Frédêric-GuillauiB III, entre autres, à Berlin, celle de Saint-Jacques, dans la forme des anciennes basiliques chrétiennes, celle de Saint-Matthieu, en style italo-rom..u, celle de Saint-Barthélémy, en style gothique, et celle de Saint-Marc, en style italien de la Renaissance. Son œuvre principale en architecture profane est le nouveau musée de Berlin, où il a su marier harmonieusement les caractères principaux des différentes époques de l'architecture. C'est aussi d'après les mêmes principes qu'il a fait construire le musée national de Stockholm. Parm: ses autres travaux, nous mentionnerons encore la nouvelle bourse de Krancfort-sur-le-Mein, les bâtiments de l'Académie des seiencps de Pesth et de l'université de Kœnigsberg, le châteaude Schwerin, commencé sur les plans de Demmler; le musée de Cologne, l'hôtel de ville de Sehulpforta, les détails d'architecture des ponts de Dirschau et de Marienbourg, enfin la reconstruction du château de Hohenzollern, berceau de la famille de ce nom. Il avait en outre collaboré avec Strack aux Feuilles de modèles pour les fabricants de meubles (1835 et années suivantes), et fourni un grand nombre de plans et de dessins à V Album de la Société des architectes de Berlin. Stuler était un des plus remarquables architectes de l'AUemague.
STUNDISTE s. (ston-di-ste). Membre d'une secte religieuse récemment fondée en Russie.
— Encycl. La secte des stundistes a été fondée, il y a peu d'années, en Russie par des colons iillemaiids établis dans le gouvernement de Kherson. Elle doit son nom à ce que ses membres se réunissent pendant les heures (stunden) de repos pour lire en commun les Evangiles et expliquer la Bible. La doctrine de ces sectaires a beaucoup d'analogie avec celle des anabaptistes, dont ils ont adopté le second baptême et diverses cérémonies. Les stundistes donnent à leurs cérémonies religieuses la plus grande simplicité ; ils rejettent le culte des saints et des images et le carême. De mœurs très-pures, ils sont laborieux, sobres, honnêtes, se soumettent aux lois de l'Etat, mais protestent avec la plus grande énergie lorsqu'on parle de les soumettre au clergé orthodoxe. Les communautés de stundistes les plus nombreuses se trouvent à Kherson, où, en 1871, ils comptaient 800 adeptes, et a Taraehtschd, près de Kiev, où ils sont au nombre de 4ôo environ.
STUNTZ (Joseph-Hartmann), compositeur allemand, né à Arleshehn, en Suisse, en 1793, mort à Munich en 1859. Il étudia la musique sous Winter, à Munich , et sous Salieri îi . Vienne. En 1816, il revint à Munich et,
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deux ans plus tard, il se rendit en Italie, où il composa son premier opéra, la Represaglia, qui obtint un grand succès. Il composa ensuite successivemeut : à Venise, l'opéra Constantino; à Munich, l'opéra Charlot oder die Milchbrùder ; à Turin, Dalmiro et Argone (1822) ; à Milan, l'opéra-comique Elmira e Lucinde (1823). On cite encore, parmi ses opéras : Das Donauweibchen et Maria-Rosa. Stuntz a, en outre, composé environ cent vingt motets, offertoires, hymnes, cantates, ouvertures, chants, etc.
STDPÉFACTIF, IVE adj. (stu-pé-fa-ktiff, i-ve — rad. stupéfier). Méd. Syn. de stupéfiant. Il Feu usité.
STUPÉFACTION s. f. (stu-pé-fa-ksi-on — rad. stupéfier). Engourdissement d'une partie du corps : Ce remède cause, produit de la