C. DBLAVI3NE
Si ton dessein succède au gré de notre envie Je veux te rendre heureux le reste de ta vie.
Regnar».
Se Buccéder v. pr. Succéder l'un à l'autre, venir l'un après 1 autre tour k tour : La nuit et le jour, l'été et l'hiver, le bien et le mai se
SUCCÈDENT Ct SE SUCCÉDERONT toujours. 11 Eti'C
remplacé l'un par l'autre ; fonnerjine suite, une série non interrompue : Bans les rêves, les sensations SB Succèdent sans que l'âme les compare ni les résume. (Butf.) Les morts et les vivants se succèdent continuellement. (Mass.) Les sentiments les jittta disparates SE SUCCÈDENT chez les femmes avec une rapidité qui étonne. (Roussel.) Les animaux se succèdknt , l'homme seul se continue. (E. Souvestre.)
— Gramm. Ce verbe prend toujours l'auxiliaire avoir dans ses temps composés, excepté quand il est employé dans sa forme pronominale. Le participe succédé est invariable, aussi bien dans les temps composés du verbe pronominal se succéder que dans ceux du verbe neutre : Les malheurs les plus terribles se sont Succédé sans interruption.
SUCCENTEUR s. m. (su-ksan-teur — du lat. sub, sous; canior, chantre). Nom que l'on donnait aux sous-chantres, dans quelques églises: Le précenteur et le succenteur.
SUCCËNTURIAUX adj. pi. m, (su-ksantu-ri-ô — du lat. succenturiatus, mis en réserve). Anat. Reins succenluriaux, Capsules surrénales.
SDCCENTHRIÉ, ÉE adj. (su-ksan-tu-ri-« — lit. succenturiatus ; de sub, sous, et àecenturia, centurie). Anat. Qui remplace un autre organe du même genre. Il Ventricule succenturié, Duodénum : Les oiseaux n'ont, à piv
SUCC
premeiit parler, qu'un seul estomac, le gésier, mais ils ont généralement deux renflements le long de t'cesaph'ige : le jatol, gui n'existe pas toujours, et le vkntriculb succenturié, (F. Cuv.)
SUCCÈS s. m. (su-ksè — lat. snecessus; de successum, supin de succedere, venir après, qui est le tvpe du verbe français succéder). Issue, résultat, manière dont une chose se termine, dont elle arrive à son but : Les mauvais succès irritent nos ennemis sans les désarmer. (Mass.) Les bons et les mauvais succès semblent s'être partagé la durée des ans et des siècles. (Mass.) H me semble que la fortune a soin de donner des succès différents aux mêmes choses, afin de se moquer toujours de la raison humaine, qui ne peut avoir de règle assurée. IFonten.) La philosophie nous console des indignes préférences, des mauvais succès, du déclin de nos farces et de notre beauté. (La Briiy.) On juge d'ordinaire de la conduite par lu succès. (St-Evrein.) Tous les heureux succès en tout genre sont fondés sur des choses dites ou faites à propos, (Vult.) Il Résultat heureux, but heureusement atteint : Obtenir da succès. Il faut savoir se faire pardonner ses Succès. (La Roolief.) L imagination grossit tous tes moyens de succès. (La Roohef.) Il n'y a pas de succès si bien mérité où il n'entre encore du bonheur. (Konten.)Xes succès les plus éclatants ne sont souvent que des crimes éclatants eux-mêmes. (Mass.) Il faut faire servir l'exagération même au succès de la vérité. (Gingueuê.) L'irritation est souvent pour te poète une condition A? succès. (Le Sage.) Entre le SUCCÈS et la gloire, la différence est grande, (Volt.) Le succès n'est de bon aloi qu'autant qu'il répond au mérite. (J.-J. Rouss.) Les hommes en révolution ont souvent plus à craindre de teins succès que de leurs revers. (Mme de StuBI.) L'un des plus grands malheurs de l'cpèce humaine, c'est l'impression que les succès de la force produisent sur les esprits. (Mme de Staël.) Le succès seul ne prouve rien. (J. de Maistre.) Si (a fortune veut rendre un homme eslimaùte, elle lui donne des vertus; si elle veut le rendre estimé, elle lui donne des succès. (J. Joubert.) Les succès produisent les succès, comme l'urgent produit l'arijent. (Chamfort.) Quand la société est profondément corrompue, tes succès qu'on y obtient sont plus souvent la récompense du vice que de la vertu. (Beauchêne.) Les hommes veulent le succès et le veulent prompt ; la patience leur manque pour l'attendre. (Lamenn.) Il n'y a pas de succès possible sans beaucoup de travail et une grande persévérance de volonté. (De Candolle.) La prudence consolide te succès. (De Ségur.) Dans tous les genres, les buts bien définis sont le secret des succès durables. (V. Cousin.) Il suffit d'un sucfÉs pour se faire plusieurs ennemis. (Villem.) La force ne suffit point à ellemême; elle veut quelque chose déplus que te succès; elle a besoin de se conuertir en loi. (Guizot.) Les succès couvrent les fautes, /es revers les rappellent. (Lêvis.) Le succès est un roi absolu, qui ne permet ni qu'on le devance, m" qu'on le fasse attendre, (E. de Gir.) On parle suus cesse de ses succès, mais on ne se souvient bien que de ses revers. (A. d'Houdetot ) Le SUCCES n'appartient pas toujours aux justes, et il ne justifie jamais les coupables. (J. Simon.)
Le succès fait toujours nos vertus et nos crimes.
Reûnari>.
Vainquons par valeur ou far rus ; Le succès sera notre excuse.
Scarron.
Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse; Nos plUB heureux succès sont mêlés de tristesse.
Corneille.
A quelque extrémité qu'on se soit exposé, Qui parvient au succès n'a jamais trop osé.
IIegnaud.
Malgré tous les succès de l'esprit des méchants, Je sens qu'on en revient toujours aux bonnes gens.
Ckesset.
Le succès est le dieu des hommes Et semble tout justifier.
Ponsabd.
Le succès, qui fait seul le mérite ou le crime, Change l'estime en Marne, et le blâme eu estime.
Ponsaru.
— Personnes qui réussissent, qui ont du bonheur : On se range du côté des succès. (Chateaub.) Les uns attachent leur vie au succès, les autres au malheur. (Chateaub.)
— Succès fou, Succès d'enthousiasme, Celui qui est accompagné de marques enthousiastes d'approbation, u Succès de vogue, Réussite d'uneœuvrede l'art ou de l'esprit, qui se maintient longtemps et attire de nombreux, approbateurs, u Succès d'estime. Approbation tranquille, sans enthousiasme, qu obtient un ouvrage bon, mais qui n'offre rien de bien saillant : La pièce, qui, sous tous les rapports, nous semble inférieure aux jirécédents ouvrages, n'a obtenu que ce qu'on appelle un SUCCÈS d'estime. (Th. Gaut.)
— Syn. Succè», isftue. Y. ISSUE.
— Succè», réuaaite, V. RÉUSSITE.
— Encyc], Les peuples de l'antiquité attribuaient toujours aux dieux le succès de leurs entreprises, et leurs échecs à leur propre impiété, qui avait suscité ia colère des dieux. Avait-on essayé une défaite, ou prenait le sac et la cendre pour conjurer la eo-
SUCC
1ère d'en haut; a voit-on gagné une bataille, on faisait des sacrifices et des fêtes publiques. Jephté immolait sa fille; les Grecs immolaient des hécatombes; les catholiques fervents couvrent les saintes images d'ex-voto. Toutes les cotnmunionschrétienneschantent, à l'occasion des succès publics, le Te Deum ou des variantes de cet hymne d'action de grâces.
Peu k peu, cependant, l'étude de l'histoire et de la nature, ainsi que l'expérience personnelle de chacun, a hni par faire voir aux hommes que, si les dieux sont les auteurs de leurs succès, ce n'est pas sans que les hommes y aient eux-mêmes travaillé sans relâche. Longtemps avant le fabuliste, les hommes intelligents de tous pays connaissaient la vérité de la maxime
Aide-toi, le ciel t'aidera,
et n'attribuaient guère plus aux dieux que les événements heureux amenés par ce que nous appelons aujourd'hui le hasard, dont la science des lois immuables de la nature tend k restreindre tous les jours l'influence. La croyance que c'est la Divinité qui décide du succès ou de l'insuccès de nos affaires aboutit rigoureusement au fatalisme, musulman qui dit: ■ C'est écrit; i au fatalisme chrétien qui, par la voix de Jésus-Christ, s'exprime aussi catégoriquement: < Ne vous occupez d'aucune affaire matérielle ; imitez les passereaux qui ne sèment ni ne moissonnent et trouvent, maigre cela, leur subsistance. Dieu sait mieux que vous-mêmes ce qu'il vous faut. »
N'insistons pas sur cette théorie religieuse du succès, qui détruit l'activité humaine et laisse tout le soin de nos affaires à un Dieu dont l'existence est encore à prouver. Examinons plutôt sa notion philosophique, pratique, vraie, et quelles sont les circonstances qui concourent à obtenir le succès.
La part du hasard, nous l'avons dit, existe, mais elle est de plus en plus diminuée, Ce* pendant, quelque faible qu elle soit, elle peut balancer et détruire tous les efforts humains. Ces efforts peuvent aussi être annihilés pur des efforts contraires, Mais passons sur ces cas exceptionnels et fortuits et étudions les éléments constitutifs du succès; qui ne le rendent pas certain, mais probable; qui, lorsque deux personnes concourent au même but et se trouvent dans la même situation et que l'une d'elles lesmeten pratique, lui assurent le succès contre son rival.
Pour obtenir un succès, il faut faire tout ce qui dépend de soi; qui veut la tin veut les moyens. Ces moyens, quels sont-ils î Le premier, c'est Je travail assidu, sans trêve ni relâche, l'activité incessante qu'engendre la volonté ferme de réussir :
.... Labor ortim'a vincit lmjirobus, . . ,
a dit Virgile, et jamais aphorisme ne fut plus incontestable. La Fontaine l'a dit aussi: Travailles, prenez de la peine.
C'est le fonds qui manque le moins.
Le fabuliste a été mieux inspiré en écrivant ces vers que le jour où il a prétendu que la fortune vient à l'homme endormi et qu'elle échappe k celui qui court après elle. U est vrai qu'alors il pensait aux cas exceptionnels qui, comme nous l'avons dit, peuvent être portés au compte du hasard.
Cependant le travail ne suffit pas pour donner le succès; il convient que ce travail soit intelligent et intelligemment dirigé. Sans tact ni discernement, on arrive souvent à un résultat opposé à celui que l'on se proposait. Tel le mineur ignorant et inattentif qui , creusant sans précaution les entrailles de la terre pour lui arracher ses trésors, occasionna uu éboulement sous lequel il périt écrasé.
La persévérance et la patience ne sont pas moins utiles. Le succès dépend souvent d'une longue attente, dont il ne faut point s'indi gner. Le succès ne couronne les efforts que „de ceux qui ne veulent pas le violenter. Tout vient k point pour qui suit attendre, dit lo proverbe français; qui va doucement va loin [chi va piano va loulano), dit le proverbe italien ; et La Fontaine, qu'il faut toujours citer en matière de philosophie pratique, a dit : Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.
C'est le tact, dont nous avons parlé, qui doit décider s'il convient de prolonger la patience ou s'il faut s'en départir. Dans certains cas, il faut savoir profiter de l'occasion, que les anciens représentaient avec une seule mèche de cheveux qu'il fallait saisir au passage. La patience n'exclut pas l'adresse ni même l'audace, dont les anciens disaient qu'elle est souvent favorisée du succès; Audaces fortuna juvat. Mazarin disait que, comme homme d'Etat, il avait k son service deux maximes : savoir attendre, savoir agir. « Et comment les conciliez -vous ces deux maximes? lui disait-on. — Je ne les concilie pas, répondaitil ; je les place en face l'une de l'autre, elles se font pendant; le succès appartient à celui qui su sert de l'une et de 1 autre toujours à propos, i
Kst-i! besoin de dire que le seul succès que nous souhaitons est le succès d'entreprises honnêtes, obtenu par des moyens honnêtes aussi 1 Nous ne sommes pas de cette école fameuse qui prêche que < la tin iustifie les moyens. •
SUCC
Non, le succès ne légitime pas les moyens ; Don, un but honorable ne peut être obtenu par des voies criminelles ou déshonnêtes. Obtenu par le crime, le succès n'est qu'un crime de plus, et non point une absolution. Le sang versé par tant de princes pour arriver au trône n'est point lavé par leur succès; les forfaits triomphants sont toujours des forfaits, et la responsabilité en retombera éternellement devant l'histoire et devant la postérité sur les coupables.
Tristes succès aussi que ceux de la guerre ; tristes lauriers que ceux que l'on cueille sur les champs de bataille lorsqu'on n'y défend pas la patrie et la liberté ; lorsque les peuples ne se ruent les uns sur les autres, par ordre de leurs tyrans, que pour la gloire, c'est-à-dire pour le succès en lui-même.
SUCCESSEUR s. m. (su-ksè-seur — lat. successor; de succedere, succéder). Celui qui succède à un autre, qui le remplace, qui, à son tour, occupe l'emploi ou jouit des droits qui étaient dévolus a l'autre : Successeur légitime. Un indigne successeur. Les successeurs d'Alexandre. Les enfants des hommes illustres sont d'ordinaire les successeurs du rang et des honneurs de leur père, et ne le sont pas de leur gloire et de leur vertu, (Mass.) Commode et ses successeurs périssent presque tous de mort violente. (Chateaub.)
Nob successeurs déjà nous poussent devant eux. C. Délavions,
[d'autres.
Les grandeurs ont leur cours; vous succédez a
Mais d'autres, quelque jour, seront vos successeurs. J.-B. Rousseau.
— Celui qui suit la même carrière qu'un autre, ou qui a les mêmes qualités : Spinoza n'a pas laissé de successeur. (E. Laboulaye.) Rendre des successeurs inutiles, c'est presque les rendre impossibles. (E. de Gir.)
SCCCESSIBILITÉ s. f. (su-ksè-si-bi-li-té — rad. successible). Caractère de qui est successible, habile à succéder : La successibilité de la ligne directe passe avant celle des lignes collatérales, u Ordre de succession, manière dont a lieu la succession : La succeSsibilité au trône est de mâle en mâle par ordre de prtmogéniture.
SUCCESSIBLE adj. (su-ksè-si-ble — du lut. succedere, succéder), Jurispr. Habile à succéder : A défaut de parents au degré SUCcessible rfans une ligne, les parents de l'autre ligne succèdent four le tout. (Acad.) Après fous les parents successibles , et à leur défaut, arrive l'Etal. (Troplotig.)
— Substuntiv. Parent au degré successible : L'Etat n'hérite qu'à défaut de successibles.
SUCCESSIF, IVBadj. (su-ksè-siff, i-ve — latin successiuus; de succedere, venir après, succéder). Continu, dont les parties, les actes ou les moments se succèdent sans interruption : Ordre successif des jours et des nuits. On meurt à chaque moment pour un temps, une chose, une personne qu'on ne reverra jamais; la vie est une mort successive. (Chateaub.) Le progrès de l'homme est le développement successif de la liberté par la science. (Ch. Dollfus.) Le but général du progrés est ta réalisation successive de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, (OU.) Il Se dit aussi des choses distinctes, qui se succèdent sans interruption ou par intervalles : Les transformations successives de la société. Les attaques successives dirigées contre une place de guerre. La vie s'éteint par nuances successives. (Buff.) Si l'on pouvait observer une langue dans ses progrès SUCCESSIFS , on verrait les règles^ s' établir peu à peu. (Condill.) Le dogme de la métempsycose est la croyance à l'immortalité de l'âme à travers une série d'existences successives. (J.-J. Ampère.) La civilisation n'est autre chose qu'une série de transformations successives. (V. Hugo.)
— Jurispr. Qui a rapport aux successions. Il Successif héréditaire, Qui constitue la succession par héritage : Le droit successif héréditaire peut se prouver comme utilité sociale, mais non à un point de vue de justice absolue.
— Mar. Mouvement successif, Contre-marche.
— P. et chauss. Bateaux successifs, Bateaux qu'on place successivement, l'un aptes l'autre, au travers d'un cours d'eau , d une rivière ou d'un fleuve, pour y établir un pont, ou qu'on retire l'un après 1 autre, lorsqu'on veut replier lo pont : Construire, replier un pont par bateaux successifs.
SUCCESSION s. f. (su-ksè-si-on — lat. successio; de succedere, succéder). Suite, série de choses qui se succèdent, qui se suivent sans interruption ou à peu d'intervalle : La succession des temps, des événements. La même chose arrive dans la succession des hommes que dans les âges différents d'un particulier. (Paso.) Ah! que de passages de la douleur à la joie et de la joie à la douleur ! Quelle succession bizarre de disgrâces et de prospérités! (Le Sage.) La succession présuppose la durée. (Royer-Collard.) Les passions sont les mêmes dans tous les siècles, les idées changent avec la succession des âges. (Chateaub,) L'a civilisation d'un peuple n'est pas la civilisation; c'est la succession des civilisations particulières qui est la civilisation. (Jouffioy.) L'histoire est parvenue, par son alliance avec la philosophie, à embrasser la succession des
SUCC
idées humaines. (Risjault.) L'histoire de la civilisation pourrait se définir une succession de réformes. (Proudh.) La vie arabe n'est qu'une succkssion de haines et de vengeances. (Renan.) n Suite de personnes qui se succèdent et se remplacent sans interruption ou à courts intervalles : Certaines familles offrent une succession de savants distingués. Une succession de rois fainéants est un danger dans une monarchie absolue, une nécessité dans m une monarchie constitutionnelle.
— Transmission de biens qui s'opère, par des voies légales, entre une personne décédée et une ou plusieurs personnes survivantes : Succession directe, collatérale. Succession sous bénéfice d'inventaire. La SUCCES- SION par testament est un mode de transmission généralement adopté. La succession est une suite naturelle et nécessaire de la fixité du droit de propriété. (Troplong.) il Biens ainsi transmis : Une riche succession, limoncer à une succession. Ouvrir une succession. Partager une succession, il n'est jamais houleux d'hériter, pourvu que l'on emploie bien la succession. (Rigault.) La succession du serf ne passe pas tout entière à ses enfants. (Da Tocqueville,)
Je te prive, pendard, de ma succession.
Et te donne de plUB ma malédiction.
Molière.
Il Se dit aussi de la transmission, après décès, de certains droits ou de certaines charges, faite d'après certaines règles : La succession d la couronne a toujours eu lieu en France de mâle, eu mâle par ordre de prtmogéniture. Il Ordre de succession , Manière dont la loi règle les héritages, d'après le degré de parenté avec le défunt : Il n'y a nul ordre de succès- , sion qui puisse être considéré comme naturel. (Coufcelle-Seneuil.)
— Par plaisunt. Moyen d'acquérir du bien : Le jeu est une espèce de succession ouoerte à tout le monde. (Dufresny.)
— Fig. Qualité, caractère, habitude, rang, dignité qui se transmettent de celui qui meurt à ceux qui lui survivent : Il ne pouvait laisser à ses fils un bien ptus précieux que la succession de sa charité. (Fléch.)
— Poudre de succession , Nom donné à un poison en poudre que la Voisin vendait pendant la Régence, et depuis à d'antres poisons mis au service de gens qui voulaient hériter de quelqu'un en le faisant périr.
— Par succession de temps, Par l'effet du temps, par la suite des temps : Par succession dk temps , cet usage s'est converti en loi.
Il Loc. vieillie.
— Hist. Acte de succession, Arrêt du Parlement qui exclut, en 1701, les catholiques du trône d Angleterre.
• — Agric. Succession des cultures , Ordre dans lequel on fait succéder l'une à l'autre les diverses cultures, d'après les principes de l'assolement.
— Syn. Succeaalon , hérédité, héritage.