‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 752 sur 1059 · SUER · texte numérisé non relu

SUER

les Dalécarliens à délivrer la, Saède de k tyrannie.

SUÉDIKÉ, ÊE adj. (sué-di-né — rad.

suéda). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au suéda.

— s. f. pi. Tribu de la famille des chénopodées, ayant pour type le genre suéda.

SUÉDOIS, OISE s. et adj. (su-é-doi, oi-ze). Géogr. Habitant de la Suède ; qui appartient k ce pays ou k ses habitants : Les Suédois, Une Suédoise. Le peuple suédois.

— s. m. Linguist. Langue que l'on parle en Suède.

SUÉE s. f. (su-è — rad. suer). Pop. Crainte qui fait suer, terreur panique, grande peur subite : On nous donna une terrible suée. Il Série d'émotions pénibles, d'alertes, de fatigues : Quelle svèu\ Enfin, nous en voilà dehors.

SUÉNON 1er, surnommé Tjf.e-Sk„g {Barbe fourchue), roi de Danemark, mort en )ûl4. Il est le type de ces féroces et aventureux guerriers du Nord, qui devaient pendant si longtemps désoler l'occident de l'Europe. II avait été baptisé dans sa jeunesse, mais il était resté fidèle au culte d'Odin et s'était fait un parti puissant en permettant le rétablissement des anciennes pratiques religieuses. Dévoré d'ambition, il se révolta contre son père, le tua k coups de flèches et s'empara du pouvoir; Le retour k l'idolâtrie nationale le rendit cher aux Danois. Engagé dans une guerre terrible contre les habitants de Julin, il fut fait prisonnier, et les femmes de ses sujets le délivrèrent en vendant leurs bijoux. Ce fut pour reconnaître cet acte de dévouement que Suénon ordonna qu'à l'avenir les fllles eussent, dans les successions, une part égale k celle de leurs frères, disposition bien remarquable dans la législation d'un peuple barbare. Il ravagea la Saxe, puis l'Angleterre qu'il soumit au danegeît {taxe danoise), combattit les Norvégiens et revint en Angleterre (1002) pour se venger d'une perfidie du roi Ethelred, qui avait fait égorger en un seul jour tous les Danois. Ses dévastations périodiques aboutirent k la conquête de l'Angleterre orientale et k la prise de Londres (1013), où il se fit proclamer roi. On doute cependant qu'il ait été couronné. Il mourut l'année suivante. Son fils Canut lui succéda.

SOÉNON II, dit Ectritiiion , petit-fils du précédent, roi de Danemark, né vers 1025 mort en Jutland en 1076. Après une guerre contre Harald, roi de Norvège, il envoya son frère Esbern pour tenter d'arracher l'Angleterre à Guillaume le Conquérant. Esbern s'avança jusqu'à York, qu'il emporta, mais se laissa gagner à prix d'or par Guillaume et revint en Danemark, d'où Suénon irrité le bannit. Ce dernier, par suite d'une alliance avec l'empereur Henri IV, remonta l'Elbe pour attaquer les Saxons; mais ses soldats refusèrent de le suivre dans cette expédition. Ce prince montra un grand zèle pour propager le christianisme en Suède, en Norvège et dans les lies voisines.

SUÉNON 111 (Pierre), dit Gra.be, roi de

Danemark, né vers 1125, mort àGrathe (Jutland) en 1157. Elu roi par les habitants de la Seauie et de Seetand, tandis que le Jutland proclamait Canut V.rils de Magnus, il convint avec son rival de s'en rapportera la décision de Frédéric 1er d'Allemagne, qui attribua à Suénon la couronne de Danemark, et l'île de Seeland à Canut, Suénon écrasa d'impôts ses sujets, qui se révoltèrent à la suite d'une guerre malheureuse contre laSuède. Il étouffa la rébellion dans le sang; mais, abandonné par ses soldats irrités de la tentative d'assassinat qu'il avait commise sur son fidèle général Waldemar, il fut obligé de quitter la Suède. Réintégré dans ses Etats par 'es Vandales et les Saxons, ce monarque lit assassiner Canut et marcha contre Waldemar qui, échappé au massacre, avait réuni une armée. Les troupes de Suénon furent battues et lui-même trouva la mort dans la déroute.

SUÉO-GOTHIQUE adj. (su-é-o-go-ti-ke).

Hist. Qui appartient aux Suédois et aux Goths.

— Diplom, Ecriture suëo-gothique, Ecriture des manuscrits suédois antérieurs au xive siècle.

SUER v. n, ou intr. (su-é — latin sudare, mot qui se rattache k la racine sanscrite svid, transpirer, fondre, également conservée dans le grec idià, et l'ancien haut allemand suizan, nouveau haut allemand schwitzen, allemaud sieden, schweifsen, anglais to seeih, to sweat, hollandais sweeten, suer, suinter. Cette racine a produit le sanscrit soaidos, sueur, grec idos latin sudor, allemand scftweifs, anglais sweat'. Prend un tréma sur lï aux deux pr. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous suions; que vous suiez). Rendre par les pores de la peau une humeur aqueuse spéciale que l'on appelle sueur: Suer des mains. Sukr des pieds. Suer de fatigue. Il faut éviter de boire frais lorsqu'on suu.

L'équipage mail, soufflait, était rendu.

La .Fontaine,

— Par ext. Travailler beaucoup, se donner beaucoup de peine, apporter une grande application : Il faut suiiR pour l'instruire. Mon calcul est fini, mais j'ai sué dessus. Le citoyen, toujours actif, sue, s'agite, se tour-

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