‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 770 sur 1059 · CS · texte numérisé non relu

CS

SULP

transforme ce corps en sulfhydantoïne peuvent être exprimées par les équations suivantes:

CS

H5+ fin»

'Az

SuJfocarbaiïiide ou Acide

Eulf-uiée. monochlûr acétique.

Az

™ + c<J/Wi\,

Eau.

"Az

",CO Chloracétyl-sulf-urée.

es;

Az

AzIlS Ammoniaque.

. CO Chlorac<!ty!-sulf-urée.

AzH — Cil* = AzH*Cl -r- CS ^ !

Chlorure AzII — CO

ammoniaque. Glycolyl-sulf-urée.

M. Vohlard a mis en doute la production de la chloracétyl-sulf-urée dans la première phase de la réaction. Il a prétendu avoir obtenu, en répétant l'expérience de M. Maly, non point laehloraeétyl-sull'-urée, mais bien l'isomère de ce corps, le chlorhydrate de glycollyl-sulf-urée, sel dont i! décrit en même temps le chloroplatinate et d'où la sulfhydantoïne serait simplement mise en liberté par les alcalis ou les carbonates alcalins.

M. Maly, de son côté, revenant sur ce sujet, affirme que, lorsqu'on ajoute de la sulfocarbamide en poudre à l'acide chloracétique fondu, il se manifeste une réaction assez vive et que, quand celle-ci est terminée, le produit, qui se prend en masse cristalline, renferme de la chloracétyl-sulf-urée facile à en isoler en le dissolvant dans l'eau et précipitant la solution aqueuse par l'alcool.

Il décrit la chloraeétyl-sulf-urée comme un composé peu soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther, trop peu stable pour fondre sans se décomposer , précipituble en solution aqueuse par l'acétate de plomb et par l'azotate d'argent, résistant à l'action de l'oxyde de mercure HgO sans perdre du soufre.

M. Vohlard a-t-il pris la chloracétyl-sulfurée pour du chlorhydrate de glycolyl-sulfurée? ou bien M. Maly a-t-il fait fa confusion inverse? ou bien encore les deux chimistes ont ils raison et se produit-il de la ehlorucétyl-sulf-urée ou du chlorhydrate de glyoolyl-sulf-urée,- suivant les conditions dans lesquelles on se place? 11 serait bien difficile de le dire dès il présent ; mais, quoi qu'il en soit, quelle que soit la nature du produit formé dans la première phase de l'opération, il n'existe aucun doute sur la nature du produit final de la sulfhydantoïne ou glycolylsulf-urée. Il n'y a même pas de doute sur la seconde phase de la réaction, la baryte ou l'ammoniaque n'ayant, dans l'une comme dans l'autre hypothèse, d'autre action que celle qui consiste à enlever une molécule d'acide chlorhydrique au composé formé d'abord.

La sulfhydantoïne est soluble dans l'eau bouillante, d'où elle se dépose par le refroidissement lent en longs prismes cassants blancs ou jaunâtres. Elle est peu soluble dans l'eau froide, dans j'alcool et dans l'éther. Chauffée à 200°, elle donne un sublimé foncé et se décompose.

La désulfuration de la sulfhydantoïne par l'oxyde d'argent donne un produit cristallin dont l'identité avec l'hyduntoïne quoique probable, n'a pas été établie jusqu'à ce jour.

La sulfhydantoïne devrait, par fixation d'eau, fournir un acide analogue à l'acide hydantoïque de M. Bœyer ou a l'acide acêtonuramique que M. Urech a obtenu à l'aide de l'acétoxyl-urée. Mais la baryte bouillante ne l'attaque pas. En opérant sous pression, M. Maly a obtenu une combinaison barytique sous la forme d'une poudre blanche ; mais la composition de ce composé lie correspond pas à celle du sulfhydautoate de baryum.

StJLFHYDRATE s. m. (sul-li-dra-te — du préf. suif, et de hydrate). Chim. Composé qui résulte de la substitution d'un inétal à la moitié de l'hydrogène d'une ou de plusieurs molécules d'hydrogène sulfuré.

— Encycl. V. SULFURE.

BULFHYDRIQUE adj. (sul-fl-dri-ke — du

préf, suif, et de hydrique). Cliim. Se dit d'un acide formé de soufre et d'hydrogène : Le gaz acide stjlfhydriq.uk existe en grande abondance dans tes fosses d'aisance. (A. Etion.)

— Encycl. V. SULPURIQUB.

SULFHYDROMÈTRE s. in. (sul-S-dro-mè-

tre — du prêt", suif, eL de hydromètre). Appareil à l'aide duquel on détermina lu quantité de soufre contenue dans les eaux jininetales.

SULFHYDROMÉTRIE s. f. (sul-fl-dro-mètrî — du pref. suif, et de kydrométrie). Chim. Méthode d'analyse par laquelle on détermine lu quantité de soufre contenue dans les eaux sulfureuses.

SULFHYDROMÉTRIQUE adj. (sul-fi-dromé-tri-Jf o — rad. sulfhyaromêtrie). Qui a rap-

SULP

port à la sulfhydrométrie. Procédé sui.fity-

DROMBTRIQUB.

SULFITE s. m, (sul-fl-te — du lat. sulfur, soufre). Chim. Sel de l'acide sulfureux.

— Encycl. V. SULFUREUX.

SULFO, préfixe. V. SULF.

SULFOADIPATE S. m. (sul-fo-a-di-pa-te — du préf. sulfo, et de adipaie). Chim. Sel provenant de la combinaison de l'acide sulfoadipique avec une base.

SULFOADIPIQUE adj. (sul-fo-a-di-pi-ke — du préf. sulfo, et de adipique). Chim. Se dit d'un acide produit pur la dissolution de la stéarine et de l'oléine dans l'acide sulfurique concentré.

SULFOAZOTÉ, ÉE adj. (sul-fo-a-20-té — du préf. sulfo, et de azoté). Chim. V. sulfammqnique.

SULFOBASE s. f. (sul-fo-ba-ze — du préf. sulfo, et de base), Chim. Sulfure jouant, dans les combinaisons, le rôle de base.

SULFOBASIQUE adj. (sul-fo-ba-zi-ke — du préf. sulfo, et de basique). Chim. Se di* d'un sel combiné avec une sulfobase,

SULFOBENZAMATE s. m. (sul-fo-bain-zama-te — du préf. suif, et de benzamate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfobenzamique avec une base,

SULFOBENZIDE s. 1. (sul-fo-bain-zi-de — du préf. sulfo. et de benzide). Chim. Substance qui résulte du mélange de l'acide sulfurique anhydre avec la benzine.

SULFOBENZOATB s. m. (sul-fo-bain-zo-at(» — du préf. sutfo, et de bemoate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acid» sulfobenzotque avec une base.

SULFOCAMPHORATE s. m. (sul-fo-kanfo-ra-te — du préf. sulfo, et de camphoraté). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfocamphorique avec une base.

SULFOCAMPHORIQUE adj. (sul-fo-kanfo-ri-ke — du préf. sulfo, et de camphoriqué) . Chim. Se dit d'un acide qui résulte de l'action de l'acide sulfurique sur l'anhydride camphorique.

SULFOCARBETHÉRATE S. m. (sul-fo-karbé-té-ra-te — du préf, sulfo, de carbonate, et de éthérate). Chim. Sel résultant de la combinaison de l'acide sulfocarbéthérique avec une buse.

SULFOCARBÉTHÉRIQUE adj. (sul-fo-karbé-té-ri-ke — du préf. sulfo, de carbonique, et de éthérique). Chim. Se dit d'un acide provenant de la combinaison d'un sulfure, du carbone et de l'éther.

SULFOCARBONATE s. m. (sul-fo-kar-bo" na-te — du préf. sulfo, et de carbonate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfocarbonique avec une base.

SULFOCARBONIQUE adj. (sul-fo-kar-boni-ke — du préf. sulfo, et de carbonique). Chim. Se dit de plusieurs corps qui sont des combinaisons de soufre et de carbone.

SULFOUHLORURE s. m. (sul-fo-klo-ru-re — du préf. sulfo, et de chlorure). Chim. Combinaison d'un sulfure avec un chlorure.

SULFOCINNAMATE s. m. (sui-fo-sinn-nama-te — du préf. sulfo, et de cinnamate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfocinnamique avec une base. •

SULFOCINNAMIQUË adj. (sul-fo-sinn-nami-ke — du préf. sulfo, et de cinnamique). Chiin. Se dit d'un acide produit par l'action de l'acide sulfurique sur l'acide cinnamique.

SULFOCONJUGUÉ, ÉE adj. (sul-fo-kon-jughé — du lat. sulfur, soufre, et de conjugué). Se dit d'un acide résultant de la combinaison de deux ou de plusieurs acides, dont l'un est un acide de soufre.

SULFOCYANACÉ-ÇIQUE adj. (sul-fo-si-ana-sè-ti-ke — du pref. sulfo, de cyanique, et acétique). Chim. Se dit d'un acide qui résulte de la décomposition de la glycolyl-sulf-urée, sous L'influence des acides, entre 130" et 150°, et qui représente de l'acide acétique où un atome d'hydrogène non typique est remplacé par le radical de l'essence de moutarde, isomère du sulfocyaiiogène.

— Encycl. L'acide cyanacétique CH2— CAzS

com

peut être considéré comme de l'acide acétique Cil»

COS>H

où un atome d'hydrogène du radical a été remplacé par le sulfocyanogène GAzS ou, plus exactement, par l'isomère de ce corps qui fonctionne dans l'essence de moutarde. Cet acide a été obtenu par Vohlard, qui ne le cherchait pas et qui s'efforçait de désuifurer la glycolyl-sulfurée. Ayant remarqué que les oxydes métalliques ne désulfurent que difficilement le corps, l'oxydent en même temps, et ne conduisent pas au résultat cherché, ce chimiste eut l'idée de chauffer la glyeolyl- sulfurée en vases clos, entre 130u et 150", avec une solution aqueuse d'anhydride sulfureux. Il y eut du soufre mis en liberté, mais moins que la théorie ne l'indiquerait pour une désulfuration complète, et lise forma en même temps du sulfate ammonique. Vohlard constata en outre que, quand l'action

SULP

est d'assez courte durée, et même quand il n'y a pas séparation de soufre, le contenu des tubes se prend par le refroidissement en une cristallisation abondante. Les mêmes cristaux se forment par l'action de tous les acides sur la glycolyl-sulfurée, avec fixation d'eau et formation d'un sel ammoniacal -, ils ne sont autres que l'acide sulfocyanacélique, dont la formation peut être représentée par l'équation suivante :

CH«,AzH CO.AzH , Glycolyl-sulfurée.

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