A2H4CI
(CO»H Acide sulfocyanacélique.
Cet acide est très-soluble dans l'eau bouillante, peu soluble dans l'eau froide ; il cristallise en grandes lames orthorombiques, incolores et transparentes sur les bords. Il fond et se sublime déjà au-dessus de 100°; sa réaction est acide.
I! se forme encore très-facilement par l'action de l'acide monochloracétique sur la sulfurée. La glycolyl-sulfurée, qui prend d'abord naissance dans une première phase de la réaction, étant décomposée par l'acide chlorhydrique qui se produit en même temps qu'elle, on chauffe dans une capsule, au bain-marie, 104 grammes d'acide monochloracétique avec 78 grammes de sulf-nrée et 100 grammes d'eau; quand la dissolution est complète, le mélange répand des fumées et entre en ébullition, aussi faut-il l'enlever du bain-marie; par le refroidissement, il cristallise un mélange de chlorhydrate de glycolyl-sulf-urée et d'acide sulfocyanacétique ; avant que le refroidissement soit complet , on verse le produit dans assez d'eau bouillante pour que tout reste dissous ; on fait bouillir quelques heures, jusqu'à ce que l'ammoniaque, ajoutée a la liqueur, n'en précipite plus de glycolyl-sulfurée ; on laisse alors refroidir, et 1 acide sulfocyanacétique cristallise.
On doit remarquer que l'acide sulfocyanacétique diffère de la cystine par 4 atomes d'hydrogène en moins; comme elle, il donne du sulfure alcalin par l'action des alcalis.
SULFOCYANATE s. m. (sul-fo-si-a-na-te — du préf. sulfo, et de cyanate). Chim. Sel provenant de la combinaison de l'acide suliocyanique avec une base.
SULFOCYANÉ, ÉE adj. (sul-fo-sj-a-né — àa lat. sulfur, soufre, et de cyané). Chim. Se dit. d'un éther composé de soufre et de cyanogène.
SULFOCYANIQUE adj. (sul-fo-si-a-ni-ke — du préf. sutfo, et de cyanique). Chim. Se dit de certains corps composés de sulfocyanogène et de carbure d'hy <l rogène : A cide sulfocyankjcjb. Ether sulfocv unique.
SULFOCYANOGÈNE S. m. (sul-fo-si-a-nogè-ne--du préf. sulfo, et de cyanogène). Chim. Composé de soufre et de cyanogène.
SULFOCYANURE s. m. (sul-fo-si-a-nu-re — du préf. sulfure, et de cyanure). Chim. Combinaison de sulfocyanogène avec un métal.
SULFOGLYCÉRIQUE adj. (sul-fo-gli-sori-ke — du préf. sulfo, et de glycéiique). Chim. Se dit d'un acide qui se produit quand on fait agir l'acide sulfurique sur la glycérine.
SUIFOHYDROXYLAMATE S. m. (sul-fo-idro-ksi-la-ma-te — du pref. sulfo, et de hydroxylamate). Chim, Sel Sulfazotè produit par la décomposition spontanée des disulfohydrazotes.
— Encycl. V. SULFAMMONIQUB.
SULFOÏNDIGOTATE S. m. (sul-fo-ain-digo-ta-te — du préf. sulfo, et de indiyotate). Chim. Sel provenant de la combinaison de l'acide sulfoïndigotique avec une base.
SULFOÏNDIGOTIQUE adj. (sul-fo-ain-digo-ti-ke — du préf. sulfo, et de indigotique). Chim. Se dit d'un acide provenant de la combinaison de l'indigo avec l'acide sulfurique.
SULFOÏODURE s. m. (sul-fo-i-o-du-re — du préf. sulfo, et de iodure). Chim. Combinaison d'un sulfure et d'un iodure.
SULFOÏSONAPHTOÏQUE adj. (sul-fo-i-zona-fto-i-ke — du préf. sulfo, et de isonaphtoïque). Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide isonaphtoïque et de l'acide sulfurique unis avec élimination d'eau.
— Encycl. L'acide sulfoïsonaphtoïque
Ci<>He(S03tf)(C02H> dérive de l'acide isonaphtoïque Cl<>H7(C02H), par la substitution du groupe hydroxyl-suifuryleS03H a l'hydrogène; il prend naissance lorsqu'on dissout l'acide isonaphtoïque dans l'acide sulfurique fumant, en donnant une solution sirupeuse; en neutralisant celle-ci par du carbonate de baryum, on obtient en solution des sels barytiques neutres qu'on n'a pas pu séparer jusqu'ici. Par contre, M. J.-B. Battershiill a obtenu un sel barytique acide peu soluble dans l'eau froide, et qui se sépare de sa solution aqueuse bouillante en belles tables renfermant :
(C»0H6)î(CO2M )( SO=»H ) < soa > Bo" + 7HS°-
SULF
Le sel neutre (C«0H«)<^J>Ba"+ H*0,
obtenu au moyen de ce sel acide, forme des cristaux mono ou tricliniques bien développés. L'acide libre n'a point été obtenu en cristaux.
— Acide oxyisonaphtoïquk
C"HS(OH)(C02H).
Obtenu par l'action de la potasse fondante sur l'isosulfonaphtoate acide de potassium, il fond à 212o-îl3°. Il est soluble dans l'alcool et dans l'eau bouillante d'où il se dépose, par le refroidissement, en cristaux plumeux ; son sel barytique est soluble et résineux. Le sel de "plomb forme un précipité vert clair qui, séché à 80», renferme (C^HS.OHJîtCO^Co".
SULFOLÉIQUE adj. (sul-fo-lé-i-ke — du préf. suif, et de oléique). Chim. Se dit d'un acide produit par l'action de l'acide sulfurique sur l'oléine.
SULFOLÉULE s. m. (sul-fo-lé-u-le — du préf. sulfo, et du lat. oleum, huile). Pharm. Huile essentielle contenant du soufre eu dissolution,
SULFOMARGARIQUE udj. (sul-fo-mar-gari-ke). Chim. Syn. de margarino-sulfurique.
SULFOMÉTHYLATE S. m. (sul-fo-uié-lila-te — du préf. sutfo, et de méthylate). Chim. Sel provenant de la combinaison de l'huile sulfométhylique avec une base.
SULFOMÉTHYLIQUE adj. (sul-fo-mé-ti-like — du préf. sutfo, et de méthylique). Chim. Se dit d'un acide provenant do la combinaison du méthylène avec l'acide sulfurique.
SULFONAPHTALATE s. m. (sni-fo-nafta-lu-te — du préf. sulfo, et de naphtalate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide sulfonaphtalique avec une base'.
SULFONAFHTALIQUE adj. ( sul-fo-nafta-li-que — ou préf. sulfo, et de naphtalique). Chim. Se dit d'un acide provenant do la combinaison de la naphtaline avec l'acido sulfurique.
SULFONÉ, ÉE adj. (snl-fo-né — du lat.
sulfur, soufre). Chim. Se dit de deux dérivés de l'acide podocarpique, provenantde la substitution d un ou deux hydroxyl-sulfuryles il l'hydrogène.
— Encycl. V. podocarpique.
SULFOPLOMBIFÊRE adj. (sul-fo-plom-bifè-re — du préf sulfo, et de plombifère). Miner. Qui contient du sulfate de plomb.
SULFOPODOCARPIQUE adj. (sul-fo-po-dokar-pi-ke — du préf. sulfo, et de podocarpique). Chim. Se dit d'un dérivé suifoné de l'acide podocarpique,
SULFOPROPÏONIQUE adj. (sul-fo-pro-pio-ni-ke — du préf. sutfo, et de propionique). Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide propionique par la substitution du résidu monoatomique de l'acide sulfurique à un atome d'hydrogène du radical.
— Encycl. V. sulfureux.
SULFO -PSEUDO -URIQCE adj. (sul-fopseu-do-u-ri-ke — du préf. sulfo, et, de pseudourique). Chim. Se dit d'un acide qui prend naissance lorsqu'on fait agir l'alloxane sur l'urée sulfurée ou suif-urée, en présence do l'anhydride sulfureux.
— Encycl. Lorsqu'on chauffe à 1009 pendant cinq heures environ 2 ou 3 grammes de suif-urée avec une quantité équivalente d'alloxane et avec une solution alcoolique concentrée d'anhydride sulfureux dans des tubes scellés à la lampe, il se forme, entre atures produits de l'acide sulfo-pseudo-uriquo C5HeAz*S03. On purifie le produit en le traitant à plusieurs reprises par l'ammoniaque concentrée qui enlève Puranile ; puis on le dissout dans 11 potasse caustique, en ayant bien soin d'éviter toute élévation de température; on filtre et l'on précipite par le chlorure d'ammonium pour le débarrasser des autres composés sulfurés qui ont pu se former. Enfin on fait recristiilliser l'acide sulfopseudo-urique dans l'acide chlorhydrique concentré ou mieux dans l'acide bromhydrique, d'où it se sépare, par le refroidissement, en aiguilles déliées groupées autour d'un centre. L'acide sulfo-pseudo-urique se forme peut-être d'après l'équation suivante :
C*rLMz20* + CH*AzîS Alloxane. Suif-urée.
= O + CWAziSO»
Oxygène Acide
sulfû-psèudo-urique.
L'oxygène éliminé se porteraitdans ce eus sur l'anhydride sulfureux, qui agirait comme réducteur.
L'acide sulfo-pseudo-urique est insoluble dans l'eau et l'ammoniaque, difficilement soluble dans l'acide chlorhydrique, plus Suluole dans l'acide bromhydrique et l'acide sulfurique, d'où il est reprécipité par une simple addition d'eau.
Toutes le* tentatives que l'on a faites en vue d'éliminer le soufre qu'il renferma afin de le transformer en acide pseudo-urique CBH8Az*0* ont échoué. Les alcalis fixes dissolvent facilement l'acide sulfo-pseudo-urique, même à froid-, à chaud la solution prend une teinte jaune et renferme alors le sel alcalin d'un nouveau corps que l'acide chlorhydrique précipite de ses solutions, mémo très-étendues, sous la foune de plaques mi-
StlLF
croscopiques luisantes et soyeuses. A l'analyse, le nouveau composé donne des nombres qui concordent avec ceux qu'exige la formule de la sulfoalloxanthiqua hydratée
CS>H8Az*S207 + ï aq, tout aussi bien qu'avec ceux qu'exigerait la formule de l'acide sulfodialurique C*H*AzSSO» + 1 3/4 aq.
L'instabilité de cette substance rendant le dosage de l'eau de cristallisation difficile, il n'est pas possible jusqu'ici de se prononcer entre ces deux formules.
Lorsqu'on chauffe l'acide sulfo-pseudo-urique à 150O, avec deux fois son poids d'acide suifurique concentré, il se dégage de l'anhydride sulfureux, et la température s'élève graduellement jusqu'à 200°. Si l'on continue de chauffer jusqu'à cessation de tout dégagement gazeux , on obtient un produit qui, après purification, donne & l'analyse des nombres concordants avec ceux qu'exitra la formule C6H6Az*SOs et ressemble extrêmement à la xanthine , non-seulement par son aspect physique, mais par toutes ses réactions. 11 y a donc lieu de supposer que ce corps représente le nomposé sulfuré correspondant, ou sulfoxanthine.
SULFOPORPURIQUE adj. (sul-fo-pur-puri-ke — du préf. sut fa, et de purpurtoue). Chim. Se dit d'un acide qui se produit quand on fait agir sur l'indigo 1 acide suifurique fumant. Il On l'appelle aussi phénéine.
SCLFOPYRUVIQUE adj. (sul - fo - pi -ruvi-ke — du préf. sulfo, et de piravique). Chim, Se dit d'un dérivé sulfoconjugué de l'acide pyruvique. V. ce dernier mot.
SULFORUFIQUE adj. (sul-fo-ru-fi-kû — du préf. su//o, et, du Int. ni/us, roux). Chim. Su dit d'un acide sulfoconjugué qui entre en solution dans l'eau, lorsqu'on traite par ce liquide le mélange rouge d'acide suifurique et de salicine.
— Encycl. V. SALICINE.
SULFOSEL s. m. (sul-fo-sèl — du préf.
sulfo, et de sel). Chim. Sel formé par la combinaison d'un sulfacide avec une sulfobase.
SOLFOSINAPIQUE adj. (sul-fo-si-im-pi-ke — du préf. sulfo, et de sinapiqAe). Chim. Se dit d'un acide qui se produit par l'action de l'acide suifurique sur l'huile de moutarde blanche.
SULFOSINAPISINE s. f. (sul-fo-si-na-pizi-ne — du préf. sulfo, et de siiwpisine). Chim. Matière cristalline extraite de la moutarde, et dans laquelle il se trouve du soufre.
SULFOTELLURATE s. m. {sul-fo-tèl-lura-te — du préf. sulfo, et de tellurate). Chim. Nom donné aux sulfosels qui représentent des tellurates dont l'oxygène est remplacé par du soufre.
— Encycl. V. tellure.
SULFOTELLUREUX, EUSE adj. (sul-fo-tèllu-reu,eu-ze — du préf. sulfo, etde tetlureux). Chim. Anhydrosulfite sulfotellureux, Sulfure tellureux, corps qui est l'anhydrosuifide correspondant aux sulfotellurites.
— Encycl. V. TELLURE.
SULFOTELLURIQUE adj. (sul-fo-tèl-lu-rike — du préf. sulfo, et de tellurique). Chim. Acide sulfotellurique. Acide inconnu, qui est le sulfhydrate de l'anhydrosuifide , corps correspondant aux sulfotellurates. il On l'appelle aussi SULFURE TELLURIQUE et BISULFURE DE TELLURE.
— Encycl. V. tellure.
SULFOTELLURITE S. m. (sul-fo-tèl-lu-rite — du préf. sulfo, et de tellurite). Chim. Nom donné à une classe de sulfosels qui représentent des tellurites dont l'oxygène est remplacé par du soufre.
— Encycl. V. tellure.
SULFOTHYMOLATE s. m. (sul-fo-ti-mola-te — du préf. sulfo, et de tliymolate). Chim. Nom donné aux sels qui dérivent de l'acide sulfothyinolique.
— Encycl. V. thymol.
SULFOTHYMOLIQUE adj. (sul-fo-ti-mo-like — du préf. sulfo, et de thymolique). Chim. Se dit des acides qui dérivent du thymol par la substitution une ou deux fois répétée du résidu monoatomique (SO^H) de l'acide suifurique à l'hydrogène non typique du thymol.
— Encycl. Il existe deux acides sulfothymoliques : l'acide sulfothymolique, dans lequel la substitution ne porte que sur un atome d'hydrogène, et l'acide disulfothymolique, dans lequel la substitution porte sur deux atomes de ce métalloïde. De plus, on connaît trois modifications isomériques du premier de ces corps qu'on distingue par les lettres grecques a, % et -\. On connaît, en outre, un quatrième isomère qui, lui, provient de l'isomère du thymol, le thymol synthétique ou thymol p. On désigne quelquefois ce» acides sous le nom d'acides thymol-sulfuriques. Ils sontdécrits dans cetouvrage, eu même temps que les autres dérivés du thymol, au mot thymol. V. ce mot.
SULFOVINATE s. m. {sul-fo-vi-na-te —du préf. sulfo, et de viuate), Chim, Sel provenant de la combinaison de l'acide sulfovinique avec une base.
SULFOVINIQUEudj. (sul-fo-vi-ni-ke — du
SULF
préf. sulfo, et de vinique). Chim. Se dit d'un acide provenant de la combinaison de l'acide suifurique avec l'acide vinique.
SULFOXANTHRAQUINONIQUE adj. (sulfo-ksan-tra-ki-no-ni-ke — de suif oxyde et de antkraquinonique). Chim. Se dit d un acide sulfoconjugué de l'anthraquinone, intermédiaire par sa composition entre l'acide disulfanthraquinonique et l'alizarine. t
— Encyrl. V. O.UINONE.
SULFOXYAZOTINATE S. m. (sul-fo-xi-azo-ti-na-te — de sulfoxyde, et de azotinate). Chim. Sel sulfiizoté, qui résulte de l'action des agents oxydants sur les sulfazotinates.
— Encycl. V. sui.fammonkjue.
SULFOXYDE s. m. (sul-fo-ksi-de — du préf. sulfo, et de oxyde). Chim. Combinaison d'un sulfure avec un oxyde.
SULFURAB1LITÉ s. t. (sul-fu-ra-bi-li-té — rad. sulfurable). Chim. Qualité des corps sulfurables.
SULFURABLE adj. (sul-fu-ra-ble — rad.
sulfurer). Chim. Qui peut être sulfuré.
SULFURAIRE s. f. (sul-fu-rè-re — du Iat. sulfur, soufre). Chim. Syn. de glairine.
SULFURATION s. f. (sul-fu-ra-si-on —du lat. sul/ur, soufre). Chim. Action de sulfurer j état d'un corps sulfuré.
SULFURE s. m. {sul-fu-re — du lat. sulfur ou sulphur, soufre). Chim. Combinaison sulfurée, dans laquelle le soufre entre comme élément électro-négatif : Sulfure d'argent. Sulfure de cuivre.
— Encycl. Le terme générique sulfure, Jans son acception la plus large, répond à tous les composés dont le soufre forme l'élément électro-négatif. Le soufre s'unit de .;ette manière avec tous les métaux, avec la
plupart des métalloïdes et avec un grand nombre de radicaux organiques. Les sulfures sont généralement, par leur composition, semblab'es aux oxydes. Comme ces derniers, ils peuvent être divisés en sulfures basiques et sulfures acides ou anhydrosulfides ; ces derniers, en se combinant aux sulfures basiques ou en faisant la double décomposition avec eux, donnent naissance à des sulfosels. A la classe des anhydrosulfides acides appartiennent les sulfures des métalloïdes et ceux des métaux qui sont solubles dans le sulfure d'ammonium, comme les sulfures d'or, de platine et de tungstène. Les autres Sulfures métalliques et les sulfures des radicaux organiques sont basiques.
— Sulfures métalliques. De même qu'il existe des oxydes anhydres et des hydrates formés sur le type d'une ou de plusieurs molécules d'eau, de même il existe des sulfures et des sulfhydrates dérivés d'une ou de plusieurs molécules d'acide suif hydrique. On peut les diviser en monoatomiques, diatoniques, triatomiques, etc., suivant le nombre
■ de molécules d'acide sulfhydrique dont ils , dérivent. La première classe renferme les 1 hémisulfures et le3 monosulfures, tels que , l'hémisulfure de nickel NisS, le sulfure de
zinc Zn"S et le sulfhydrate de sodium i Na
j La seconde classe renferme les disulfures et
les disulfhydrates, tels que le disulfure de • platine Pt'*S2 et le sulfhydrate de baryum
La troisième classe contient les trisulfures et les sulfhydrates correspondants, tels que le trisulfure de bismuth BtfS», et le trisulfure de chrome Gr^S3. Il est h. remarquer que, tandis que les trioxydes constituent la classe la plus importante des oxydes, les trisulfures, au contraire, sont peu nombreux et forment une classe sans importance. On peut dire, d'une manière générale, qu'ils ne se rencontrent pas à l'état natif, qu'ils sont difficilement salifiables et qu'ils ne prennent pas naissance dans les procédés analytiques ordinaires par lesquels on obtient les autres sulfures avec tant de facilité.
Les sulfures diffèrent beaucoup les uns des autres par la rapidité avec laquelle les acides les décomposent et par le degré plus ou moins complet de la décomposition. Réduits en poudre line, ils sont tous décomposés plus ou moins complètement par l'acide chlorhydrique gazeux ; mais plusieurs d'entre eux ne sont attaqués que très-lentement par l'acide liquide bouillant. Tous les sulfures salifiables, toutefois, se comportent comme les oxydes correspondants lorsqu'on les soumet à l'action de l'acide chlorhydrique ; ils fournissent une molécule d'acide chlorhydrique paratome de soufre qu'ils contiennent. Ainsi l'on a :
FeS + 2HCI = FeCia + H*S
Sulfure Acide Chlorure Acide
du fer. chlorhy- ferreux. suîfhydri-
drique. que.
Sn2"S2 + 4 MCI = 2Sn';CiS \ 2H«S Bisulfure Acide Chlorure Acide sianneux. chlorhy- stanneux. sulfhydrique. dnque.
BL2"'S3 + 6UCI = 2BiCls + 3H*S Sttlfure de Acide Trichlorure Acide bismuth. chlorhy- de bismuth. sulfhydrique. . drique.
Comme points de différence entre les sulfures et les sulfhydrates, il faut remarquer
SULF
que les sulfhydrates des métaux basiques {lithium, sodium, potassium, calcium, strontium, baryum et magnésium) sont des composés bien définis, solubles dans l'eau, avec laquelle ils forment des solutions incolores. Les solutions des sulfhydrates de calcium et de magnésium sont décomposées par l'ébullition, avec dégagement d'acide sulfhydrique et formation d'un hydrate correspondant Mg"HïS» + 2H20 = 2H«S -f- Mg"H20a
Sulfhydrate Eau. Acide Hydrate
de sulfhy- de ma-
magnésium. drique. gniïsium.
Les solutions des autres sulfhydrates peuvent être évaporées et donnent, quand leurs solutions sont assez concentrées, des cristaux bien définis par le refroidissement. On obtient généralement ces sulfhydrates en sursaturant par le gaz sulfhydrique une solution des hydrates correspondants.
Chauffés, secs, à l'abri du contact de l'air, les sulfhydrates se dédoublent en sulfures et acide sulfhydrique, absolument comme les hydrates se dédoublent en eau et oxydes anhydres :
Ba"H2S2 = Ba"S + H«S Sulfhydrate Sulfure de Acide
barytique. baryum. sulfhydri-
que.
Les sulfhydrates de potassium et de sodium toutefois, tout comme les hydrates correspondants, exigent pour cette transformation une température excessivement élevée. Les sulfures des éléments électro-négatifs forment aussi des sulfhydrates correspondant aux acides oxygénés. Quant aux sulfhydrates des éléments intermédiaires, ils sont imparfaitement connus. On ne sait pas exactetement, par exemple, si le corps que l'on désigne sous le nom de sulfure de zinc hydraté répond à la formule Zn"H3Ss ou à la formule Zn"S,H30, ou encore à la formule
Zn"HîS2,Zn"H*02.
Les sulfures hydratés à base de fer ou de plomb ne paraissent pus avoir la constitution des sulfhydrates. En effet, lorsqu'on ajoute la solution d'un sulfhydrate alcalin à la solution d'un sel de fer ou. de plomb, de l'hydrogène sulfuré se dégage :
Fe"SO* + H^O -f- 2KIIS Sulfate fer- Eau. Sulfhydrate
reux. potassique.
= K2SO+ + Fe"S,H20 -f H^S Sulfate de Sulfur? fer- Acide
potassium. reux hydrati!. sulfhydrique. "
En outre, il n'est pas certain que tous les sulfures précipités d'une .solution saline, au moyen de l'acide sulfhydrique, soient nécessairement hydratés ou sulfhydrates, malgré leur solubilité plus grande dans les acides que les sulfures obtenus par voie humide et malgré leur couleur différente de celle de ces derniers. Nous savons en effet, par exemple, que la différence de couleur entre le sulfure natif de mercure écarlate (vermillon) et le sulfure noir précipité du même métal, ou entre le sulfure natif gris d'antimoine et le sulfure orangé du même métal obtenu par précipitation, ne tient pas du tout à un fait d'hydratation, mais à un fait de Constitution moléculaire, d'allotropie.
Les protosulfures des métaux alcalins et alcalino-terreux se dissolvent dans l'eau en formant des solutions incolores dont on peut, par l'évaporation, retirer le sulfure à l'état cristallisé. Il est assez probable que les solutions renferment en réalité un mélange d'hydrate et de sulfhydrate par suite de l'action exercée par l'eau sur le sulfure, action qui se représenterait par l'équation suivante :
K*S + H*0 = KHO + KHS
Monosul- Eau. Hydrate Sulfhy-
fure de de po- drate po-
potassium. . tassium. tassîque.
On obtient, en tout cas, des solutions entièrement semblables aux précédentes par le mélange d'équivalents égaux d'hydrates et de sulfhydrates.
A l'exception des sulfures et des sulfhydrates alcalins et alcalino-terreux, tous les sulfures métalliques sont insolubles dans l'eau, ainsi que les sulfhydrates correspondants. 11 en est quelques-uns, comme le sulfure d'arsenic, qui, un peu solubles dans l'eau pure, deviennent complètement insolubles dans l'acide chlorhydrique. Le sulfure arsénieux A 8*33,
récemment précipité, se décompose en acide arsénieux et en acide sulfhydrique par une ébullition prolongée avec l'eau.
En règle générale, les oxydes et les sulfures des mêmes métaux ont des formules semblables et se correspondent par la manière dont ils se comportent vis-à-vis des divers agents auxquels on les soumet. Par exception, cependant, il existe des oxydes auxquels ne correspond aucun sulfure (le peroxyde de manganèse, par exemple) et, plus fréquemment, des sulfures auxquels ne'correspondent pas d'oxydes, comme 1 hémisulfure de fer et le disulfure d'arsenic. Parmi les sulfures qui n'ont pas d'oxydes correspondants, les plus remarquables sont peut-être les polysulfnres alcalins. Le potassium, par exemple, forme la série des sulfures K«S, K^S2, K^S3, K^S*, 1C2S&, tandis que les oxydes K*0* et KW n'existent pas.
Lorsqu'on fond le monosulfure de potas-
SULF
sium'avec un excès de soufre, il se forme du pentasulfure sous la forme d'une masse couleur de foie foncé , au-dessous de laquelle s'accumule l'excès de soufre. Ce pentasulfure est un composé défini, soluble dans l'eau avec laquelle.il donne un liquide d'un jaune orangé, que l'on peut encore préparer en faisant bouillir un excès de soufre avec une .solution de protosulfure. Sa composition le rapproche du sulfate et de l'byposulfite ou tliiosulfate de potassium ;
K*SO* — Sulfate.
K2:$s>03 — Thiosulfate.
K2S& — Pentasulfure.
On ignore si les autres polysulfures de potassium sont des corps définis ou des mélanges variés de monosulfure etde pentasulfure. On peut cependant admettre qu'il existe des sulfures correspondant à la série polythionique des sels oxygénés :
K2S2 — Disulfure.
R2S3 Trisulfure.
K?S'' — Tétrasulfure.
K.2S» — Pentasulfure.
K^aoe Dithionate. '
K2S306 Trithionate.
K2S'<0« — Tétrathionate.
K2SS06 — Pentathionate.
On doit remarquer, en outre, que les trois sulfures intermédiaires résultent de réactions régulières et que le disulfure et le trisulfure correspondent à des oxydes définis. La couleur jaune que prennent à l'air les solutions du monosulfure et du sulfhydrate potassique est due k la production d'un polysulfure. On a, en effet,
2KHS + O = H«0 + K2S»
Sulfhydrate Oxy- Eau. Disulfure
potassique. gène. de po-
tassium.
Les solutions jaunes des polysulfures deviennent parfois incolores en absorbant de • l'oxygène. 11 se produit dans ce cas un thiosulfate dont, dans le cas du tri, du tétra et du pentasulfure, la formation s'accompagne d'un dépôt de soufre. Les polysulfures ne paraissent pas former de polysulfhydrates correspondants. En effet, lorsqu'on fait bouillir du soufre avec la solution d'un sulfhydrate, il y a toujours dégagement d'acide sulfhydrique :
Sulfhydrate Sou- Acide Disulfure
•le iio- fre. sulfhydri- potassitassium. que. que.
La distinction entre les sulfures neutres et les sulfures salifiables est beaucoup moins marquée que celle entre les oxydes salifiables et les oxydes neutres. Le disulfure de fer, par I exemple, répond au peroxyde non salifiuble , de manganèse. Les deux corps chauffés en vase clos subissent une décomposition analogue :
3MnO» = Mn30* -f- 0»
Peroxyde Oxyde rouge Oxygène,
de mau- de man-
ganèse, ganèse,
3FeS2 = Fe^S* + SS Disulfure Pyrite Soufre.
de 1er. magnétique.
D'autre part, le trisulfure de fer représente le trioxyde du même inétal, et se comporte d une manière analogue sous l'influence de l'acide chlorhydrique :
Fe203 + 6HCI = Fe2C16 + 3H20 Trioxyde Acide Chlorure Eau.
de ftr. chlorhy- ferrique.
drique.
Fe2S3 -f. end = Ke3Cl<5 + 3H2S Trisulfure Acide Chlorure Acide
de fer. chlorhy- ferrique. sulfhydri-
drique. que.
Mais l'acide sulfhydrique jouit de la propriété
de réduire le chlorure ferrique à l'état de
chlorure ferreux, avec dépôt de soufre :
Fe2C16 + H2S
Chlorure fer- Acide sulfhy-
rique. drique.
«= S + 2HC1 + 2FeC12
Sou- Acide Chlorure
fre. chlorhy- ferreux, drique.
Il en résulte que, par la manière dont il se comporte avec l'acide chlorhydrique, le trisulfure de fer correspond, non point au trioxyde de fer salifiable, mais bien au trioxyde indifférent de cobalt :
C(j«03 + 4HCI = 2CoCl* -(- 0 Trioxyde Acide Dichlorure Oxy-
de cobalt. chlorhy- de cobalt. gène, drique.
Fe*S<> + 4HCI = 2FeCl« + S Trisulfure Acide Chlorure Soufre,
de fer, chlorhy- ferreux.
drique.
Les sulfures des éléments électro-négatifs ont des caractères analogues à ceux des oxydes qui leur correspondent ; ils forment des sulfosels en s'unissant aux sulfures basiques ou en faisant la double décomposition avec eux. Le disulfure d'étain, le trisulfure et le pentasulfure d'arsenic, par exemple, se dissolvent dans les sulfhydrates de potassium et d'ammonium, absolument comme les oxydes de même formule se dissolvent dans les hydrates des mêmes métaux. Ainsi, l'on a le statinate de potassium K2Sn03 et le sulfostanuate potassique KâSnS3.
SULF
Dissous dans les hydrates alcalins, les sulfures des éléments négatifs (anhydrosulfides acides) forment à la fois un oxysel et un sulfosel :
3SnSî + 6KHO Sulfure stan- Potasse,
= 2K2SnS» -J- K«Sn03 -f- 3HîO Sulfosuuinate Stannate po- Eau.
potassique, tassique.
Les caractères généraux des sulfures et des sulfhydrates alcooliques ont été décrits aux mots éther, alcool , mercaptan. Les caractères particuliers de chacun de ces corps ont été décrits à propos de chaque alcool.
Les sulfures métalliques ou métalloïdiques ont été décrits à propos de chaque métalloïde ou métal. Nous ajouterons cependant ici la description de quelques sulfures doubles récemment obtenus.
— Sulfure double de potassium et va bismuth KsBi2S*. On le prépare en fondant
1 partie de bismuth, 6 parties de carbonate potassique, 6 parties de soufre, et en lessivant avec de l'eau la masse refroidie. Il cristallise en aiguilles brillantes d'un gris d'acier tendre. Le sel de sodium de même composition forme une masse de petits cristaux d'un §ris d'acier.
— Sulfure potassico-cuproso- cuprique KîCu8S6 = KSS,3(Cu«)"S,2GuS. Ce sel s'obtient comme le précédent, en remplaçant le bismuth par le cuivre. 11 forme des lames brillantes d'un bleu d'acier qui, chauffées dans un courant d'hydrogène, perdent un sixième de leur soufre, le sulfure cuivrique se réduisant alors en sulfure cuivreux. Le sel sodique correspondant, obtenu par la substitution du carbonate de sodium au carbonate de potassium, forme des aiguilles bleu gris, promptement décomposées par l'air humide et qui réagissent avec l'hydrogène comme le sel potassique.
— Sulfure de potassium et db fer
KïFe«S».
On le prépare en substituant le fer au cuivre et au bismuth dans la préparation déjà décrite. Il forme des aiguilles brillantes, flexibles, d'un brun pourpre, permanentes à l'air à la température ordinaire , supportant la chaleur rouge en vase clos sans se décomposer, mais oxydables par le grillage et se convertissant alors en un mélange d'oxyde ferrique, de sulfate de potassium et d'anhydride sulfureux. Les acides étendus le décomposent avec dégagement d'acide sulfhydrique et séparation de soufre. Calciné dans un courant d'hydrogène, il perd 1 atome de soufre à l'état d'acide sulfhydrique et laisse le produit K^Fe^SS qui, lui, se dissout dans l'acide chlorhydrique sans dépôt de soufre. Le sel de sodium correspondant, obtenu par une méthode analogue, est un corps couleur de cuivre foncé, lequel, desséctié sur l'acide sulfurique, renferme 4 molécules d'eau de cristallisation. Lorsqu'on le met en suspension dans l'eau et qu'on ajoute au mélange une solution d'azotate d'argent, il se forme un précipité de sulfure double d'argent et de fer AgSfc'eS*, qui prend également naissance lorsqu'on opère sur le sel potassique ; de l'azotate ferreux et de l'azotate potassique ou sodique passent dans la dissolution. Schneider conclut de cette réaction que les 2 atomes de fer renfermés dans le sel double fonctionnent avec une atomicité différente et que la réaction dont nous venons de parler se fait comme le montre l'équation :
NaîFe"Fe1TS* + 4AgAzOS = Ag*Fe1TS*
Sulfure de sa- Azotate Sulfure d'ar-
dium et de fer. d'argent. gentetdefer.
+ Fe"(Az03)« + 2NaAz03 Azotate ferreux. Azotate sodique.
Le sel argentique Ag*FeIT£>4 est noir et cristallin. L'acide chlorhydrique ne l'attaque que lorsqu'il est très-concentré. Par la calcination, il donne du soufre qui se sublime et un résidu qui consiste en un mélange de sulfure ferreux et d'argent métallique.
— Sulfure fotassico-ferroso-cuprosocwrique K.aFe"(C'u2)"Cu".S*. On le prépare en fondant de 10,25 à 10,50 parties de cuivre avec 3 parties de fer, 72 parties de carbonate de potassium et 72 parties de soufre. On lave la masse. Ce sel forme des lamelles cristallines bleues et rouges qui perdent 1/8 de leur soufre lorsqu'on les chauffe dans un courant d'hydrogène. En opérant de même avec le carbonate sodique, on obtient un sel de sodium analogue au précédent.
— Sulfoplatinate potassico-platinkux K2Pt:»"Pt1TS6. On le prépare en fondant l à
2 parties d'épongé de platine avec 6 parties de carbonate de potassium et 6 parties de soufre et en la van ta l'eau le produit. Il forme de larges cristaux rougeâtres de 6,44 de densité à 15°. Ces cristaux sont permanents à Fair à la température ordinaire. L'acide chlorhydrique gazeux les décompose avec dégagement d'acide sulfhydrique ; l'acide chlorhydrique aqueux les dissout sans aucun dégagement d'acide sulfhydrique ; il se forme dans ce cas du chlorure de potassium. Il doit, par suite, se produire le composé
HSpt3"PtIVS6.
Ce corps perd d'ailleurs facilement son hydrogène, et 1 atome de soufre s'unit alors avec
SULF
une portion de sulfure platineux en formant le composé Pt"S,Pt,TS2. Celui-ci retient de l'eau jusqu'à 120°. C'est une masse cristalline d'un gris d'acier, dont la densité égale 5,52. Le sulfoplatinate potassico-platineux, chauffé dans un courant d'hydrogène, perd les deux tiers de son soufre et laisse un mélange de platine métallique et du sulfure double
KSPISS.
Le sulfoplatinate sodico-platineux est entièrement comparable au sel potassique et s'obtient de même.
— SuLFOSTANNATE POTASSICO - PLATINEUX
K.2Pt3"SnITS6. On l'obtient en fondant 2 parties de platine avec 1 partie de sulfure stannique, 3 parties de carbonute de potassium et 3 parties de soufre et en lessivant le produit avec de l'eau. C'est une poudre cristalline d'un rouge de cochenille qui, vue au microscopej apparaît comme formée par une masse de tables à six côtés. Ce sei perd les deux tiers de son soufre lorsqu'on le chauffe dans un courant d'hydrogène, et, lorqu'on le traite par l'acide chlorhydrique étendu ou l'acide acétique, il perd tout son potassium et se converiit dans le composé HîPts''SnITSS. Ce dernier corps s'oxyde à l'air, perd son hydrogène à l'état d'eau et laisse le composé Pt8"PtIVSnIYS«.
— SULFOSTANNATE 8ODIC0-PLATINEVX. On
le prépare eu fondant I partie de platine et 1/2 partie de sulfure stannique avec 3 parties de carbonate de potassium, l/6 de partie de carbonate de sodium et 3 parties de soufre. On obtient ainsi une masse traversée par des cristaux rouges qu'on ne peut pas laver à l'eau aérée sans décomposer les cristaux. Ces cristaux répondent à la formule
Na*Ptî"SnIVS6.
Soumis à une ébullition prolongée avec l'eau, ils laissent un résidu brun noir de sulfure platinique PtS«. Lavés avec l'eau privée d'air et traités par l'azotate d'argent, ils donnent une masse grise de suifostannate argento-platineux Ag*PtS"Sn,vSB. Cette masse est permanente à 1 ait- et n'est pas décomposée par l'acide chlorhydrique, tandis que l'acide azotique et l'eau régale la décomposent avec facilité. Le sel rouge de sodium, traité par le sulfate thallieux, donne un sulfostannate thallio-platineux Tl*Pt2"SnITS6. Le sodiam peut encore être remplacé, dans ce sel, par différents métaux bivalents, tels que le fer, le manganèse, le cadmium, le cuivre, le plomb et le mercure.
SULFURÉ, ÉE (su!-fu-ré) part, passé du V. Sulfurer. Chim. Qui est à l'état de sulfure ; qui est combiné avec le soufre : L'élain ne se rencontre jamais à l'état natif dans ta nature ; it est oxydé ou sulfuré. (A. Maury.) || Hydrogène sulfuré, Ancien nom de l'acide sulfhydrique.
SULFURER v. a, ou tr. (sul-fu-ré — du lat. sulfur, soufre). Combiner avec le soufre : Sulfurer de l'argent, du cuivre.
SULFUREUX, EUSE adj. (sul-fu-reu, eu-ze — du lat. sulfur, soufre). Chim. Qui est de la nature du soufre; qui contient du soufre : Vapeurs sulfureuses. Exhalations sulfureuses. Eaux sulfureuses. Sels sulfureux.
La petite ville d'Aix, en Savoie, toute fumante, toute bruissante et tout odorante des ruisseaux de ses eaux chaudes et sulfureuses, est assise par étages sur un large et rapide coteau de viffnes, de prés, de vergers, à quelque distance. (Laniart.) Il Acide sulfureux, Acide produit par la combustion du soufre dans l'air : C'est à /'acide sulfureux qu'est due l'odeur vive qui se répand lorsqu'on enflamme des allumettes. (Acad.)
— Encycl. L'anhydride sulfureux, encore désigné sous les noms.de dioxyde de soufre, d'acide sulfureux anhydre et d'oxyde sulfureux, répond h la formule SO2. On le rencontre parmi les gâz qui se dégagent dans le voisinage des volcans; il est alors à l'état gazeux. L'eau de certaines sources en contient aussi al'étatde dissolution. On l'obtient artificiellement soit par la combustion du soufre, soit par la désoxydation de l'acide, sulfurique ou de l'acide dithionique, soit par le grillage des sulfures métalliques, soit par la calciuation du soufre mélangé à un sulfate, comme le sul&ite de fer, soit à un oxyde, comme le peroxyde de manganèse, soit enfin, lorsqu'on veut opérer par réduction de l'acide sulfurique, en chauffant cet acide avec du cuivre, du mercure, du charbon ou des composés organiques. Il se produit encore avec dépôt de soufre dans la décomposition naturelle de l'acide hyposulfureux ou thiosulfurique ;