C*M30)' (SO
= Ac<!t)ie. = Sulfuryle.
(C2H20,S02)" SuUacltyle.
On observa un parallélisme parfait entre les dérivés sulfoconjugués de cette seconde classe et certaines substances qui n'en différent que par la substitution du carbonyle C0 au sulfuryle S0S. Ainsi l'acide propionique C2H»(C"0),0H ne diffère de l'acide éthylsulfureux C*H6(S"0S).0H qu'en ce fait, que le second renferme SO* au lieu deCO que renferme le premier ; ainsi l'acide salicylique. (C«"H*)(C''0)(0H)î ne diffère que par la substitution de CO à SO*, de l'acide oxy-phényl-sulfureux(C«"H*)(S"0*)(OH)*.
Les analogies que nous venons de signaler existent non-seulement dans les formules, mais encore dans les propriétés des corps que nous avons opposés les uns au* autres et même dans leur mode de formation.
Ainsi l'acide salicylique et l'acide oxy-phényl-sulfureux ( sulfophénique ) sont 1 un et l'autre diatomiques et monobasiques. En outre, l'acide salicylique s'obtient par l'action de l'anhydride carbonique sur le phénate do sodium, et l'acide sulfophénique résulte de l'action de l'anhydride sulfurique sur le phénol (le phénol ne diffère du phénate de sodium qu'en ce que H y est substitué à Na; le phénol est du phénate d'hydrogène).
Il serait difficile de trouver, parmi les composés organiques, des analogies plus nettement dessinées que celles-là. Ces analogies ont dû. donner l'idée de remplacer S"0* par C"0 dans les composés sulfoconjugués et de monter ainsi dans la série homologue. Ainsi, en remplaçant S"0» par C"0, dans l'acide phényl-sulnireux ou l'acide crésyl-sulfureux, ou devait obtenir l'acide benzoïque ou l'acide toluique, etc. On a essayé dans ce but, mais sans succès, de fondre les acides sulfoconjugués avec des carbonates. On a alors recouru a ut» moyen détourné qui a réussi : on a distillé les sels des acides sulfoconjugués avec un cyanure. 11 a distillé un cyanure phénique (nitrite benzoïque, toluique, etc.), et ce sernier,traité par les alcalis bouillants, s'est saponifié et a donné l'acide qui lui correspond.
— Hydrates d' acide sulfurique. On connaît au moins deux hydrates bien définis d'acide sulfurique : le monohydrute H2$04,H20 et le dihydiate H«S0»,îH*0. Le premier de ces corps présente une densité de 1,78 et se solidifie entre 80et9ot en formant une masse de prismes incolores à six pans, d'où son nom d'acide su'furique cristallisuble. Il bout entre 205° et 210» en dégageant des vapeurs faiblement acides. On peut l'obtenir en évaporant l'acide faible à la température de 205» jusqu'à ce qu'il ne perde plus d'eau. Le second hydrate résulte de la combinaison de 1 molécule d'acideconcentréavec 2 molécules d'eau. Cette proportion correspond au maximum de contraction du mélange d'acide sulfurique et d'eau (environ 8 pour 100). Sa densité égale 1,62. Il bout à 1930 sans donner autre chose que de l'eau jusqu'à ce que la température ait atteint 205». Ou peut l'obtenir en évaporant à 100° un acide plus étendu jusqu'à ce qu'il cesse de perdre de l'eau. Les deux hydrates dissolvent la neige en donnant naissance à uu froid très-intense.
— Acide sulfurique fumant ou db Nordhausen. Syn. Acide disulfurique.