‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 792 sur 1059 · SUNT · texte numérisé non relu

SUNT

de pavage ne sont autre chose que des basreliefs dans l'état le plus complet de dégradation. Au nord du temple et presque en ligne de sa façade est, on trouve les restes des Propylées, qui avaient environ 15 mètres de longueur sur 9 de largeur et présentaient k chaque extrémité une façade de deux colonnes doriques, entre des pilastres soutenant un fronton. Ces colonnes avaient 5m,10 de hauteur avec le chapiteau, 0m,80 de diamètre à la buse et 2m,6 d'entre-coloimemcnt. Leake remarque qu'il n'y a plus de trace d'aucun édifice particulier élevé à Neptune, qui n'était sans doute honoré à Suniura que par un autel. » Sur une des colonnes encore debout du temple de Minerve, on lit le nom de Caroline de Bourbon, reine de Naples.

SUNNA s. f. (sunn-na — mot ar. qui signif, tradition). Hist. relis. Doctrine des sunnites. Il Livre contenant la doctrine des sunnites. Il Cette orthographe est une autre forme da

SONNA

SONNA , encore aujourd'hui en allemand Sonne, le soleil, en tant qu'élément bienfaisant que tous les peuples primitifs ont adoré. Les Germains lui vouaient un culte tout particulier. Cette divinisé, qui n'a jamais été figurée, n'a subsisté que dans les religions panthéistes et perdit son importance dès qu'un Olympe hiérarchique se forma.

SUNNITE s. m. (sunn-ni-to — rad. stiima). Hist. relig. Membre d'un des quatre rites musulmans orthodoxes, sectateur de la tradition.

— Encycl. Les sunnites forment l'une des deux grandes sectes de l'islamisme opposées aux chiites. Les sunnites se distinguent de leurs adversaires en ce qu'ils reconnaissent comme légitimes les trois successeurs immédiats de Mahomet, Abou-Bekr, Omar et Othinan, et, de plus, ils acceptent la sunna ou sonna, corps de doctrines ou de traditions, qu'ils regardent comme le complément du Coran. Ils se subdivisent en quatre rites, considérés par eux néanmoins comme tous orthodoxes. Les sunnites dominent surtout dans l'empire ottoman, en Egypte et. dans les Etats barbaresques.

Dans les pays musulmans, les sunnites sont les ennemis jurés des chiites, et cette haine religieuse, qui ne se fonde sur rien de sérieux, dégénère souvent en trahisons, en incendies et en massacres. C'est ce qui est arrivé à Cachemire en 1872. Les sunnites avaient mûri le projet d'exterminer les chiites: le 15, lo 16, le 17 septembre, ils se sont mis à l'œuvre ; ils ont éventré les femmes, égorgé les enfants et les hommes et brûlé quatorze cents maisons. Les troupes du maharaja sont . intervenues beaucoup trop tard. Si les chiites, effrayés par ces massacres, quittaient le pays, ce serait un désastre pour Cachemire, dit le correspondant de YHomeward Mail; car les industrieux chiites tout pour cette ville ce que les huguenots étaient pour la France avant la révocation de l'edit de Nantes.

SUNO, bourg du royaume d'Italie, province et district de Novare, mandement de Momo ; 2,850 hab.

SONT LACRYM^ RERUM, ET MENTEM MORTALIA TANGUNT (Il y a des infortunes gui arrachent des larmes et touchent le cœur), Vers de Virgile (Enéide, liv. 1er, v. 462.)

Enée, fugitif, a été poussé par la tempête sur les côtes d'Afrique, aux lieux mêmes où s'élève Cartilage. Dans un temple que Didoa a consacré h la reine des dieux, un spectacle inattendu frappe les regards du héros : il voit représentés, dans l'ordre des temps, les combats d'ilion et les événements de ces guerres que la renommée a déjà publiés dans tout l'univers. 11 reconnaît le fils d'Atrée, le vieux Priam et le terrible Achille. Il s'arrête et, ne pouvant retenir ses larmes : « Achate, dit-il, quel lieu n'a retenti, quelle contrée de la terre n'est pleine du bruit de nos malheurs I Jusque dans ces déserts, le courage trouve sa récompense. Il y a des infortunes qui arrachent des larmes et touchent le cœur. •

« Les annales du monde offrent-elles un pareil exemple des vicissitudes de la fortune ? Quelle transition I... Avoir été proclamé le plus (opulent souverain de l'Europe, et être réduit à. emprunter douze cents francs ; enfin, s'être levé tout-puissant dans le palais de ses ancêtres, et se cacher fugitif dans le tombeau de ses enfants I Sun! latryms rerum, et meniem mortalia tangunt. •

Sarrans.

« N'avez - vous jamais rencontré de ces femmes décrépites, belles dames du temps jadis, couronnées en leur printemps par la poésie, par l'amour, et dont la dégradation afflige le coeur et l'appesantit sur la pensée des fins dernières? Hélas 1 les choses les plus nobles et les plus sublimes, la jeunesse, la beauté... Sunt laerymse rerum! »

FlïAKClS WeY.

• De toute celte grandeur catholique, que restait-il? Un moine obscur, n'ayant pour confident de ses peines qu'un inconnu et un étranger. Au milieu de cette froide solitude, parmi !e silence qui nous environnait, je ne

suov

pouvais me défendre de ce regret qui, dans la fuite éternelle des choses d'ici-bas, nous attache aux monuments aussi bien qu'aux hommes d'autrefois :

Sunt lacrymas rerum, el meniem mortalia tangunt. • E. Laboulaye.

SON-TSEO, général et tacticien chinois, né plusieurs siècles avant l'ère chrétienne dans le royaume de Tsi, qui fait aujourd'hui partie du Chan-Toung. La tradition rapporte qu'il fut chargé par le roi d'Où d'imposer à ses femmes la discipline militaire ; mais , quand il fallut faire l'exercice, elles éclatèrent de rire. Pour se faire obéir, Sun-tseu dut trancher la tête de deux de ses lieutenantes. A la suite de cet acte de sévérité, il fut renvoyé; mais il fut rappelé bientôt et aida le roi à triompher de ses voisins. On doit k Sun-tseu les Règles de fart militaire. Cet ouvrage a été traduit en mandchou par ordre de l'empereur Khang-hi en 1710, et en français par le Père Amiot. Cette traduction fait partie des Mémoires sur les Chinois (t. VU, p. 57-150).

SUNT VERBA ET VOCES PRjCTEREAQUE Nlllll. (Des mots et des paroles, et rien de plus), Vers d'Ovide, qui peut s'appliquer à un grand nombre de discours.

i Les événements de l'Irlande ont provoqué dans le parti tory d'assez profonds dissentiments, M. Peel est persuadé qu'abandonnée à elle-même, toute cette agitation finira par tomber. Il semble dire, en regardant l'Irlande : Sunt verba et voces prstereaque nihil. »

(Revue de Paris.)

• Il s'agit aujourd'hui, entre les peuples, de tout autre intérêt que de la modeste gloriole de quelques doctes et patients enregistreurs de mots, condamnés à se copiera tour de rôle depuis le commencement d'une langue jusqu'à sa fin, et la polémique des dictionnaires ne fera plus le même bruit qu'au temps de Ménage et de Euretière. C'est le cas de dire plus que jamais et dans une acception plus littéraire : Sunt verba et voces pr&tereaque nikil. •

Ch. Nodier.

• On peut dire de Bernis ce que disait Ovide : Sunt voces prmtereaque nihil. C'est un léger ramage qui passe dans le bruit du vent, une ombre gracieuse qui fuit à la lumière, des fanfreluches de poésie, les échos d'une chanson, des fleurettes qui n'ont pas même brillé l'espace d'un matin. »

Arsène Houssaye.

SUNYASEE s. m. (seu-ni-a-zî). Nom donné h. des Indous fanatiques.

— Enycl. Les sunyasees sont des Indous fanatiques qui s'infligent volontairement les plus grands tourments aux principales fêtes île la religion indoue, notamment à la fête du Churruck Poajah. Une de leurs principales pratiques consiste à se faire attacher, par des crampons en fer qui leur traversent les chairs du dos, k une poutre mobile placée en travers sur un poteau et qui tourne lentement. Le patient, suspendu dans l'espace, prononce incessamment à haute voix le nom des dieux de sa secte et jette des fleurs aux curieux accourus pour jouir de ce spectacle peu séduisant. Ces sunyasees ne se soumettent pas, du reste, à ces toitures pour le simple plaisir d'honorer leurs dieux. Ils exploitent par ce procédé la charité publique et surtout la foi de quelque riches dévots qui leur achètent à beaux deniers comptants la protection de la divinité. Ces misérables fanatiques ont, en général, une ligure hideuse et repoussante; presque nus, couverts de bouse de vache ou de peinture blanche, ou le corps peinturluré en bandes tour à tour blanches et noires, ils n'en sont pas moins fort respectés des Indous de toute caste, qui se font un devoir de leur fournir d'abondantes ressources. Ce sont ces mêmes fanatiques qui s'imposent ces cruelle3 et absurdes tortures que l'on sait, les uns tenant un bras continuellement levé sans pouvoir jamais l'abaisser; pour arriver à cela, ils ont souffert atrocement des mois entiers en tenant le bras fixé contre un bâton afin d'obtenir la paralysie des articulations; d'autres tiennent toujours le poing fermé, etc.

SUOMI s. m. (suo-mi). Linguist, Syn. de

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