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SCPRA-AXILLAIRE adj. (su-pra-a-ksil-lère — du lat. supra, au-dessus, et de axillaire). Bot. Qui est situé au-dessus de l'aisselle des feuilles.
SUPRAGO s. m, (su-pra-go). Bot. Section des liatris, genre de composées.
SUPRAJUNCTAIRE s. m. (su-pra-jon-ktè" re — du lat. supra, uu-dessus; junctus, joint)- Hist. Fonctionnaire de l' Aragon, dont les attributions se rapprochaient de celles des prévôts de maréchaussée.
SUPRAJURASSIQUE adj. (su-pra-ju-ra-sike — du lat, supra, au-dessus, et de jurassique). Géoi. Qui est au-dessus des calcaires jurassiques : Couches suprajurassiques.
SUPRALAPSAIRE s. m, (su-pra-lu-psè-re
— du lat. supra, au-dessus; lapsus, chute). Hist. relig. Membre d'une secte calviniste, suivant laquelle Dieu aurait rendu la chuto du premier homme inévitable, afin de manifester sa justice en même temps que sa miséricorde à l'égard de l'homme.
— Encycl. Cenomfut donné, dans le protestantisme calviniste, à des partisans farouches de la prédestination, qui, contrairement aux infralapsaires (v. ce mot), rejetant toute différence entre la prescience divine et la prédestination, soutenaient, avec saint Augustin et Calvin, que Dieu a résolu d'admettre dans sa grâce et de damner sans rémission les hommes qu'il lui plaît, dès avant la chute d'Adam et même avant la création. Conséquents avec leur principe, ils allaient même jusqu'à affirmer que Dieu a fait naître le péché afin de pouvoir prédestiner, selon soa bon plaisir, soit au salut, soit a la damnation, ceux, qu'il lui convient de choisir.
Nous ne croyons pas qu'il existe encore des supralapsaires. Les partisans de la prédestination, dans notre siècle, sont infralapsaires.
SUPRAMOND AIN, AINE adj. (su-pramondain, è-ne— du lat. supra, au-dessus; tnundus, monde). Philos. Qui est au-dessus du monde
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visible. Il Ame supramondaine, Dieu, selon quelques philosophes d'Alexandrie.
8UPRANATURALISME s. m. (su-pra-natu-ra-li-sme — du lat, supra, au-dessus, et do naturalisme). Philos. Nature de ce qui est surnaturel, en dehors et au-dessus du cours ordinaire des choses. Il Doctrine qui admet l'existence du surnaturel: Toutes les religions anciennes étaient empreintes de scpranaturalismb, et cette tendance plus ou moins mystique dominait encore dans le polythéisme au moment de sa chute, que le néoplatonisme ne réussit pas à empêcher. (Artaud.)
— Encycl. V. SURNATUREL.
SUPRANATURALISTB s. m. (su-pra-natu-ra-li-ste — du lat. supra, au-dessus • natura, nature). Philos. Celui qui croit à 1 existence du surnaturel : L'obligation de prouver qu'il faut attribuer au miracle ce qu'on ne peut pas expliquer revient de plein droit au supranaturalistb. (A. Réville,)
SUPRARATIONNEL, ELLE adj. (su-prara-si-o-nèl,- è-le — du lat. supra, sur, et de, rationnel). Théol. Qui est au-dessus delà raison : Les vérités suprarationnëlles.
SUPHASENSIBLE adj, (su-pra-san-si-ble — du lut. supra, au-dessus, et de sensible). Philos. Qui est au-dessus des sens, qui n'est pas accessible aux sens : Sons une forme ou sous une autre, Dieu sera toujours le résumé de nos besoins suprasensibe.es. (E. Renan.)
— s. m. Ce qui est au-dessus des sens : Le suphasensiblb donne matière à une foule de controverses.
— Encycl, Ce mot a été mis dans la circulation philosophique principalement par les Allemands et par leurs traducteurs. Toute une théorie s'y rattache; nous allons essayer d'en esquisser les lignes principales.
On appelle sensible tout ce qui tombe sous les sens; le suprasensible est le contraire , c'est ce qui n'est pas perçu par les sens. Mais existe- t-il quelque chose qui ne soit pas perçu par les sens? Les organes de perception externes & l'aide desquels l'homme prend possession de l'univers ne sont-its pas les seuls instruments de connaissance que nous ayons à notre disposition? Avec quoi, par quoi, de quelle manière et par quel moyen suisironsnous autre chose que les faits positifs, concrets, réels, expérimentables dont les sens nous instruisent? Cette question est précisément celle du suprasensible.
Une pensée, un sentiment, une volition sont des phénomènes de l'ordre suprasensible. Boire, manger, digérer, marcher, dormir sont des faits sensibles. Si l'on s'en tenait à cette définition générale, nul ne nierait l'existence du suprasenstble. Mais il y a deux tendances contraires et extrêmes qui ont compliqué ie problème.
D'une part, les empiriques et les matérialistes nient qu'il y ait dans les phénomènes psychologiques autre chose que dans les faits de la vie organique. J'aime, je pense, je veux, je réfléchisse raisonne ; ce sont là pour eux des actes tout à fait semblables à ceux que j'accomplis par mes organes corporels ; c'estaussiun organe corporel qui les exécute; c'est la le jeu du cerveau, la fonction vitale de la matière grise ou du fluide nerveux ; il n'y a dans l'amour, dans la pensée, dans la volonté qu'un phénomène de la vie physiologique, un faitd ordre sensible. Mais lors même qu il serait vrai que la pensée est une simple Sécrétion du cerveau ou un phénomène d'électricité nerveuse, il faudrait toujours reconnaître que les phénomènes de la pensée sont séparés des autres phénomènes par un abîme, qu'il y a là au moins deux degrés de phénomènes aussi distincts que la matière inanimée se distingue de la matière organisée et vivante. Donc , il resterait encore nécessaire de conserver le terme suprasensible pour désigner cet ensemble de phénomènes tellement distincts de tous les faits sensibles que nul, à moins de nier l'évidence, ne peut Jes ramener aux mêmes lois.
Voilà l'un des deux excès que nous signalions; voici le second, dans un sens diamétralement contraire, fin même temps que l'école sensualiste nie le suprasensible, une autre école, qu'on a le plus souvent nommée idéaliste, quoique ce terme soit bien vague, sinon impropre, prétend nier les sens et leur rôle et soutient que le suprasensible seul existe. Pour cette école, non-seulement il y a du suprasensible, mais il n'y a pas autre chose. Elle le voit partout et partout croit le trouver indépendant des sens. Par exemple, j'ai l'idée de cause, de substance , de temps, d'espace ; je pense que deux et deux font quatre et que le tout est plus grand que la partie : voilà autant de phénomènes que l'école en question considère comme des formations inexplicables et soudaines, étrangères à l'expérience, sansrapport avec les sens; ce sont pour elle des idées innées, absolument à priori et ces idées sont seules réelles ou tout au moins elles sont séparées par un abîme et de l'expérience, et du progrès, et de la loi de variation. Cet excès n'est pas moins contraire que le premier au bon sens et à la vérité des faits psychologiques. Il est évident que, s'il y a des faits que le simple jeu ordinaire des organes visibles n'explique pas, il n'y en a pas qui se produisent, par une sorte de miracle, indépendamment et tout à fait en dehors des sens et de l'expérience.
Ces deux théories extrêmes ne peuvent se
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soutenir que par une évidente défiguration des faits ae conscience. 11 resta établi pour quiconque prend l'ensemble de la vie spirituelle de l'homme :
10 Que tout, dans l'homme, n'est pas expliqué par les seules fonctions observablos da la vie organique ;
î<* Que rien, dans l'homme, n'est expliqué entièrement sans une participation de l'élément sensible et de la vie organique.
Qu'appellera -t- on alor3 suprasensible?
Toute cette partie de notre vie spirituelle qui, sans être absolument indépendante des sens, se développe cependant autrement et atteint plus haut que l'activité purement sensible. Le suprasensible, c'es»t l'esprit, c'est tout ce qui se rattache à la pensée.
Certains mystiques ont rêvé, sous le nom de monde suprasensible, una sorte do paradis à l'usage des hallucinés et des exaltés, où rien ne serait plus ni matériel ni imparfait, où il n'y aurait d'autre réalité que Dieu tout en tous, que les effusions sans fin d'un amour sans fond. Il est trop clair que ce n'est là qu'un délire de l'imagination et que, mémo au milieu de ces songes tantôt ardents, tuntôt naïvement ridicules, l'imagination, comme son nom i'imliqiie, ne peut jamais faire autre chose que reproduire des images empruntées à la vie des sens. Ce n'est pas du tout par l'imagination, le rêve ou le sentiment, c est par la froide et sévère raison qu'on peut arriver jusqu'au suprasensible, dans le seul sens sérieux de ce mot.
La question serait donc vidée s'il suffisait de dire : Il y a, d'une part, des faits sensibles et, de l'autre, des faits suprasensibles ; mais ce n'est là qu'une vue superficielle des choses. Il s'iigit de réunir, de relier dans l'unité de l'univers ces deux termes de la réalité. Au fond, tout ce qui est sensible se confond, à un moment donné, avec le suprasensible, et vice versa. Par exemple, un homme parle ; vous entendez les sons prononcés par sa bouche, vous voyez les mouvements de ses lèvres, ses gestes, etc.; mais ces faits sensibles vous font percevoir immédiatement d'autres choses qui ne tombent pas de même sous les sens, la volonté, la pensée, les sentiments intimes de celui qui parle ; ici le sensible est le signe, le symbole du suprasensible. Et, d'une manière générale, dans tout fait physique il y a un moment où le suprasensible réclame sa part. Ainsi, deux billes de billard se heurtent; le choc, le son, le mouvement, voilà ce que les sens observent; mais, au môme moment, vous affirmez que la première est la cause du mouvement de la seconde. Cette causalité n'est ni tangible, ni visible, ni sonore, elle est suprasensible. On peut aller plus loin encore. Voici un morceau de cire; je le mets au feu, il change de forme, de couleur, de consistance, d'odeur, d'aspect ; et cependant je dis : ce morceau de cire, liquide ou solide, chaud ou froid, visqueux ou solidifié, en barre ou en morceaux, c'est toujours la même substance, le même substratum qui a subi des modifications phénoménales, externes ou internes, mais toujours étrangères à l'essence et qui ne l'altèrent pas. Ainsi de tout le reste. Le monde physique tout entier n'est que le monde des phénomènes sensibles ; mais, sous chacun de ces phénomènes, il y a une réalité dont les Sens ne saisissent que le germe et qui ne se manifeste qu'après un travail particulier de la pensée. C'est à cette réalite même quon peut donner le nom de suprasensible.
On ne peut donc pas plus expliquer le sensible sans le suprasensible que faire l'inverse. Ce sont les deux termes corrélatifs et, partant, indispensables l'un à l'autre de la réalité universelle. On n'explique le monde ni par l'un ni par l'autre exclusivement, mais par leur concours et leur superposition. Ce sont plutôt deux degrés séparés pour nous par un mystère que deux notions définies et opposées.
Le suprasensible ne doit point être confondu avec le surnaturel. On appelle surnaturel ce qui serait supérieur aux lois de la nature ; or, il est clair que tout suprasensible est dans la nature, et non au-dessus. Le mot suprasensible serait donc mal fait, ettntrasensible devrait peut-être le remplacer, comme plus propre à désigner ce qui, sans être sensible, est perçu comme existant d'une manière invisible dans les objets sensibles ou dans l'esprit lui-même, considéré comme quelque chose dont la réalité est dans l'homme.
SUPRATHORACIQUE adj. (su-pra-to-ia-sike — du lat. supra, sur, et de thoracigue). Anat. Qui est situé au-dessus du thorax.
SUPRÉMATIE s. f. (su-pré-ma-st — rad.
suprême). Supériorité absolue , situation qui élève au-dessus de tout : En se conduisant d'après la règle unique de son intérêt bien entendu, l'espèce humaine se dépouille de tout ce qui caractérise sa suprématie. (B. Const.) Les gens de lettres, les savants d'une nation peuvent lui conserver une suprématie que ses grands, ses prêtres, ses nobles et ses soldats n'auront pu défendre. (Boiste.) A défaut de ta lutte entre la religion et la critique, les religions lutteraient entre elles pùur la suprématie. (Renan.) La femme a toujours sur le cœur la suprématie de l'homme , et sa déférence est plus apparente que réelle. (S. Dubay.j
— Hist. Droit que les souverains d'Angleterre exercent comme chefs de l'Eglise angli-
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cane, depuis le règne de Henri VIII. Il Serment de suprématie, Serment exigé de tous les fonctionnaires publics, en Angleterre, et par lequel ils reconnaissent le souverain comme le chef suprême de la religion anglicane.
SUPRÊME adj. (su-prê-me — lat. tupremus, superlatif de l'adjectif superus, qui est au-dessus. Ce superlatif, formé avec l'aide du suffixe mus, pour simus, signifie proprement qui est le plus au-dessus). Qui est, en son genre, au-dessus de tout ; Pouvoir suprême. Autorité suprême. Dignité SUPRÈMU.
Vertu suprême. Boulé suprême. Chef suriîÊMK de l'état. Le suprême degré de la science, de la vertu, du pouvoir, de la félicité. Le salut du peuple est la suprême loi. (Montaigne.) On croit que, la suprême félicité est sur- les gradins les plus élevés; c'est une erreur. (Mme de Maint.) On ne peut envierdu rang suprême que le plaisir de s'y faire aimer. (J.-J. Rouss.) Inviter quand on peut contraindre, conduire quand an peut commander, c'est l'habileté suprême. (Montesq.) L'amour de soi «si la loi suprême de (a sensibilité. (Jouffroy.) La philosophie n'est pas seulement la science suprisme, elle est l'âme de toutes tes sciences. (Géruzez.) L'ordre est la condition suprême de toute persistance, de tout développement, de tonte perfection. (Proudh.) Le muphli est, à Alger, le juge suprême de la justice musulmane. (Feydeau.) Que la volonté de tous soit notre toi suprême. (Raspail.) Le pope, c'est le despotisme suprême de l'esprit. (Ch. Dollfus.Jirt loi suprême de toute loi positive est qu'elle ne soit pas contraire à la loi naturelle. (V. Cousin.) Le bien suprême sort de l'excès du mal, (Vacherot.) Monté sans ambition au pouvoir suprême, Washington en est descendu sans regret. (Guizot.) Le couvent, c'est le suprême égoîsme ayant pour résultat la suprême abnégation. (V. Hugo.) Ce gui sépare l'homme de la vérité suprême, c'est l'intérêt que chacun met à sa passion. (Sainte- Beuve.) La vertu fut toujours la volupté suprême.
POMPtCNAN.
. . . Nul ne se connaît, tant qu'il n'a pas souffert; C'est une dure loi, mais une loi suprême.
A l'or la suprême puissance ; C'est le nerf des Etats et la force des rois.
A. BaRBIEK.
— Qui appartient, qui est spécial a Dieu : L'intelligence suprême. La suprême majesté. Les vengeances suprêmes.
— Dernier, qui vient après tout; Je ne luttais plus, mais l'agonie de mon âme s'exhala dans un grand et long cri suprême de désespoir. (Baudelair»,) Mirabeau, dans le discours sur le veto, s'était retourné et roidi dans un suprême effort, les bras levés, pour retenir la chute de la monarchie. (E. Pellatnp,) Adieu, dernier soleil ! Adieu suprême aurore!
Lauaktinb.
— Etre suprême, Dieu ; Offrir ses hommages à i'ÊTRE SUPRÊME.
— Instant, moment suprême ; Heure suprême, Heure de la mort :
Mais déjà Sarpedon touche au moment suprême.
AlONAN.
— Les volontés suprêmes, Dernières dispositions d'un mouvant.
— Honneurs suprêmes, Funérailles :
Rendons à ce héros, trahi par la victoire. Les suprêmes honneurs dignes de sa mémoire.
BAOUft-LoELMIAN.
— Au suprême degré, Au plus haut point, autant que possible , Femme belle, laide,
AU SUPRÊME DEGRE. Sot , eimwjeUX AU SU- PRÊME DEGRÉ.
— s. m. Art culin. Parties les plus délicates d'une volaille, accompagnées d'un coulis : Suprême aux truffes.
— s. f. Hist. Nom donné, sous Charles II", à. l'inquisition d'Espagne.
— Arboric. Variété de poire d'été, appelée
aussi FOIRE-FIGUE.
■ — Syn. Supi-ôtne, souverain. V, SOUVE- RAIN.
— Encycl. Art culin. « Les cuisiniers, dit Gouffé, sont loin d'être d'accord sur la préparation de la sauce dite au suprême : les uns la veulent faite avec de la volaille exclusivement; d'autres la lient à l'œuf et y ajoutent du persil. La sauce au suprême liée à l'oeuf n'est pas autre chose, pour moi, que de l'allemande ou de la poulette. N'employer que la volaille seule et ne pas y ajouter une .certaine proportion de veau pour la soutenir, c'est faire de cette excellente sauce une chose fade et collante, dépourvue de corps et qui a beaucoup d'analogie avec l'empois....
» Pour préparer la sauce au suprême, ayez Olit,4 d'essence de volaille, 0'it,12 de velouté et 0l't,l d'essence de champignons; faites bouillir et mijoter sur le coin du fourneau pendant une demi-heure, à très-petft bouillon ; écumez parfaitement, mettez dans une casserole à glacer et tournez jusqu'à ce que la sauce masque ta cuiller; passez à l'é tarai ne dans le bain -marie, mettez dans la sauce une légère couche de consommé de volaille. Dans le cas où vous n'auriez pas de velouté préparé, vous pourriez y suppléer en procédant ainsi :
■ Mettez dans une casserole 1 kilogramme do
SUR
sous-noix de veau, toutes les carcasses des poulets dont vous avez levé les nlets , puis mouillez avec i litres de grand bouillon ; faites bouillir et écumez, garnissez avec un bouquet garni, deux oignons dont un piqué de deux clous de girofle, 5 grammes de sel et une prise de muscade; faites mijoter sur le coin du fourneau jusqu'à entière cuisson du veau ; passez h la serviette, puis faites un roux avec 200 grammes de beurre clarifié et 200 grammes de farine ; mouillez avec la cuisson passée à la serviette ; écumez jusqu'à l'ébulliiion et mettez sur le coin du fourneau; écumez parfaitement, mettez dans une casserole à glacer et faites réduire jusqu'à ce que la sauce masque la cuiller ; passez a l'étnmine dans le bain-marie, puis ajoutez dessus une euillerée de consommé. Au moment de servir, faites bouillir et liez avec 30 grammes de beurre et 3 cuillerées à bouche de lait d'amandes douces. »
SUPRÊMEMENT adv. (su-pré- me-man — rad. suprême). D'une manière suprême: Elle était suprêmement fausse et parfaitement déterminée. (St-Sim.) A cette assertion, la dame prit un air suprêmement dédaigneux. (Th. Gaut.)
SUR, préfixe qui indique position supérieure ou excès, v. le mot suivant-
SUR prép, (sur. -r- Ce mot répond au vieil italien sor et au vieux français sor, que l'on trouve dans les plus anciens monuments de notre langue. Ces formes dérivent de l'italien sopra, sovra, espagnol, portugais, provençal sobre, qui ont pour type le latin supra, lequel appartient à la même famille que super). Dans une position supérieure et au contact : Sur terre. Sur mer. Sur le haut d'une maison. Sur une montagne. Sur un cheval. Sur un vaisseau. Sur un arbre. Sur une chaise. Sur un lit. Sur une cheminée. Bâtiment porté sur des colonnes. Il A la surface de : 5e soutenir sur l'eau. Revenir sur l'eau. Voyager Sur mer,
Les voyages sur mer sont remplis d'amertume.
FABRE D'EOLAlmNE.
— A la superficie de : Etendre une couche de peinture sur un mur, du beurre frais sur son pain. Il avait un peu de trouble dans le regard et sur son visage. (Dider.) Graver sur le marbre. Avoir une marque sur la joue. Ecrire sur, le sable, sur une ardoise, SUR du papier. Ecrire quelque chose SUR un
-registre, sur ses tablettes. Nom qui est sur une liste. Mettre quelqu'un sur «m testament.
La faim maigre apparaît sur tous les corps flétris.
A. Baebieb.
' — Contre, au contact de : Donner un coup sur la tête. Frapper sur une enclume. Porter la main sua son supérieur. Passer la main sur une étoffe.
— Dans une position supérieure et à distance : Les globes célestes roulent sur nos têtes. (Acad.) Un oiseau plane sur la rivière, (Acad.)
— Joignant, tout proche, le long de : Villes qui sont sur la Seine, sur le Ilhin, sur l'Océan, sur la frontière. Se promener sur le bord de la mer, de la rivière. Nulle part on ne trouve plus de patriotisme quesvR les frontières. (Thiers.)
— Du côté de : Hâtel ouvrant sur deux rues. Appartement donnant sur un jardin. Maison ayant vue sur le jardin. Avoir deux fenêtres sur la rue. Tirer sur la droite, sur la gauche. Faire feu sur quelqu'un. Souffler sur quelque chose. Placer la cavalerie sur tes ailes, SUR tes flancs. Armée inquiétée sur ses derrières. Opérer sa retraite sur une ville. Humeur qui se porte sur les yeux. Ne détournez point sur les personnes l attention publique qui ne doit se porter que sur les choses. (Uumoui'iez.)
— Dans la propriété, le bien, le droit de : Empiéter sur son voisin.
— En arrière vers : Revenir sur ses pas. Revenir SUR le passé. Il faut, pour vivre en paix avec les hommes, revenir rarement sur te passé. {La Rochef.-Doml.)
— En employant comme matière, en traitant comme sujet : Travailler sur l'or, sua l'argent. Peintre sur porcelaine. Faire des commentaires sur un auteur. Faire des notes sur un mémoire. On a mis des paroles sur cet air. On a composé plusieurs airs sur ces paroles. Il Touchant, concernant, au sujet de ; Différer d'opinion sur un point. Ne pas s'accorder sur l'époque d'un événement. Parler sur un sujet. Se disputer sur une question. Disputer sur la pointe d'une aiguille. Se résoudre, se décider sur une question. Prononcer un jugement sur un différend. Eclairer quelqu'un sur ses vrais sentiments. Féliciter quelqu'un sur son retour. Se tromper sur le caractère de quelqu'un. Etre tranquille sur le compte de quelqu'un. Réprimander quelqu'un sur sa paresse. Faire réflexion sur une af-
i faire. Il y a un certain nombre dephrases tou- 1 tes faites que l'on prend comme dans un ma* ' gasin, et dont on se sert pour se féliciter les uns tes autres sur les événements. (La Bruy.) On a beaucoup disputé sur la meilleure forme de gouvernement. (J.-J. Rouss.) Les hommes ne s'accordent jamais SUR les principes. (Chateaub.) L'opinion est la pensée générale d'une nation ou d'un peuple sur les choses et sur les individus. (Alibert.)
SUR
Ce que je sais, c'est qu'aux grosses paroles [temps. On en Tient sur un rien, plus des trois quarts du
La Fontaine.
— D'après, par, en conséquence de : Jvger sur les apparences. Juger sur l'étiquette du sac. Juger de quelqu'un sur la mine, Se régler, se modeler sur quelqu'un. Venir sur l'invitation de quelqu'un. Partir sur un avis pressé. S'excuser sur son âge. Faire quelque chose sur la parole de quelqu'un. Prêter une somme sur nantissement, sur gage. Croire sur parole. Puisque les mots sont les signes de nos idées, il faut que le système des langues soit formé sur celui de nos connaissances. (Condillac). On juge les hommes sur leur état, leur éducation, leur situation, leurs lumières. (Duclos.)
— En prenant pour base, pour soutien, pour raison : Se fonder sur une décision, sur une opinion, sur un arrêt, sur une toi. Sur quoi fondez-vous votre prétention? Tous les heureux succès en tout genre sont fondés SUR les choses dites ou faites à propos, (Volt.) C'est sur l'amour maternel que repose l'avenir du genre humain. (A. Martin.) La séparation du temporel et du spirituel se fonde sur cette idée que la force matérielle n'a ni droit ni prise sur les esprits, sur la conviction, sur la vérité. (Guizot.) La religion s'appuie sur l'autorité, et la philosophie sur ta raison. (J. Simon.) La véritable liberté ne peut se fonder que SUR la justice. (Redern.)
Celui-là voit l'effet et celui-ci la cause; Sur cette double loi le monde entier repose. A. de Musset.
— Au nom de, avec la garantie ou le témoignage de : Sur mon honneur, sur ma conscience, sur ma foi, sur nu vie, sur mon âme, sur ma parole. Jurer sur les Evangiles. Sur mon honneur de gentilhomme, je le jure. (C. Delavigne.)
Ah ! je ne pensais pas vous blesser, sur ma vie !
Y- Huao.
— A, pour exprimer application, emploi : Mettre deux ouvriers sur te même travail pour aller plus vite.
— Après, par répétition ou surcroît de : Faire folies sur folies. Avoir trois maladies coup sur coup. Mettre sou EUR sou. Ecrire lettre sur lettre.. Ainsi, ruines sur ruines et tombeaux sur tombeaux. (Mme de Staël.)
— Parmi, dans un total de i Sur dix, il n'y en a pas un de bon, (Acad.) // eut deux cents voix sur trois cents et fut élu. (Acad.)
„. La vie humaine [maine.
N'a qu'un beau jour sur sept, c'est comme la se-
Ç, Selavi'îne.
Il Four, en comparaison de ; Cette salle a 20 mètres SUR 15.
— Plus que, préférablement ••
11 arriva le lendemain En un lieu que devait la déesse bUarre Fréquenter sur tout autre, et ce lieu, c'est la cour.
La Fontaines.
— Comme impôt ou prélèvement de : Impositions sua les biens-fonds, sur les denrées. Taxe sur les marchandises étrangères. Subsides levés sur les peuples. Assigner une pension sur le produit d'une taxe. Donner une tomme à prendre sur un fonds. Prendre sur sa nourriture, sur sa dépense, sur son nécessaire. Il faut 'déduire cette somme sur les gages, sur la solde. Ce qu'un courtisan voit obtenir par d'autres lui semble toujours pris SUR son bien, {td^e de Carqpan.)
Oui, des impôts sur tout, même sur notre joie.