‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 814 sur 1059 · C. Delavione · texte numérisé non relu

C. Delavione

. . . Si quelqu'un survimt dans votre causerie. Qui sache la comprendre et dont l'œil vous sourie, Il écoute, il s'assied, il devise avec vous.

Sainte-Beuve.

— Se produire accidentellement : Nous partirons si aucun accident ne survient. Iiien ne survient, tout procède. (Peyrat.)

— Impersonnelle»!. : Comme ils étaient ensemble, il survint du monde. Comme nous étions prêts à partir, il survint un orage. (Acad.) S'th vous survient quelque a/faire, employez-moi. (La Font.) Au bout de trois jours, il survient ordinairement une jaunisse, et dans ce même temps il y a du lait dans tes mamelles de l'enfant. (BufF.) Quand un homme est trop petit pour contenir sa fortune, il survient sur toute sa personne un gonflement dur et vide, ce qu'on appelle morgue. (Lemontey.)

Tandis que dans un coin en grondant je m'essuie, Souvent, pour m'achever, il survient une pluie,

BoiLEAO.

SURVENTE s. f. (sur-von-te — du préf.

sur, et de vente). Vente à un prix excessif exagéré.

SURVENTE s. (. (sur-van-te — du préf.

sur, et de venter). Mar. Augmentation du vent.

SURVENTER v. n. ou intr. (sur-van-té — du préf. sur, et de venter). Mar. Venter plus fort : Quand il survente, on redouble de précaution. (J. Lecomte.)

SURVENUE s. f. (sur-vc-nû — rad. survenir). Action de survenir, arrivée accidentelle : Quel effet produisit sur lui la brusque et intempestive SURVENUE du cardinal l (V.Hugo.)

SURVERSEMENT s. m. (sur-vèr-se-man — du préf. sur, et de versement). Versement par-dessus les bords , débordement. Il Peu usité.

SURVÊTIR v. a. ou tr. (sur-vê-tir — du préf. sur, et de vêtir). Vêtira l'excès.

SURVIDER v. a. ou tr. (sur-vi-dé — du préf. sur, et de vider). Vider en partie, ôter le trop-plein de: Il faut survidër ce tonneau, ce sac.

SURVIE s. f. (sur-vî — du préf. sur, et dé vie). Jurispr. Etat de celui qui survit a un autre : Et, en cas de survie, l'un des contractants s'oblige.... (Acad.) n Gains ou droits de survie, Avantages qui se font entre époux, en faveur du survivant.

— Encycl. Dans un sens général, on pourrait donner le nom de droits ou gains de survie à tous les avantages qui so stipulent entre toutes sortes de particuliers, en faveur du survivant. Mais les gains de survie proprement dits s'entendent, en jurisprudence, des avantages qui sont stipulés entre époux au profit du survivant. Tels étaient, sous notre ancienne législation, le douaire, le préciput, l'augment, le contre-augment, les bagues et joyaux, )» juarte de conjoint pauvre.

Le douaire est la jouissance que la coutume ou les conventions matrimoniales accordent d'une certaine portion des immeubles du mari à la femme qui lui survit. C'était aussi cette même portion en propriété que quelques coutumes réservaient aux enfants après la mort de leur mère, lorsqu'ils ne se portaient pas héritiers de leur père.

Le préciput est le droit qu'a le survivant des époux, en vertu d'une clause très-fréquente dans les contrats de mariage, de pré» lever une certaine portion des meubles de la communauté avant qu'elle soit partagée. La clause du préciput est ordinairement conçue de la manière suivante : • Le survivant des futurs époux, » ou bien « le futur époux, en* cas de survie, et pareillement la future épouse, dans le même cas, prendra par préciput tels ou tels objets. »

Dans les provinces de droit écrit, l'augment était un gain nuptiEl que la femme prenait en récompense et à proportion de sa dot sur les biens de son mari prédécèdé. L'augment de dot était étabVi tant en faveur des enfants que de la femrtje ; celle-ci n'en avait même ordirrairementque l'usufruit et ceux-là la propriété. Cependant, lorsque la femme, ayant des enfants, restait en viduité jusqu'à son décès, elle gagnait en propriété une portion de l'augment qui était qualifiée de virile et qui était égale à une partie d'enfant.

Le contre-augment était un gain nuptial et de survie, qui consistait en ce que le mar:

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survivant retenait une portion de la dot de la femme prédéeédée. Ce gain de survie était usité dans quelques provinces de droit écrit; on l'appelait eontre-augment parce qu'il était opposé ii l'augment et qu'il n'était accordé que dans le cas où l'augment n'aurait pas lieu. Suivant l'ancien droit romain, les héritiers du mari prédécédé étaient tenus de restituer la dot en entier ; mais, lorsque le mari survivait, il gagnait, dans certains cas, la dot intégrale de sa femme, ou du moins une partie, selon la nature de l'action qu'on avait contre lui pour la répétition de la dot. Le contre-augment paraît tirer son origine de cette disposition du droit romain.

Dans plusieurs provinces de droit écrit, outre l'augraent de dot proprement dit, la femne avait encore un autre augment moins considérable, qu'on appelait bagues et joyaux. Les bagues et joyaux étaient, dans l'espèce , un don de noces et de survie que le mari faisait à sa femme à proportion de sa dot; les pays où le don de bagues et joyaux était le plus usité étaient les provinces du Lyonnais, du Forez, du Beaujolais.

Enfin, la, quarte de conjoint pauvre était, dans les pays de droit écrit, la portion qu'un époux survivantpouvait, en certains cas, demander sur la succession de son époux prédécédé. Gueidan, avocat général du parlement de Provence, justifiait ainsi cette disposition, introduite en faveur de l'époux survivant : • Conviendrait-il que celle qui a porté avec dignité le nom et la qualité d'é- ■ pouse durant la vie de son mari, qui a partagé son état et a participé à tous ses avantages, tombât tout à coup dans une honteuse pauvreté, parce qu'elle n'aurait apporté, dans la communauté de biens, que des vertus et du mérite ? Si les bienséances sont choquées par cette indigne dégradation, la justice ne 1 est pas moins. Un homme qui épouse une femme dont il connaît l'indigence, n ayant égard qu'à ses qualités personnelles, ne contracte-t-il pas l'obiigation de pourvoir pour toujours à sa subsistance ? Que ceux qu'un- nœud si saint, autorisé par toutes les lois, a unis, et d'une union si parfaite qu'ils n'ont plus qu'un même nom et ne sont plus qu'une même chair, n'aient aussi qu'un même état et qu'une même fortune. Si, pendant la vie, le mari rompt cette harmonie, en refusant à sa femme son entretien, tous les tribunaux s'élèvent pour l'y contraindre. La mort du mari sera donc la raison qui réduira celte femme au comble de la misère ! Parce que le ciel lui aura ravi celui qui faisait son appui et son bonheur, faudra-t-il que les hommes la dépouillent de tous les autres biens et ajoutent, à une condition malheureuse, l'extrême pauvreté, plus dure et plus odieuse qu; la mort? à cet égard, plus à plaindre dans son état qu'un mercenaire, qui trouve au moins dans son épargne une ressource après la mort de ses maîtres. »

De nos jours, le Code civil a admis pour principe que la liberté des stipulations matrimoniales n'avait d'autres limites que l'ordre public et les bonnes moeurs. A l'égard des gains de survie stipulés par une femme dans son contrat de mariage, ils ne constituent point un droit successif exercé à titre d'héritier, mais une simple créance. Ainsi, un époux peut renoncer, en faveur de l'un de ses enfants, au gain de survie stipulé à son profit dans sou contrat de mariage ; une telle renonciation, laissant subsister le gain de survie, ne porte pas atteinte aux conventions matrimoniales.

Aux termes de l'art. 1092 du Code civil, ■ toute donation entre-vifs.de biens présents, faite entre époux par contrat de mariage, ne sera point censée faite sous la condition de survie du donataire, si cette condition n'est formellement exprimée. » L'expression de biens présents ne doit pas s'entendre, dans l'espèce, seulement des choses sur lesquelles le donateur a déjà un droit certain et complet, mais encore de celles qui ne seraient que l'objet d'un droit conditionnel à son proiit ; lu chance d'être propriétaire d'une choie, si telle condition se réalise, est, en effet, ellemême une valeur actuelle qui entre en ligne de compte dans le patrimoine effectif d'uue personne.

Dans les contrats, il n'existe point de termes t-acramentels pour la stipulation de la condition de survie. Il suint que la volonté de subordonner la libéralité a cette condition ressorte clairement des termes de la convention. La cour de cassation avait même émis l'avis que la condition de survie devait s'induire de la circonstance que les donations entre futurs époux avaient été stipulées mutuelles et réciproques, quand même ces donations seraient inégales. Sou motif était que « si les donations entre époux n'étaient pas censées faites sous la condition de survie, il s'ensuivrait un échange absolu de propriété tel que les biens d,u mari passeraient de droit aux héritiers de la femme et ceux de la femme aux héritiers du mari. Lorsqu'il y a réciprocité, il est évident que l'intention des parties a été que celui des époux qui survivrait resterait seul propriétaire, tant de son patrimoine que du patrimoine du prédécédé. > En conséquence, la cour de cassation proposait un amendement ainsi conçu : « Il en est autrement s'il y a donation réciproque ontre les époux, quand même elle serait inégale ; en ce cas, le survivant seul profite du don. » Mais cet amendement n'ayant point

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été admis dans la loi, il est hors de doute que la réciprocité des donations n'emporte pas de plein droit la condition de survie.

— Présomption de survie. En matière de succession, il est d'une importance capitale de déterminer exactement la mort de deux personnes qui héritent l'une de l'autre, afin de savoir quelle est celle qui a réellement transmis a ses héritiers la succession recueillie, ne fût-ce qu'une minute, par elle. Dans beaucoup de cas, il est impossible de constater matériellement le fait lorsque, par exemple, deux personnes meurent dans le même incendie, dans une bataille, dans un naufrage, et qu'aucun témoignage ne peut faire la lumière. Dans ces divers cas, afin de trancher une difficulté inextricable, le législateur a établi la présomption de survie, qui a pour objet de suppléer, par une fiction, à l'absence de preuve. D'après le Code civil (art. 720- 722), si ceux qui ont péri ensemble avaient moins de quinze ans, le plus âgé sera présumé avoir survécu. S'ils étaient tous audessus de soixante ans, le moins âgé sera présumé avoir survécu. Si les uns avaient moins de quinze ans et les autres plus de soixante, les premiers seront présumés avoir survécu. Si ceux qui ont péri ensemble avaient quinze ans accomplis et moins de soixante, le mâle esc toujours présumé avoir survécu, lorsqu'il y a égalité d'âge ou si la différence qui existe n'excède pas une année. S'ils étaient du même sexe, la présomption de survie, qui donne ouverture à la succession dans l'ordre de la nature, doit être admise: ainsi le plus jeune est présumé avoir survécu au plus âgé,

SURVILLE (Clotilde de), prétendue poétesse française du xve siècle, dont les œuvres auraient été recueillies par un de ses descendants, Joseph-Etienne, marquis de Surville, passé par les armes au Puy le 27 vendémiaire an VII. Elles ont été publiées sous le titre de Poe'sies de Marguerite-Etéonore- Clotilde de Valion-Chalys, dame de Surville (Paris, 1803, in-8°), par Vanderbourg, à qui la veuve du marquis de Surville confia les papiers de soq mari; un second recueil, intitulé Poésies inédites de Clotilde de Surville, publié par Ch, Nodier et M. de Rojoux, parut en 1823. Les manuscrits sur lesquels furent imprimés l'un et l'autre volume étaient tous de la main du marquis de Surville. Quant aux manuscrits de Clotilde, que le marquis prétendait avuir simplement recopiés, personne ne les a jamais vus.

Voici la fable à l'aide de laquelle Vanderbourg, qui peut-être était de bonne foi, a essayé de faire croire à l'existence de Clotilde de Surville, d'après les renseignements dus au marquis de Surville lui-même et trouvés dans ses papiers. Clotilde de Surville naquit vers 1405, au château de Vallon, situé sur la rive gauche de l'Ardèche, dans le bas Vivarais. Elle eut pour père un preux chevalier, Louis-Ferdinand de Vallon, et pour mère Pulchérie de Fay-Collan, qui avait aimé les lettres et avait appris l'art de bien dire avec Justine de Lévis, dont elle était petite-fille, avec Louis de Puytendre, enfin avec le célèbre Froissart. Appelée à dix-huit ans à la cour de Gaston-Phèbus, comte de Foix, Pulchérie de Vallon mit à profit la bibliothèque de ce prince lettré, étudia les auteurs latins, grecs et italiens; c'est par ces connaissances classiques qu'elle commença l'éducation de Clotilde, son troisième enfant, Clotilde eut un génie précoce. A peine âgée de onze ans, elle traduisit en vers une ode de Pétrarque, qui lui mérita l'approbation de la célèbre Christine de Pisan. Déjà mourante, dit M. de Surville, elle s'écria après cette lecture : «Que de grâce I que d'agrément 1 Cette muse naissante effacera son modèle ; je lui remets tous mes droits au sceptre de cet Hélicon. » Clotilde, quoique si jeune, parut faire peu de cas de l'héritage ; elle répondit à ceux qui l'en félicitèrent : ■ Si du rhéteur, je ne le peux; si du poète, je n'en veux. » N'y a-t-il pas dans cette réponse autant d'orgueil, plus ou moins légitime, que dans ce cri de Saiiho : « Je dis qu'on parlera de nous dans 1 avenir ! »

C'était au temps de la démence de Charles VI ; plusieurs familles, fuyant l'anarchie, s'étaient réfugiées dans les provinces riveraines de la Loire et du Rhône; celle de Clotilde fut de ce nombre. Clotilde eut pour compagnes de son adolescence et de ses premiers travaux des filles charmantes, dont l'esprit et le goût na contribuèrent pas médiocrement à former le sien propre; entre autres Louise d'Effiat, Rose de Beaupuy, Tullie de Royan, mais surtout une Italienne adorable, qui n'est connue que sous le nom de la belle Rocca. « On peut juger, dit M. de Surville, combien Clotilde eut à gagner avec de pareilles compagnes... 11 est à peu près certain qu'elles travaillèrent de concert à former cette langue poétique jusqu'alors étrangère parmi les Français. Defdat etBeaupuy, nées dans la capitale et par conséquent habituées à parier un français plus châtié que celui de Pulchérie, instruisirent leur amie de l'empire de l'usage sur les locutions et .la mirent en état de juger sainement les écrivains de cette époque bâtarde. » C'est à ces premières années qu'il faut rapporter une grande partie de ses poésies mêlées et un poème de la Phélypèide, dont il ne nous reste pas le moindre fragment.

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L'amour vint un instant faire diversion aux études de Clotilde ; mais loin d'étouffer chez elle la poésie, ce sentiment lui redonna une nouvelle vie, en la rendant plus ardente et plus passionnée. En 1421, Clotilde épousa Bérenger de Surville, aimable gentilhomme de vingt-deux ans, qui bientôt fut obligé de quitter celle à qui il venait de s'unir pour aller joindre le dauphin, depuis Charles VII, au Puy-en-Velay. C'est alors que la jeune épouse adressa à celui dont elle était momentanément séparée une des plus jolies pièces du recueil :

'Clotilde au sien amy dotilce mande accolade,

A son-espoulx, salut, respect, amour!

Ah! tandis qu'esplorée et de cœur si malade,

Te quier la nuict, te redemande au jour, Que deviens, où cours-tu? loing de ta bien ayniée

Où les destins entraisnent donc tes pas? Faut que le dize, hélas! s'en croy la renommée,

De bien longtemps ne te revoyrai pas!... Cette héroïde ne plut pas au poète assermenté de la cour, à cette époque, à Alain Chartier. « Il n'avait, dit M. de Surville, ni le goût assez sûr, ni le sentiment assez vif, ni l'esprit assez vrai pour apprécier un tel ouvrage, tout à fait étranger aux platitudes impertinentes, aux subtilités métaphysiques, aux ridicules descriptions qui remplissaient alors la plupart des pièces amoureuses ; il écrivit, entre autres sottises, que l'auteur de l'héroïde n'aurait jamais l'air de cour. >

Clotilde de Surville se vengea du poëte jaloux par des rondeaux, mais elle fut profondément affectée. Elle fut sur le point de renoncer à la poésie. Tullie et Rocca, les deux amies dont nous avons déjà parlé, l'en empêchèrent; mais il paraît qu'elle se résolut dès lors a vivre loin du inonde, loin de la cour où régnait Alain Chartier, et de travailler pour la postérité seulement. Elle refondit un grand poème, Lygdamis, et le fit entrer dans le plan de la Phelypéide ; elle commença son roman héroïque et pastoral du Châtel d'amour, d'où sont tirés les stances et les triolets publiés par Vanderbourg (pages 199 et 205).

Vers cette époque, vers 1429, Bérenger de Surville mourut sous les murs d'Orléans. Il laissait à Clotilde un fils unique, ce • premierné « pour lequel elle composa les « verselets » qui se trouvent dans tous les recueils de morceaux choisis :

O cher enfantelet, vray portraict de ton père.

Dors sur le sein que ta bouche a pressé ! Dors, petiot ; cloz, amy, sur le seyn de ta mère,

Tien doulx oeillet par le somme oppressé! Bel amy, cher petiot, que ta pupille tendre

Gousteungsommeil qui plus n'est fait pour moy ! Je veille pour te veoir, te nourrir, te défendre...

Ainz qu'il m'est doubt ne veiller que pour toy! Dors mien enfantelet, mon souley, mon idole I

Dors, sur mon eeyn, le seyn qui t'a porté! Ne m'esjouit encor le son de ta parole,

Bien ton soubriz cent foism'aye enchanté'... Des amies de l'intéressante veuve, il ne lui restait alors plus que Tullie et Rocca ; Rose de Beaupuy s'était retirée dans un cloître; Louise d'Effiat avait épousé le vicomte de Loire ; Tullie même partit, appelée par les Paléologues à Constantinople, où elle mourut lors du sac de cette ville, et Rocca alla mourir à Venise. Clotilde, accablée de tant de pertes, se retira dans le Vivarais, s'occupa aussi de revoir ses premiers ouvrages, travail qu'elle continua jusqu'à la fin de sa vie, et qui peut, dit l'éditeur, expliquer leur perfection. Elle songea en même temps à former des élèves. Sophie de Lyonne et Juliette de Vivarez furent les premières.. Quoique retirée au fond de sa province, elle n'an vit pas moins son nom et ses œuvres parvenu' à la connaissance de la cour. M. de Surville dit qu'elle était fort estimée du duc d'Orléans et de la dauphine, qui lui envoya une couronne de laurier, surmontée de marguerites d'or à feuilles d'argent avec cette devise : Marguerite d'Ecosse à Marguerite d' Hélicon. Vers 1468, Clotilde de Surville perdit son fils; bientôt après, celle à qui elle l'avait uni, Héloïse de Vergy, mourut également. Il ne lui resta plus que l'enfant de ces deux jeunes époux, Camille, qui, pour ne point quitter sa grand'mère, ne voulut point se marier. Camille cependant devait devancer dans le tombeau Clotilde de Surville. Elle mourut à quarante-cinq ans. Accablée par toutes ces pertes, Clotilde de Surville, plus qu'octogénaire, revint au pays natal. Deux enfants de son petit-fils, élevés par Camille, l'accompagnèrent à Vallon, où elle fut accueillie avec transport par Louise d'Agoult, sa nièce. Ce fut là qu'elle apprit la nouvelle de la victoire de Fornoue et, qu'elle écrivit son Chant royal à Charles VIII. Depuis cette époque, il paraît qu'elle n'a plus rien écrit ; elle avait plus de quatre-vingt-dix ans. M. de Surville nous dit cependant qu'elle s'occupa encore à corriger ses ouvrages, et notamment un poëme dont il ne reste presque plus rien. La date de sa mort est incertaine ; on sait seulement qu'elle mourut à Vessaux, et qu'elle y fut inhumée dans la même tombe qui renfermait déjà les cendres de son fils, cl'Héloïse et de Camille. Tous ces faits biographiques étaient restés parfaitement inconnus, lorsque le marquis de Surville déeouvritdans ses papiers de famille des liasses de manuscrits de la main de Clotilde; il s'occupa de les classer, de lés recopier et d'extraire des documents particuliers qu'il avait entre les mains tous les renseignements concernant cette poétesse ignorée. Cette be-

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sogne faite, il se serait hâté de brûler les manuscrits originaux, devenus inutiles, et les papiers de famille eux-mêmes auraient été également brûlés, comme compromettants, dans la tourmente de 1793. Croira qui voudra cette fable, qui ne repose aujourd'hui sur rien. Ajoutons que les témoignages dont s'étaye lo marquis de Surville, ceux de Pétrarque, de Christine de Pisan, d'Alain Chartier, de Charles d'Orléans, de la dauphine, les noms des amies et des élèvesde Clotilde, tout celaétait tiré des papiers si malheureusement livrés aux flammes. Jamais ni Pétrarque, ni Christine de Pisan,- ni Charles d'Orléans, ni Alain Chartier n'ont prononcé le nom de Clotilde ; jamais mention n'a été faite d'elle; jamais un vers d'elle n'a été cité dans les volumineux recueils de poésies du temps.

Lorsque le premier volume des poésies de Clotilde de Surville parut en 1803, le gros du

fiublic put croire à leur authenticité; mais es critiques ne furent pas aussi facilement dupes. Ch. Nodier, Villemarn, Raynouard, Daunou, tout en louaDt la grâce de certaines pièces, déclarèrent avec raison qu'il était impossible d'y reconnaître le style d'un poeto du xve siècle. L'archaïsme de ces poésies n'est que superficiel ; il est obtenu seulement à l'aide de 1 orthographe et de quelques tournures anciennes, encore y a-t-il des fautes; l'auteur observe scrupuleusement des lois du prosodie qui ne furent connues que deux cents ans après sa mort, teiles que l'entrelacement régulier des rimes féminines et masculines, l'élision, la quantité de certaines syllabes, etc. De plus, si la forme est artificiellement vieillie, la pensée reste toute moderne sous ce déguisement d'emprunt. Même dans ce premier recueil, dont Vanderbourg avait élagué les pièces d'un anachronisme trop visible, on trouve des traces non équivoques de la supercherie. Ainsi, l'héroïde dont nous avons cité un fragment :

Clotilde au sien amy doulce mande accolade..., se poursuit par ces vars :

Banny par ses subjeots, le plus noble des princes

Erre, et proscript en ses propres remparts, De ehastel en chastel et de villes en villes,

Contraint de fuyr lieux où debvroit régner, Pendant qu'hommes félons, clercs et tourbes serviles

L'oient, ô crime! en jusdment assigner !... Non, non ! ne peut durer tant coupable vertige;

O peuple franc! reviendraz & ton roy!

Qui ne voit qu'en faisant pleurer à Clotilde les malheurs de Charles VII le marquis de Surville pensait un peu trop à Louis XVI ? Est-ce que Charles VII a été mis en jugement par «clercs et tourbes serviles ?» On pourrait faire des observations sur presque toutes ces pièces et trouver aussi les modèles de quelques-unes dans des morceaux connus, bien postérieurs au xve siècle. Les Verselets à mon premier-né sont imités d'un bout à l'autre d'une romance de Berquin :

Dors, cher enfant, clos ta paupière... Les Trois plaids d'or sont une contrefaçon d'un conte de Voltaire, les Trois manières, etc. Dans' le second recueil, les anachronisme» sont plus accentués encore ; on y lit la réfutation par la prétendue Clotilde de Surville d'un fragment du De rerum nalura de Lucrèce ; or, ce poème ne fut découvert par le Pogge que bien postérieurement à la mort de Clotilde, si toutefois celie-ci a vécu; elle y fait allusion au système de Copernic, et Copernic n'était pas encore né; elle mentionne les sept satellites de Saturne, dont le premier ne fut connu qu'en 1635, le sixième et le septième qu'en 1789. C'est aussi dans ce second volume qu'on a imprimé les notes du marquis de Surville relatives à tous ces poètes et femmes auteurs dont il fait un cortège à Clotilde et qui n'ont jamais existé. La ques; tion parait donc vidée et l'on peut dire des poésies de Clotilde de Surville, avec Villemain : « Le monument est curieux ; mais c'est une petite construction gothique élevée à plaisir par un moderne architecte. » Il s'est cependant trouvé récemment un critique, M. Macé (Journal de l'instruction publique, 1863), qui a essayé de prouver l'authenticité, sinon des deux recueils de poésies, du moins du premier; ayant eu entre les mains la correspondance de Vanderbourg et de la veuve du marquis de Surville, il en a tiré des renseignements qui lui ont semblé tout à fait concluants : • Il établit d'abord, dit M. Brunet, que Vanderbourg était de bonne foi dans toute cette affaire, qu'il n'était l'auteur d'aucune supercherie et qu'il n'avait pas composé une seule des pièces dont il était l'éditeur. Dans la première des lettres adressées à Mme de Surville, Vanderbourg dit qu'il a connu le marquis en Allemagne, qu'il a obtenu la communication de quelques-unes des pièces de vers que l'officier émigré lisait paribis comme faisant partie d'un volume de poésies composées par une de ses aïeules; il offre à Mme de Surville d'être l'éditeur de ces poésies; elle conservera tous les bénéfices que pourra donner cette publication. Mme de Surville ne possédait aucun manuscrit de son mari, mais on les retrouva chez une dame du Puy qui lui avait donné asile. Trois volumes de poésies, sous le nom de Clotildo, entièrement écrits de la main du marquis, furent remis à sa veuve, qui les confia à Vanderbourg. Celui-ci s'occupa avec activité et intelligence de leur publication; elle donna lien à bien des difficultés, qui furent onlin sur-

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montées et do.lt les lettres de l'éditeur retracent toute l'histoire. Une des circonstances les plus curieuses, o'estque l'imprimeur Didot, trouvant des passages qui lui semblaient empreints de royalisme, craignit de se compromettre; qu'il fit demander l'approbation du ministre de l'intérieur Chaptal. Celui-ci, n'osant prendre sur lui de trancher la difficulté, en référa au premier consul; mais c'éiait au moment de la rupture de la paix d'Amiens, et le chef de l'Etat avait en tête bien d'autres affaires; Joséphine intervint et les poésies parurent sans retranchements. Le succès fut complet; mais bien des voix s'élevèrent pour nier 1 authenticité de ces vers. Vanderbourg fut fort piqué de ces critiques. Il ne doutait pas de l'existence de Clotilde de Surville; mais i! admettait cependant que le marquis avait mis du sien dans le recueil qu'il avait laissé au Puy; il y voyait un excellent tableauoriglnal,retouchépardes mains habiles. M. Macé croit que c'est là, en effet, le dernier mot do la question. Ses recherches ont démontré combien on se trompait en présentant Vanderbourg comme l'inventeur de Clotilde ; il n'a pas écrit un seul des vers publiés sous ce nom. On peut croire, il est vrai, que M. de Surville est l'auteur de l'œuvre qui excita tant de débats, mais deux arguments puissants s'opposent à cette hypothèse : d'abord la nullité du talent poétique du marquis, trop bien constatée par les essais que conserve sa famille et qui sont audessous du médiocre; ensuite la lettre qu'il a écriterla veille de sa mort, lettre qui n est Foint supposée, comme l'a cru M. Villemain (l'original existe), et dans laquelle M. de Surville se préoccupe avec la plus vive sollicitude, ■ pour l'honneur de sa famille, des » œuvres immortelles de son aïeule. » Ce n'est pas au moment de inarcher a la mort que l'on est si fort préoccupé d'une imposture littéraire... D'après M. Macé, il n'est plus permis de révoquer en doute l'existence, au xve siècle, d'une femme ayant composé des vers inspirés par l'amour maternel, l'affection conjugale et de nobles sentiments patriotiques; mais on ne saurait prétendre que ces vers nous sont parvenus dans leur originalité, dans leur rudesse primitive. Ils ont été retouchés, embellis, gâtés. De Surville a parfois rajeuni, parfois vieilli. Qu'a-t-il conservé? qu'a-t-il fait disparaître ? Personne ne saurait le dire. »

Les deux meilleurs arguments de M. Macé n'ont pas grande valeur. Le marquis de Surville.qui avait voué les dernières années de sa vie à édifier tant bien que mal une petite supercherie littéraire, n'avait aucune raison d'y renoncer, même à la veille de sa mort; cette préoccupation qu'il eut des poésies de sa prétendue aïeule jusqu'à son dernier moment montre seulement son sang-froid. Quant à la nullité de ses propres vers, comme il est mort à quarante-trois ans et que la confection des volumineux recueils de Clotilde de Surville a dû lui demander dix ou douze ans, ses essais poétiques remontaientàsa première jeunesse; on peut faire de mauvais vers à vingt-cinq ans et en faire de meilleurs à trente-cinq, surtout quand on a trouvé sa voie. Le mérite des vers de Clotilde de Surville consiste surtout dans l'emploi du vieux langage, des mignardises d'expression empruntées à Charles d'Orléans et même à Marot; c'est ià un petit travail de marqueterie qui n'exige pas de hautes facultés poétiques. D'ailleurs M. Macé ne nie pas que les poésies insérées dans le second recueil, celui qu'ont publié MM. de Rojoux et Ch. Nodier, ne soient du marquis en personne, car il resterait à expliquer comment un écrivain du xvo siècle a pu connaître Lucrèce et le système de Copernic; or, la valeur littéraire de ce second recueil est exactement la même que celle du premier. Vanderbourg, en homme avisé, avait prudemment éloigne de l'édition faite par ses soins les pièces compromettantes, et cela seul suffirait à montrer que, s'il a été trompé sur l'antiquité de ces poésies, il y a mis beaucoup de bonne volonté.

Consulter : Vanderbourg, Notice, en tête de l'édition de 1803; Nodier, Question de litlérature légale (1828, in-8», p. 79); Auguis, Poètes français depuis le xite siècle; Raynouard, dans le Journal des savants (juillet 1824); Daunou, Eloge de Vanderbourg ; Villeuiuin, Cours de littérature française au moyen âge, 18e leçon; Sainte-Beuve, Itevuc des Deux-Mondes (lot novembre 1841); A.

Macé, Journal de l'instruction publique (31 janvier, 4 février, 28 mars 1863) ; Barbier, Dictionnaire des anonymes; Atiger, Mélanges littëraires (tome H); de Foletz, Cours de littérature (tome II); Catalogue Pixérécourt (1S38, n» 539); Catalogue de la bibliothèque de Charles Nodier (1844).

SUIIVILLE (Louis-Charles de Hautekort, marquis de), général franç/tis, né en Jâ5s, mort à Paris en 1721. Il débuta dans les campagnes de Flandre, conquit ses grades à la pointe de l'épée pendant les guerres de la Succession, celle d'Allemagne, et se distingua notamment à. la bataille de Spire. En 1708, il. fut assiégé dans Tournai, qu il livra aux assiégeants après vingt jours de tranchée.

Cette défaite ne fut puint cependant la vraie cause de sa disgrâce ; la cour ne lui pardonna pas d'avoir fait frapper, pendant le siège, des pièces de monnaie portant l'ei'tiyie du commandant de la place, couronnée de lauriers.

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Invité à quitter Paris, Surville se retira dans ses terres de Normandie.

SURVILLE (Jean-François-Marie de), marin français né à Port-Louis en 1717, mort noyé sur les côtes du Pérou en 1770. Entré dans la marine à l'âge de dix-huit ans, il fit avec éclat les campagnes des Indes et fut, en 1769, chargé par le gouverneur de Pondichéry d'aller conquérir une lie, découverte, disait-on, par les Anglais à 700 lieues des côtes du Pérou et dont on vantait les fabuleuses richesses. Surville accepta cette mission, parcourut la mer du Sud, reconnut la Nouvelle-Zélande au même moment où Cook faisait à un autre point la même reconnaissance, et, après des courses infructueuses à la recherche de nie invisible, regagna le Pérou. Pressé de débarquer, il voulut i franchir en canot la barre de Chiles par un mauvais temps ; le canot chavira, et Surville trouva la mort dans les flots.

SURVILLE (Joseph-Etienne, marquis de), littérateur et agent politique français, né dans le Vivarais en 1755, mort au Puy en 1798. Il embrassa la carrière militaire, fit la campagne de Corse et alla servir aux Etats-Unis sous les ordres du marquis de Rochambeau. Quand éclata la Révolution, il émigra, puis, en 1797, il rentra secrètement en France dans le but de provoquer un soulèvement royaliste dans le Midi. Arrêté au Puy, il fut traduit devant une commission militaire, condamné à mort et fusillé. Surville a passé pour l'auteur des poésies apocryphes de Clotilde de Surville. C'est mèm» k cela que son nom dut sa modeste et courte réputation.

SURVILLE (Laure de Balzac, dame), femme de lettres française, sœur d'Honoré de Balzac, née en 1800. Elle a épousé M. Allaiti, dit Surville, ingénieuren chef des ponts et chaussées, et elle est surtout connue par la notice qu'elle a publiée sur son illustre frère, notice pleine de renseignements précieux et charmants, indi> pensables aux cri tiques qui veulent connaître dans Balzac l'homme en même temps que le romancier. Outre ce livre, intitulé : Jialzuc, sa vie et ses œuvres d'après sa correspondance (1858, in- 12), Mme Surville a publié dans le Journal des enfants, sous divers noms, des contes agréables, dans lesquels elle a fait preuve d un esprit observateur et délicat. Balzac s'est inspiré de l'un de ces contes, le Voyage en coucou, pour écrire Un début dans la vie (1842). La plupart des contes et nouvelles de Mme Survtlle ont été réunis en deux volumes intitulés; le Compagnon du foyer (1854, in- 12) et la Fée des nuages ou la Heine Mab, contes des familles (1854, in- 12).

SURVILLE (Victor-Laurent Esliard, dit), acteur français, né à Paris le 19 juillet 1808. 11 étudia ^architecture jusqu'au jour où, dominé par sa vocation, il entra comme élève aux théâtres de Montmartre et de Belleville, que dirigeaient alors les frères Séveste. A cette époque, les directeurs venaient encore entendre à la banlieue les jeunes comédiens. On lui trouva beaucoup de naturel et de distinction, et il fut engagé aux Variétés pour tenir l'emploi des Lepeintre aîné. 11 débuta à ce théâtre en 1835 et y créa Laperrière de Madeton Friqùet ; mais ce n'était pas le but que voulait atteindre Surville. Il brûlait du désir de marcher sur les traces de Frédéric Lemaître et de Bocage. Il passa donc, en 1836, au théâtre de la Porte-Saint- Martin, où il fit son premier début à côté de M"e Georges, Il réussit complètement et joua avec la célèbre tragédienne Buridan de la Tour de Nesle, Gennaro de Lucrèce liorgia, Gilbert de Marie Tudor, Beppo de la Famille Moronval, Perrinet-Leclerc de Paris en 1418, puis il interpréta Latude; ce fut l'un de ses plus beaux succès. Aimé du public, Surville créa successivement Adrien dans la Duchesse (le La Vaubalière, Léon dans la pièce de ce nom (1836), Ernest Lemiie dans le Portefeuille ou les Deux familles, Lorenzo dans Jeanne de Naples, Jules de Vaudray dans Jiita l'Espagnole (1837), Prévost de Beaumont dans le Pacte de famine (1839), etc. I.ors de la chute de Harel, directeur de la Porte-Saint-Martin, en 1840, M. Cè.s-Caupenne lui fit des propositions pour l'attacher à l'Ambigu-Comique ; mais il préféra être engagé k la Galtè, où pendant vingt ans il a créé des rôles importants dans un grand nombre de drames, parmi lesquels nous citerons : en 1840, Edith. ou la Veuve de Soutliampton ; en ]«4i, la Grâce de Dieu; en 1842, la Dot deSuzette; en 1843, la Folle de la Cité, Stella; en 1844, le Mauvais père; en 1845, les Huines de Vaudemont, la Justice de Dieu; en 1848, Fualdès; en 1849, la Croix de Saint-Jacques; en 1850, le Courrier de Lyon; en 1853, Georges et Marie; en 1854, une reprise des Mousquetaires ; en 1855, les Gueux de Déranger; en ]S5C>, V Avocat des pauvres; en 1858, la Marnière des Saules, etc. Il quitta le théâtre en 1800 et se mit dès lors k organiser des expositions de peinture dans les pays étrangers, entre autres l'Angleterre et 1 Amérique. M. Surville est depuis longtemps vico-président du comité de l'Association des artistes dramatiques.

SDUVILLIEUS, village et commune de France (Seine-et-Oise), canton de Luzarehes, arrond. et à 39 kilom. N.-E. de Pontoise; 519 hab. Château ayant appartenu à Pierre- Joseph Bonapai te, qui prii le titre de comte de Snrvilliers après la chute de Napoléon 1er,

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