‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 860 sur 1059 · V, MER · texte numérisé non relu

V, MER

Tableau de Parla, par Mercier. V. Paris.

Tableau historique de I état et dea progrès de la littérature frunçaîae depuis 13HD, par

Marie-Joseph (Jhèniei'.V. littérature.

Tableau de la littérature française pendant le ivn.e siècle , par M. de Baraute. V. LITTERATURE.

Tableau de la littérature française au xvi« aïoeie , par M. Saint • Marc Girardin. V. LITTERATURE.

Tableau de la littérature au moyen âge,

par M.Villemaiu.V. littérature.

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Tableau d» la Hlleralare au mit* siècle,

par M. Villemain. V. littérature.

Tableasj de la littérature française au

xvi« siècle, par M. Phil. Chasles.V. littérature.

Tnbleau des progrès de la pensée humaine,

par Nourrisson. V. pensée.

Tableau parlant (le), comédie en un acte, en vers, mêlée d'ariettes, paroles d'Anseaume, musique de Grétry; représentée à la Comédie- Italienne le 20 septembre 1769. Cassandre, tuteur d'Isabelle, est amoureux de sa pupille, quifSe résout à l'épouser sur le conseil de Colombine, sa suivante, malgré l'amour qu'elle a pour Léandre; mais les absents ont tort, et son amant est parti pour Cayenne. Cassandre, toutefois, se méfie d'un si prompt changement, et, feignant un voyage, il se cache dans «n cabinet d'où il peut tout observer. Pierrot, valet de Léandre, arrive; il reconnaît Colombine, dont il était amoureux avant son départ , lui apprend le retour de son maître, qui est le neveu de Cassandre, et est instruit a son tour par Colombine des projets du vieillard. Pierrot et Colombine se promettent de favoriser l'amour de leurs jeunes maîtres, qui se pardonnent de bonne grâce leurs petites infidélités réciproques. On profite de l'absence du vieillard, et l'on se prépare à faire un repas agréable. Cassandre, qui rentre furtivement, est bien étonné de trouver une table dressée pour quatre personnes. Après avoir cherché partout où se cacher, il imagine de se placer derrière son portrait; il en découpe la ligure, ensuite il passe sa tête à travers le tableau et substitue l'original il la copi*;. Les amants reviennent se mettre à table, et Cassandre, ainsi placé, se mêlant a, leur conversation par ses à parte, rend la situation très- plaisante. Pour s'égayer davantage, Léandre engage Isabelle à allerdéclarer l'amour qu'elle a pour lui au portrait du bonhomme Cassandre. Cette idée folle est exécutée, et Cassandre, en se faisant connaître tout à coup, change la joie en alarmes; mais elles durent peu. Il unit les amants pour se venger et les punir. Cette pièce, d'une gaieté sans mélange, montra au public lu souplesse du talent du compositeur. Il venait de faire représenter deux ouvrages fort sérieux : le Buron et Lucile. Quoique le Tableau partant ait été traité de comédie-parade par les auteurs, et que Grétry ait cru nécessaire de l'ennoblir le plus qu il a pu, c'est un opérabouffe de bon goût et d'une conception plus originale que les Rendez-vous bourgeois. Il eut été a souhaiter que le genre de l'opéra-uoinique ne prit pas des allures plus risquées. Grétry écrivit la partition du Tableau parlant en deux mois ; elle renferme de jolis motifs. Nous citerons l'air -.Pour tromper un pauvre vieillard, les couplets : Vous étiez ce que vous n'êtes plus, la description comique de la Tempête par Pierrot, et un bon duo : Je brûlerai d'une ardeur éternelle. Cluirval et Mm« Laruette jouèrent les rôles de Pierrot et de Colombine. La réputation de Grétry était encore assez peu établie pour qu'un sot fît croire à quelques personnes qu'il avait pris à des ni.iiiies ilsiIiciis les principales mélodies du Tableau parlant, à Guluppi, a Pergolesc, à Traetia, Il ne fut pas difficile de confondre l'imposteur.

Voici l'air : Vous étiez ce que vous n'êtes plus.

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TABLEAUTIER s. m. (ta-blô-tié — rad. tuhleau). Tvpogr. Ouvrier spécialement chargé Je composer les tableaux.

TABLEAUTIN s. m. (ta-blô-tain — dimin lie tableau). Peiut. Petit tableau : L'aqua-

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tinta du fantasque artiste espagnol n'empêche pas le tableautin de Diaz d'être une trèsjolie chose. (Th. Gaut.)

TABLÉE s. f. (ta-blê — rad. table). Ensemble des personnes qui sont assises à table, qui prennent ensemble un repas : Une tablées d'amis et de parents. Il aperçut en entrant toute une tablée! de provinciaux parlant haut et buvant fort. (L. Gérard.) Le forçant à venir s'asseoir à notre tablée, je m'imaginai de le griser un peu par surprise. (G. Sand.)

— Teehn. Longueur d'étoffe tendue, qui va d'un bout à l'autre de la table.

TABLER v. n. ou intr. (ta-blé — rad. table). Tenir table, être à table : Nous tablâmes moins longuement) sans doute parce que les vins étaient moins variés. (Pichot.) Et plein de joie, allez faMer jusqu'à, demain.

Molièke.

Il Peu usité.

— Jeux. Poser, arranger les tables ou dames du trictrac suivant les points qu'on a amenés : Dépêchez -vous donc- de tabler. Il On dit aussi caser.

— Loe. fam. Tabler sur, Composer, baser ses calculs sur : On peut organiser cette association en divers degrés; tablons SUR douze seulement. (Fourier.) Les petits propriétaires comme nous, dont les revenus sont loin d'être fixes , doivent tabler sur leur minimum, (Bulz.) Une industrie gui table sur la vente du gibier ne peut produire de bons fruits. (Toussenel.) L idéal du cynisme est de tabler assez sur l'ignorance du gros public pour nier la vérité. (L. Veuillot.)

Le plaisir d'obliger est mon plus grand plaisir; J'ai labié Id-dessus et viens vous mettre en œuvre.

BoubsaulT.

TABLETIER, 1ERE s. (tn-ble-tié, iè-re — rad. tablette). Personne qui fabrique ou vend des jeux d'échiquiers, de trictrac, de dames et autres menus ouvrages d'ivoire ou de bois précieux.

TABLETTE s. f. (ta-blè-te — dimin. de table). Planche posée horizontalement, pour illettré dessus divers objets : Les tablettes d'une armoire, d'une commode, d'une bibiiothii/ue. Trois rangs de tablettes.

— Pièce de marbre, de pierre ou de bois de peu d'épaisseur, posée à plat sur le chambranle d'une cheminée, sur l'appui d une l'enétre, d'une balustrade, sur un poêle, sur le haut d'nn ouvrage de maçonnerie.

— Manger à la tablette, Manger sur une petite table séparée de la grande, ce qui est une sorte de pénitence usitée dans quelques communautés.

— Préparation alimentaire moulée, de forme aplatie : Tablette de chocolat. Tablette de bouillon.

— Pbarm. Médicament solide, aplati, composé ordinairement de sucre et d'une certaine poudre : Tablettes balsamiques de Tolu.

— Jeux. Amusement de société, dans lequel on fait rouler dans un tableau deux petites boules à facettes marquées depuis l jusqu'à 12.

— Fortif. Cordon en pierre de taille qui couronne une escarpe en maçonnerie.

— Typogr. Planche de chêne qui est fixée, dans la presse en bois, entre les deux jumelles, et qui est entaillée dans le milieu pour laisser passer l'arbre de la presse, qu'elle a pour objet de maintenir dans une direction perpendiculaire.

— s. f. pi. Antiq. Petites planchettes enduites de cire, sur lesquelles les anciens écrivaient au moyen d'un style : Horace est là, réueur et souriant, ses tablettes à la main, cherchant une mesure envolée au bruit du faleme ou des baisers de Lydie. (P. Boyer.)

— Par anal. Feuilles d'ivoire , de parchemin, de papier préparé, attachées ensemble, qu'on portait autrefois sur soi, et sur lesquelles on écrivait ce dont on voulait se souvenir : J'écrivais tous les matins sur mes tablettes les histoires que je voulais lui conter dans la journée. (Le Sage.)

Que l'on cherche partout mes tablettes perdues, Mais que sans les ouvrir elles me soient rendues.

Quinault.

— Loc. fam. Oter, rayer de dessus ses tablettes, de ses tablettes, Ne pas compter sur, ne plus songer k : Raye ce cCemter point de tes tablettes. (Alex. Dum.)

— Prov. et fig. Etre écrit, être marqué sur les tablettes, Etre sur les tablettes de, Etre connu, avoir été remarqué de : Cet homme- là îi'est point écrit sur mes tablettes enu-e (es grands médecins. (Mol.) Je vie remets cette créature-là ; il y a longtemps qu'elle kst marquée à l'encre rouge sur mes tablettes. (Le Sage.)

— Bibliogr. Titre d'un grand nombre d'ouvrages ayant la forme d'un résumé.

— Mar. Planche sur laquelle les charpentiers tracent leurs équerrages.

— Encycl. Pharm, Ce mot est synonyme de pastille; cependant on l'applique plus généralement aux médicaments rendus agréables par la proportion considérable de sucre qu'ils renferment et dont les dimensions sont plus grandes que celles des pastilles. Les tablettes sont don'.: des médicaments secs, fragiles, composés de sucre, uni à des poudres, auquel on donne d'abord une consistance de pâte, au ; moyen d'un mucilage, et que l'on divise en-

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suite par petites parties. C'est à tort qu'on a donné la forme de tablettes à des mélanges de saveur ou d'odeur repoussante ; leur transformation en (ablettes oblige le malade à, les mâcher longtemps, à son grand dégoût.

D'après Robin, pour faire des tablettes, on pulvérise finement les substances médicamenteuses qu'on veut employer, puis on les mêle exactement avec du sucre et un mucilage de gomme adragant bien pur et bien consistant. Quand on a obtenu une pâte bien liée, on la divise en petites portions égales de dimensions déterminées, qu'on expose pendant environ douze heures à l'air libre sur des tarais; puis on les dessèche très-lentement à l'étuve, jusqu'à ce qu'elles soient sonores et cassantes. La composition des tablettes étant le plus souvent la même que celle des pastilles, nous renverrons à ce dernier mot, dans l'énumération que nous allons faire des tablettes les plus connues, lorsqu'il y aura identité de composition.

— Tablettes d'acide citrique. Y. tablettes oxaliques.

— Tablettes alcalines. V. pastilles de bicarbonate DE SOUDE.

— Tablettes antimoniacales ou de Kunkel. Elles consistent dans un mélange de : Sulfure d'antimoine porphyrisé et lavé, 32 grammes; poudre de petit cardamome, 32 grammes; amandes douces pilées, 64 grammes; cannelle pulvérisée, 16 grammes; sucre en poudre, 416 grammes; mélange de gomme adragant, 4 grammes. On se sert de ces tablettes dans le traitement des maladies de la peau, de la goutte et des rhumatismes.

— Tablettes de baume de Tolu , ou simplement tablettes de Tolu. V. pastilles de baume dk Tolu.

— Tablettes de bicarbonate de soude.W. pastilles DE BICARBONATE DE SOUDE.

— Tablettes de bouillon. Elles consistent en tablettes faites avec du bouillon qu'on a fait évaporer jusqu'à siccité. On obtient ce bouillon en faisant cuire à feu doux 6 kilogrammes de viande de bœuf, 5 kilogrammes de mouton, l&il,50u de rouelle de veau et quatre pieds de mouton. Lorsqu'il est refroidi, on en enlève la graisse, puis on le clarifie avec six blancs d œufs et on l'évaporé jusqu'à ce qu'il ait ia consistance de la gélatine. Pour faire du bouihon avec ce3 tablettes, qu'on peut conserver pendant plusieurs années sans qu'elles s'altèrent, il sufrtt d'en mettre 16 grammes dans un verre d'eau bouillante, posé sar des cendres chaudes, et on l'avate dès que la tablette est complètement dissoute.

— Tablettes de cachou. V. cachou.

— Tablettes chalybées. V. tablettes martiales.

— Tablettes de charbon. V. pastilles de charbon.

— Tablettes de diacarthame. V. diacarthame.

— Tablettes d'épongé. Elles se composent de 1 partie d'épongé torréfiée et pulvérisée, 3 parties de sucre et d'une de mucilage de gomme adragant. Leur poids est généralement de 0gr,60, et on ies administre dans les atfections goitreuses et scrofuleuses.

— Tablettes de fer. V. tablettes martiales.

— Tablettes de gomme arabique. On les obtient par un mélange de 500 grammes de gomme arabique, de 2kil,500 de sucre en poudre, de 64 grammes de fleurs d'oranger et un mucilage de gomme en poudre.

— Tablettes de guimauve. On les fait en mêlant 64 grammes de racine de guimauve pulvérisée, 448 grammes de sucre et 4a grammes de rieurs d'oranger.

— Tablettes d'ipécacuana, V. pastilles d'ipbcacuana. Pour les faire au chocolat, il suffit d'ajouter à 32 grammes d'ipéca 382 grammes de chocolat à la vanille liquéfié, de diviser le tout en petites boules de 0gr,65 et de les mettre pendant quelque temps sur une plaque de fer-blanc chaud. Ces dernières tablettes sont fréquemment désignées sous le nom de tablettes de Daubenton.

— Tablettes de kermès.Y. pastilles de kermès.

— Tablettes de lichen. Pour les obtenir, on mêle et bat dans un mortier 500 grammes de lichen desséché et pulvérisé, 1 Kilogramme de sucre et 48 grammes de gomme arabique avec de l'eau.

— Tablettes de magnésie. V. pastilles de

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