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leurs les plus vives; il est blanc, avec la tête verte, une ceinture rousse autour de la poitrine et l'aile variée de noir, de blanc, de roux et de vert. La femelle est plus petite et a des couleurs moins brillantes. Cet oiseau a un duvet aussi fin et aussi doux que celui de l'eider. Répandu dans presque toute l'Europe, il est plus commun dans le Nord. Il arrive sur nos côtes au printemps, par couples ou par petites troupes, et repart à l'automne. Un certain nombre d'individus restent toujours dans nos contrées.
La tadorne est mauvaise marcheuse, mais excellente nageuse ; aussi ne fréquente-t-ellô guère que les bords de la mer, Elle se nourrit d'insectes, de crustacés, de coquillages et autres petits animaux marins , et de frai de poisson. Dès que ces oiseaux arrivent dans nos climats, ils se ré[ andent sur les plages sablonneuses ; ils nichent dans les dunes et recherchent surtout les terriers abandonnés par les lapins et dont l'entrée est exposée au midi. De la le nom vulgaire de canardlapin. Cette espèce était appelée parles Grecs chenapolex et par les Latins vulpanser, noms
?ui signifient littéralement oie-renard. La emelle dépose à nu dix à quatorze œufs, d'un blanc pur, et les recouvre d'un duvet blanc et fort épais, dont elle se dépouille.
« L'incubation, dit V. de Bomare, est de trente jours, pendant lesquels le mâle reste sur la dune voisine du terrier, et ne s'en écarte que pour aller chercher a vivre à la mer deux ou trois fois par jour; la femelle en fait autant le matin et le soir, et pendant son absence le mâle se tient dans le terrier ; dès le lendemain que les petits sont nés, le père et la mère les conduisent à la mer, mais au moment qu'elle est dans son plein, ce qui abrège le chemin, et ils ne reviennent plus à terre. Si la couvée est rencontrée dans sa marche, la mère tâche de détourner l'ennemi en contrefaisant la blessée, et les petits demeurent immobiles au point qu'on les prend l'un après l'autre, sans qu'ils tentent de se sauver. »
La tadorne s'accoutume assez facilementà la domesticité ; on peut l'apprivoiser et l'élever dans les basses-cours, en la nourrissant de grains. On la voit assez souvent sur les canaux et les pièces d'eau, dans les parcs et les jardins ; mais elle s'y multiplie rarement. On a réussi, néanmoins, à la croiser avec le canard domestique. Sa chair est un excellent manger, surtout en hiver ; on la voit quelquefois sur les marchés de Paris, lors de ses passages et surtout par les froids rigoureux.
TADOUSSAC ou TADOUSAC, bourg du bas Canada, à 120 kilom. N -E. de Québec, sur la rive gauche du Saint-Laurent, à l'embouchure du Saguenay, par 480 2' de latit. N. et 71» 36' de longit. O. Commerce de lainages. Premier établissement des Français au Canada.
TADRART, chaîne de montagnes du Maroc, dans la région occidentale du Fezzan, à' l'O. de Mourzouk. Son pic le plus élevé est le Gassar Djanoun.
TIE. Pour tous les termes d'histoire naturelle commençant par cette syllabe et qui ne se trouvent pas ici, v. té.
TfDA s. m. (té-da — mot lat. qui signif. pin). Bot. Espèce de pin, de l'Amérique du Nord.
TAËL s. m. (ta-èl). Métrol. Unité de poids et de monnaie usitée dans le sud de l'Asie.
TAELPE s. m. (ta-èl-pe). Mamm. Animal de la Tartarie, dont la fourrure est estimée, et qui est, suivant les divers auteurs, un carnassier ou un rougeur : Le taelpk parait être la zibeline. (V. de Bomare.)
TENARCS ou TjENARPM. V. TÉnakk.
TJENIA s. m. V. ténia.
TiENIOÏDE adj. (té-ni-o-i-de — du gr. tainia, bandelette ; eidos, aspect). Hisfc. nat. Qui ressemble à un ruban.
— s. m. Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des gobioïdes, qui parait devoir être réuni aux amblyopes.
— s. m. pi. Famille de poissons acanthoptérygiens, voisine des scoinbéroïdes, et caractérisée surtout par un corps très-allongé et aplati sur les côtés.
— Helminth. Ordre de verscostoïdes, ayant pour type le genre ténia.
— Encycl. Ichthyol. La famille des tsnioïdes ne renfermera un nombre assez restreint de genres et d'espèces propres à presque toutes les mers et qui, malgré leur forme en général allongée, en quelque sorte, en ruban et leur donne parfois l'aspect des vers intestinaux de grande taille, ce qui leur a valu le nom de txnioïdes, ont des rapports tellement nombreux avec la famille des scoinbéroïdes que certains d'entre eux, les lépidotes et les trichiures, d'abord placés par Cuvier avec les imnioïdes, sont rangés actuellement par M. Valeucienne3 avec les seombéroïdes. On en connaît des espèces qui peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres de longueur et même plus, et d'autres beaucoup plus petites.
Les tsnioides sont des poissons très-allongés, ires-aplatis sur les côtés, couverts de petites écailles, à bouche petite et protraetile dans la plupart des cas, à maxillaire grand; leurs dorsales sont longues et souvent réunies avec la caudale ; l'anale, quand