TALC
fait instantanées (1851) et une notice aur les moyens de graver par la photographie sur des planches d'acier (1853); mais il 11 a pas, sous ce rapport, obtenu d'aussi importants résultats que M. Niepce de Saint-Victor. Ces travaux ne sont pas les seuls que l'on doive à M. Talbot; il s'est aussi occupé d'études littéraires et s'est appliqué avec beaucoup d'ardeur à déchiffrer les inscriptions cunéiformes assyriennes, etc. II a encore publié : Contes légendaires (1830, in-8°) ; Hermès ou Recherches classiques et archéologiques (1838-1839, in-8°) ; l 'Antiquité du litire de la Genèse éclairrie par quelques arguments nouveaux (1839, in-8°); Etymologies anglaises {XUT, in-8»), etc.
TALBOT (Eugène), littérateur français, né à Chartres en 1814. Après avoir terminé ses études à Paris, il suivit la carrière de l'enseignement, donna d'abord des répétitions, puis se fit recevoir agrégé es lettres (1845) et obtint alors une chaire au collège de Nantes. Kn 1850, M. Talbot prit le grade de docteur. A partir de ce moment, il a occupé diverses chaires à Paris, notamment celle de rhétorique à Louis-le-Grand, à Rollin et au lycée Bonaparte (aujourd'hui Fontanes). Professeur des plus distingués, M. Talbot estundes hommes de notre temps les plus versés dans la littérature grecque et latine. Outre des articles insérés dans divers recueils, notamment dans la Revue de l'instruction publique et dans notre Grand Dictionnaire universel, auquel il a fourni de savantes notices biographiques sur des auteurs anciens, on lui doit, entre autres écrits : Essai sur la légende d'A lexandre le Grand dans les romans français du xiiû siècle (1850, in-8°) ; Principes de composition et de style appliqués à la narration et au style épistolaire (1855, 2 vol. in- 12); Nouveau dictionnaire français-grec, rédigé sur un nouveau plan méthodique (1859, in-12), plusieurs fois réédité ; Nouveau dictionnaire grec-français (1863, in-S0) ; divers ouvrages sous le titre général à' Enseignement spécial, comprenant : Enseignement littéraire; Notions de littérature (1864, in-12) ; Littérature, principales époques de l'histoire littéraire; ire partie, Littérature sacrée, grecque et,romaine (1864, in-12); 2« partie, Littérature française (1867, in-12); Récits de l'histoire sainte, avec M. Thibault (1858, in-12), etc. Comme traducteur, on doit à M. Talbot des traductions très-estimées des Œuvres de Lucien (1857, 2 vol. in-18), de Xénophon (185S, 2 vol. in-18), de Sophocle (1862), de Julien (1863); des Vies de Plutarque (1864), des comédies de Térence, des histoires de Salluste, etc. Enfin, M. Talbot a publié le Panégyrique dTsoerate, une nouvelle édition de la traduction des Histoires d'Hérodote, par Saliat, etc.
TALBOT (Denis-Stanislas Montaland, dit), acteur, né à Paris en 1824. Elève du Conservatoire en 1849, il suivit pendant un au la classe de Beauvallet et obtint au concours le premier accessit de comédie. Talbot débuta à l'Odéon en 1850 par le rôle àVOthetlo de Ducis. 11 avait une grande aisance, beaucoup de feu et le masque vraiment tragique. 11 se munira ensuite sous les traits de Talbot, son homonyme, dans Jeanne Darc à Rouen de d'A.vrigny, et sous ceux d'Harpagon dans l'Avare. Cette dernière épreuve fut décisive. Engagé immédiatement, il partagea alors avec Saint-Léon, qui lui était bien inférieur, le répertoire classique. Il créa, en 1852, Nathan du Premier tableau de Poussin d'Arthur .Tailhand, et, en 1853, avec le plus grand succès, le Vieux Monsieur de l' Honneur et l'argent, et surtout Jean Le Tors de Mnuprat. Il a joué successivement sur la même scène, en 1854, Aldène de la Conscience d'Alexandre Dumas ; le duc d' Amour et Caprice d'Auguste Blanquet et Judicis, etc. Le 2u janvier 1856, il passait a la Comédie-Française pour y tenir l'emploi des financiers. Il rit les trois débuts d'usage dans Harpagon de l'Avare, Arnolphe de l'Ecole des femmes et Georges lie Georges Dandin. Son succès fut très-vif. Après avoir créé, en 1857, M. Duchàteau de la Fiammina, de Mario Uchard, il aborda la plupart des rôles de Samson et de Provost, tout eu interprétant, dans le répertoire moderne, d'Herbelin du Voyagea .Dieppe, Matthieu du Atari à la campagne, Beauplan de Faute de s'entendre, Jadis du Bonhomme Jadis, Violette de Mercadet, etc. En dehors du Théàtre-Fi ançais, il a joué en digne héritier de Ligier les Enfants d'Edouard et Louis Xt. M. Talbot est, en outre, un excellent professeur. Il a fondé en 1872, avec le plus entier désintéressement, les Ma tin ées dramatiques de ta Tourd' Auvergne, dont les représentations ont lieu tous les dimanches au profit de ses élèves, parmi lesquels nous citerons M. Frédéric Aehard du Gymnase et Mit» Rejane du Vaudeville. M. Talbot a épousé la fille de Geffroy, autre comédien distingué.
TALBOT (Edouard), alchimiste anglais.