‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 897 sur 1059 · V. THAMNOPHILE · texte numérisé non relu

V. THAMNOPHILE

— Entom. Syn. de magdalin, genre d'insectes.

TAMOATA s. m. (ta-mo-a-ta).-Ichthyol.

Syn. de callichthys, genre de poissons siluroïdes : Le taMOata s'avance dans les terres pour chercher de l'eau. (V. de Bomare./

— Encycl. Ce poisson, qu'on appelle kiwkwi à la Guyane et scldigo au Brésil, est encore peu connu ; il est voisin des silures et parait appartenir au genre callichthe. Sa longueur ne dépasse guère on»,l ; ses formes sont ramassées et trapues; il a la tête obtuse; la gueule petite, munie de deux barbillons; les yeux petits, à iris doré; le corps couvert d'écaillés oblongues, très-larges et finement dentelées. Sa couleur générale est d'un gris de fer, plus foncé à la tête. Ce poisson habite l'Amérique du Sud; il fréquente surtout les ruisseaux; on assure que, lorsqu'ils sont à sec, il voyage dans les terres, en rampant, pour chercher un endroit où il y ait de l'eau ; on ajoute même qu'il perce les réservoirs et s'y pratique une issue par laquelle il s'enfuit. Sa chair est très-estimée, mais moins que celte des callichthes de l'Amérique du Nord,

TAMONÉE s. f. (ta-mo-né). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des verbénacées, tribu des verbénèes, voisin des lantanas, et comprenant plusieurs espèces, dont le type croît à la'Guyane.

TAMOUKOU s. m. (ta-mou-kou). Sorte de tambour indou.

— Encycl. Le tamoukou est de beaucoup moins grande dimension que la grande timbale indoue qui porte le nom de nagar. Le tamoukou est réservé aux parias, qui eu jouent dans les solennités religieuses où ils sont admis. H n'y a, d'ailleurs, que les plus basses castes qui jouent des instruments recouverts de peau; les autres craindraient de contracter une souillure par le contact d'une matière animale morte, telle que la peau, même préparée. D'ailleurs, tous les musiciens indous, en général, appartiennent aux plus basses castes et sont très-méprisés. Du reste, les musiciens ne forment pas de caste particulière ; ils se divisent seulement en deux classes principales, savoir : ceux qui sont nés musiciens, les panichaver, c'est-à-dire les entants mâles des bayadères, nés serviteurs de la pagode a iaquelle appartiennent leurs mères, et ceux qui n'exercent le métier de musicien que dans certaines occasions, les ambattes. Pour en revenir au tamoukou, il se porte suspendu au cou par un ruban ; on le touche avec des baguettes très-courtes- Le son du tamoukou, bien que peu harmonieux, est moins bruyant, moins désagréable que celui de toutes les autres variétés indoues du tambour, l'instrument qui a été le plus diversifié dans l'Inde et celui qui produit l'effet le plus agréable pour une oreille indienne, c'est-à-dire le plus

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de bruit. ïl faut une force de caractère ou une habitude extrême aux Européens pour que leurs oreilles ne soient pas trop assourdies et trop offensées par la bruyante dissonance de ces barbares harmonies.

TAMOUIi, OULE adj. (ta-moul, ou-le). Linguist. Se dit d'une langue de la famille dra virienne, parlée sur la côte de Coromandel. !1 On dit aussi tamue et tamile.

— s. m. Langue tamoule : Etudier le tamoul.

— Encycl. V. Tamocls.

TAMOULI3TE s. m. (ta-mou-li-ste). Litiguist. Savant versé dans la connaissance de la langue tamoule.

TAMOCLS, peuple de la famille malabnre, dans l'ancien Karnatic. Leur figure offre un type très-différent de celui des races aryennes et ils s'en distinguent encore par leurs usages. S'ils ont adopté, quelque contraire que cela fût à leurs tendances naturelles, )a division inégale et privilégiée des castes, ainsi que le culte muet des envahisseurs du Nord, ils s'en sont tenus la et opposent désormais à toute propagande une indifférence placide. Enfin, ils parlent des langues simple^ et harmonieuses, bien éloignées de la magnificence et de la sévérité des dialectes indo-européens. Ces langues offrent entre elles autant d'analogies que de différences avec les langues aryennes; les travaux récents de tamoulistes courageux et persévérants ont démontré d'une manière irréfutable la disparité de ces idiomes avec ceux du Nord et ont reconstitué presque tout entière à force de soins la langue mère de la famille dravirienne. La premier tamouliste vraiment digne de Ce nom, M. F.-W. Ellis, qu'une mort prématurée a enlevé malheureusement en 1822, est aussi te premier qui ait révélé à l'Europe savante l'existence d'une famille spéciale de langues dans le sud de l'Inde. Voici, du reste, ses propres paroles : iLetamoul n'est dérivé d'aucune langue aujourd'hui existante et est en lui-même le père du télugu, du nialagala et du canara, ou, ce qui est plus probable, a une origine commune avec ces idiomes dans une ancienne langue, maintenant perdue ou conservée seulement dans ses rameaux. Par ses mots les plus primitifs, tels que les noms des objets de la nature, les verbes qui expriment des - passions ou des actions physiques, le système de numération, etc., le tamoul est tout à fait séparé du sanscrit. • Après M. Ellis, le premier travail publié sur les langues du sud de l'Inde fut un article du révérend Stevenson dans le journal de la Société asiatique de Bombay. Le but de ce travail était de prouver que l'élément non sanscrit des langues du Nord provenait des langues méridionales; ce point ne paraît pas suffisamment démontré. Dans tous les travaux philologiques faits depuis lors, on a réservé aux langues du Sud une place à part du sanscrit, sous le nom de famille tamulienne ou tamiloïde. M. Ariel, le seul Français qui se soit encore occupé du tamoul à un point de vue purement philologique, n'a pas eu le temps de continuer les études qu'il avait commencées k cet égard. Il est vrai que des savants distingués, tels que Colebrooke, Carey, Wilkins, ont admis l'opinion contraire ; mais il suffit d'une étude un peu attentive du système général de ces langues pour voir, nous ne disons pas l'inexactitude, mais l'impossibilité d'une pareille supposition. Le révérend Caldwell, missionnaire anglais qui a passé dix-sept ans dans l'Inde, a publié un ouvrage remarquable, A comparative Grammar ofthe Dravidian or South- Iitdian family of languages (Londres, 1856), où il établit catégoriquement que les langues du Sud sont purement aborigènes. Il montre aussi, aprè3 le professeur Rask, de Copenhague, qu'il existe de grands rapprochements, une étroite parenté entre ces idiomes et les langues scythes, et il a proposé d'en former une famille spéciale, qu'il appelle dravirienne.

TAMOUN, lac de Chine, dans la Mandchourie et dans les monts Golmin-Chanyan- Alin, sur la frontière de Corée. Il a environ 40 kilom. de circuit.

TAMPA, ville des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, territoire de la Floride, dans la baie du même nom. Elle est importante par ses forts.

TAMPAQE s. m. (tan-pa-je). Min. Pièce de bois qu'on place en travers d'un filou, pour soutenir le plancher laissé en arrière, dans l'exploitation par gradins droits.

TAMPALIS ou TAMPA, île du détroit de Malacca, sur la côte N.-E. de Sumatra et par 4» 47' de latit. N. Elle a environ 50 kilom. de longueur sur 25 kilom. de largeur.

TAMPANE s, f. (tan-pa-ne). Pignon de la cage d'un moulin qui est traversé par le grand arbre.

TAMPE s. f. (tan-pe. — V. tampon). Petit morceau de bois qu'on introduit de force entre le frisoir et une autre partie du métier à friser les étoffes.

TAMPER v. a. ou tr. (tan-pé— rad. tampe). Mettre des tampes à : Tampbr un métier.

TAMPICO s. m. (tan-pi-ko). Comm. Crin végétal provenant de Tampico.

TAMPICO ou SANTA -ANNA -DE -TAM- PICO, TAMP1CO-DE-TAMÀCUPAS, PDEBLO- KUEVO, ville et port du Mexique (Tamauli-

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1 as), à 400 kilom. N. de Vera-Cruz, sur les liorda d'un lac ou lagune qui communique avec le Panuco, et par 22° 15' 30" de latit. N. et 10» 12' 15" de longit. O.; 8,000 hab. Cette v ille, peuplée de négociants allemands, français et anglais, peut être regardée comme le marché le plus important du Mexique. Le port n'offre, il est vrai, aux bâtiments qu'un canal très- étroit, dont l'entrée est, en outre, obstruée par uii banc de sable, niais on a beaucoup exagéré le danger qu'il présente. Dès que rentrée est franchie, on entre dans une rade commode et très-bien abritée. Le commerce d'importation a pour objet les tissus de coton blanc et imprimé, les tissus de soie et de laine, soie a coudre, vins, eauxde-vie et articles de Paris. Les exportations consistent en cochenille, vanille, cuivre, bois de teinture, sucre, salaisons, coton, laine, cacao et julep. Les vins, les huiles et les articles de Paris forment la base des expéditions de France. L'Angleterre fournit les tissus de coton, de laine et de lin.

Les Espagnols, sous le commandement du généra) Baradas, débarquèrent à Tampico en 1829; mais lus Mexicains, sous le général Santa-inna, les forcèrent à capituler.

TAMPICO, fleuve du Mexique. Il prend sa source près de Saint-Louis-de-Potosi, forme la limite entre l'Etat de même nom et celui de Tamaulipas, reçoit les eaux, du petit lac de Tampico et va se perdre dans le golfe du Mexique.

TAMPtON s. m. (tan-plon). Techn. Peigne dont se sert ie tisserand pour élargir sa ioi!e.

TAMPOA s. m. (tan-po-a). Bot. Arbre lactescent, qui croit à la Guyane, et dont la place dans la classification n'est pas encore déterminée.

TAMPON s. ni. (tan-pou — altérât, orthograpnique du mot tapon). Gros bouchon de matière quelconque, servant à boucher une ouverture : Tampon de liège. Tampon de bois. Tampon de linge, de papier.

— Etoffe ou autre matière roulée et pressée, de façon a. être saisie commodément avec la main, et servant à frotter ou à imprégner : Vernir un meuble avec un tampon.

— Morceau de drap sur lequel on étend l'encre destinée à être employée avec un timbre.

— Pop. Coup de tampon, Violent coup de poing.

— Grav. Morceau de taffetas noué et rempli de coton, dont on se sert pour étendre le vernis sur la planche qu'on veut graver à l'eau-forte. Il Bande de feutre avec laquelle on introduit du noir dans les tailles d'une planche gravée, pour juger de leur effet, (j Morceau d'étoffe avec lequel on nettoie la plancha, quand on a tiré les épreuves.

— Mus. Baguette dont l'extrémité est munie d'une masse ronde, couverte de peau, dont on se sert pour battre la grosse caisse : A un sif/ne du ma.iter, /es tambours levèrent leurs baguettes, la grosse caisse son tampon, le fifre son turlutu. (Th. Gaut.)

— Artill. Espèce de bouchon cylindrique, en bois, muni d'une poignée, dont on se sert, dans les intervalles du tir, pour fermer l'âme d'une bouche à feu. i) Tampon du grain de lumière, Partie en tronc de cône, qui se trouve près de l'âme d'une bouche h feu,

— Mar. Gros bouchon 'en bois, garni d'étoupe, qui sert à boucher à l'intérieur du navire un trou fait dans la muraille par un boulet.

— Constr. Dalle de pierre qui forme l'ouverture servant d'entrée à une fosse d'aisance. Il Grosse cheville de bois placée entre deux solives contigues, pour soutenir la maçonnerie d'une cloison, u Cheville de bois qu'on enfonce dans un (rou pratiqué dans un mur, pour y enfoncer un clou ou une vis.

— Chem. de fer. l'ampons de choc, Bourrelets élastiques placés à l'extrémité des cadres des voitures, pour recevoir et amortir les chocs, quand les véhicules viennent à buter les uns contre les autres, il Coup de tampon, Choc d'un tampon contre un autre ou contre un obstacle quelconque : L'ouvrier fut tué d'un coup de tampon.

— Typogr. Morceau de bois couvert de peau, dont on se servait autrefois pour étendre l'encre sur les formes : L'unique apprend) coiffé d'un bonnet de papier, décrassait des tampons. (Balz.)

— Chir. Masse roulée d'étoupe ou de charpie, qu'on introduit dans une plaie ou une cavité naturelle, pour arrêter l'écoulement du sang ou absorber des liquides morbides.

— Encycl. Chem. de fer. Dans les chemins de fer, pour éviter que les wagons, placés les uns derrière les autres, ne viennent se choquer, en vertu de leur vitesse acquise, dès que l'avant d'un train ralentit son mouvement, on munit les châssis de tampons disposés de manière qu'ils se touchent d'une voiture à. l'autre. Ces tampons sont formés d'un cylindre en bois, vissé sur un plateau soudé à une longue tige, dite tige de tampon, dont l'extrémité va s'appuyer sur un ressort de choc. Celui-ci est pincé en son milieu par une bride, soudée à la tige de traction, dont le crochet, placé en dehors de la traverse, reçoit la chaîne d'attelage. Quand le ralentissement dont nous venons de parler a lieu,

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la queue du train appuie sur les tampons du premier -wagon et fuit fléchir le ressort. Celui-ci, maintenu en son milieu par la tige de traction, est pressé à ses extrémités par les tiges des tampons, qui cèdent en glissant dans le sens de la longueur des châssis. Les tiges des tampons sont guidées par de petits sabots en fonte, fixés *ur les traverses intermédiaires, et par de faux tampons en bois ou en fonte, fixés sur les traverses extrêmes; les premiers sont garnis intérieurement de fer. Des deux tampons placés k l'extrémité d'un wagon, l'un est ordinairement plat et l'autre convexe. Le tampon plat est en contact avec le tampon convexe du wagon contigu, et le tampon convexe avec le tampon plat. Depuis quelques années, on se sert sur plusieurs lignes de chemins de fer d'appareils de choc dans lesquels les ressorts en acier sont remplacés par des rondelles en caoutchouc vulcanisé. Les tampons de cette espèce se composent d'une cuvette en fonte dans laquelle sont renfermées des rondelles en caoutchouc, séparées les unes des autres par d'autres rondelles en fer ou en cuivre. Un cylindre creux en fonte pénètre à frottement doux d;ms cette cuvette; il est muni d'une tige cylindrique en fer hxée en son milieu; celle-ci traverse le fond de la cuvette et porte à son extrémité un écrou qui sert à donner la tension nécessaire aux rondelles. Les tampons de choc en caoutchouc à quatre rondelles sont assez économiques, mais ils manquent de course et sont, par conséquent, peu efficaces. Dans les wagons à marchandises, on supprime, sur certaines lignes, les appareils de choc élastiques et on les remplace par des tampons fixes, formés par le prolongement des brancards.

TAMPONNEMENT s. m. (tan-po-ne-man — rad. tamponner). Action de tamponner; résultat de cette action.

— Chir. Opération qui consiste à introduire des bourdoni ets ou des tampons de charpie dans une cavité naturelle, dans le but d'arrêter les hémorragies.

— Encycl. Pour le tamponnement du vagin et de la matrice, v. hémorragie utérine. Quant au tamponnement des fosses nasales, on le pratique de différentes manières; mais quelle que soit Celle que l'on veuille choisir, •il est bon, avant d'opérer, de suivre le conseil du docteur Négrier. Ce médecin prétend qu'on peut arrêter la plupart des écoulements sanguins par le nez en faisant tout simplement élever au-dessus de la tête le bras correspondant à la narine par laquelle a lieu l'hémorragie; et, dans les cas où le sang coule par les deux narines à la fois, on fait tenir les deux bras par-dessus la tête. Ce moyen hémostatique, alors même qu'il ne serait pas très-efficace, peut toujours être employé en attendant Je tamponnement. Celuici se pratique ordinairement avec la sonde de Belloc. Cet instrument est muni intérieurement d'un ressort qui s'échappe par l'extrémité courbe, tandis que l'autre extrémité est garnie d'un stylet qui s'enfonce profondément et va rejoindre le ressort, avec lequel il se visse. Le bec de la sonde, largement ouvert, ne présente ni yeux ni cul-desac. Pour se servir de cet instrument, on l'introduit dans la fosse nasale où siège l'hémorragie, puis, dès qu'on s'aperçoit qu'il a pénétré assez profondément, on pousse le stylet, et immédiatement le ressort caché dans la sonde vient sortir dans la cavité buccale ; on le saisit et on adapte à son extrémité un double fil de oni,50 environ de longueur; puis l'on retire la sonde, ap»ès avoir préalablement rentré le ressort, et l'on a ainsi deux fils passés entre la bouche et les fosses nasales. Deux bourdonnets de charpie assez fortement serrés sont aussitôt noués, l'un du côté de la bouche, l'autre du côté du nez. En exerçant une légère traction sur le fil qui soutient le premier, on l'entraîne jusqu'à l'ouverture postérieure des fosses, et là, en l'accompagnant avec le doigt, on le place de manière à boucher exactement cet orifice; on en fait de même pour le bourdonnet placé à l'extérieur, et 1 on a ainsi fermé tout passage à l'écoulement sanguin. Le liquide s'accumule et se coagule dans les cavités nasales, et c'est le caillot qui résulte de cette coagulation qui arrêta l'hémorragie. Quand on suppose que celle-ci est suspendue,on enlève les tampons et l'on attend la chute naturelle du caillot.

Le docteur Gariel remplace avantageusement la sonde de Belloc par une pelote à tamponnement. Cet instrument se compose d'une sonde en caoutchouc terminée à. son extrémité fermée par un renflement olivaire ou piriforme, k peine sensible à l'état de vacuité, mais susceptible de se gonfler et da prendre un développement considérable par l'insufflation. Comme la sonde en caoutchouc est molle et flexible, on l'introduit à l'aide d'un mandrin jusqu'à ce que son extrémité arrive au niveau de l'orifice postérieur des fosses nasales. Alors, retirant le mandrin, on insuffle de l'air soit avec la bouche, soit avec l'insufflateur à main. Aussitôt la pelote se dilate et ferme l'orifice postérieur de la narine. Un robinet adapté à la sonde permet d'emprisonner l'air dans la pelote. A la place de l'air, on injecte quelquefois un liquide dans la sonde.

TAMPONNES v. a. ou tr, (tau-po-né —

TAMW

rad. tampon). Boucher avec un tampon : Le capitaine fit tamponner la voie d'eau qui venait de se déclarer.

— Battre, frapper : D'autres tamponnaient à coups de torche le visage des archers. (V. Hugo.)

— Frotter avec un tampon : Tamponner un meuble pour le faire luire.

— Constr. Garnir de chevilles de bois destinées à faire corps avec la maçonnerie : Tamponner un madrier.

— Chem. de fer. Heurter avec les tampons; Tamponner un train qui n'a pas eu le temps de se garer.

— Typogr. Garnir d'encre avec le tampon : Tamponner la forme.

— v. n. ou intr. Télégr. Faire un signal avertissant le correspondant qu'on va lui transmettre une dépêche.

TAMPUCCI (Hippolyte), poëta français, né en 1807. Comme Savinien Lapointe, il vécut assez longtemps du métier rie cordonnier, puis devint garçon de classe au collège Charlernagne. Ses compositions poétiques ayant attiré sur lui l'attention, il obtint 1 emploi de chef de bureau à la préfecture de la Marne ; mais en 1853 ses opinions républicaines le firent destituer de ces fonctions et il revint alors à Paris, où il a rempli divers emplois subalternes. Nous citerons de lui : Poésies, avec notice sur l'auteur (1832); le Réveil du poêle (1S38); Quelques fleurs pour une couronne (1841); les Crèches (Châlonssur-Marne, 1846); Lettres champenoises (Châlons-sur-Marne, 1847); De l'organisation delà charité sociale (1853), lettres adressées à M. Marbeau; les Chercheurs d'or, poeine (1857); A, e, i, o, u ou les Rimes françaises classées d'après leur ordre naturel de son (1864, in-8°), etc.

TAM-TAM s. m. (tamm-tamm). Sorte de timbale dont l'usage a été emprunté aux Chinois : Un coup de tam-tam dans la coulisse et désaccords lugubres faillirent me faire tressaillir moi-même. [G. Sand.) il PI. tamtams. Il On a souvent confondu cet instrument avec le gong, qui est, non pas une timbale, mais une cymbale.

— Encycl. Cet instrument de percussion est, dit-on, originaire de la Chine; mais il fut employé de toute antiquité dans les Indes et dans l'Orient. Le tam-tam se composa d'une sorte de grand plat de métal suspendu verticalement et sur lequel le musicien frappe avec un tampon, vers le milieu de la convexité de l'instrument. Le tam-tam, rend un son bruyant qui s'affaiblit très-lentement en longues vibrations. Il se compose d'un mélange de cuivra jaune, d'étain et de quelques parties de zinc. Aussitôt fabriqué, le tam-tam est trempé dans l'eau froide, ce qui lui donne une plus grande douceur. De tout temps, il appartint a la musique militaire des Chinois, qui s'en servent, en outre, pour donner des signaux et pour appeler aux, armes. Sur les fleuves ou dans le cabotage, le tam-tam règle le mouvement des rames. En Orient, cet instrument reçoit les noms de tom-tom, de tong-tong, de cong, de gong-gong. De la Chine, l'usage s'en est répandu chez les Siamois et dans toutes les Indes, puis chez les Arabes. LesTurcomans (Turcs) s'en servaient pour témoigner de l'accomplissement des rondes et tenir les sentinelles en alerte; la milice russe elle-même a longtemps manœuvré au bruit du tam-tam, dont l'usage était alors inconnu eu France, où l'on n en rencontrait que dans quelques cabinets de curiosités. Mais, à l'époque de la Révolution, le tam-tam devint un instrument théâtral, et on l'employait dans les cérémonies publiques. La première fois que l'on s'en servit, ce fut à l'occasion du convoi funèbre de Mirabeau. On emploie le tam-tam avec succès dans les scènes théâtrales "où règne la terreur. Les vibrations du tam-tam , alliées, dons le forte, à des accords stridents d'instruments de cuivre (trompettes et trombones), font frémir; les coups portés pianissimo ne sont pas moins lugubres par leur retentissement. Meyerbeer l'a prouvé dans la résurrection des nonnes, de Robert le Diable.

Tnn-inm (le), journal hebdomadaire, satirique et d'annonces, fondé à. Paris, par M. Commersou, en 1860. Dans cette feuille, l'auteur des Pensées d'un emballeur a continué le genre de littérature drolatique et extravagante qui o. fait du Tintamarre, dirigé depuis quelques années par M. Léon Bienvenu (Touchatout), le journal le plus excentrique que nous ayons. A la biographie de M. Commerson, nous avons trop longuement parlé du genre d'esprit de cet écrivain pour qu'il soit nécessaire d'y revenir ici. Bornonsnous k dire que le Tam-tam, devenu le rival du Tintamarre, ne se vend que 15 centimes le numéro, pendant que ce dernier se vend le double.

TAMCJA, rivière d'Espagne (Estramadure), Elle descend de la montagne de Saiut-Cristoval, qui s'élève sur la limite de la province de Badajoz, passe a Betiga et va se perdre dans le Rio del Monte, après un cours tortueux d'environ 50 kilom.

TAM WORTH.vihe d'Angleterre, bâtie sur la rivière Tatcie, en partie dans leShalfordshire et en partie dans le comté de Warwick, à 14 kilom. S-E. de Lichfield ; 10,192 hab. Les

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principaux établissements industriels sont des manufactures de drap et de calicot, des bonneteries et des brasseries. L'église, vaste et ancien édifice, renferme un monument érigé en l'honneur de Robert Peel, dont la statue, exécutée par Noble, orne la place du Marché. Robert Peel naquit à Bury (1788), village voisin de Tamworth. On remarque, en outre, à Tamworth : deux écoles, dont l'une fut fondée par Robert Peel et l'autre par la reine Elisabeth; des maisons de pau\res et la gare du chemin de fer, élégant édifice qui se distingue par son architecture.

TAMYR1S s. m. (ta-mi-riss). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurnes, de la tribu des papilionides, dont l'unique espèce est étrangère à l'Europe.

TAN s. m, (tan. — Frisch tire ce mot de l'allemand tanne, sapin ; le tan était fait avec l'écorce de sapin. Diefenbach et Chevallet le font venir du celtique : armoricain tann, chêne, Diez objecte, il est vrai, que ce mot est inconnu aux langnes celtiques, et mêma à l'armoricain, à l'exception du dialecte de Léon ; mais il se trompe en cela, car Chevallet indique plusieurs composés de tann : armoricain ylasten, glazlen, chêne vert, de glas, vert, et de tann, ten, chêne; kymrique gtasdonen, chêne vert, de^/as,vert,etde tonen, donen, qui a dû signifier chêne. On trouve aussi glastannen, chêne vert, dans le Dictionnaire cornouaillais du xne siècle, publié par Price et par M. Zeuss. Quoi qu'il en soit, le nom germanique et le nom celtique appartiennent à la même famille. L'ancien allemand danna, tanna, sapin et aussi chêne, allemand tanna, tanne, Scandinave thinir, dérive clairement de danjan, gothique thunian, anglo-saxon: thenian , allemand dehne , étendre, toutes formes qui représentent la racine sanscrite tan, étendre, grec teinô, latin tendo, lithuanien tesiu, russe tianu, etc.; et, comme on a pu le remarquer, le sens de chêne se retrouve dans l'armoricain tann ; en sanscrit tannaya, tanni, qui est le corrélatif exact des "formes germaniques et celtiques et désigne une espèce de fougère ; mais aucun nom oriental du sapin n'y répond. Par contre, le latin abies, sapin, pourrait bien appartenir à la même racine, s'il n'est, comme on croît, qu'une contraction du sanscrit abhyâlata , étendu).

Ecorce de chêne ou de quelques autres végétaux, moulue, pour servir à préparer les peaux : La rivière nous permettant de construire des moulins à tan, il nous vint des tanneurs, dont le commerce s'accrut rapidement. (Balz.)

— Nom donné, dans le Limousiu, à l'enveloppe intérieure de la châtaigne.

— Bois des arbres décomposé et réduit en poussière,

TANA, rivière de Norvège. Elle prend sa source dans une ramification des monts Kioalen, sépare le Pinmark de la Laponie russe et se- jette dans l'océan Glacial arctique, par le golfe du même nom, après un cours de 350 kilom. Ses principaux affluents sont le Jetz et l'Aritz. Cette rivière nourrit une grande quantité de saumons renommés.

TANACÉTIQUE adj. (ta-iia-sê-ti-ke — rad.

ianacetum). Chim. Se dit d'un acide cristallisable extrait de la tanaisie.

TANACETOM s. in. (ta-na-sé-tomm). Bot.

Nom scientifique du genre tanaisie.

TANAGA, tle de l'archipel des Aléoutiennes, dans le groupe des Andrianovskoi, à l'È. de celle de Kanaga, dont elle est séparée par un canal d'environ 6 kilom. de largeur. Elle a 110 kilom. de longueur, sur 30 de largeur. Sa surface est momueuse au N. et plate au S. On y remarque un volcan en ignition, dont la cime, toutefois, est éternellement couverte de neige, et plusieurs lacs d'eau douce. Autrefois très-peuplée, elle est aujourd'hui à peu près déserte. On n'y compte qu'une trentaine d'individus environ, dont la principale nourriture consiste dans la chair des baleines que la mer jette souvent sur ses côtes.

TANAGRA s. m. (ta-na-gra). Oruith. Nom scientifique du genre tangara.

— Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides, groupe des géomètres.

TANAGRE ou TANAGRA, aujourd'hui Scamino, ancienne ville de Béotie, à l'E., sur l'Asopus ; célèbre par les coqs de combat qu'on y dressait. On y voyait le tombeau do Corinne. Près de là les Spartiates et les Béotiens défirent les Athéniens et les Argiens, en 457 av. J.-C; deux ans après, les Athéniens prirent Tanagre et la rasèrent.

TANAGRELLE s. f. (ta-na-grè-le — dimin.

de tangara). Ornith. Genre d oiseaux, formé aux dépens des tangaras.

TANAGR1DÉ, ÉE adj. (ta-na-gri-dé — du lat. tanagra, et du gr. idea, forme). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au tangara.

— s. f. pi. Famille de passereaux, ayant pour type le genre tangara.

TANAGRINÉ, ÉB adj. (ta-na-gri-né — rad.

tanaijra). Ornith. Qui ressemble ou se rapporte au genre tangara.

— s. f. pi. Tribu de la famille des tanagridées, ayant pour type le genre tangara.

TANAGROÏDE (ta-na-gro-i-de — de tana-

TANA

gra, et du gr.' eidos, aspect). Ornith. Syn, de

TANAGUIDÉ, m.

TANAÏS s. m. (ta-na-iss). Crust. Genre de crustacés amphipodes, de la famille des asellotes, comprenant deux espèces, qui vivent sur les côtes de l'Italie et de l'Egypte.

TANAIS, nom ancien du Don (v. ce mot). Il existait une ville du même nom, à l'embouchure de ce fleuve, dans la Sarmatie.

TANAISIE s. f. (ta-né-zl). Bot. Ge'nre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant une, centaine d'espèces, répandues sur toute la surface du ^lobe : Dans les campagnes, on se sert assez souvent de la tanaisie pour combattre les fièvres intermittentes, (P, Duchartre.) On admet la tanaisie dans les jardins d'ornement. (Th. de Berneaud.) La tanaisie est regardée comme stomacale. (V. de Bomare.) Il Tanaisie baumière, Nom vulgaire de la balsamite.

— Encycl. Les tannisies sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles alternes, ordinairement dentées ou découpées. Les fleurs sont groupées en capitules ordinairement floscnleux, globuleux, solitaires ou réunis en corymbe, composés d'une rangée de rieurs femelles à la circonférence et de fleurs hermaphrodites au centre ; les fruits sont des akènes relevés de côtes et dépourvus d'aigrettes. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent l'Europe tempérée et méridionale; elles croissent surtout dans les terrains pierreux et un peu humides, et plusieurs sont cultivées dans les jardins.

La tanaisie commune, vulgairement appelée barbotine ou herbe aux vers, est une plante vivace, à rhizome ligneux, long et rameux; les tiges, hautes de 0m,50 à 1 mètre, fermes, striées, glabres, dressées, portent des feuilles alternes, pennatiséqtiées, d'un beau vert foncé, odorantes, aromatiques, parsemées de points glanduleux, transparents ; les fleurs, d'un beau jaune d'or, sont groupées sur des eapitules hémisphériques trèsnombreux, dont l'ensemble constitué un corymbe terminal compacte. Cette plante présente une variété à feuilles erépues.

La tanaisie croit abondamment dans les régions centrales et méridionales de l'Euiope; on la trouve dans les champs, les lieux pierreux et incultes, au bord des chemins, sur les berges des cours d'eau, des canaux, etc. On la cultive fréquemment dans les jardins, où elle produit un bon effet dans les massifs, par son port trapu, son feuillage élégant et sa floraison abondante. Elle est d'ailleurs très-rustique et n'exige aucun soin particulier. Elle préfère une exposition chaude, une terre franche, un peu sablonneuse et assez fraîche. On peut la propager de graines semées en place, au printemps, ou en pépinière, à l'automne; niais, en général, on la multiplie par la division des pieds, opérée vers la fin de l'hiver. On cultive quelquefois aussi la tanaisie pour l'usage médical ; on récolte ses feuilles et ses sommités en pleine floraison, et on en fait des paquets et des guirlandes, qu'on met à l'étuve ou au grenier pour les fuire sécher; les propriétés se conservent dans la plante sèche. Les capitules fructifères se récoltent à l'automne.

La tanaisie a une odeur forte et pénétrante, une saveur acre, piquante et aromatique. Elle renferme une huile essentielle, une huile grasse, une résine, une sorte de cire , de la chlorophylle, de la gomme, de l'extractif, un principe colorant jaune, de l'aride gallique, du tanin, un alcaloïde particulier, de l'acide tanacétique et des sels. Elle est employée en médecine comme excitante, tonique, vermifuge et emménagogue. On l'administre sous forme d'infusion, de décoction, de poudre, de teinture vineuse, etc. On donne aussi l'huile volatile; mais on n'emploie plus ni le suc ni la conserve, et on applique rarement la plante à l'extérieur.

La tanaùie occupe un rang distingué parmi les toniques amers et aromatiques ; on l'a administrée avec succès dans les affections vermineuses et dans tontes celles où il est besoin de relever ie ton des organes digestifs; elle agit de même dans les obstructions, les Sèvres intermittentes, la chlorose, les flueurs blanches et quelques hydropisies où il faut augmenter l'action du système lymphatique. On l'a vantée aussi, comme antispasmodique, dans l'épilepsie et l'hystérie; comme emménagogue, dans la suppression des règles, quand celle-ci provient d'un état atonique joint à une disposition spasmodique; elle agit sur le système nerveux, qu'elle fortifie et stimule, tout en calmant les mouvements des nerfs. Elle produit de bons effets dans les rhumatismes chroniques accompagnés d'asthénie de l'estomac et du canal alimentaire. On l'a proposée comme pouvant remplacer l'écorce de quassia amara, l'absinthe et le semen-contra. On lui a attribué des propriétés ainigoutteuses, que la pratique n'a pas justifiées; on a même prétendu qu'elle pouvait guérir la carie des os.

A l'extérieur, on a employé la tanaisie en cataplasmes sur le ventre, pour faire péric les ascarides lotnbricoïdes ; il est vrai qu'on y associait de l'absinthe, des feuilles de pêcher, de la gratiole, de l'huile, du lait, etc. D'après Linné, les femmes laponnes font entrer ses rieurs et ses feuilles sèches dans les bains do vapeur qu'elles prennent avant l'accouchement, pour faciliter les voies. L'ai-

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eoolat a été préconisé contre les douleurs rhumatismales, et le suc de la plante contre les gerçures des mains. Les cataplasmes préparés à l'eau ou au vin ont été vantés, comme antiseptiques, détersifs et résolutifs, contre les contusions, les engorgements lymphatiques, les entorses, les ulcères atoniques, gangreneux, sordides, etc. On a employé le suc contre les dartres et la teigne, et l'infusion vineuse en fomentation contre l'bydropisie et les rhumatismes. Enfin, on assure avoir apaisé subitement les douleurs de dents, notamment des dents cariées, à l'aide des feuilles de cette plante roulées en boulettes et maintenues simplement par la pression des dents de la mâchoire opposée.

Dans quelques contrées du Nord, on emploie comme assaisonnement culinaire les sommités fleuries de la tanaisie. On fait aussi, vers le temps de Pâques, des gâteaux où l'on fait entrer le suc et les jeunes feuilles de cette plante; on s'en sert pour fortifier l'estomac et dissiper les dispositions venteuses que le régime du carême produit ordinairement. En Allemagne, on la substitue souvent au houblon pour la fabrication de la bière. Dans certains pays, on en retire une teinture d'un jaune verdâtre. On prétend que cette plante, mise autour du lit ou entre les matelas, tue ou chasse les puces et les punaises. Linné assure que la tanaisie est broutée par tous les bestiaux, à l'exception des chèvres et des cochons; nous voyons néanmoins que dans nos campagnes ils la laissent intacte. Comme elle est souvent très-abondante, il y aurait avantage a la recueillir dans les campagnes, soit pour eu extraire de la potasse, soit pour la taira entrer dans la confection des engrais.

La tanaisie annuelle est une petite plante herbacée, formant des touffes rameuses et compactes, à feuilles d'un vert clair et à fleurs jaunes, On la trouve dans je midi de l'Europe, et on la cultive quelquefois dans les jardins. On peut la semer au printemps, en place, ou à l'automne^en pots ou en terrines, et, dans ce dernier cas, on la repique, soit en pots hivernes sous châssis, soit en pleine terre le long d'un mur exposé au midi. La tanaisie globifère , souvent confondue avec la précédente, s'en distingue surtout par ses fleurs d'un jaune assez ocreux; elle se cultive de même. La tanaisie balsamite, plus connue sous le nom vulgaire de baumecoq, forme aujourd'hui le type du genre balsamite. V. ce mot.

TANAKEKÉ, petite lie de l'océan Pacifique, sur la côte S.-O. de l'île de Célèbes, par 50° 30' de latit. S. et 116° 55' de longit. E. Elle a environ 30 kilom. de circonférence et est environnée d'un grand nombre d'autres plus petites, la plupart habitées p^,- jes Bougis.

TANANARIVE, ville de l'Ile de Madagascar, vers le centre, capitale du royaume des Howas, par l»o 56' de latit. S. et 45" 57' de longit. E. ; 25,000 hab. Elle est formée de plusieurs petits hameaux, dont les cases, dispersées au milieu de grands arbres, lui donnent un aspect tout à fait pittoresque. On y remarque le temple de Jeankar ou du Bon génie, le beau mausolée .du roi Ratlama et les deux résidences royales de Tranaroula et de Bassakané, Radama y a fondé un collège et divers établissements d'instruction publique. Les missionnaires y ont établi une imprimerie, où la composition et l'impression sont exécutées par des naturels. La ville est protégée par des redoutes construites d'après les règles de l'art des fortifications adoptées en Europe et garnies de canons fondus en Angleterre.

TANAOBÉ s. m. (ta-na-o-bé), Ornith. Espèce de grive, qui vit à Madagascar,

TANAOMBÉ s. m. (ta-na-on-bé). Ornith.

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