‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 903 sur 1059 · TANS · texte numérisé non relu

TANS

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Mais tu pa - raïs, char - manie et pure

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é - toi - le!

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douce a dis - si - pS le voi - 1

L'om-bre, sou - dain, cède a ton doux rayon; Tu viens mon - trer te clie - min du val- lonl O douce é-

toi - le, feu du soir, Toi que j'ai - mais tou - jours re - voir!

Dis ■ lui, de grâce, a - dieu pour moi Quand el - le passe au

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toi,

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Quand, vers les aphè * re* é saint 6 - tend ses ai - les! Quatid, vers les sphè - res 6 - ter-

nel - les, Un an - ge

saint

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TANN1NGES OU TÀNUSGES , bourg de Franco, ch.-l. de cant. de la Haute-Savoie, iirrond. de Bonneville, sur lo Foron, au fond d'un large bassin et au pied du mont Somman; pop. aggl., 803 hab. — pop. tôt., 2,457 hab. Marchés très-importants qui approvisionnent Genève de bétail, de chevaux, de bois, de charbon. L'ancienne abbaye de Meinn a été transformée en maison d'éducation. On visite aux environs les belles gorges du Foron, t'aiguilie du Buet, dont la coupole de neige domine toutes les montagnes (le la vallée, le beau glacier de Folit, etc.

TANNIQUE adj. (tann-ni-ke — rad, tanin).

Chim. Se dit d'un acide extrait du tan, et appelé aussi tanin.

— Pharm. Qui contient de l'acide tannique : Sotution tannique. Injection tanniquk.

— Encycl. Acide tannique. V. tanin.

TANNOGÉLAT1NE s. f. (tann-no-jé-la-tine — de tait et de gélatine). Chim. Substance qui se forme par l'action du tanin sur la gélatine, et qui forme la base des cuirs tannés.

TANNOMÉLANIQOE adj. (tann-no-mé-Iani-ke — de tan et de mélunique). Chim. Se dit d'un acide qui se produit par l'exposition à l'air, sous une mince couche, d'une solution de tanin dans une dissolution faible de potasse.

TANOCLÉRE s. m. (ta-no-klè-re — contr.

de tauasime et de clairone). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentaméres, de la famille des mulacodermes, tribu des clairones, comprenant trois ou quatre espèces, toutes exotiques.

TANQUA, rivière de l'Afrique méridionale. Elle prend sa source au mont Wittemberg, arrose une partie de la colonie du Cap de Bonne-Espérance de l'O. au N.-O. et se jette dans la Petite-Doorn, après un cours d'envivon 170 kil.

TAN QUE s. f. (tan-ke). V. tangue.

TAriQUEltEL DES PLANCHES, médecin français, né vers 1S05. Il se fit recevoir docteur à Paris en 1834. Le docteur Tanquerel est connu par les ouvrages suivants : Recherches sur les caractères anatomiques et physiologiques des congestions sanguines et des inflammations (Paris, lS3s,in-8°); Traité des maladies saturnines, suivi de l'indication des moyens qu'on doit employer pour se préserver de l influence délétère des préparations de plomb (1839, 2 vol. in-S°); cet ouvrage a été couronné par l'Institut.

TANQUEUR s. m. (tan-keur). Sorte de portefaix appelé aussi tangueur.

TANREG s. m. (tan-rëk). Mamm. Autre forme du mot tenbkc : Les taNRECS se nourrissent d'insectes et vivent dans des terriers qu'ils se creusent au bord des eaux, (E. Desiimrest.) Les tanrecs sont très-ardents en autour. (V. de Bomare.)

TANROUGE s. m. (tan-rou-je — de la» et de rouge). Bot. Nom vulgaire des wbinmakniks, genre de saxifragées.

— Encycl. Les tanrouges sont des arbres ou des arbrisseaux â feuilles opposées, simples ou imparipennées, munies de stipules; les fleurs , disposées eu longues grappes a.\illuires et terminales, présentent un calice

persistant, à quatre ou cinq lobes; une corolle à pétales en nombre égal; des étamines en nombre double; un ovaire libre; le fruit est une capsule à deux loges, munie de deux becs. Ces végétaux croissent dans les régions centrales de l'Amérique, au Cap de Bonne- Espérance et à la Nouvelle-Zélande. Quelques espèces sont cultivées sous nos climats, en serre froide ou tempérée; elles exigent la terre de bruyère dans leur jeune âge, et plus tard un sol plus substantiel; on les propage de graines, de boutures et de marcottes. Leurs fleurs sont généralement blanches, et produisent un assez bel effet. Ce genre est connu aussi sous le nom de weinmaimie.

TANSEY, rivière des Etats-Unis (Missouri). Elle se jette dans le Missouri, près des grandes chutes, après un cours d'environ 130 kil.

TANS1LLO (Louis), poëte italien, né a Venosa (B'itsiHcate) vers 1510, mort en 1508. Il entra dans l'armée du vice-rot rie Naplcs, don Pedro de Toledo, se fit remarquer par sa valeur et par ses talents poétiques et gagna la protection du fvls du vice-roi don Garcias, qui l'attacha à sa personne. Tansillo suivit ce personnage en Sicile et composa pour les fêtes de son mariage en 1539 un intermède qui fut représenté avec une grande pompe à Messine. Il prit part ensuite à l'expédition contre Tunis (1551), et se conduisit avec une grande valeur, particulièrement à la prise de Faradisi. Aussi don Garcias disait-il de lui qu'il avait à son service un Homère et un Achille réunis dans la même personne. Tansillo joignait a un talent poétique, qui l'a fait ranger parmi les meilleurs poètes de son temps, un caractère plein d'affabilité, de douceur, et des mœurs irréprochables. Ses ouvrages se distinguent par la grâce du style, l'harmonie des vers et le choix des expressions, et il peut rivaliser pour ces qualités avec Bembo, Caro, le Tasse et l'Arioste. Le premier ouvrage qu'il publia est un poème de cent quatre-vingt-trois octaves, ii Vendemmiatore (Naples, 1534, in-4°), lequel a été traduit en français par Grainville (Paris, 1"52) et par Mercier sous ce titre : le Jardin d'amour ou le Vendangeur (Paris, 1798). a Dans ce poëme, dit un biographe, les intentions licencieuses, relevées par l'esprit et la grâce, se laissent deviner plus qu'elles ne s'accusent; mais, s'il n'effarouche jamais la pudeur par des expressions obscènes, il est plein d'allusions transparentes qui se cachent a peine sous les injures et les railleries lancées par le paysan vendangeur aux grandes dames napolitaines, avec toute la liberté que l'usage tolérait alors. » Cet ouvrage lui ayant attiré les rigueurs de l'inquisition, qui mit tous ses vers à l'index, Tansillo composa un poeine religieux, intitulé: Le Lagrime di San Pietro, auquel il travailla pendant vingtquatre ans; et dont il publia les quarantedeux premières stances avec une oanzone adressé à Paul IV (Venise, 15G0Î in-8°). La canzone détermina le pape à faire rayer le nom de l'auteur de l'index. Quant au poème, Le Lagrime di san Pietro, il n'a été publié en entier qu'en 1602 (Venise, in-40^ et Malherbe en a donné une imitation en vers français (15S7, in-l"). Les autres compositions remarquables de Tansillo sont : Gli Vue pellegrini (Naples, 1C31, in-4°), intermède qui fut représenté à Messine et qu'où a regardé a ton

TAN1

comme un drame pastoral; Rime varie (Bologne, 1711), recueil contenant des pièces an style harmonieux, plein de chaleur et d'images ingénieuses; La Balia (Verceil, 17G7, ln-4°), gracieux poème en trois chants dans lequel 1 auteur demande aux dames nobles de nourrir elles-mêmes leurs enfants; Il Podere (Turin, 1769), poème didactique en trois chants, regardé, ainsi que le précédent, comme un petit chef-d'œuvre, et où l'on trouve des instructions pour le choix et l'entretien d'une maison de campagne, des préceptes de culture, etc.; Capitolo in Iode del tingersi i capeUi (Naples, 1820, in-40); Opère (Venise, 1738, in-4o), recueil de vers; Poésie (Livourne, 1782, in-12), autre recueil. C'est à tort que Doroneti a publié, sous le nom de Tansillo, trois comédies licencieuses, dont l'auteur est l'Arétin.

TAN SE A (Clémentine), femme de lettres polonaise. V. Hoffmann.

TANT adv. (tan — lat. tantum; de tantus, si grand. L'étymologie de tantus se trouve dans le thème pronominal sanscrit ta, celui-ci, celui-là, une des plus importantes racines des langues indo-européenaes. Cette racine a fourni un grand nombre de locutions démonstratives. V. donc). Une si grande quantité : Il y a tant d'ea udla rivière, qu'on pourrait s'y noyer. Il a tant d' argent I

— Un si grand, une si grande : Il ne me faut pas tant de place. Je ne sais comment accorder tant d'extravagance avec tant de politesse. (Montesq.) La vertu n'est pas une science gui s'apprenne avec tant d'appareil. (J.-J, Houss.) Le ridicule a acquis tant de force en France, qu'il est devenu t'arme la plus terrible qu'on puisse employer. (B. de St-P.)

Pour prix de tant de gloire et de tant de vertus, Je lui dirai ; Partez et ne me voyez plus.

Racine.

— Tellement, si bien, à tel point : Tant il est vrai qu'il ne faut pas s'endormir/ Tant il l'aimait 1 Tant ses destinées sont glorieuses! (Boss.)

Tant au cœur des humains la justice et les lois, Même aux plus endurcis, font entendre leur voix!

Voltaire.

A la pièce de Cléopâlre, Où fut l'aspic de Vaucadeon, Tant fut sifflé, qu'a l'unisson Sifflaient et parterre et théâtre.

Leeuum.

— A ce point, autant que cela : Il ne faut pas tant se vanter. L'hôte, qui ne savait pourquoi l'on riait tant ni pourquoi l'autre se fâchait, nous écoutait en homme qui se croyait intéressé dans cette a/faire. (Le Sage.) On ne prodigue jamais tant sa vie que lorsqu'on en a le plus d perdre. (Duelos.)

— Un si grand nombre : 77 avait tant de gens à dîner que le salon était plein. Il me l'a dit tant de fois que je ne suurais l'oublier. Il y a tant d'hommes qui ne savent pas ce qu'ils veulent ! Ne sont-ils pas à plaindre d'avoir à gouverner tant d'hommes dont les besoins sont infinis? (Fén.) Tant d'hommes ne seraient pas si insolents, si tant d'autres n'étaient pas si bâtes. (Uoiste.)

Il a tant d'héritiers, le bonhomme Géronte, 11 en a tant et tant, que parfois j'en ai honte.

Uegnarc.

Tant de soins, tant de pleurs, tant d'ardeurs inquie- HéJas! fus-je jamais si cruel que vous êtes? [tes...

Racine.

— Si longtemps : Il a tant vécu qu'il en a oublié son âge. Il a tant dormi ce malin f Hate-toi, mon ami, tu n'as pas tant à vivre ;

Je te rebats ce mot, car jl vaut tout un livre.

La Fontaine

— Aussi longtemps, autant de temps : Tant que le monde existera. Tant que nous vivrons. Tant qu'il fera chaud. Les droits ne sont rien, tant qu'ils ne sont pas pleins, directs, efficaces. (Guizot.) Les meilleures constitutions ne sont rien, tant qu'elles ne sont qu'écrites. (Fiévée.) Tout homme est un philosophe tant qu'il a ses dents de lait. (Rigault.l Nul ne doit être réputé coupable, tant qu'il n'a pas été jugé, (Bignon.) Tant que le cœur conserve des désirs, l'esprit garde des illusions. (Chateaub.) // faut croire n'avoir rien fait, tant qu'il reste quelque chose à faire. (Rœderer.) Il y a plaisir avec les livres, quand on n'en fuit point, et avec des amis, tant qu'on n'a que faire d'eux. (Ste-Beuve.) Maintiens ton droit tant qu'il ne porte pas utleinte au droit d'auirui. (Oh. Fauvety.) Tant que l'Eglise aura sa part au budget, elle relèvera de l'Etal. (Vacherot.) Tant que l'exemple ne sanctionnera pas la leçon, celle-ci restera sans effet. (Livry.)

— Si souvent, si fréquemment : Il est tant allé au théâtre, que les plus belles scènes ne l'impressionnent pins.

— Aussi loin : Tant que la vue peut s'étendre.

— Autant, aussi grandement, aussi bien, aussi efficacement : Rien ne persuade tant les gens de peu de sens que r.o qu'ils n'entendent pas. (De Uetz.) Rien n'empêche tant d'être naturel que l'envie de le paraître. (La Rochef.) Tibère ne se plaignait de rien tant que du penchant qui entraînait te corps des sénateurs à la servitude. (Montesq.) Ii Ne s'emploie en ce sens qu'avec une négative, et l'on ne doit pas dire : Il a tant d'argent que

TANT

— La même valeur que : Tant vaut la marchandise, tant on la paye. Tant vaut l'homme, tant valent ses idées. (St-Marc Girard.) l'an! est toujours répété en ce sens,

7- Un certain nombre, une certaine quantité, sans autre détermination et pour désigner vaguement une quantité qu'on ne veut ou ne peut préciser : Tant à vous, tant à moi, son compte à chacun. Aujourd'hui Tant, demain tant ; les jours ne se ressemblent pas. Il dispose absolument de toutes tes troupes; il en envoie tant en Allemagne et tant en Flandre. (La Bruy.) Un fantaisiste prétendait qu'il valait mieux louer un ami à tant par jour que d'en avoir un gratis. (H. Castille.) Mon bien s'élève à. tant; tenez, voici le votre.

Bojleau.

. . . Pourvu que l'on paye, on a la joie inaigni De pouvoir se louer soi-même b. tant la ligne, t De La Ville.

Monsieur la mort, j'aurai de vous Tant en arpent, et tant en cire, Et tant eu autres menus coûts.

La Fontaine.

Il Subs'tântiv. : Ce tant, tout équitable qu'il était, la plume à la main, était si peu de chose qu'on était fort mécontent. (G. Sand.)

— Aussi bien : Il mange tout, tant ion que mauvais. Cette démarche est nécessaire tant dans votre intérêt que dans le sien. La paresse est malheureusement l'un des défauts les plus communs t tant chez les jeunes garçons que chez les jeunes filles. (Théry.)

— Si : Pourtant, si tu ne veux me laisser mourir de mon mal, baille-moi, ma mie, tout à l'heure, cette tant douce médecine. (P.-L. Courier.)

Mais si d'amour n'ai plus la douce ivresse, Gardons au moins tant doux chagrins d'amour.

Hoffmann, Il N'est plus usité que dans le style marotique.

— Faire tant, Faire si bien, répéter si souvent certains actes : J/me de Duras fit tant, qu'on déterra pour moi une ambassade vacante, l'ambassade de Suède, (Chateaub.)

— £11 faire tant qu'on peut, Faire tout le travail qu'on peut faire ; faire tous ses efforts : Ce cheval EN fait tant qu'il pucjt. il Il pleut tant qu'il peut, Il pleut autant que possible. Cette locution, introduite par l'ignorance de la nature propre du verbe impersonnel, signifia proprement : Le temps pleut autant quil lui est possible de pleuvoir.

— Comme il y en a tant, Comme il en existe beaucoup, vulgaire, banal, n'ayant rien do remarquable : C'est une femme... — Belle? — Comme il t en a tant. Il a fait un livre

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