‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 923 sur 1059 · TARO · texte numérisé non relu

TARO

ouvrnges en bois et de toile et le commerce de transit forme la principale ressource des habitants. Ce cercle est baigné au N. par ta Vistule, à l'O. par le Dunajec et traversé par la Wisloka.

TARNOW (Kanny), femme de lettres allemande, née à Gustrow, dans le Mecklembourg- Schwerin en 1783, morte en 1862. Son enfance fut toute languissante, puis une longue maladie la sépara longtemps du monde extérieur; aussi eut-elle une jeunesse triste et isolée ; mais cet isolement lui donna celte profondeur et cette délicatesse de sentiment, ce talent d'observation qui éclatent dans tous ses écrits. Après avoir passé quelques années, en qualité d'institutrice, dans l'île de Rugen, elle revint en 1864 dans le Meeklembourg et y débuta dans la carrière des lettres par un roman intitulé Nathalie. En 1816, elle se rendit à l'invitation d'une amie qui l'appelait auprès d'elle à Saint-Pétersbourg, et devint dans cette ville l'amie de Klinger. Mais la rigueur du climat la força h quitter la Russie; elle revint, en 1820, habiter Dresde, passa, en 1828, à Weissenfels, et alla plus tard se fixer à Dessau. Ses écrits, qui consistent en romans, en nouvelles et en traductions de l'anglais et du fiançais, sont trèsnoinbreux et fuient excessivement lus, à leur époque, par la société féminine. Elle en publia elle-même uu Choix (Leipzig, 1830, 15 vol.), qu'elle fit suivre plus tard d'un Recueil de nouvelles (Leipzig, 1340-1842,4 vol.). On lui a attribué l'ouvrage intitulé Deux années à Saint-Pétersbourg (1837), et qui, moitié mémoires, moitié roman, renferme d'intéressants tableaux des mœurs de la société russe pendant les dernières années du règne d'A.exandre I", ainsi que des épisodes de la vie de Kingler. On peut consulter l'ouvrage d'Amélie Bœlte ; Famiy Tarnow, esquisse biographique (Berlin, 1865).

TARNOW1TZ, ville de Prusse, province de Silésie, près de la source d'un affluent de la Malapane, à 15 kilom. N.-N.-O. deBeuthen ; 4,500 hab. Fabriques de draps et de toiles, brasseries. Aux environs se trouvent de riches mines de plomb argentifère. Elles fournissent en abondance du plomb, de ia litharge, du vitriol, du soufre et de l'oxyde de fer.

TARNOWSKI (Jean-Amor), surnommé le Grand, célèbre guerrier polonais, néàTarnow (Galioie) en 1478, mort en 1561. Il appartenait à l'une des plus anciennes familles de la Pologne. Son grand-père s'était couvert de gloire a la célèbre bataille de Tannenberg contre les chevaliers teutoniques, et son père avait remporté plusieurs brillantes victoires sur les Valaques. Il ne mentit pas à sa raco, et, après avoir reçu dans sa patrie une excetlente éducation, alla à l'étranger se perfectionner dans l'art de ia guerre. II visita la Syrie, la Palestine, l'Afrique et enfin le Portugal, où, pendant une guerre contre les Maures, le roi Emmanuel lui confia le commandement de son année. 11 s'était déjà acquis une grande renommée militaire et venait d'être créé comte de l'empire par Charles- Quint, lorsqu'il rentra dans sa patrie, où, pendant la guerre entre Sigismond 1er et le czur de Moscou, il prit part à la bataille d'Orsza. Plus tard (1521), le roi l'envoya avec un corps de troupes auxiliaires au secours de Louis, roi de Hongrie, qui était alors pressé par les Turcs. Peu après, sa renommée engagea Charles-Quint à l'appeler au commandement en chef de bon armée, pendant ta guerre que ce prince eut à soutenir contre Soliman. A quelque temps de là, Pierre, vayvode de Valachie et vassal de la Pologne s'étant soulevé contre Sigisnrond et ayant envahi une province, ce fut encore Tarnowski qui fut chargé de le faire rentrer dans l'obéissance. Avec une année cinq fois moins nombreuse que celle de l'ennemi, il battit ce dernier à Obertyn, et, après une nouvelle invasion des Valaques, pénétra lui-même en Valachie, où il s'empara de Choczim et força l'Iiospodar à jurer de nouveau fidélité au roi de Pologne. Dans la suite enfin, il repoussa, à la tète des habitants de la starostie de Sandoniir, une invasion des Tartares. Ami des sciences et des lettres, il possédait à Tarnow une collection de manuscrits rares et précieux, et il écrivit lui-même plusieurs ouvrages, entre autres : Condliumrationis bellies (Tarnow, 1558, in-4<>); Statuts du droit domanial (Tarnow, 1558, in-4»); De bello cum l'urcis, inséré par N, Reusner dans sa Collectio orationum turcicarum (15SO, in-4°). On a également conservé les discours qu'il prononça en latin aux différentes diètes de Pologne et qui se distinguent par la pureté de la langue, aussi bien que par l'énergie et la vigueur vraiment militaires des pensées.

TARNOWSKI (Jean), prélat polonais, né en 1550, mort en 1604. Il fut successivement secrétaire d'Etat et directeur de la chancellerie, pendant le règne d'Etienne Bathori, et vice-chancelier du roi Sigismond III, avec lequel il fit le voyage de Suède en 1592, lorsque ce prince devint roi de ce pays. Cinq ans plus tard, il obtint l'évêché de Posen et, en 1600, celui de Cujavia. Lorsque Sigismond III voulut épouser en secondes noces sa bellesœur, Constance , Tarnowski se joignit au chancelier J. Zamoyski pour le dissuader de cette union. Il mourut l'année même où il venait d'être appelé à l'archevêché de Gnesen.

TARO s. m. (ta-ro). Bot. V. tauro.

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