OH* "I
2 C'*HS
Tartrate acide de potasse.
Ca"0 Chaux.
H5o + cwjj^)22Uii„ -f c*h*!°o"k;
Eau;
Tartrate neutre de chaux.
Tartrate
potassique
neutre.
0*112 CU211 + Ca"Cl»
Tartrate Chlorure
potassioue calcique*
neutre.
C°2!ca"
Tartrate neutre de chaux.
Tartrate neutre de ctiuux.
= S02JyjCa"
Su ira te de chaux.
+ 2KCI ;
Chlorure potassique*
+ SOS
Acide sullurique.
OH
(<J021[ Acide tartrique libre.
— Acide i.êvotartrique 0*H606. Nous avons dit plus liant comment on obtient des lévoiartrates séparés des dextl'otartrates. Pourextraire l'acide lévotartrique de ces sels, il suffit de précipiter leur solution par l'acétate de plomb, de décomposer le précipité bien lave par l'acide sulfhydfique, de filtrer, de concentrer et de faire cristalliser,
— Propriétés de l'acide tartrique. Nous avons dit plus haut par quelles propriétés se distinguent l'un de l'autre l'acide tartrique droit et l'acide tartrique gauche; les propriétés que nous allons décrire ici sont celles qui sont communes k ces variétés.
L'acide tartrique cristallise en priâmes monoeliniques. Ces cristaux sont tantôt holoèdres, si l'acide est inactif, tantôt Uémièdres k droite ou à gauche, suivant que l'on a affaire à l'acide dextro ou lé\ oracêmique ; ils sont incolores, transparents et anhydres; leur densité égale 1,75 (Richter), 1,739 (Buignet); ils sont Ues-sulunles dans l'eau et l'alcoul, insolubles dans l'ether; la solution aqueuse se recouvre au boutde quelque temps d'une abondante moisissure, due au développement du pc/iiCî/ùi.în ylauatm. Les solutions aqueuses d'acide tarlrique font naître des précipités blancs dans les eaux de chaux, de baryte et de strontiane et dans les solutions d'acétate de plomb ;
TART
mais elles ne précipitent pas les chlorures de baryum, de strontium et de calcium. La solubilité plus grande du sel de chaux est un des caractères qui distinguent l'acide tartrique de l'acide racémique.
Ajouté en excès à la solution d'un sel de potassium, l'acide tartrique donne un précipité cristallin blanc de bitartrate potassique, pourvu que la solution ne soit pas trop étendue. On facilite beaucoup la formation de ce précipité en agitant la liqueur et surtout par l'addition de quelques gouttes d'alcool. Les alcalis redissolvent ce précipité, qu'ils convertissent en tartrate neutre. Aussi lorsqu'on veut utiliser cette réaction pour déceler la présence de l'acide tartrique dans un liquide, faut-il, au lieu de potasse libre, employer un sel neutre de cette base dont l'excès ne redissout pas le précipité. On peut déterminer la présence de l'acide tartrique dans un liquide, même en présence de beaucoup d'acide citrique, en mêlant la solution avec de l'acétate potassique et avec sou volume d'alcool concentré. D'autre part, on peut déceler de faibles quantités d acide citrique dans de grandes quantités d'acide forlriçue en précipitant ce dernier par l'acétate potassique, comme nous venons de le dire, filtrant la liqueur spiritueuse, évaporant, ajoutant du chlorure de calcium à 1 eau mère concentrée et faisant bouillir. Le citrate de chaux, moins solubleà chaud qu'à froid, se précipite alors et se redissout lorsqu'on cesse de chauffer.
Lorsqu'on mélange l'acide tartrique avec une solution de chlorure lutéocobaltique dissousdaus quinze fois son poids d'eau, puis avec un peu de potasse et de soude et qu'on fait bouillir, la liqueur, d'abord jaune, vire au bleu violet. (Jette réaction peut également servir dans l'analyse qualitative à déceler la présence de l'acide tartrique en présence de la plupart des acides organiques les plus ordinaires. Les acides malique, formique, benzoïque, succinique, citrique, acétique et oxalique, soumis au même traitement, donnent ' un précipité d'hydrate cobalteux, l'acide se | portant simplement sur la potasse. Pour appliquer cette réaction, on précipite par le chlorure calcique ammoniacal, l'acide tartrique et l'acide oxalique, s'il y en a, que le liquide renferme. Le précipité, bien lavé, est ensuite bouilli avec une dissolution concentrée de carbonate de sodium, et le liquide, filtré, débarrassé de l'acide carbonique au moyen de l'acide chlorhydrique, neutralisé par la soude, additionné d'un sel lutéocobaltique, donne la coloration bleu violacé qui caractérise les tardâtes. Le tanin et l'acide racémique donnent aussi, dans les mêmes conditions, une solution renfermant du cobalt, mais laissent en même temps déposer uu précipité qui a la couleur de la crème.
Le permanganate potassique peut également servir à distinguer l'acide citrique de l'acide tartrique. Bouilli avec une solution alcaline de ce «sel, l'acide citrique le réduit simplement à l'état de mangunate, qui communique au liquide une belle couleur verte persistante. Dans les mêmes conditions, les tartrates poussent la réduction plus loin et il se précipite du bioxyde de manganèse. Ajoutons toutefois que, d'après Vimmel, cette méthode analytique est tiès-infidèle, l'acide citrique produisant quelquefois la réduction complète du permanganate touteomme l'acide tartrique.
Pour déterminer les quantités d'acide tartrique qu'une liqueur renferme, Mortenson précipite cet acide à l'état de sel calcique soluble dans 2,383 parties d'eau seulement et presque insoluble dans l'alcool de 85 centièmes, mais plus soluble dans l'ammoniaque et le chlorure de calcium. 11 dissout le sel k analyser, s'il ne l'est déjà, et y ajoute du chlorure de calcium et quelques gou ttes d'eau de chaux , en prenant soin d éviter l'emploi d'un excès de réactif; il agite ensuite le liquide en prenant garde de ne pas toucher avec la baguette les parois du verre, et il abandonne le tout au repos pendant quelques heures. Il jette ensuite le liquide sur un filtre taré, il lave le précipité avec un peu d'alcool, le dessèche k 100° et le pèse. La composition de ce précipité est CMl'Ca"06 + 5H20.
— Décomposition de l'acide tartrique. L'acide tartrique fond entre 170° et 180° et se convertit peu k peu sans perdre d'eau en son isomère l'ucide métatartrique. Si l'on prolonge l'action de la chaleur, l'eau est éliminée et il se produit de l'acide tartralique ou ditartrique C81H0Oll = (C,>H«O6)ï — HïO, puis de l'acide tartrelique
Oïl*05 = CWO*— IW),
puis de l'anhydride tartrique insoluble isomère de l'acide tartrelique. Elève-t-on davantage la température, le radical de l'acide tartrique se décompose ; il se forme de l'acide pyrotaririque, de l'acide pyruvique, de l'acide acétique, de l'acide formique, du fuifurol, de l'aldéhyde, de l'éthylène, de l'anhydride carbonique et de l'eau. L'acide pyrotartrique prend naissance entre 160» et 210°. La réaction eu vertu de laquelle il se forma peut être représentée par l'équation suivante :
Acide Eau. Anhydride Acide
tartrique. carbonique. pyrotar-
trique.
Chauffé avec de l'eau à 180° dans un tube clos, l'acide tartrique se décompose en doc-
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nant d'abord probablement de l'acide pyrotartrique; mais celui ci subit une décomposition ultérieure (Morkownikoff).
Si on chaude l'acide tartrique en vase clos avec de l'acide chlorhydrique, il commence à se décomposer à 125°. A 180°, l'acide tartrique est complètement scindé en oxyde de carbone, anhydride carbonique, acide pyrotartrique et résidu de charbon. L'acide paratartrique donne les mêmes produits, seulement la décomposition ne commence qu'à 130°, et elle est cependant complète à 160°.
Nous avons vu déjà que, quand on chauffe l'acide tartrique à 175« et pendant un temps assez court avec de l'eau, il se convertit en un mélange d'acide paratartrique et d'acide tartrique inactif, dans lequel l'acide paratartrique domine. Comment alors expliquer la décomposition observée par M. Morkownikoff? Par la durée de la réaction? C'est probable ; mais nous croirions plutôt que, sans s'en apercevoir, M. Morkownikoff a chauffé k une température très-supérieure à 180°.
Oxydé par l'action des chromâtes, du peroxyde de manganèse, du permanganate de potasse, du peroxyde de plomb, du minium, etc., l'ucide tarlrique donne lieu à un dégagement d'anhydride carbonique et de vapeurs d'acide formique. La solution de l'acide libre, chauffée avec des sels d'argent, d'or et de platine, réduit ces métaux. Par une oxydation lente et particulièrement par la décomposition spontanée de l'acide nitrotartrique, il se forme un homologue inférieur de l'acide malique, l'acide oxymalonique ou tartronique.
Soumis à l'électrolyse , l'acide tarlrique donne un dégagement simultané. d'anhydride carbonique, d'oxyde de carbone et d'oxygène au pôle positif, tandis que la solution se charge d acide acétique. Une solution de 68 parties de tartrate neutre de potassium dans 32 paities d'eau donne surtout de l'anhydride carbonique et un dépôt de bitartrate. L oxyde de carbone et l'oxygène ne se dégagent qu'en très-petite quantité (Bourgoin).
Sous l'influence de l'acide iodhydrique ou, ce qui revient au même, d'un mélange d'iodure de phosphore et d'eau, l'acide' tartrique se réduit à l'état d'acide malique d'abord, d'acide succinique ensuite. Cette réaction est inverse de celle que nous étudierons plus loin et qui a permis de réaliser la synthèse de l'acide tartrique :
CW06 -f 2HI = H*0 + 12 + C*H606
Acide Acide Eau. Iode. Acide
tarlrique. iodhydri- malique.
que.
C*H60« + 4HI = 2H20 -f 212 + CWO*
Acide Acide Eau. Iode. Acide
tartrique. iodhydri- succini-
que. que.
Avec le pentachlorure de phosphore, l'acide tartrique donne du chlorure de chloromalèile C*HCI03,C12.
L'acide tartrique en poudre, mis en digestion pendant plusieurs heures avec du chlorure d'acétyle, se convertit en anhydride diacétotartrique C8H807 :
OH606 + SCSHSO.Cl
Acide Chlorure
tartrique. d'acétyle.
- 2HC1 + H*0 ■+- C*H2(C*H90)*0* Acide Eau. Anhydride
chlorhydrl- diacgtotarlrlque.
que.
Chauffé k 150° dans un tube scellé à la lampe, avec une quantité équivalente d'acide beuzoïque, l'acide tartrique se transforme en acide benzotartrique
CltHiOO'' = C*H»(C1H»0)08.
Les radicaux benzoyle et acétyle, qui entrent ainsi dans la molécule de l'acide tartrique, se substituent k l'hydrogène alcoolique, et non a l'hydrogène basique des carboxyles.
L'acide sulfurique et l'acide azotique concentrés décomposent l'acide tartrique. Avec l'acide azotique, il se forme de l'acide nitrotartrique. Le brome et le chlore n'ont qu'une action très-faible sur les solutions de 1 acide tartrique.
Le tartrate brut de calcium, soumis à la fermentation, donne de l'acide butyro-acétique.
Chauffé avec les alcools raonoatomiques ou polyatomiques, l'acide tartrique forme des éthers avec élimination d'eau. 11 agit de même sur le sucre de canne, la glucose, la mannite, la dulcite, la quercite et quelques autres substances saccharoïdes.
— ACIDB TARTRIQUE INACTIF OU MÉSOTAR-
triquk C*H*06. Nous avons vu que toutes les variétés d'acide tartrique, moins l'acide métatartrique peut-être (et encore ce n'est pus certain, puisque cet acide est susceptible, dans certaines conditions, de revenir k l'état d'acide tartrique ordinaire), sont susceptibles de se transformer, lorsqu'on les chauffe avec de l'eau, en un mélange d'acide racémique et d'acide tartrique inactif, mélange dans lequel l'acide inactif domine si la température est inférieure à 175°. Il en résulte que toutes les fois que, dans la préparation de l'acide tartrique, on chauffe avec de l'eau, c'est à l'état d'acide paratartrique et mésotartrique que ce corps s'obtient. C'est ce qui arrive dans toutes les méthodes de synthèse que nous décrirons plus loin.
Pour séparer l'acide tartrique inactif de l'acide racémique, avec lequel il est forcément, et de l'acide tartrique ordinaire, avec lequel il
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peut être mélangé, on ajoute do l'acide chlorhydrique k la liqueur et l'on évapore, de manière a faire cristalliser la majeure partie des acides racémique et tartrique. On décante le liquide , on le chauffe au bain-marie pour chasser l'excès d'acide chlorhydrique et on le neutralise k demi par l'ammoniaque. Il se dépose une abondante cristallisation de bitartrate et de biracémate d'ammonium, Ott filtre et l'on concentre plus fortement encore. Le mésotartrate acide d'ammonium se dépose alors en beaux cristaux bien définis.
L'acide mésotartrique est très-soluble dans l'eau (10 parties se dissolvent dans 8 parties d'eau à 15°). Il cristallise ordinairementen plaques rectangulaires qui renferment une molécule d'eau de cristallisation C*H606,HaO. Ces cristaux sont effloreseents dans levide etperdent leur eau à 100°. Si on tes dissout ensuite dans l'eau et qu'on évapore la liqueur au point de cristallisation, on obtient de larges cristaux anhydres qui ressemblent à ceux de l'acide tartrique droit; à la longue, toutefois, la solution abandonnée à elle-même régénère l'acide hydraté.
L'acide mésotartrique fond à 1<0°; k 200°, il se décompose en partie avec formation d'acide pyrotartrique; ce qui reste est partiellement converti en acide racémique. Une ébullition prolongée avec l'acide chlorhydrique le transforme aussi en acide racémique.
Les mêsotartrates ressemblent beaucoup aux tartrates (v. plus bas) ; mais les sels acides de potassium et d'ammonium sont assez solubles et l'acide libre ne précipite point une solution de gypse. Comme l'acide libre, ces sels sont sans action sur la lumière polarisée.
— Acide métatartrique. Cet isomère de l'acide tarlrique (C*H60fl) se produit lorsqu'on chauffe vivement l'acide tartrique entrée 170° et 180» et qu'on maintient cette température jusqu'à complète fusion. Le produit est une gomme transparente qui devient peu k peu opaque et cristalline. Si l'on prolongeait trop l'action de la chaleur, il se produirait aussi de l'acide ditartrique.
L'acide métatartrique est déliquescent.
Pendant qu'il est encore chaud et liquide, il dévie fortement à droite le plan de polarisation de la lumière ; mais, k mesure qu'il se solidifie par le refroidissement, ce pouvoir rotatoire diminue, et à 3°,5 il devient même levogyre d'une manière perceptible. L'allotropie de l'acide métatartrique parait donc être d'un autre ordre que celle des quatre autres variétés.
Les métatartrates ont la même composition que les tartrates (v. plus bas), dont ils Se distinguent par leur forme cristalline et leur solubilité plus grande. L'éhullitiou avec l'eau les détruit en régénérant peu k peu des tartrates ordinaires.
— ACIDE GLYCOTARTRIQUE. M. Schôyeû
avait décrit comme isomère de l'acide tartrique, et sous le nom d'uoide glycotartrique, un acide qu'il avait obtenu en faisant agir l'acide cyanhydriqua sur le glyoxal. Mais comme depuis lors on a obtenu par cette méthode de I acide tartrique synthétique, il y a lieu de penser que l'acide glycotartrique de M- Sehôyen n'existe pas et n'était autre que de l'acide paratartrique ou tartrique inactif impur.
— Acide paratartrique ou racémique (C*H606)2. Syn. Acide uuique. L'acide racémique est, comme nous l'avons vu plus haut, le résultat de l'union d une molécule d'acide tarlrique droit et d'acide tartrique gauche; par compensation, il est inactif sur la lumière , polarisée. Nous avons déjà dit que cet acide se forme lorsqu'on mélange l'acide tartrique droit et l'acide tartrique gauche en quantités égales, et qu'il prend naissance, en même temps que I acide tartrique inactif, lorsqu'on chauffe toutes les autres variétés de l'acide tartrique avec de l'eau a 175° environ, ce qui permet de l'obtenir dans la préparation synthétique de l'acide tartrique que nous décrirons plus bas. On le rencontre également à l'état de biracémate dans le tartre brut et on le prépare toujours soit au moyen du tartre brut, .soit au moyen du tartrate de cinchonine qui, on le sait, se transforme, par une chaleur soutenue de 170", en racéinate de, cinchonicine.
— Préparation. 1° iu moyen du tartre brut. L'acide racémique s'accumule dans les eaux mères des fabriques où l'on raffine le tartre brut. Lorsqu'on traite ces eaux mères par la craie et qu'on décompose le précipité par l'acide sulfurique, on obtient un liquide qui fournit k la fois par la concentration des cristaux d'acide racémique et des cristaux d'acide tartrique. L'acide tartrique prédomine dans ce mélange et se préseute en gros cristaux dont les interstices sont occupés par de petites aiguilles blanches et opaques d'acide paratartrique. Ou sépare ces aiguilles, on les redissout dans l'eau et l'on évapore la solution. On peut ainsi obtenir l'acide racémique eu gros cristaux.
2<> Préparation par le tartrate de cinchonine. Le tartrate de cinchonine étant maintenu pendant cinq à six heures k la température de 170" Se transforme partiellement en racémate de cinchonidine. Pour extraire l'acide de ce set, on traite à plusieurs reprises la niasse résineuse par l'eau bouillante, on filtre et l'on mêle la liqueur filtrée avec do
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chlorure de calcium. On décompose ensuite le précipité par l'acide sulfurique, on filtre et on concentre la liqueur jusqu'au point de cristallisation. Il se forme toujours aussi une certaine quantité d'acide tartrique inactif dans l'action de la chaleur sur le tartrate de cinchonine; mais, comme le sel de chaux de ce dernier acide est beaucoup moins soluble que celui de l'acide paratartrique, il reste en dissolution lorsqu'on précipite l'acide paratartriqne par le chlorure calcique et il se dépose seulement au bout de vingt-quatre heures, complètement exempt de racémate, si l'on abandonne à elle-même la liqueur filtrée.
— Propriétés. L'acide racémique forme des cristaux, hydratés qui appartiennent au système triclinique et qui renferment une seule molécule d'eau de cristallisation. Ces Cristaux ont un poids spécifique de 1,690; ils s'effleurissent lentement a l'air, perdent leur eau de cristallisation à 100°, se dissolvent dans 5,7 parties d'eau à 15° et dans 48 parties d'alcool froid de 0,809 de densité. Sous tous les rapports, l'acide racémique diffère beaucoup de l'acide tartrique, dont les cristaux sont monocliniques, anhydres et beaucoup plus solubles. Avec les réactifs, l'acide paratartrique se comporte comme l'acide tartrique. Son sel de chaux est cependant moins soluble que le tartrate de la même base, ce qui lui permet de précipiter une solution de gypse, que l'acide tartrique ne trouble pas. Le racémate de calcium est, en outre, insoluble dans l'acide acétique, où le tartrate se dissoutaisément. Lorsqu'on ajoute de l'ammoniaque à une solution de racémate de chaux dans l'acide chlorhydrique, il se forme au bout de quelques secondes un précipité cristallin. Avec le tartrate, cette précipitation n'a lieu qu'au bout de quelques heures.
Sous l'influence de la chaleur, l'acide paratartrique ne commence à s'altérer qu'à partir de 200», et il donne alors les mêmes produits de décomposition que l'acide tartrique.
Lorsqu'on mélange une dissolution de racémate neutre d'ammonium avec la portion soluble de la levure de bière et un corps albumineux, un extrait végétal ou un liquide animal, la liqueur exposée à la température de 30° ne tarde pas à fermenter. L'acide dextrotartrique se détruit le premier, et, si l'on arrête la fermentation à temps, on ne trouve plus que du lévoiartrate d'ammonium dans la matière f'ermentée.
— Synthèse de l'acide tartrique. On opère la synthèse de l'acide tartrique par différentes méthodes. 1° En soumettant l'acide dibromosuccinique (v. succinique) à l'action de l'oxyde d'argent humide. Il se forme du bromure d'argeiit,et 2 oxhydryles se substituent aux 2 atomes de brome :
(?0*H)S + ASÎ0 + Hî0 Acide dibromosucci- Oxyde Eau.
Bique, d'argent.
= 2AgBr -f- C*H* j
Bromure Acide tartrique.
d'argent.
2° En abandonnant un mélange de glyoxal (J2H202, aldéhyde du second degré du glycol ordinaire, d'acide cyanhydrique et d'acide chlorhydrique :