I CO.OK
Eau. / O
Emétique desséché.
Les émétiques desséchés constituent donc des tartrates tétramétalliques, dont un seul atome d'hydrogène est remplacé par du potassium et les trois autres par un métal [rivaient.
En dehors des émétiques qui sont très-usités en médecine, les tartrates les plus employés sont lu crème de tartre et le bitartrate d'ammoniaque, dont on fait un grand usage dans l'industrie.
La crème de tartre se trouve toute formée, en croûtes très-dures, dans le fond des tonneaux. Elle est colorée eu noir et doit être raffinée. 11 suffit, d'ailleurs, pour cela de la dissoudre dans l'eau bouillante,' d'y ajouter un peu de terre glaise qui entraîne lu matière colorante, de filtrer et de laisser refroidir. Elle se dépose alors en très-beaux cristaux.
Le tartrate acide d'ammoniaque se précipite en petits cristaux lorsqu'on ajoute à une solution saturée et froide de tartrate neutre une quantité d'acide tartrique égale à celle qu'elle renferme déjà. Quant au tartrate neutre, on le prépare directement en neutralisant l'acide libre par l'ammoniaque ou le carbonate ainmonique, concentrant et faisant cristalliser.
— Anhydrides TARTRIQUBS. L'acide tartrique, renfermant 4 atomes d'hydrogène typique, doit être capable de donner naissance à deux anhydrides qui en dériveraient par perte de 1 et de 2 molécules d'eau. Ainsi, l'ou aurait :
CW(OH»l | J^OH Acide tartrique.
dïHWV j CO.OH
° aVJ JCO.OH
Premier anhydride
tartrique.
CÎH20" j cO>0"
Deuxième anhydride tartrique.
Mais, comme les 4 utome3 d'hydrogène typique de l'acide tartrique n'ont point tous
les quatre le même caractère, deux étant alcooliques et deux basiques, on peut prévoir trois modifications isomériques du premier anhydride. En effet, si, dans la formule que nous avons donnée, -l'eau se trouve éliminée aux dépens des hydrogènes alcooliques, on conçoit un isomère de ce corp3, dans lequel l'élimination d'eau aurait eu lieu aux dépens de l'hydrogène basique, et un autre isomère, dans lequel elle aurait eu lieu moitié aux dépens de l'hydrogène alcoolique, moitié aux dépens de l'hydrogène basique. Ces isomères seraient représentées par les formules
CSH«(OH)ï | £°,;
>0" et C*H*
CO.OH Cg>0».
OH
L'anhydride résultant de l'élimination de l'hydrogène alcoolique doit être ncide et bibasique; celui qui résulte de l'élimination d'un atome d'hydrogène alcoolique et d'un atome d'hydrogène métallique doit être acide monobasique.
En outre, 2 ou plusieurs molécules d'acide tartrique peuvent s'unir en éliminant de l'eau et en donnant naissance & des anhydrides intermédiaires, analogues aux alcools poiyéthyléniques, aux alcools polyglycériques, aux acides polylactiques. Le plus simple, et par conséquent le plus probable de ces corps, serait l'acide ditartrique, lequel, par d« nouvelles éliminations d'eau, pourrait fournir des anhydrides correspondants. Ainsi, l'on aurait
H* j (C*HH)2),T,2 OT H* )
pour l'acide' ditartrique et, pour le premier anhydride de ce corps, (C*H*02),V,2H40«. Le premier anhydride serait polymère du premier anhydride tartrique, absolument comme l'acide diinétaphosphorique (anhydride de l'acide diphosphorique-pyrophosphurique) est polymère de l'acide métaphosphorique {anhydride de l'acide phosphorique).
11 est possible que tous ces composés soient susceptibles de se former dans l'action de la chaleur sur l'ai'ide tartrique; mais un trèspetit nombre d'entre eux seulement a été obtenu jusqu'ici, et même lej résultats présentés par les différents chimistes qui ont étudié cette question ne sont-ils pus toujours concordants. Il est cependant très - probable , ainsi que nous l'avons exposé plus haut, que le premier effet de la chaleur sur l'acide tartrique consiste à convertir ce dernier en un composé isoinérique, l'acide métataririque, et donne ensuite, par des éliminations d'eau successives : 10 1 acide ditartrique; 2° une modification soluble du premier anhydride tartrique C4HH)5, nommée par Fréiny acide tartrôlique j 3° enfin une modification insoluble et neutre du même anhydride; le véritable anhydride tartrique C*H^O* est inconnu.
— Acide ditartrique
C8H10O" = 2C WOB — HÎO.
Cet acide, désigné par Frémy sous le nom d'acide tartralique et par Laurent et Gerhardt sous le nom d'acide isotartrique, so produit lorsqu'on maintient l'acide tartrique en fusion à la température de 1700, jusqu'à ce qu'une prise d'essui dissoute dans l'eau commence à donner un précipité dans les solutions d'acétate Calcique. On peut encore le préparer en ajoutant de l'anhydride tartrique k l'acide tartrique en fusion. L'acide ditartrique est très-soluble dans l'eau et incristallisable. Ses sels
C8H8Mî'0»i et C8H8M"011, même celui de chaux, sont très-solubles dans l'eau, d'où l'alcool les précipite sous la forme de sirop ou de flocons volumineux. Bouillis avec l'eau, ils se convertissent d'abord en métatartrates acides, puis en tartrates.
Gerhardt considérait l'acide tartralique comme un isomère des acides tartrique et métataririque, en se fondant sur ce qu'il serait possible de convertir l'acide tartrique en acide tartralique sans perte de poids, même en présence da J'eau. Si cette vue, qui nous paraît inexacte, était exacte, la composition des tartralates neutres serait la mémo que celle des tartrates et des métatartrates; mais l'analyse montre que cette composition est beaucoup plus d'accord avec les formules que nous avons adoptées pour ces sels. En outre, ou ne comprendrait pas qu'un lartralate neutre se convertit en tartrate acide par l'ébullition avec l'eau, ce qui est le cas cependant et ce qui s'explique très-bien, comme le montre l' équation «a-dessous, dans l'hypo-
TART
thèse où l'acide tartralique n'est que le premier degré de condensation de l'acide tartrique, l'acide ditartrique. Oa a, eu effet,