‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 936 sur 1059 · OH JOH · texte numérisé non relu

OH JOH

CO.OM'

CSH*

O" (CO-u

CO,OM' OH [OH Ditartrate métallique neutre.

Eau.

[IOH CÏH2 CO.OM ( GO,OH J Tartrate acide.

— Acide tartrèlique ou premier anhydride tartrique soluble CWOS = CWO» — H«0.

On obtient ce corps en chauffant vivement de petites quantités d'acide iurtrique jusqu'à ce que la masse fondue se boursoufle. C'est une niasse déliquescente, boursouflée, jaunâtre qui se dissout dans l'eau en donnant une solution acide. Le chlorure ou l'acétate de calcium ajouté à cette solution en précipite du tartrélate de calcium C8l|6Ca"OlO, sous la forme d'une masse sirupeuse, insoluble dans l'eau et susceptible de devenir cristalline au contact de l'alcool. Les sels de baryum et de strontium, qui sont semblables au sel calcique par leur composition, peuvent être préparés comme ce dernier. Ce sont aussi des niasses sirupeuses insolubles dans l'eau. Chauffé à 150° avec l'oxyde de plomb, l'acide tartrèlique donne un sel de plomb qui renferme C*H4Pb"0B. Au contact des alcalis, il se convertit en tartralates ou ditartrates. Bouilli avec l'eau, il se transforme d'abord en acide métaiartrique, puis en acide tartrique.

— Anhydride tartrique insoluble C*H*05.

Ce corps prend naissance lorsqu'on maintient pendant quelque temps l'acide tartrique h la température de 150». On épuise le produit par l'eau et l'on dessèche le résidu dans le vide. C'est une poudre blanche, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. A froid et à la longue, plus rapidement si l'on fait bouillir, l'eau le ramena à l'état d'acide tartrique.

— Eteikrs tartriques. Comme tous les acides bibasiques, l'acide tartrique forme, avec les radicaux alcooliques, des éthers neutres et des éthers acides. On n'a pas réussi jusqu'ici, bien que la chose doive être possible, à remplacer par des radicaux d'alcools l'hydrogène typique non basique de cet acide; mais on l'a remplacé par des radicaux acides et l'on a obtenu ainsi des éthers dans lesquels les 4 atomes d'hydrogène typique de 1 acide tartrique sont tous quatre remplacés. Les éthers tarlriques neutres répondent a la formule CW(R')20», les éthers acides à la formule C4HsK'Os, les éthers qui renferment des radicaux acides aux formules

OH3(A'){R')!06 et C*HS(A')S(R')SOe.

Ces derniers peuvent être considérés comme dérivant d'acides qui résultent de la substitution de radicaux acides à l'hydrogène typique non basique de l'acide tartrique. Si l'on parvient un jour à préparer des éthers tarlriques provenant de la substitution d'un radical d'alcool à 1 hydrogène typique non basique, il est évident que l'on aura pour les éthers mono, di et trialcooliques plusieurs isomères, suivant que la substitution se fera aux dépens de 1 hydrogène typique non basique ou de l'hydrogène typique et basique.

Les éthers tartriques acides prennent naissance dans l'action de l'acide tartrique sur les alcools neutres par l'action d'un courant de gaz acide ehlorhydrique sur la solution de l'acide tartrique dans l'alcool qu'il s'agit d'éthérifier. Enfin, les dérivés acides de ces éthers résultent de l'action qu'exercent sur eux les chlorures acides. On ne connaît qu'un petit nombre d'éthers provenant de l'action de l'acide tartrique sur les alcools polyatomiques.

o. ETHKRS TARTRIQUES NEUTRES RENFER- MANT DBS RADICAUX D'ALCOOLS MONOaTO-

miquiïs. Tartrate neutre d'éthyle ou ether , tartrique C*H*lC*H&j*0«. Cet éther est un liquide actif sur la lumière polarisée. Il subit

I action d'une température assez élevée sans se décomposer ; mais si l'on dépasse cette limite, il donne de grandes quantités d'acide pyrotartrique. Il se mêle en toutes proportions avec l'eau, l'alcool et l'éther. L ammoniaque le transforme, suivant la durée de la réaction, en acide tartramique ou en tartra mide.

Le sodium décompose l'éther tartrique avee dégagement d hydrogène. L'action , lente à cause de la viscosité du liquide, peut devenir très-rapide si l'on étend le mélange de cinq ou six fois son volume de benzine anhydre. En séparant l'excès de sodium et évaporant, on obtient un résidu amorphe, mais friable, d'un brun jaunâtre, qui consiste probablement en tartrate sodicodiétbylique

C*H8Na(CïHSjîO«.

Si l'on prolonge l'action du sodium, on obtient aussi un composé gélatineux disodique C*HïNa*(CSH5J*OB.

II est à présumer que, sous l'influence de

TART

l'iodure d'éthyle, ces dérivés sodés fourniraient les éthers tri et tétraalcooliques.

— Ether acétotaririque

C10H16OT = C*HS(C!HS0)(C*H5)«08.

Ce corps prend naissance lorsqu'on traite l'éther tartrique par une quantité équivalente de chlorure d'acétyle. L'action a lieu à la température ordinaire avec élévation de température et dégagement de grandes quantités d'acide chluitiydrique. Pour purifier le produit, on l'agite avec l'eau qui décompose l'excès de chlorure d'acétyle, on le dissout dans l'éther, on agite la solution éthérée avec du carbonate de soude sec, on filtre et l'on évapore à siccité sur un bainmarie.

L'éther acétotartrique est un liquide huileux, plus lourd que l'eau, dans laquelle il se dissout un peu, entièrement insoluble dans les solutions salines. Il est parfaitement neutre et possède une saveur amère. Chauffé un peu fortement dans une cornue, il se décompose en dégageant de l'acide acétique; aux environs de 2870, il passe une huile et il reste un résidu charbonneux. L'ammoniaque aqueuse agit également sur l'éther acétotartrique. La solution évaporée laisse un produit sirupeux jaunâtre, d'une saveur amère et brûlante. Chauffé avec du chlorure de benzoyle, l'éther acétotartrique donne de l'acide ehlorhydrique et laisse une huile épaisse et incolore, probablement formée d'éther aeétobenzotarlrique.

L'éther acétotartrique est rapidement attaqué par le sodium, surtout lorsqu'il est dilué par de la benzine. Il se dégage de l'hydrogéné* et il se produit une substance gommeuse transparenie, qui consiste probablement en éther sodaeétotartrique

C*H«Na(C2H30)(v:îH5)îO«.

— Ether diacétolartrique

C1ÎH1803 = C*H*(CïH3O)î(C»H5)î06.

Cet éther se produit lorsqu'on traite une molécule d'éther tartrique par deux molécules de chlorure d'acétyle et, lorsque la réaction est apaisée, qu'on chauffe le tout pendant un temps très-court à 100°, en vase clos. Purifié comme l'éther monoacétique, il se prend en une belle masse cristalline, <\\ie l'on peut séparer d'une petite quantité d'éther monoacétique huileux par expression dans du papier Joseph. On le t'ait ensuite cristalliser dans l'eau.

L'éther diacétotartrique se dissout en toutes proportions dans l'alcool et l'éther; l'eau le précipite de ses Solutions alcooliques. Bouilli avec l'eau, il se dissout, en nsseî forte proportion, et, par le refroidissement de la liqueur, il se dépose en magnifiques prismes qui atteignent jusqu'à 0«î,04 et 0m,05 de longueur. L'eau froide ne le dissont que peu, assez, cependant, pour qu'une solution de chlorure de sodium le rende ensuite laiteux et y détermine ultérieurement une cristallisation d'éther diacétotartrique.

L'éther diacétotartrique fond à 67° en une huile incolore qui ne se resolidifie pas par le refroidissement; il suffit toutefois de projeter un cristal de ce corps dans la masse en surfusion pour qu'on voie aussitôt s'y former des touffes d'aiguilles, qui se développent jusqu'à ce que le tout soit devenu solide. Pendant la solidification, il se dégage assez de calorique pour que l'on puisse le percevoir k la main. Fortement chauffé, cet éther distille en ne se décomposant que très-faiblement. Il bout entre 294" et Î98<>.

La potasse aqueuse, pas plus que l'ammoniaque alcoolique froide, ne décompose immédiatement l'éther diacétotartrique. Le sodium n'agit pas sur lui, soit à la température où l'éther est en fusion, soit si ce dernier est dissous dans la benzine.

— Ether benzotartrique

Ç15H1807 = C4HS(CH80)(C»H<S)*0«.

On le prépare en chauffant pendant deux ou trois heures à 100° du chlorure de benzoyle avec un excès d'éther tartrique. Purifié comme le composé précédent par agitation avec du carbonate sodique, dissolution dîins l'éther, etc., il se présente sous la forme d'une huile transparente, visqueuse, qui, abandonnée à elle-même pendant deux ou trois semaines, surtout sous l'eau, se convertit presque entièrement en cristaux prismatiques incolores, que l'on peut séparer par pression de l'huile non transformée.

Pur, l'éther benzotartrique est solide, blanc, inodore, plus lourd que l'eau et facile à pulvériser. Il fond à 64« erj une tuile qUi éprouve à un haut degré le-phénomène de la surfusion. Lorsqu'on détermine la cristallisation de la masse liquide, quoique froide, eu y projetant un cristal de la même substance, il se développe une grande quantité de chaleur. Les cristaux d éther benzotartrique sont prismatiques. Fortement chauffé, cet éther distille sans décomposition ; il est soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther. L'eau bouillante le dissout également un peu ;

Îiar le refroidissement, la liqueur devient aiteuse et laisse déposer des gouttes d'huile d'abord, puis de beaux cristaux assez petits et prismatiques. Ses solutions aqueuses possèdent une légère saveur amère. Elles . sont neutres au papier réactif. La potasse aqueuse parait être sans action sur lui. Le sodium se dégage de l'hydrogène et paraît donner naissance à un dérivé sodé. Chauflo

TART

à 100° avec de l'ammoniaque alcoolique dans un tube scellé à la lampe, il se décompose lentement et parait se convertir en acide benzoïque, tartramide, benzotartramide et alcool.

La potasse alcoolique le décompose rapidement en donnant, si elle est en excès, du tartrate et du benzoate de potasse ; si c'est l'éther qui est en excès, de 1 acide benzotartrique et de l'acide éthylbenzotartrique , toujours à l'état de sels potassiques. La formation de ces produits est trop facile à concevoir pour que nous en donnions la formule.

L'éther benzotartrique ne se convertit pas en éther dibenzotartrique lorsqu'on le chauffe avec du chlorure de benzoyle. L'éther dibenzotartrique ne se produit pas non plus dans l'action directe d un excès de chlorure de benzoyle sur le tartrate d'éthyle.

— Ether acélobenzotartrique

C17H2«08 = C*H2(CSH30)(C1H»0KCSH*)*0*.

On le prépare en chauffant l'éther benzotartrique pendant trois ou quatre heures, en vases clos, entre 140" et I50O-, avec un léger excès de chlorure d'acétyle. C'est une huile très-épaisse, plus lourde que l'eau, neutre aux papiers réactifs, très-soluble dans l'alcoul et l'éther, n'ayant aucune tendance à la Solidification. Chauffé avec une .solution alcoolique de potasse, ce corps se saponifie compleiement et se résout en alcool, tartrate, benzoate et acétate de potasse.

— Ether suceinotartrique

C20H30C-U = [C4H»(CïH6)S06]ï(C*H*Oî)".

Ce corps se forme par la substitution d'un succinyle diatouiique à deux atomes d'hydrogène dans deux molécules de tartrate d'éthyle qui se trouvent ainsi soudées en une molécule unique. On le prépare en chauffant à 100°, dans un tube fermé par un bout, un mélange de deux molécules d'éther tartrique et d'une molécule de chlorure de succinyle, jusqu'à ce que tout dégagement de gnz ehlorhydrique ait cessé. Le produit, purifié comme le précédent, est une huile extrêmement épaisse, d'une couleur jaune pâle. Il se dissout facilement dans l'alcool et dans l'éther, en donnant des solutions neutres. La potasse alcoolique le saponifie. On ne peut pas le distiller sans qu'il se décompose.

— Tartrate de mèlhyle ou éther mëthyltartrique C4HHCH3)!06. On le prépare comme l'éther éthyltartiique, auquel il ressemble par l'ensemble de ses propriétés.

— Ethers paraiartriques neutres. On n'a pas décrit jusqu'ici les paratartrates neutres d'éthyle ni de mèthyle ; mais M. Perkin a obtenu certainement le premier de ces corps, dont il ne décrit pas la préparation, (puisque, en faisant agir sur lui le chlorure d'acétyle et le chlorure de benzoyle, il a pu produire les éthers acéto, diacéto et benzoparatartrique.

L'éther monoacétoparatartrique est une huile incolore. L'éther diacétoparatartrique est un corps solide, fusible à 50°,5, bouillant à 2980 environ et distillant avec une légère décomposition. Il se dissout en toutes proportions dans l'alcool et dans l'éther. L eau bouillante le dissout aussi et l'abandonne par le refroidissement en petites touffes d'aiguilles ou, si le refroidissement est trèslent, en prismes courts et très-brillants, qui se déposent sur les parois du cristallisoir.

L'éther benzoparatartrique est isomère de l'éther benzotartrique ; il fond k une plus basse température que ce dernier, 57°, et se distingue également de lui en ce qu'il n'est pas susceptible de cristalliser.

i. Ethers tartriques acipes renfermant PES RADICAUX D'ALCOOLS MONOATOMI- QUES. Ces acides sont monobasiques; ils se produisent par l'action directe des alcools monoatomiques sur l'acide tartrique.

— Acide amyltartrique

Syn. Acide tartramylique. Cet acide, découvert par Bulard, et plus complètement étudié par Breunlin, prend naissance lorsqu'on fait digérer 150 parties d'acide tartrique finement pulvérisé avec 88 parties d'alcool amylique rectifié, en prolongeant pendant plusieurs jours l'opération et en maintenant la température à 130° environ, il se forme alors un liquide sirupeux qui, par un refroidissement lent, se prend en une masse verruqueuse de cristaux onctueux, d'une saveur excessivement amère. Ces cristaux fondent à une douce chaleur et sont solubles dans une petite quantité d'eau. Une plus grande quantité de ce liquide reprécipite l'acide amyltartrique en gouttes huileuses.

Les amyitartrates

C*H*M'(C5HU)0« et C8H8M"(C8H«)20»

sont la plupart solubles dans l'eau. Beaucoup d'entre eux demeurent inaltérés lorsqu'on fait bouilir leurs solutions aqueuses; mais presque tous s'altèrent lorsqu'on essaye de les dessécher à 100°.

Le sel de baryum, préparé par saturation, se sépare de ses solutions concentrées en lames cristallines incolores et nacrées, qui renferment C8H8Ba"(CBHll)S(06,2HSO. Ces lamelles se foncent en couleur lorsqu'on les dessèche à une douce chaleur et se décomposent complètement à 100°. Elles se dissolvent dans

TART

l'alcool , d'où l'eau précipite le sel anhydre en flocons blancs amorphes.

Le sel de calcium C8H8Ca"(C5Hil)îOi*, obtenu également par neutralisation, reste, lorsqu'on évapore sa solution, au-dessus de l'acide sulfurique, sous la forme d'une masse saline friable que l'on dissout facilement et qu'une chaleur de 100° ne décompose pas.

Le sel de plomb, obtenu par la précipitation du sel potassique au moyen de l'acétate de plomb, parait être un sel basique.

Le sel de potassium, obtenu en précipitant le sel barytique par le carbouate de potasse, se sépare, lorsqu'on évapore la liqueur filtrée et qu on la laisse ensuite refroidir, en masse cristalline blanche renfermant

CW(C«H«)06,IUO.

Il est peu soluble à froid, plus soluble à l'ébullition dans l'eau, et il perd son eau de cristallisation à 100°.

Le sel de sodium C*H*Na(C8H««)0«, préparé par la même méthode que celui de potassium, s'obtient en cristaux mous et noclulaires anhydres.

Le sel d'argent C*H4Ag(C«H<l)0« se sépare par le refroidissement d'une solu'.ion bouillante et concentrée du sel potassique additionné d'azotate d'argent. Il forme des touffes d'aiguilles qui possèdent l'éclat du diamant.

— Acide éthyltartrique C*H'(C»H5}06. Syn.

Acide tarirélhylique , acide tartrvvvtique. Lorsqu'on fait bouillir pendant quelque temps une solution d'acide tartrique dans l'alcool absolu et qu'on sature le liquide par du carbouate de baryum, après 1 avoir au préalable éLendu d'eau, il se dépose du tartrate de baryum insoluble et il reste en dissolution de l'éthyltartrate barytique, qui cristallise quand on concentre le liquide. Ce sel, décomposé par une quantité équivalente d'acide sulfurique, fournit l'acide éthyltartrique libre.

C^t acide cristallise en prismes allongés à base oblique; il est incolore, inodore, d'uno saveur à la fois amère et douce ; il absorbe rapidement l'humidité atmosphérique. L'alcool et l'éther le dissolvnt avec facilité; l'eau le dissout aussi, mais ses solutions aqieuses se saponifient par une ébuliiiiou prolongée et regénèrent l'acide tartrique et l'alcool ; à froid, elles dissolvent le fer et le zinc, en dégngeant de l'hydrogène.

L'acide éthyltartrique se décompose, à la distillation sèche, en alcool, eau, acide acétique, éther acétique, gaz éthylène, acide pyrotartrique et autres produits. L'acide azotique le convertit en acides acétique, oxalique et" carbonique.

La solution de l'acide éthyltartrique ne donne aucun précipité sous l'influence de la potasse et de la soude, quelle que soit la proportion de l'alcali, ce qui le distingue de l'acide tartrique. Ajouté à l'eau de baryte, il y fait naître d'abord un précipité, qui disparaît en ne laissant qu'un léger trouble lorsque le liquide approche de la neutralité, pour reparaître de nouveau par l'addition d'un excès d'acide. Avec l'eau de chaux, l'acide éthyltartrique donne lieu à la formation d'un précipité qui se redissout dans un excès d'acide.

Les éthyltartrates C*H*M'(CÎH»)0« et C8rI8M"(CîriS)î0« cristallisent ordinairement bien ; ils sont inodores et onctueux au toucher. La plupart sont très-solubles dans l'eau, moins solubles dans l'alcool. En faisant bouillir leurs solutions aqueuses, on résout celles-ci en tarifâtes acides et en alcool.

Le sel d'ammonium cristallise, par l'évaporation spontanée d'une solution aqueuse, en fibres soyeuses.

Le sel de potassium C*H*K(C*H°)08 forme des prismes rhombiques incolores, dont la solution aqueuse laisse déposer par l'ébullition du tartrate acide de potassium.

Le sel de sodium forme des lames quelquefois rhomboïdales, quelquefois rectangulaires.

Le sel de baryum C8H8Ba"(C»HSj*OiS,2H!0, préparé cuinme nous l'avons dit plus haut, forme de beaux groupes de cristaux, qui paraissent appartenir au système trimétrique.

Le sel de calcium

C8H8Ca''(C«H8)*0« + BH«0, préparé comme le sel de baryum, forme des prismes rectangulaires ou des lamelles qui fondent k 100° dans leur eau de cristallisation.

Le sel cuivrique C8H8Cu"(C*H5)îOlS,6HsO s'obtient en dissolvant le bioxyde de cuivre dans l'acide aqueux. 11 forme des aiguilles bleues, soyauses et efflorescentes.

Le sel de plomb se sépare en petits prismes nacrés, insolubles dans un excès d'acide lorsqu'on ajoute de l'acide éthyltartrique à une solution aqueuse d'acétate de plomb. Il est insoluble dans un excès d'acide.

Le sel d'argent C*H*Ag(C*H*JOe s'obtient par précipitation. Il forme des prismes qui sont quelquefois boursouflés au milieu; il est légèrement soluble dans l'eau froide et peut ëire porté à la température de îooo Sans se décomposer.

Le sel de zinc forme des groupes de prismes rectangulaires onctueux au toucher.

— Acide éihylbentotartfique

C*HS(CH80)(C*H*)0«.

TART

Ce corps se forme en même temps que l'acide benzotartrique et d'autres produits lorsqu'on traite une solution alcoolique diluée d ether benzotartrique par une quantité de cotasse insuffisante à en opérer lu saponification complète. On chauffe le liquide de manière à on chasser l'excès d'alcool et l'on y ajoute de l'eau pour en précipiter les produits huileux. On filtre la solution aqueuse sur un filtre mouillé et on l'acidulé par de l'acide chlorhydrique. Il se dépose une huile formée par de l'acide benzotartrique et de l'acide éthylbenzoturtrique mélangés d'une substance neutre dont l'odeur rappelle le benzoate d'éihvle. Le liquide aqueux abandonné dans le vide au-dessus de l'acide sulfurique donne, nu bout de quelques jours, des cristaux d'acide éthylbenzoturtrique en belles touffes d'aiguilles dures, dont on achève la purification par un lavage à l'eau. Les eaux mères renferment de lucide benzotartrique. V. plus bas.

L'acide éthylbenaotartrique est peu sotuble dans l'eau, mais il est extrêmement soluble dans l'alcool et l'éther, d'où il se dépose en groupes de cristaux qui simulent un éventail. Ses solutions aqueuses rougissent ie papier de tournesol. La potasse le décompose avec facilité; ses sels paraissent être assez peu stables.

— Acide et hyl-paratartrique [CM-15(C2HB)08]*.

Syn. Acide éthylrueêmique , acide race'movimque. Cet élher est isomère de l'acide éthyllartrique. Nous doublons sa formule parce que l'acide paratartrique, étant dédoublable en acide tartrique droit et acide tartrique gauche, doit renfermer dans su molécule une molécule de chacun de ces acides constituants. On obtient i'acida raeémov inique en faisant bouillir 4 parties d'ulcool absolu avec 1 partie d'aoide racémique dans un appareil à reflux, jusqu'à ce que le liquide évaporé laisse un sirop où ne se dépose plus la inoindre matière solide par le refroidissement. On étend alors d'eau le liquide, 'uprès en avoir retiré l'alcool par distillation, et l'on sature par du carbonate de baryum. On évapore la liqueur filtrée entre 50" et 60° et l'on décompose par l'acido sulfurique les cristaux d'éthylparalurtrute de baryum déposés par le refroidissement de la liqueur.

L'acide éthylrueêmique cristallise en prismes allongés , incolores , à bases obliques inclinées. Ces cristaux sont déliquescents, très-solublos daii3 l'eau et l'alcool, insolubles dans l'éther. La solution est inactive sur la lumière polarisée. Par l'ébullition, elle se saponifie et donne de l'alcool qui distille et de l'acide racémique qui cristallise.

Pur la distillation sèche, lucide racémovinique se décompose en donnunt les mêmes produits que l'acide étliyltartrique.

L'acide uzotique le convertit en acides acétique, oxalique et carbonique. Sa solution dissout le zinc et le fer, avec dégagement d'hydrogène. Avec la potasse, i! donne un précipite pulvérulent, et, avec la soude, un précipité opalin qui upparult au moment où ['alcali est neutralisé et augmente par l'addition d'un excèâ d'acide. Ajoutée goutte à goutte à l'eau de baryte, la solution d'acide éthylracémique forme un précipité qui diminue à mesure que le liquide approche de la neutralité pour reparaître par l'addition d'un excès d'acide. Le précipité est soluble dans l'acide azotique.

Avec l'eau de chaux, l'acide éthylracémique forme un précipite insoluble dans l'eau et dans un excès d'acide, mais soluble dans l'acide azotique. Il ne trouble pas les solutions du sulfate de soude et du sulfate de chaux. Il fuit naître uu précipité blanc dans les solutions d'acétate de plomb et dans les solutions concentrées d'azotate d'argent.

L'ucido raoéiuovinique est moiiobasique.

Ses sels cristallisent, îuals pas aussi bien que ceux de l'acide étliyltartrique; quelques-uns d'entre eux renferment de l'eau de cristallisation qu'ils perdent dans le vide.

Le sel de baryum Ct2Hl8LSa"Ol2,2HîÛeiistalliseen petiLs prismes arranges eu groupes nodulaires. Il est plus soluble duns l'eau à chaud qu'à froid, insoluble dans l'alcool et dans l'éther.

Le sel de potassium C«H»H06,HSO forme des prismes en apparence monocliniques qui perdent 7,56 pour 100 d'eau dans le vide.

Le sel d'urgent C'WAgO6 cristallise en prismes peu solubles dans l'eau froide, décomposantes à 100°.

— Acide méthyltartrique

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