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naissante de Lamberton, dans la Caroline du Nord (1767), et, en récompense des services qu'il rendit à cet Etat, eu améliorant la navigation intérieure, il fut élu, en 1787, membre de la législature de la Caroline. La même année, il obtint le grade de lieutenant-colonel dans la division de La Fayette. Plus tard, en 1789, il fut chargé de visiter les frontières méridionales et septentrionales de la Virginie, remplit, en 1795, en Espagne une mission relative à la question de la délimitation des Etats-Unis et des possessions espagnoles de l'Amérique centrale et, de là, se rendit en Angleterre, où il fut nommé, en 1801, surintendant des chantiers de Wapping ; mais, dès l'année suivante, lise démit de ces fonctions et retourna en Amérique, où il finit ses jours. Ses principaux ouvrages sont: Remarques sur les canaux intérieurs (179S, in-4°) ; économie politique de la navigation intérieure, de l'irrigation, etc. (1799, in-4<>); Communications sur l'agriculture et le commerce des Etats-Unis d'Amérique (1S00, in-8°); liemarques auxiliaires sur un essai sur les avantages comparés des bœufs pour le labourage en concurrence avec les chevaux (1800, in-8u); Irrigation nationale ou Méthodes diverses d'arroser tes prairies (1801, in-8°), ouvrage trad. en français sous le titre de Traité général d'irrigation (1S03); Rapports sur certains empêchements et obstacles dans la navigation de ta Tamise (1803, in-8") ; Navigation et entretien de ta Tamise (l803,in-8°), etc.
TATHEVATS1 (Grégoire), théologien arménien, né vers le milieu du xive siècle, mort en 1410. Il fit ses études à Tiflis, où il eut pour maître Jean d'Oradun, suivit ce dernier à Jérusalem et y reçut la prêtrise. De retour dans son pays, il s'adonna à. l'enseignement de la théologie et s'établit dans le monastère de Metzaba. Il composa un Cours de théologie, le plus curieux de ses écrits, des homélies, des sermons, un commentaire sur le Cantique des cantiques, etc. Des manuscrits de ces ouvrages se trouvent à la Bibliothèque nationale, a Paris.
TATIANISTE s. m. (ta-si-a-ni-ste). Hist.
relig. Nom sous lequel on désigne les disciples de Tatien, plus souvent appelés enckatitës.
— Encycl. V. Tatien et kncratitb.
TATICHTCHEF (Basile-Nikitich), historien russe, né en 1686, mort kBoldino, près de Moscou, en 1750. Envoyé k l'étranger par Pierre le Grand pour y faire ses études (1704), il y apprit les sciences, l'allemand, le polonais, entra à son retour dans l'administration des mines, inspectâtes mines de l'Oural et de la Suède et devint, en 1723, grand maître des cérémonies rie la cour. Lors de l'avènement de l'impératrice Anne, en 1730, il détourna Galitzin etDolgoronki d'établir en Russie un gouvernement constitutionnel et fut nommé successivement conseiller privé, directeur général des mines de la Sibérie, commandant de l'expédition militaire d'Orenbourg, gouverneur d'Astrakhan (1741), tomba en 1745 en disgrâce et se relira alors dans sa terre de Boldino,ou il termina ses jours. On a de lui : des Remarques sur le droit russe et sur l'ancien code russe (Moscou , 1768 , 1786) ; Dictionnaire historique, politique et civil de la Russie (Saint- Péiersbourg, 1793), qui ne va que jusqu'à la lettre L ; enfin une Histoire russe depuis les temps anciens, en 5 vol. dont les trois premiers furent publiés à Moscou en 1764- 1773-1774, in-40, par Muller, le quatrième à Saint-Pétersbourg en 1784 et le cinquième à Moscou en 1843. Uet ouvrage, qui s'arrête à Ivan le Terrible, est loin d'être sans défauts, surtout au point de vue critique; il a été néanmoins pendant longtemps le meilleur ouvrage qu'on ait eu sur l'histoire de la Russie. — Un parent du précèdent, Alexis-Dunilovitch Tatichtchef, mort en 1768, devint le favori de. Pierre Ier, le chambellan de l'impératrice Catherine, reçut de l'impératrice Anne la 'direction des rneuus plaisirs et prit la direction de la police sous Elisabeth. Ce fut Tatichtchef qui imagina de faire construire en 1740 un palais de glace pour les noces d'un gentilhomme devenu bouffon de cour. — Un descendant des précédents, Démétrius-Pawlovitch Tatichtchef, né en 1769 ; mort après 1845, suivit la carrière de la diplomatie et devint successivement chargé d'aii'uires à Naples et en Sardaigne, ministre à Madrid (1815), puis à Vienne, où il resta jusqu'en 1845. Il prit alors sa retraite et reçut de Nicolas la fonction de conseiller d'Etat et de grand chambellan.
TATIEN s. m. (ta-si-ain — lat. tatiensis ; de.Tatius, a. pr.). Hist. rom. Membre de la première des trois tribus de Rome créées par Romulus.
TATIEN , philosophe platonicien, né en Syrie vers l'an 130 de l'ère chrétienne. Doué d une vive intelligence et d'une ardente imagination, il voyagea pour s'instruire, acquit des connaissances aussi variées qu'étendues, étudia les divers systèmes de religion et de philosophie, se rendit à Rome, fut frappé par la lecture des saintes Ecritures et abandonna le paganisme pour se faire chrétien. Devenu un des disciples de saint Justin, il prit part à la polémique que ce dernier entama avec le philosophe cynique Ciescentius, et il composa un Discours aux Grecs pour les engager a embrasser la foi nouvelle. Après la mort de sou maître (163), il prit la
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direction de son* école, puis, poussé par son imagination, il modifia ses croyances, quitta Rome vers 172, et alla fonder en Orient une secte, où les dogmes chrétiens étaient mélangés avec les idées platoniciennes et les rêveries du gnosticisme. Il admit deux dieux , l'un bon, l'autre mauvais, des esprits d'ordresdifférents, la création comme l'ouvrage d'un esprit inférieur, nia l'humanité sensible du Christ, son contact avec la matière, tomba en morale dans un ascétisme complet et, pour appuyer ses doctrines, mutila ou supprima des passages des Ecritures. Ses doctrines se répandirent en Mésopotamie, en Asie Mineure, en Gaule, en Espagne et jusqu'à Rome, et il eut un grand nombre de disciples, qui reçurent le nom A'encratites ou continents et d' hydroparustes, parce qu'ils proscrivaient le mariage, l'usage du vin, etc. Tatien est considéré comme hérésiarque. Il ne reste de ses nombreux ouvrages que son Discours aux Grecs, publié par Worth, sous le titre de Tatiani oralio ad Grxcos et Hermix irrisio gentilium philosophorum (Oxford, 1700, in-8°). On en trouve une traduction française dans le Recueil des Pères de l'Eglise de Genoude 1837-1843).
TATIEN DE MÉSOPOTAMIE, écrivain chrétien qui vivait au ve siècle. Il écrivit une Harmonie des Evangiles, que Victor de Capoue a attribuée à tort à Tatien d'Alexandrie et dont il a donné une traduction lutine. Cette traduction a été publiée dans la Bibliothèque des Pères.
TATIGNON s. m. (ta-ti-gnon; gn mil.).
Techn. Sorte de petit meuble sur lequel les brodeurs posaient les mouchettes et la chandelle.
TATIGOIN interj. (ta-ti-gouain). Autre forme du mot tétigub.
TATIGUÉ interj. (ta-ti-ghé). Autre forme
du mot tétigué.
TATIHOU, Ile de France, dans la Manche, arrond. et k 30 kilom. N.-E. de Valognes (Manche), à 4 kilom. E. de Quettehou. Elle est située dans une anse, entre le bourg de Saint- Waust et le fort de la Hougue, et possède des fortifications, notamment deux tours, dont l'une a été construite par Vauban, et une redoute.
TATILLON, ONNE, s. (ta-ti-llon, o-ne; U mil. — rad. tâter). Personne qui tatillonne.: Le moindre défaut d'un tatillon est d'être insupportable à tout le monde. ( Boitard.) Il On dit aussi tatillon au féminin : Tâchez qu'il n'y ait rien à redire à sa collerette, car c'est une tatillon, s'il en fut jamais. (Th. Leclercq.)
— Adjectiv.: C'était un homme très- délicat, et même un peu tatillon. (K. Moreau.)
TATILLONNAGE s. m. (ta-ti-llo-na-je ; Il mil. — rad. tatiltonner). Action de tatillonner : La preuve la moins équivoque de la faiblesse d'intelligence, c'est le tatillonnagb. (Boitard.) Votre maîtresse me rappelle si bien celle dont je vous parte, que c'est comme si je la voyais; c'est le même tatiLLonNagë, Wte me fait trembler. (Th. Leclercq.)
TATILLONNER v. n. ou intr. (ta-ti-llo-né; Il mil. — rad. tatillon). S occuper de détails minutieux et inutiles : Sa pensée et sa parole produisaient, dans l'esprit de l'auditeur, l'effet d'un homme qui va et vient, jqui, pour employer un mot de la langue familière, tatillonne, louche à tout, s'interrompt dans ses gestes et n'achève rien. (Balz.)
TATI US (Titus), roi de Cures (Sabine). Il prit les armes pour venger l'enlèvement des femmes de sa nation par Romulus, entra dans la citadelle du mont Saturnien (depuis Capitolin), parla trahison deTarpeia, et livra aux Homains, dans le lieu qui fut depuis le Forum, au bas de la colline, un combat que l'intervention des Sabines fit cesser. La paix se conclut entre les deux peuples, aux conditions . qu'ils posséderaient la ville en commun et que 'fatius partagerait le pouvoir avec Romulus (745 av. J.-C). Les Sabins s'établirent sur les monts (Juirinal et Capitolill ; cent nouveaux sénateurs furent choisis parmi eux et incorporés aux anciens ; la pique sabine (quiris) devint l'arme de la légion, et les Romains s'honorèrent eux-mêmes du nom de Quirites, qui devint le titre distinctif des habitants de la cité. Cependant Tatius fut assassiné cinq ans après par des habitants de Lavinium, et Romulus ne fit aucune recherche pour punir un crime qui lui laissait tout le pouvoir.
TATIUS (Achille),écrivain grec. V.Achille.
TATNAM, cap de l'Amérique du Nord, sur la côte S. de la baie d'Hudson, par 57*55' de latit. N. et 93<> 50' de longit. O.
TATONIR (Lucien), littérateur polonais, né à Lemberg en 1830. Après avoir terminé ses études à l'université de sa ville natale, il se voua exclusivement à la culture des lettres et fonda en 1863 une publication instructive et amusante, intitulée le Bourgeois polonais. On a de lui plusieurs ouvrages remarquables, parmi lesquels nous citerons : le Bourgeois cracovien du x.iva siècle (Lemberg, 1861, in-12); les Principes de l'éloquence et de ta poésie (1S61, in-4"); Trésor d'histoire polonaise (1863, in-8<>); Histoire de Pologne (1863); Géographie polonaise, etc.
TÂTONNAGE s. m. (tâ-to-na-je — rad. tâtonner). Action de tâtonner. Il Peu usité; ou dit tâtonnement.
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TÂTONNÉ, ÉE (tâ-to-né) part, passé du , verbe Tâtonner. Qui se fait en tâtonnant: Son début a été le plus ferme et te moins tâtonné qui se soit vu depuis des années en littérature. (Sainte-Beuve.)
TÂTONNEMENTS, m. (tâ-to-ne-man — rad.
talonner). Action de tâtonner, de chercher dans l'obscurité.
— Fig. Recherche incertaine, hésitante : Il est rare qu'on arrive tout à coup à l'évidence; dans toutes les sciences et dans tous les arts, on a commencé par une espèce de tâtonnement. (Condill.) Les hommes, en tout, ne s'avancent que par le tâtonnement de l'expérience. (Turgot.) Les institutions d'un grand pays ne se créent pas tout d'une pièce; il y a de longs tâtonnements. (Proudh.) Toute inconstance est un tâtonnement. (J. Joubert.) Une fois l'art découvert, les savants s'en emparent et le développent à force de tâtonnements et d'essais. (De Bonald.) Il ne faudrait pas voir de trop près les premiers tâtonnements des hommes distingués. (Ste-Beuve.) Les tâtonnements de la transition tuent l'intérêt du récit. (Méry.)
TÂTONNER v. n. ou intr. (tâ-to-né — rad. tâtcr). Chercher avec hésitation, de la main, du pied, ou à l'aide d'un objet qu'on tient en main : Il tâtonnait dans l'obscurité.
— Fig. Chercher avec hésitation: On TÂtonnb dans toutes les sciences. (J. de Maistre.) Les hommes timides, gui ne cessent de tâtonnkr, sont peu propres aux affaires. (Chateaub.) La science étymologique a longtemps tâtonné. (C. Nisard.)
TÂTONNEUR, EUSE adj. (tâ-to-neur, eu-ze — rad. tâtonner). Personne qui tâtonne habituellement.
TÂTONS (À) loc. adv. (tâ-ton — rad. tâter). En tâtonnant: Chercher A tâtons. Marcher À tâtons. Je marchais A tâtons dans la rue, lorsque d'une fenêtre on me coiffa d'une cassolette qui ne chatouillait point l'odorat. (Le Sage.)
— Fig. A l'aveugle, sans savoir ce que l'on fait : Chacun cherche i TÂTONS le vrai et te beau; nul ne les attrape, mais il n'y a personne pour juger des méprises. (Mme Du Deffant.) Luther demandait au pape s'il fallait croire A TÂTONS. (Vucquerie.)
On ne va qu'a tâtons »ur la machine ronde.
Voltaire.
Que d'hommes, égaras dans la nuit de Terreur,
Poursuivent d tâtons un fantôme trompeur.
Saurin.
Ma vie est un coteau dont la montée est rude ;
(Sur la foi vainement mon brns s'est appuyé;
Et je marche d tâtons, dans mon incertitude,
Déjà las de l'amour et las de l'amitié.
B. .Cantel.
TATOU s. m. (ta-tou — de tatu, nom de l'animal, au Brésil). Manu, Genre de mammifères édentés, type de la famille des dasypodidés, comprenant plusieurs espèces, qui habitent les régions chaudes ou tempérées de l'Amérique : Les tatous sont remarquables par leur test écailleux. (G. Bibron.) Les tatous vivent en petites troupes dans les bois et dans les plaines. (E. Desmarest.) Il Nom vulgaire de plusieurs genres d'édentés. Il Tatou à longue queue, Espèce de cachicame. Il Tatou apara, Tatou belette, Noms vulgaires de l'apar. il Tatou, géa/it, Nom vulgaire d'une espèce de priodonte. [| Tatou miri, Nom vulgaire d'une espèce de cachicame. il Tatou noir, Nom vulgaire d'une espèce de cachicame. Il Tatou-ouassou, Un des noms du tatou cabassou. Il Tatou-ouinchum, Nom vulgaire de l'urmadille.
— Encycl. Les caractères essentiels de ce genre peuvent se résumer ainsi : dents faiblt-s, simples, cylindriques, sans replis d'émail
. dans leur intérieur; corps dépourvu de poil, mais recouvert d'un test osseux, formé d'écaillés polygonales rangées par bandes transversales. Ce test se subdivise en une plaque recouvrant le front, en un vaste bouclier placé sur les épaules, en un second bouclier qui protège la croupe, en bandes mobiles placées de travers entre ces deux boucliers, enfin en anneaux d'écaillés ou en tubercules rangés en quinconce sur toute l'étendue de la queue. Toutes les espèces de cette famille sont originaires de 1 Amérique méridionale. Ce sont des animaux épais de corps, bas sur jambes, armés d'ongles très-forts, particulièrement propres à fouir la terre. Ils ont la tète petite, le museau très-allongé, le crâne aplati en dessus, les yeux petits et placés de côté, les oreilles assez longues, en cornet, pointues et mobiles, la bouche très-petite. On a cru longtemps que ces mammifères étaient dépourvus d'incisives. Dans la suite, F. Cuvier a montré que l'une des espèces au moins avait des incisives et des molaires. On no sait encore à présent rien de plus précis à cet égard. Le vertex est recouvert de petites plaques do derme endurci et ossifié, de forme polyédrique, qui s'avancent au-dussus des orbites des yeux jusqu'à former parfois une sorte de garniture pour chaque paupière. L'occiput est assez généralement garni d'une ou deux bandes transversales de plaques semblables, mais plus allongées, qui forment une espèce de bordure. Le cou est étroit et porte quelquefois dos rangées de ces mêmes plaques. Les épaules sont larges et revêtues d'une vaste l'Iaqiie ou bouclier, tronqué n avant en
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demi-cercle ainsi qu'en arrière et arrondi sur les côtés. Ce bouclier se compose d'une multitude de plaques de nature cornée, symétriques dans leur forme et leur disposition et revêtues d'une enveloppe épidermique générale. Chacune de ces plaques semble être la base d'un poil que le frottement fait bientôt disparaître. D'autres plaques rangées uniformément par bandes transverses couvrent toute la région du dos; elles sont séparées les unes des autres par de courts intervalles de peau nue et flexible, qui permettent à l'animal de se rouler en boule à la moindre apparence de danger. Le nombre de ces bandes mobiles est tres-variable ; il n'est pas toujours constant dans les individus d'une même espèce. Les lombes de la croupe et le haut des cuisses supportent un bouclier analogue k celui des épaules; le bord antérieur est droit, transversal a 1 axe du corps ; les côtés son» arrondis, et en arrière se trouve une échancruie au centre de laquelle est placée la queue ; celle-ci est recouverte de plaques osseuses, disposées ie plus souvent en anneaux ou verticilles. La peau du ventre est trèsépaisse et recouverte de poils rares, assez semblables à des soies de porc, mais elle n'a ni plaques ni écailles ; il en est de même des cuisses, des jambes et des extrémités antérieures j d'où la dénomination de dasypodidés donnée à cette famille par Linné, du grec dasus, poilu, etpous, pied. Le nombre des doigts est de cinq aux pieds de derrière et de quatre ou cinq aux pieds de devant. Ces animaux, désignés vulgairement sous le nom de tatous ou d armadillos, habitent les contrées chaudes et tempérées de l'Amérique méridionale. Ils vivent en petites troupes, soit dans les bois, soit dans les plaines découvertes, et se nourrissent de cadavres d'animaux, de vers de terre, de limaçons, d'insectes, d'oeufs, sans dédaigner entièrement les matières végétales, telles que racines de manioc, patates,maîs,etc. Presque tous sont nocturnes. En captivité, ils dorment presque toute la journée et ne se mettent guère en mouvement que la nuit. 113 ont surtout pour ennemis les grandes espèces du genre felis qui habitent leur patrie. Leurs seuls moyens de défense sont les grands ongles qui garnissent les doigts de leurs pieds; encore s'on servent-ils rarement. L« plus souvent, ils se bornent à creuser des terriers qui ies mettent k l'abri des poursuites-des grands carnassiers. Si l'on en croit d'Azara, ces terriers sont d'abord dirigés constamment sous un ongle de 45", puis ils sont détournés tout à coup; leur longueur totale est de 2 à 3 mètres. A la moindre poursuite, les tatous se hâtent de gagner ces terriers, et s'ils n'en ont pas le temps ils replient leur tête, leurs pieds et leur queue sous le ventre et se roulent en boule comme les hérissons, sans cependant s'envelopper comme ces derniers dans l'espèce de bourse que forme sur leur dos leur panicule charnu. Ces animaux ne font qu'une portée par an. Les espèces actuellement vivantes sont peu nombreuses. Linné et Buffon les distinguaient à tort d'après le nombre des bandes mobiles placées entre le bouclier des épaules et celui de la croupe ; on sait aujourd'hui que le nombre de ces bandes n'indique aucune différence spécifique. On admet quatre groupes dans cette famille ; ce sont les genres dasype, tatusie, priodonte et chlamyphore. De nombreuses espèces fossiles ont été découvertes dans les diverses parties de l'Amérique méridionale, mais elles ne sont qu'imparfaitement connues, et leur place exacte dans la classification zoologique est encore loin d'être déterminée.
TATOUAGE s. m. (ta-tou-a-je — rad. iatouer). Action de tatouer; résultat de cette opération : Chez certains peuples, te tatouage est un véritable rit analogue à l armement du chevalier. (Maury.)
— Par est. Bariolage : La façade de l'Hôtel de ville serait belle, si elle n'était pas badigeonnée; la cour intérieure a subi le même
TATOUAGE. (V. HugO.)
— Encycl. On a voulu inférer d'un certain passage du Lévitique, dans lequel Moïse défend aux Juifs de marquer leur corps en y faisant des incisions, que le tatouage était connu des Israélites. On ne sait au juste à quoi s'en tenir a ce sujet; mais il est certain que les Arabes, qui, de même que les Hébreux, sont de race sémitique, connaissent le tatouage. Les femmes arabes, en particulier, affectionnjnt beaucoup ce genre d'ornement; leurs bras, leurs jambes, leur front, leurs lèvres, etc. , sont souvent couverts de dessins pointillés, de couleur bleue, figurant des Heurs, des cercles et autres ornements analogues. La représentation desêtres vivants leur est interdite par leur religion. Dans les anciens auteurs grecs et latins, on trouve une foule de passages qui démontrent surabondamment que le tatouage était en vigueur depuis longtemps chez différents peuples barbares. César, Solinus et Isidore nous apprennent que les anciens Bretons employaient un procédé qui rappelle singulièrement dans tous ses détails le tatouage des naLurelsde l'Océanie. Hérodote rapporte que le tatouage était chez les Thiaces une distinction honorifique destinée à marquer le rang et la noble origine de celui qui le portait.
Les esclaves de l'antiquité portaient le nom do leur maître gravé sur leur coçps par la procédé du tatouage; les soldats, celui do leur géuéral ou quelque autre signe symbo-
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lique (Végèce, Mil., I, 8 ; II, 5) ; les idolâtres, le nom des diverses divinités qu'ils adoraient (Isnïe, xliv, 5; Hérodote II, 113). En outre, on imprimait des stigmates honteux à certains criminels, aux prisonniers de guerre, etc. (Hérodote, VII, 233; Quinte-Curce, V, 5, 6 ; Pétrone, Satyricon, 105). Lors d'une grande affliction, on se faisait de larges incisions sur différentes parties du corps (Jérémie, xvi, 6 ; Hérodote, IV, 71)- Mais ces pratiques étaient interdites aux Israélites, parce qu'elles avaient une origine idolâtre. On peut consulter k ce sujet une monographie curieuse de Biedermann, De characteribus corpori impressis, et une autre de Dresig, IHssertatio de usu stigmatum apud veteres.
De nos jours, le tatouage est en vigueur chez un grand nombre de tribus de 1 Afrique et de l'Amérique, chez les Tongouses des bords de l'Amour en Asie?et surtout chez les sauvages de l'océan Pacifique, Chez ces derniers, le tatouage est excessivement compliqué et est devenu presque un art pour celui qui l'exécute, un vrai supplice pour celui qui s'y soumet. Chez certaines populations océaniennes, le tatouage est une opération sacrée, pour laquelle il faut le consentement des dieux; ainsi, aux lies Marshall, le sauvage qui veut être tatoué doit passer la nuit dans une maison consacrée et y attendre une manifestation céleste, qui ordinairement consiste en un sifflement, en un bruit insolite quelconque; si ce signe ne se manifeste pas, 1 opération ne peut avoir lieu ; l'individu tatoué contre la volonté divine .attirerait sur son peuple le courroux des dieux. Nouka- Hiva est une des lies dans lesquelles le tatouage est le plus artistement exécuté ; certains chefs sont couverts de la tête aux pieds de dessins symétriques et serrés qui imitent, souvent à s'y méprendre, une cotte de mailles ou une cuirasse gracieusement damasquinée. A Hawaï, le tatouage consiste moins dans des dessins d'ornementation que dans des représentations exactes de fleurs, d'animaux... L'effet est moins original et ne platt pas autant. En Australie, le tatouage en relief est très-estimé; on l'obtient en faisant dans la peau d'assez profondes et d'assez larges incisions dont la cicatrice forme une saillie. Duraont-d'Urville décrit ainsi une opération de tatouage partiel à laquelle il assista : « Le patient subissait cette opération sur la joue droite, la gauche étant déjà toute couverte de ces honorables marques. La femme qui opérait avait étendu sur la peau une préparation noire, figurant les dessins qu'elle voulait exécuter. Elle se servait ensuite d'un petit instrument composé d'un os d'albatros, ajusté à angle droit sur le bout d'un petit manche de bois, ressemblant à une lancette de vétérinaire ou bien à un très-petit pic de mineur. L'os était tranchant à son extrémité, de manière qu'en frappant sur le dos du manche avec un petit bâton, il ouvrait la peau et l'incisait profondément. Le sang coulait en abondance, mais l'artiste en tatouage avait Soin de l'essuyer au fur et à mesure, tantôt avec ie revers de la main, tantôt avec une spatule en bois. Lorsque la peau était entaillée, la couleur était déposée dans l'incision au moyen d'un petit pinceau. Le patient devait souffrir cruellement, et pourtant il ne poussait pas un soupir. ■ Les Indiens d'Amérique se serventde charbon en poudre comme substance colorante. Les Nouveaux-Zélandais donnent au tatouage le nom de moko, et il a pour eux une grande importance. Les guerriers seuls ont le droit de le porter ; chacun d'eux a un moko spécial qui répond à de véritables armoiries. C'est au point qu'un naturel ayant vu à un Européen un cachet sur lequel étaient gravées ses armes, et s'en étant fait expliquer l'usage, dit aussitôt : « Ah 1 c'est le moko de votre famille.» Après chaque nouvel exploit, le guerrier vainqueur inscrit sa victoire sur son corps d'une manière indélébile, en multipliant les traits du moko et en les rendant plus profonds. Une chose extrêmement curieuse, c'est que le moko joue le rôle d'une véritable écriture figurative, et plusieurs naturels l'apposent dans certains cas, comme ils feraient de leur nom et de leur signature ; ordinairement, c'est le tatouage du nez qui sert à cet usage. Les femmes n'ont pas le droit de se faire de profondes incisions sur la face ; en revanche, le reste du corps peut être couvert des arabesques les plus capricieuses. Dumont-d'Urville explique ainsi les avantages du tatouage : « Il ajoute un grand degré d'expression et d'énergie à la physionomie, et l'étranger s'habitue facilement à cet ornement bizarre. Il met à l'abri des piqûres des moustiques, des intempéries des saisons ; il diminue singulièrement l'effet de l'putrage que les années font à la figure de l'homme. Enfin, mieux que toute autre décoration extérieure, il révèle à l'instant la condition et le rang de celui qui le porte. 1 Ce sont là des avantages que peu d'Européens seraient disposés à acheter si cher.
TATOUEMENT s. m. (ta-toû-man — rad.
tatouer). Action de tatouer. Il Peu usité; on
dit TATOUAGB.
TATOUER v. a. ou tr. (ta-tou- é. — Ce mot a été emprunté à l'anglais qui, dans ce sens, dit io tattoo. Ce mot anglais se trouve employé pour la première fois dans la relation du voyage de Cook dans les îles de la mer du Sud. U paraît dériver d une racine polynésienne ta, signifiant frapper et étant dove-
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nue, par une réduplication légèrement modifiée, tatou. Par extension, lo mot de tatouage a été appliqué à l'opération identique pratiquée par différents peuples). Couvrir, dans certaines parties du corps, de dessins obtenus à l'aide de piqûres introduisant sous la peau une matière colorante : Quant aux femmes, il est défendu de les tatoubr autre part que sur les mains, sur les bras, aux lèvres et au lobe de l'oreille. (De Rienzi.) Les Saitdwic/dens se font tatouer même sur la langue. (J. Arago.)
— Par ext. Couvrir de dessins bizarres ; L'architecture byzantine tatouait jusqu'aux façades des édifices, comme pour en détruire d plaisir l'ordonnance. .
Se tatouer v. pr. Tatouer son propre corps ; se faire tatouer : La plupart des sauvages de lOcéanie se tatouent.
TATOUEUR s. m. (ta-tou-eur — rad. tatouer). Individu qui tatoue, qui fait le métier de tatouer : Tant qu'une jeune fille n'est pas nubile, ses membres, respectés par l'aiguillon du tatoueur, restent dans leur complète nudité, (A. Saintine.)
TATOUVADY s. m. (ta-tou-va-di). Membre d'une caste de brahmes indous.
— Encycl. Les tatouvadvs se distinguent des trois autres sectes de brahmes par leur nom d'abord, par les marques qu'ils se tracent sur le front et sur d'autres parties du corps, et par le pontife sous la juridiction du-
?uel ils vivent. Les tatotwadys portent sur lo ront une petite bande formée de trois lignes horizontales et tracée avec une pâte de bois de sandal réduit en poudre ; en outre, ils se font imprimer, avec un fer rouge, sur différentes parties du corps, des signes ineffaçables. Le sinhassana, c'est-à-dire k la fois le lieu de résidence du pontife et la principale université des tatouvadys du sud du Krichna, est k Sravenour. En effet, on sait que chacune des sectes indoues reconnaît des pontifes différents, et par conséquent des sinhassanas distincts. Les trois autres sectes dans lesquelles se divisent les brahmes, savoir : les brahmes veichnavas, les smarlas et les outrassas, ont également leurs sinhassanas et leurs pontifes. Quelle que soit la différence de doctrines, ou plutôt de superstitions qui divisent ces différentes sectes, elles n'en conservent pas moins une égale influence sur les populations en leur qualité de brahmes, c'està-dire d'individus nés de la tête même-de Brahina, et ses représentants sur la terre ; cette vénération, qui s'attache k tout ce qui est de la secte brahme, est universelle dans l'Inde.
TATRA (monts). V. Tattra.
TATT s. m. (tatt). Linguist. Nom d'un dialecte persan.
TATTA ou TATTAH, ville de l'Indoustan (Sindhy), à 80 kilom. S.-O. d'IInidorabad, dans une vallée fertile, qui, durant les crues du Siud, est presque entièrement inondée; par 24° 44' de liitit. N. et G5<> 57' de longit. E.; 15,000 hab. (jadis 40,000). Elle est mal percée, bâtie en terre et en bois et n'offre rien de remarquable, si ce n'est la vieille factorerie anglaise, quelques pagodes et des mosquées. Autrefois célèbre par son commerce et ses manufactures d'étoffes, elle est aujourd'hui bien déchue. Elle possède cependant encore quelques fabriques d'étoffes. On en exporte du ghr, du gogal, de la potasse, de l'huile, des raisins, du salpêtre, de l'anis, du musc, des indiennes, des châles de Tchiapour, des tapis et des drogueries; et on y importe des noix de coco, du poivre, du bétel, des noix de muscade, de la cannelle, de la soie écrue, de la cochenille, du mercure, de l'étain, du fer, de l'acier, du cuivre, du plomb, du bois de sandal, de l'huile dé ce bois, etc. Les navires, ne pouvant pas remonter jusqu'à ses quais, à cause des bancs de sable qui obstruent la cours du Sind, sont obligés de s'arrêter au village de Begorah. Fondée en 1495 par Djam-Mondel, lo quatorzième roi de la dynastie de Soméah, elle fut prise et pillée par les Portugais en 1555. Le docteur Robertson croit qu'elle est bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Pattala ; mais cette remarque peut plutôt s'appliquer à Brahininabad.
TATTA, grand lac salé de l'Asie Mineuro, dans un désert, au S.-K. de la Phrygie,
TATTA, ville de l'empire du Maroc , à 240 kiloin. de Dtahna, vers la frontière du Sahara ; 10,000 hab. Il s'y tient une foire célèbre, qui commence quarante jours après le pèlerinage de La Mecque et se termine k la fête du Beïrum.
TATTERSALL s. m. (ta-tèr-sal — du nom du fondateur d'un marché aux chevaux). Etablissement public où l'on vend des chevaux, des voitures et des harnais.
— Encycl. Tattersall anglais. C'est un établissement public pour la vente des chevaux, fondé à Londres vers le milieu du siècle dernier par Richard Tattersall. Cet homme, une des gloires du sport anglais, était un pauvre jockey venu du Yorkshire k Londres, sans un shilling vaillant, pour trouver un emploi dans les écuries de quelque marchand do chevaux. Son génie pour tout ce qui concerne le cheval le fit remarquer do M. Beevor, puis du duc de Kingston, qui le prit conimo en-
TATT
traîneur. Lord Gros venor approuva son projet d'un encan public et permanent pour la vente des chevaux et lui accorda pour exécuter ce plan un vaste terrain situa dans le quartier occidental de Londres, àHyde-Park-Corner.
Là. s'élevèrent rapidement les fameuses écuries et l'établissement devenu depuis si célèbre. Tattersall mourut en 1795, à l'âge de soixante et onze ans, laissant à ses deux fils une fortune de plusieurs millions et un établissement sans rival. Les fils ont su introduire chez eux tous les changements nécessaires que le temps a indiqués, et la réputation du Tattersall n'a fait qu'augmenter de jour en jour.
Cette réputation est tellement établie, dit la comte Henri d'Avigdor, qu'on ne désigne presque jamais le Tallersatt autrement que pur la brève dénomination de The corner (le coin). Ce coin est, en effet, un des plus célèbres lieux de l'Europe ; c'est le coin où de grandes fortunes se sont faites, où d'immenses richesses se sont englouties ; c'est le coin où s'élève, caché à l'œil du vulgaire, le monument du goût national, où les initiés à la vie anglaise , à l'existence londonienne , au langage du sport peuvent seuls trouver place ; c'est le coin de la terre où il n'a jamais été parlé d'autre chose que de chevaux, où dix mots ne se sont jamais dits de suite sans que cinq n'aient directement trait aux chevaux. C'est dans ce coin qu'est la chambre haute delà juridiction du sport; ce coin renferme l'état civil du pur sang; c'est là que l'on constate la naissance, la généalogie, les progrès de ces illustres animaux; c'est là que l'on suit les premiers pas d'un jeune coursier dans la carrière glorieuse déjà parcourue par ses ancêtres ; c est là que l'on proclame sa première victoire, que l'on chante ses triomphes, que l'on gémit sur ses défaites, que l'on analyse la cause d'une chute, que l'on calcule les effets d'un demi-succès. C'est le Lloyd universel de tous les membres comprenant le sludbook. Le moindre accident arrivé à un cheval est aussitôt connu au Tattersall, et le résultat s'en fait aussitôt sentir par le revirement de chiffres qui s'opère sur le livre des paris et sur la cote du cheval... Ces oscillations de la faveur, ces propos, ces débats, dit M. Chapus, ont pour théâtre the turf subsception betting room (ia chambre des paris). C'est dans ce petit sanctuaire d'un style sévère, situé entre une ruelle, une écurie et un petit champ dans lequel il reverse le surplus de ses habitués, que se passent les scènes les plus intimes de ce grand combat qui devra se terminer devant un million de spectateurs. 11 faut entrer dans le Tattersall, la veille des grandes courses, si l'on peut s'y frayer un chemin ; il faut visiter la chambre des paris quelques jours avant le Saint-Léger, le.Derby, avant Ascot, Goodwood ou Doncaster, C'est alors qu'on voit la foule se presser et chacun se disputer une toute petite place, non-seulement dans la chambre, mais aussi dans le champ contigu, où sont dressées des tables sur lesquelles est placé tout ce qui est nécessaire pour écrire; c'est alors qu on voit des hommes de tous les rangs se bousculer, se presser, se coudoyer, et l'occasion est belle pour juger de l'attrait prodigieux que présente en Angleterre ce genre de spectacle. Le pittoresque de ces scènes, l'animation indéfinissable qui y règne, la singularité, la vivacité des acteurs, les noms que l'on entend proclamer, les chiffres que l'on offre, les enjeux que l'on propose ; tout cela ne peut être que faiblement imaginé, et ce qui pourrait en donner une idée, mais une idée imparfaite, ce serait la Bourse de Paris en ses jours de grande fièvre. C'est au Tattersall qu'il faut aller pour se faire une idée complète de cette passion nationale des Anglais pour les chevaux et les courses, passion qui ne fait que croître, se répandre de plus en plus et s'infiltra plus avant dans toutes les classes de la société.
— Tattersall français. Etablissement créé à Paris en 1855, à l'exemple du célèbre établissement de iVIM. Tattersall, de Londres, pour faciliter la vente et l'achat des chevaux , voitures , harnais et équipages de chasse. 11 est dirigé, sous la surveillance du ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, par le conseil d'administration d'une société anonyme, dont le but est d'arriver à rendre le moins onéreux possible la vente, l'achat et la possession des chevaux. Une partie de l'établissement est consacrée à recevoir les chevaux, voitures, harnais et équipages de chaise qui y sont amenés ou déposés pour être mis en vente. Une autre partie est affectée aux chevaux qui y sont laissés en pension. Les soins à donner aux chevaux sont dirigés par un piqueur expérimenté. Les tarifs sont approuvés par le ministre du commerce, de l'agriculture et des travaux publics. Une salle de réunion, dépendante de l'établissement, est ouverte aux amateurs de chevaux; on y trouve les renseignements les plus exacts et les plus étendus en fait de chevaux et de courses. Enfin, la société se charge du dressage des chevaux de selle et d'attelage.
TATTI (Jacques), sculpteur et architecte italien. V. Sansovino.
TATTIA s. m. (ta-ti-a). Bot. Syn. d'HOMAlion, goure type des homalinées.
TATTilA ou TATRA, groupe de montagnes des Karpathcs occidentales, qui s'élèvu en