‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 957 sur 1059 · V. AUBERGE · texte numérisé non relu

V. AUBERGE

— Encycl. On n'emploie guère que poétiquement le mot taverne pour désigner tin cabaret ou un café d'ordre inférieur ; nous n'aurions donc rien de plus à dire ici des tavernes françaises ou parisiennes que ce qui a été dit des cafés et des cabarets (v. ces mots). Nous ne nous occuperons que des farerns anglaises, qui ont une physionomie spéciale.

On faisait autrefois une distinction, en Angleterre, entre les iww, les tavernes et les jtublic-houses. Les inns, qui correspondent à nos nuberges, appartiennent déjà à l'histoire ancienne; c'étaient les diligences qui les faisaient vivre ; elles ont disparu avec la dernière diligence. Les public-houses et les taverns correspondent k nos cabarets et à nos cafés , la taverne étant d'ordre plus relevé que le public-bouse ; mais cette démarcation même tend à s'effacer et il n'y a pas depub/ichouse qui n'ait la prétention d'être une taverne, comme chez nous le moindre cabaret de village s'intitule pompeusement café. Quoiqu'il ■ n'y ait qu'une nuance entre ces deux genres d'établissements similaires, ou peut dire cependant que la taverne est tenue sur un pied plus respectable que le public-house ; on y vend du vin en même temps que delà bière; on y trouve une table mieux servie et la décoration intérieure en est souvent luxueuse. Nous empruntons à l'excellent livre de Ch. Esquiros, {'Angleterre et la vie anglaise, quelques détails caractéristiques sur les tavernes de Londres. ■ L'intérieur de ces établissements si nombreux présente, dit-il, quelque intérêt en ce qu'il explique la société anglaise. Il y a d'abord la salle du comptoir {bar-room), sorte de terrain neutre sur lequel des hommes et des femmes debout se rencontrent pour étancher leur soif aux flots d'ambre liquide. Le publicain (on appelle publican, en Angleterre, le maître du publichouse ou de la taverne) détache à chaque nouveau venu un des pots de différentes mesures qui pendent au râtelier, presse avec la main le manche en ivoire ou en acajou d'une machine à bière [béer engine) d'où la blonde ou noire liqueur sort en écumant. Les pots d'étain n'ont pas, je l'avoue, l'élégance des vases étrusques, mais ils sont d'une bonne formesaxonne que le temps n'a pas mouillée. Le comptoir est, peur ainsi dire, l'antichambre de la taverne; on ne s'y arrête guère, on y passe. Là se pressent tous les types de Londres, le brocanteur, le chasseur aux décès et aux incendies ((death, and /îre hunier), le marchand ambulant d'anguilles bouillantes (hot eels) avec ses boites de fer-blanc, le saltimbanque, l'exhibiteurde marionnettes, le marchand de cresson de ruisseau, le mendiant de profession, le joueur d'orgue, l'aristocratique balayeur des rue<, le juif, marchand do vieux habiis, la revendeuse k la toilette. Les autres divisions de l'établissement sont le taproom et le parlour. Le tap est le rendez-Vous de l'ouvrier et jouit k ce titre de certaines immunités. Dans le tap , l'ouvrier peut apporter son morceau de viande et le faire cuire gratis (ainsi le veut la loi) par le publicain , tandis que ces mêmes apprêts de cuisine sont frappés dans le parlour d'un droit de 10 centimes. 11 y a également des bières d'un prix inférieur, aie et porter, qu'on ne sert que sur les tables du tap. Le parlour, plus propre, plus éclairé, mieux décoré, en un mot plus respectable, selon l'expression anglaise, est fréquenté en général par la petite bourgeoisie, par des marchands, des employés, des acteurs, des gens de lettres plus ou moins obs<;urs, des journalistes. Les tables qui garnissent le parlour se trouvent jusqu'à un certain point isolées les unes des autres par des compartiments en bois d'une certaine hauteur auxquels s'adossent les bancs ; la séparation dans la réunion, toute la vie anglaise est là. Chacun de ces salons a ses habitués, dont le caractère varie selon les quartiers de la ville et selon les traditions bien connues de l'établissement. Les uns forment un cercle de profonds politiques, lesquels se réunissent pour lire les journaux et causer des événements ; les autres s'occupent de littérature; l'association de la bière, de la littérature et des beaux-arts est aussi ancienne que la vieille Angleterre ; Shakspeare fréquentait, près de Temple-Bar, une taverne tenue par le joyeux Old Sim, Mais l'art le plus généralement cultivé dans ces lieux de reunion est la musique ; des sociétés d'harmonie y donnent une fois par mois ou par semaine des concerts d'amateurs. La Conversation ou le chant est entrecoupé de rasades.

» Pour décrire le caractère, le personnel et les habitués des différents public-houses, gin-palaces et taverns, il faudrait embrasser toute la vie de Londres, depuis le haut jus-

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qu'au bas de l'échelle, depuis le West- End jusqu'au Wapping. Quelques-uns de ces établissements sont considérables et affectent des somptuosités de bon goût. Le comptoir est tenu par des femmes belles, froides et ornées, les princesses du commerce, telles qu'il ne s'en rencontre p*ut-être qu'en Angleterre, à l'abri des séductions humaines derrière un calme imposant et la majes:é olympique des affaires. Les vastes caves se vident et se remplissent tous les huit jours de gros tonneaux cerclés de fer. Le publicain préside solennellement k tout, aidé par les garçons (pot-boys), entre les mains desquels circulent jour et nuit les coupes d'étain bordées d'une frange d'écume. Ici tout est lumière , joie tranquille, comfort mêlé d'élégance. Dans les quartiers populeux, au contraire, la figure extérieure des public-houses se rembrunit. Quelques-uns de ces établissements conservent bien encore un uir de luxe, mais de luxe sale et enfumé qui annonce les palais de l'orgie. Là, de pauvres gens cherchent aux maux habituels d'une vie incertaine d'âpres consolations. Tous les publichouses n'ont cependant pas le droit de vendre des liqueurs spiritueuses ; il faut pour cela une patente toute spéciale, qui ne s'accorde que sur un certain nombre de signatures recueillies dans le voisinage par le publicain. Dans Wapping et Shadwell, quartiers des marins, les tavernes présentent un aspect singulier; c'est la confusion de toutes les langues, la réunion de tous les costumes plus ou moins tachés de goudron, l'assemblage de toutes les couleurs de la peau humaine.»

TftTerne de* Eiudlauu (la), comédie en trois actes et en vers, de M. V. Sardou (Odéon, 1854). Ce fut Je début de l'auteur et il fut loin d'être heureux; cependant il avait fait de son mieux et emprunté quelques scènes k Molière. « Ma foi, seigneur Argaiite, dit à celui-ci son voisin Géroute, l'éducation des enfants est devenue une chose k quoi il faut s'attacher fortement. — Sans doute, répondait Argante, à quel propos cela? — A propos de ce que les mauvais déportements des jeunes gens viennent le plus souvent de la mauvaise éducation que leurs pères leur donnent. — Cela arrive quelquefois, répond Argante, mais que voulez- vous dire par là? — Que si vous aviez, en brave père, bien morigéné votre fils, il ne vous aurait pas joué le tour qu'il vous a fait. — Fort bien 1 de sorte que vous avez mieux morigéné le vôtre. ■ Ainsi commence le second acte des Fourberies de Scapin, ainsi commence le premier acte de la Taverne des Etudiants, en changeant les noms : Géronte s'appelle Willer, Argante s'appelle Carloman, et les deux vieux amis continuent la querelle commencée du temps de Molière. Ils descendent de diligence ; Willer va frapper à sa porte et Carloman k celle d'une hôtellerie. « Si vous aviez bien morigéné votre neveu, dit Willer, il ne serait pas un mangeur de bien, vous sauriez où il logo et vous ne seriez 'pas k chaque instant obligé de payer ses dettes. — Patience , répond Carloman, nous allons voir de quelle façon vous avez morigéné votre fille. » Ils ne le voient que trop ; la fenêtre de Willer s'ouvre et MUc Linda se penche au balcon. M. Léo, qui rôde chaque soir dans la rue, lui baise la main fort tendrement. Le père se fâche. «Eh bien quoi! dit le parrain, voilà deux jeunes gens qui s'aiment, il faut les marier au plus vite. — Les marier, répond Willer, sans avoir pris de plus amples informations ! — Informations, renseignements, attrapes pour les sots, repart Carloman. Le garçon que nous avons vu est un étudiant; taisons une bonne folie qui nous servira mieux que toute ta prudence. Ta femme ne t'attend pas encore ; déguisons-nous en étudiants, suivons M. Léo k la taverne et nous en saurons autant que nous en voulons savoir. »

Voilà nos deux barbons à la taverne, où ils offrent un punch aux étudiants ; on leur pardonne leur âge en faveur du procédé. Mais Carloman se grise ; il veut expliquer à Léo son aventure et oelle.de son ami Willer, et embrouille si bien les choses que Léo se figure être poursuivi par un bourgeois obstiné à lui donner sa fille. Afin de conserver Linda, le malheureux travaille désespérément a se perdre. Il jure, fume, boit, se vante de. mille scélératesses, tandis que le terrible Karl, le neveu de Carloman, l'ait le bon apôtre et gagne le cœur du déliant Willer. Le bonhomme, qui voit en lui un gendre selon ses désirs, l'attire chez lui. Léo se réjouit de la méprise del'honnête bourgeois etarroso tranquillement les fleurs de Aime Willer, lorsque l'orage éclate sur sa tête. On le présente au mari de retour. Quel coup de fondre ! Le philistin qu'il' s'est plu à scandaliser est le père de Linda, qui le chasse delà maison, sans l'écouter. Karl, qui n'est pas encore averti du nouveau tour que prennent lus choses, continue la comédie de la veille et Willer en est de plus en plus engoué, lorsque un mot de Carloman qui entre fait l'effet d'une douche sur son enthousiasme : « Mou neveu, ■ s'écrie-t-il. Tout s'explique; Léo rappelé épousera Linda, et Curioinan ne peut, en pareille circonstance, ne pas consentir à payer encore une fois les dettes de Karl.

Cette pièce est trop longue, le rire fatigue et les situations bouffonnes ont besoin d'être courtes. Il y a trop de complications, et de '

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complications trop souvent puériles. Il y a loin de ce début ii cette suite rapide de comédies à effets de mélodrame, destinées à effaroucher la critique et à faire violence au succès I Néanmoins, quelques-unes des qualités de M. Surdon s'affirment déjà. « C est, dit M. Edouard Thierry, un poète de scène, un po6te de bonne école ; il possède déjà les qualités de l'auteur comique, la franchise du dialogue qui se joue aisément de rime en rime, la netteté du caractère, l'observation et la satire des mœurs. 11 a les vives qualités du poète, l'image et le bon tour du vers, la bonne rime et le bon style. ■ Cette appréciation est bien indulgente et certains passages de la pièce sont assez faibles comme versification.

TAVERNER v. n. ou intr, (ta-vèr-né — rad. taverne). Fréquenter les tavernes. Il Vieux mot.

TAVERNES, bourg de France (Var), ch.-l.

de cRiit., arrond. et à 7 kilom. de Brignoles, à 47 kilom. de Dragitignan, près do la rivière des Ecrevisses, au pied des monts de Notre - Dame - de - Hellcvue ; pop. agglom. 1,991) hab. — pop. tôt. 2,370 hab. Fabriques de draps grossiers et huileries.

TAVERNIER, 1ÈRE, adj. (ta-vèr-nié, iè-re— rad. taverne). Qui a rapport aux tavernes.

— Fam. Nymphe tavernière, servante de taverne : Le visayc de cette nymphe tavernière était le plus petit et son ventre était le plus grand du Maine. (Soarron.)

— Substanliv. Personne qui tient une taverne : A droite, se trouve le comptoir du tavernier, occupe sans relâche à verser lis vinsde Ténédos. (G. de Nerval.) Ce fut l'unique réponse qui fut faite à l'injonction toute maternelle de la tavernière. (L. Gozlun.) Il Vieux mot.

— Ane. coût. Tavernier vendant à pot, celui qui donnait seulement à boire.

TAVERNIER (Melchior), graveur flamand, né à Anvers on 1544, mort a Paris en 1B4I. Il reçut les leçons d'Ortelius, puis vint à Palis, où il ouvrit une boutique sur un des quais de la Cité, et devint graveur imprimeur du roi pour les tailles-douces (1618). Tavernier exécuta des cartes fort estimées et des estampes qui le sont beaucoup moins. Nous citerons entre autres : un Christ en croix, la Statue équestre de Benri IV, les portraits du duc d'Alençon, du cardinal Harberini, une suite des Chevaliers du Suinl-Fsprit, une suite de Gardes françaises, etc. — Son neveu, Melchior Tavernier, graveur comme lui, né à Paris en 1594, mort dans la même ville en 1665, devint graveur du roi, puis contrôleur de la maison du duc d'Orléans. On a de lui deux cartes : le Royaume d'Austrasie (Paris, 1042, in-fol.); la France en douze feuilles (1642, in-fol.).

TAVERNIER (Jean-Baptiste), célèbre voyageur, né a Paris en 1605, mort à Copenhague en 1689. Il était flls de Gabriel Tavernier, marchand de cartes géographiques d'Anvers, réfugié en France. Il puisa dans l'étude des caries constamment étalées sous ses yeux une invincible passion pour les voyages et ne tarda point à la satisfaire. • A l'âge de vingt-deux ans, dit-il, j'avais vu les plus belles régions de l'Europe, la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Suisse, la Pologne, la Hongrie, l'Italie, et je parlais raisonnablement les langues qui sont les plus nécessaires et qui y ont le plus cours. » En 1620, il avait pris part à la bataille île Prague, puis il était devenu page du vice-roi de Hongre, et, au bout de quatre ans, était pass« au service du duc de Mantoua. Après avoir assiste au siège de Mantoue par les Impéria ix, il revint en France (lG30). Bientôt après, il reprit le cours de ses voyages, et il se trouvait en 1636 à Francfort, lors du couronnement du roi di-s Romains , Ferdinand III. Ce fut alors qu'il rencontra le fameux Père Joseph, qui lui proposa d'accompagner deux gentilshommes en Asie Mineure et en Palestine. Taveryier s'empressa d'accepter cette proposition ; mai», arrivé à Conslantinople, il laissa ses compagnons poursuivre leur route, et, au bout de quelques temps, se joignit à une caravane qui partait pour [spaha.ii. Pendant son voyage en Perse, il acheta nés étoffes et des pierres précieuses, qu'il vendit de lu façon la plus avantageuse à son retour eu Fiance. Encouragé par ce succès, il résolut de continuer ses voyages en se livrant au commerce, apprit d'un joaillier, nommé Goisse, dont il épousa plus tard la fille, à connaître la valeur des pierres pré cieuses, puis entreprit successivement, en 1638, 1643, 1651, 1657 et 1C63, de nouveaux voyages dans la Perse, le Mongol, les Indes, à Sumatia, à Batavia, etc., et amassa uno fortune immense. En 1CG8 , il vendit à Louis XIV pour trois millions de pierres précieuses, comme nous l'apptend une note de Boileau. Anobli par le roi (1669), pour les services qu'il n'avait cesse de rendre au commerce, en indiquant avec soin les seules routes iju'on pouvait prenu.ro avec une certaine sûreté à cette époque pour voyager dans l'intérieur de l'Asie, il acheta lu baronnie d'Aubonne, en Suisse, un hô'el a Pari,, se livra à son goût pour le faste, la représentation, et lit des dépenses considérables qui diminuèrent rapidement sa fortune. Il envoya alors sou neveu en Perse avec uno

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riche pacotille qui devait produire un million de bénéfices; mais le jeune homme, abusant indignement de la confiance de son oncle, vendit les marchandises pour son propre compte et s'établit à Ispahan. Poursuivi par ses créanciers, Tavernier dut vendre sa baronnie, qu'il eécla à Duquesne, et son hôtel de Paris ; il fut, si l'on en croit la France protestante, emprisonné lors de la révocation de l'édit de Nantes (1685) , puis se rendi* en Suisse et à Berlin. L'électeur de Brandebourg, voulant établir une compagnie des Indes, nomma Tavernier directeur. Celui-ci n'hésita pas, nia'gré son grand âge, à entreprendre de nouveaux voyages en Asie; il prit son chemin par la Russie, mais tomba malade en descendant le Volga, et mourut en 16S9. A une ardeur infatigable et à une grande force de caractère , Tavernier joignait un sens droit, une mémoire prodigieuse et des vues commerciales très-étendues. Toutefois il manquait d'instruction et avait des manières brusques et grossières. On a de lui : Voyages en Turquie, en Perse et aux Indes, rédigés en partie par Chappuzeau et La Chapelle. La meilleure édition, ou du moins la plus recherchée, est celle suivant la copie (Hollande, 1679). « Tavernier, dit Voltaire avec un injuste dédain, parle plu3 en marchand qu'en philosophe, et n'apprend guère qu'à connaître les grandes routes et les diamants. • Mais on a reconnu que ce voyageur est plus véridique qu'on ne l'avait cru, et ses voyages contiennent des particularités, qu'on chercherait vainement ailleurs, sur les mines de diamants, le commerce des pierres précieuses, les monnaies d'Asie, etc.

TAVERNIER (Nicolas), érudit français, né à. Benuvais en 1620, mort à Paris en 169S. Il fut successivement professeur de rhétorique, puis sous- principal au collège de Navarre, suppléant de Philippe Dubois comme professeur de grec au collège royal, professeur en titre de cette chaire et recteur de l'Université. On a de lui : Rhetorici canones (Paris, 1657, in-24), recueil de préceptes littéraires; une édition de Velleius Palerculus (Paris, 16581; Septem legis nova sacramenta versibus descripta (Paris, 1689, in-8°), des pièces de vers latins, des harangues, etc.

TAVEHNIEU (François), peintre français, né à Paris en 1059, mort dans la même ville en 1725. Il reçut une excellente éducation, lit un voyage en Italie, puis entra dans l'atelier de Jouvenet et y lit des progrès rapides. L'Académie de peinturelereçutau nombre de ses membres en 1704. Tavernier devint professeur et historiographe de l'Académie, ce qui lui prit beaucoup de temps. Il excellait dans le dessin , mais son coloris était très-faible. Parmi ses œuvres, peu nombreuses, on cite : YFnlévement de ûéjanire •par le centaure Nessus et le Bepentir de saint Pierre. Il avait exécuté douze grandes toiles pour l'abbaye de Long-Pont.

TAVERNIER, médecin français, né vers le commencement de notre siècle. Il a pris Je diplôme de docteur à Paris en 1835 et s'est fait connaître par deux ouvrages élémentaires fort bii'ti faits : Manuel de thérapeutique chirurgicale (Paris, 185S, in-18) et Manuel de clinique chiruryicale (Paris, 1837, in-80). En outre, il a publié le Journal des connaissances médicales pratiques.

TAVERNIER (Jean - Baptiste - Paul - Auguste), né à La Charité (Nièvre) en 1810. Reçu docteur à Paris en 1S40, il a été préparateur de physique et de chimie au collège Saint-Louis et professeur à l' Athénée. C'est en cette qualité qu'il a donné à la solution d'une question de chimie organique, que Je sort lui a dévolue pour un des sujets de sa thèse inaugurale, un développement qui rend cette thèse fort remarquable. Cette question est la suivante : Quelle est la composition de la couenne inflammatoire qui se produit dans le sauu de diverses saiyiiées? Il en a fait plus tard l'objet d'un mémoire spécial qui mérite d'être consulté aujouru'hui qu'on attache avec raison une grande importance à l'étude des diverses altérations que les liquides subissent primitivement ou secondairement, o'est-à-dire comme cause et comme effet, dans le cours des maladies.

TAVERNIÉRIE s. f. (ta-vèr-nié-r) — de Tavernier, voyageur français). Bot. Genre d'arbustes de la famille des légumineuses, tribu des hédysarées, comprenant six espèces, qui croissent eu Orient.

TAVERNON s. m. (ta-vèr-non). Bot. Grand arbre de Saint-Domingue, qui fournit un beau bois d'ébénisterie.

— Encycl. Le taveruon, appelé aussi arada ou bois piquant, est un grand arbre à lige droite, épaisse, rameuse, couverte d'une écorce rugueuse, rousse ou cendrée ; il porte de grandes feuilles u'un vert gui, des iieurs blanches et des fruits qui ressemblent assez aux citrons. Cet arbre croît à Saint-Domingue, ou il est répandu surtout dans les mornes. Son bois est compacte et jaunâtre, d'un grum tin et susceptible do prenure un beau poli ; il a sur le bois d'acajou l'avantage d'être moins pesant et moins sujet à se fendre quand on le met eu os. ivre ; aussi est-il fort recherché pour les constructions, les ouvrages de charpente et surtout pour les moulins ; en Europe, il est peu connu. Son écorce, qui se détache facilement du bois, renferme un

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