TAYE
TAVEL, village du Gard, cant. de Roquemaure, arrond. et à 25 kilom. d'Uzès, à 38 kilom. de Nîmes, près d'un affluent du Rhône ; 1,292 hftb. Le territoire de cette commune produit un des meilleurs vins du Gard.
TA VELAGE s. m. (ta-ve-la-je — rad. tavelé). Arboric, Etat des fruits tavelés.
TAVELÉ , ÉE ( ta-ve-lé ) part, passé du v. Taveler. Marqué de taches, moucheté : Un léopard tavelé. Un visage tavelé.
— Techn. Chandelle tavelée, Chandelle dont le suif a été coulé trop chaud, et qui est tachée.
— Arboric. Fruit tavelé, Fruit taché, gâté superficiellement et par places de peu d'étendue.
TAVELER v. a. ou tr. (ta-ve-lé — du vieux fiançais tavèle, qui représente le latin tabuta, échiquier, proprement table. Double la lettre l devant une voyelle muette : Je tavelle; nous tavellerons).Ta.cheter, moucheter.
— Arboric. Gâter superficiellement et par petites places : L'humidité tavelle les fruits.
Se taveler v. pr. Devenir tavelé : La peau de cet animal commence à se taveler. (Aead.)
TAVELLA (Charles-Antoine), peintre italien, né k Milan en 1668, mort à Gènes en 1738. Elève de Pierre Molyn, il paraît s'être surtout inspiré des œuvres de B. Castiglione et du Poussin. D'après Antoine Travi, Tavella fut le peintre le plus habile de l'école génoise. Ses principales productions se trouvent à Gênes, notamment dans'le palais Franchi. Ses tilles Angiola et Teresa ont peint des paysages.
TAVELLAGE s. m. (ta-vè-la-je — rad. taveller). Techn. Action ou manière de taveller la soie.
TAVELLE s. f. (ta-vè-le — du provenç.
iavella, claie, qui vient du latin tabella, petite table). Techn. Sorte de dévidoir pour la soie. Il Petite tringle de bois qui frappe la soie, dans certains métiers.
TAVELLER v. a. ou tr. (ta-vè-lé — rad. tavelle). Techn. Dévider sur la tavelle : Taveller de la soie.
TAVELL1 (Joseph), théologien italie.n, né à Bresrtia en 1764, mort à Pavie en 1784. De bonne heure il se rendit familières les littératures anciennes, montra un goût tout particulier pour les Pères de l'Eglise et parut, sur plusieurs points, favorable aux réformes introduites par Joseph II. Il fut enlevé par une mort prématurée. Tavelli a écrit deux ouvrages beaucoup trop vantés lors de leur publication , mais qui méritent néanmoins d'être mentionnés k cause de la ■ grande jeunesse de l'auteur. Us sont intitulés : Essai de la doctrine des Pères grecs touchant la prédestination de la grâce (Pavie, 1782, in-8») et Apologie du bref de Pie VI à M. Martini , ou Doctrine de l'Eglise sur la lecture de l'Ecriture sainte en langue vulguire (lJavie, 1784,'in-8°).
TAVELURE s. f. (ta-ve-Iu-re — rad. taveler). Etat d'un objet tavelé, moucheture : La tavelure de cette peau est fort belle.
— Fauconn. Mailles du plumage d'un oiseau de proie.
TA VEKNA, anciennement Taberns, Très Taberns, ville du royaume d'Italie (Ca'abre ultérieure lie), à 17 kilom. N. de Cantnzaro, au pied des Apennins, près de Simari, 3,000 hab. Fabrique de drap commun. Les environs fournissent la pierre spéculaire et la pierre plombée. Fondée par Nioéphore Phocas, elle fut détruite par le roi Guillaume Ier, et rebâtie par Arrigo IV, fils posthume de Roger 1er. Patrie du peintre Matr tea Preti.
TAVERNA (Joseph), littérateur italien, né à Plaisance en 1764, mort à Parme en 1850. Il obtint au concours une bourse au collège Alberoni, où il prit goût k l'étude de la philosophie, et fut ordonné prêtre en 1788. Taverna occupa successivement plusieurs chaires de philosophie et de théologie, fut nommé en 1810 professeur d'histoire à Plaisance, et, en 1825, recteur du collège Lalatta de Parme. Il a laissé plusieurs ouvrages de morale et d'histoire à l'usage de la jeunesse; des Nouvelles morales, des Idylles, deux lettres sur la Divine comédie; une traduction de la Vie d'Agricola de Tacite, etc. On ne trouva chez lui après sa mort que la somme de trou francs, et l'Etat lui fit de magnifiques funérailles.
TAVERNAGE s. m. (ta-vèr-na-je — rad.
taverne). Féod. Droit dû au seigneur par les taverniers, lorsqu'ils vendaient le vin k plus haut prix que celui qui était fixé pur la taxe.
TAYERtfAV, village de France (Saône-et- Loiie), cant., arrond. et à 9 kilom. d'Autun, à 115 kilom. de Màcoti, sur le Ternin; 860 bah. Mines de houille ; usines pour la distillation des schistes bitumineux ; antiquités romaines.
TAVERNE s. f. (Ui-vor-ne — lat. iaberna , même sens, qui a la même origine que tabula, table). Cabaret, lieu où l'on donne à boire; se dit toujours avec une intention de mépris': Avant de sortir de la taverne . il a fullu compter avec l'hôte. (Le Siifre.) Il n'y avait là pour toute auberge qu'une taverne à bière. (V. Hugo.)
Il haute la taverne et souvent il s'enivre.
La Fontaine.
TAVE
— En Anglelerre , Etablissement où l'on donne à boire et à manger : Quoique sa pitance fût fort restreinte, il n'en était pas moins un jour à diner dans une des plits fameuses tavernes de Londres. (Brill.-Sav.)
— Peintre de taverne, Barbouilleur, peintre sans talent, digne de* décorer les murs d'une taverne :
Griphon, rimailleur subalterne, Vante Siphon le barbouilleur, Et Siphon, peintre de taverne.
Prône Griphon le rimailleur,
J.-B. Rousseau.
— Syn, Taverne, auberge, cabaret, etc.