‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 962 sur 1059 · TAXA D' OFFICE · texte numérisé non relu

TAXA D' OFFICE

Se taxer v. pr. S'imposer, sa frapper d'un impôt : Toutes tes villes 'se taxèrent à l'envi.

— S'accuser soi-même : C'est SB taxer hautement d'un défaut, que de se scandaliser qu'on le reprenne. (Mol.)

— S'accuser l'un l'autre : Ils se taxent mutuellement d'hypocrisie.

TAXES ou TOXÈS, en hongrois Taksony, quatrième duc de Hongrie, mort en 971. Il était fils de Zoltan, qui, de son vivant, le fit reconnaître pour souverain par les chefs de la nation hongroise (957). Le règne de Taxés, qui parvint au trône en 959, lut rempli par une guerre continuelle contre les empereurs grecs de Constaritinople. L'un d'eux, Nicéphore , appela à son secours Swientoslaw , grand-duc de Moscovie, qui s'empara de la Bulgarie et qui, au lieu de se ranger du côté de l'empereur, fit alliance avec son adversaire. Mais sur ces entrefaites, Zimiscès ayant été appelé à diriger les destinées de l'empire d Orient, les deux princes barbares furent complètement défaits (970). Taxés résolut alors de poursuivre les tentatives d'amélio-

TAXI

ration intér/eare que soji père avait commencées. Il appela de la Bulgarie asiatique et des bords de la mer Caspienne des colons, dont quelques-uns fondèrent la ville de Pesth. Sans renoncer lui-même au paganisme , il donna à son fils Geysa une épouse chrétienne, Sarolta, qui est désignée dans les vieilles chroniques slaves sous le nom de Biala Kuir/ina (la reine Blanche) et qui fut la mèra de saint Etienne, premier roi chrétien de Hongrie.

TAXIARCHIE s. f. (ta-ksi-ar-cht — gr.

taxiarc/tia; de taxis, rang, et arche, commandement). Antiq, gr. Subdivision de l'urinée macédonienne, comprenant 128 hoplites.

— Encycl. La (axiarchie était la moitié d'un syntagine et le double d'une tétrarchie. Elle comprenait huit stiques, et était placée sous les ordres d'un taxiarque. A Sparte, suivaruThucydide, on appelait tirxiarchie la réunion de trente à trente - six. combattants. Cent vingt-huit (axiarchies composaient une tétraphalangarchie.

TAXIARQUE s. m. (ta-ksi-ar-ke — gr.

taxiarçhos; de taxis, rang, et archos, chef). Antiq1. gr. Chef d'une taxiarchie.

— Encycl. Dans la plupart des milices grecques, le taxiarque était comparable à un capitaine, un, si l'on aimo mieux, à un centurion romain. Il était placé dans le rang ainsi que les chefs de toutes les subdivisions inférieures au syntagmutarque. Le taxiarque percevait une paye double de celle du simple soldat.

A Athènes, on donnait aussi le nom de taxiarque à un officier général, sorte de chef d'état-major, qui tenait le registre de la conscription j aiiiM. chacun des deux stratèges avait son taxiarque. « C'était un de ces emplois qu'on est plus jaloux d'obtenir qu'empressé de remplir. » (Barthélémy.) Lors du réveil de la nationalité hellénique, les généraux grecs reprirent la qualification de taxiarques.

TAXICÈRE s. m. (ta-ksi-sè-re — du gr.

taxis, ordre ; keras, corne). Eutom. Syu. de

BARYCEKB.

TAXICOLE adj. (ta-ksi-ko-le — du lat.

taxus, if; colo, j'habite). Bot. Qui croît en purustte sur l'if.

TAX1CORNE adj. (ta-ksi-kor-ne — du lat.

taxus, if, cornu, antenne). Kntom. Qui a les antennes peclinées, comme les feuilles de l'if.

— s. m. pi. Famille d'insectes coléoptères hétéromères, caractérisée surtout par des antennes peetinées, et comprenant deux tribus, les diapériales et les cossyphènes.

— Encycl, Les taxicornes n'ont point d'onglet corné au côté interne des mâchoires, et sont tous ailés ; leurs corps est le plus souvent carré avec le corselet trapézoïdo, ou demi-circulaire et cachant ou recevant ta tète, dans quelques-uns; les antennes, ordinairement insérées sous une saillie marginale des côtés de la tête, sont courtes, plus ou moins perfoliées ou grenues, grossissant insensiblement ou se terminant en massue. Les pieds ne sont propres qu'à la course, et tous les articles des tarses sont entiers et terminés par des crochets simples ; les jambes antérieures sont souvent larges et triangulaires. Plusieurs mâles ont la tête munie de cornes. La plupart des hétéromères se trouvent dans les champignons des arbres, ou sous les éeorces; quelques autres vivent à terre sous les pierres. Le ventricule chylilique de ces hétéromères est hérissé de petites papilles eu forme de poils. Les uns ont la tète découverte, et jamais entièrement engagée dans une entaille profonde et antérieure du corselet. Cette dernière partie du corps est tantôt carrée, tantôt presque cylindrique ; ses côlés, ainsi que ceux des élyires, ne débordent point notablement le corps. Cette famille contient les genres diapères, phaléries, hypoplilées, traehyscèles, léiodes, tetralomes, éléJones.

TAXIDERMIE s. f. (ta-ksi-dèr-ml — du gr, Iaxis, ordre; derma, peau). Art de préparer et de conserver les animaux destinés aux collections d'histoire naturelle : Ce n'est que lorsque la taxidiojmib, ou du moins ses principaux procèdes furent créés, que les naturalistes purent compter sur ta représentation matérielle et durable de l'objet de leurs études. (Lesson.) Il Traité sur cet art.

— Encycl. La taxidermie est un art nouveau dont les premières tentatives remontent à peine k un demi-siècle. Les procédés de momification, si variés chez les peuples antiques, les informes tentatives d'empaillement qui composent toutes nos anciennes collections, les procédés d'injection, de dessiccation, de conservation dans les liquides, etc., exclusivement employés dans les cabinets d'anatomio humaine ou comparée, enfin les diverses receltes de tannage jadis usitées pour la conservation des peaux d'animaux, tous ces procédés ne sauraient être comparés à un art dont le but principal et essentiel est de maintenir constants tous les rapports de position entre les diverses parties et de conserver à chaque espèce animale sa forme et ses caractères zoologiques.

Naguère on n'y mettait pas tant de façons, on bourrait de Foiu les dépouilles de tjueljues quadrupèdes, des poissons épineux ou

TAXI

des gros lézards, et l'illustre Réaumur, dont la collection eut une certaine célébrité, pendait au mur avec un fil passé par les narines les peaux d'oiseaux desséchés dont sa collection se composait.

La taxidermie est un art important, puisqu'il donne aux zoologistes qui n'ont pas vu les êtres vivants la faculté de les étudier s'ils ont été bien préparés. Dans la préparation de l'enveloppe tégumentuiro des animaux, trois buts sont surtout à atteindre : lo il faut conserver avec soin toutes les dépendances de cette enveloppe, poils, plumes, é'ailles, plaques, cornes, piquants, etc.; 2" il faut soustraire, par une préparation chimique, cette peau à la putréfaction et à la voracité de certains insectes qui s'y multiplieraient avec une effrayante rapidité; 3" ii faut donner à cette peau ainsi préparée les formes mêmes de l'animal qui en a été dépouillé.

Les vertébrés se préparent de deux manières qu'on peut appeler la voie humide et la voie sèche. La première consiste, si l'animal n'est pas trop grand, à plonger la peau tout simplement dans une liqueur conservatrice : on choisit en général l'alcool, dont on modère la force en raison de la nature de l'animal, trop d'alaool détruisant les couleurs et racornissant les téguments outre mesure. On emploie aussi une solution de sublimé corrosif. Toutes les parties de l'animal doivent être en contact avec la liqueur conservatrice et, autant que possible, être baignées de toute part, sans toucher les parois du vase. Pour peu que la taille de l'animal soit forte et qu'on craigne d'en voir les parties internes se corrompre avant que l'alcool ait pu les imbiber, il sera bon d'ouvrir le ventre atin que la liqueur pénètre dans les grandes cavités. On pourra même en injecter fortement dans le rectum, l'œsophage et la trachéeartère. Autant que possible, il faut conserver ainsi toutes les parties, parce qu'on en peut faire plus tard l'anatonne. C'est là le grand avantage que présente la voie humide, car dans les animaux dont on ne rapporte que les dépouilles bourrées il ne reste que les caractères extérieurs. On a d'ailleurs la ressource de faire des squelettes avec les individus qui se détériorent. On doit placer chaque objet dans un sachet un peu serré et le suspendre par une ficelle soit dans un vase, soit dans un baril.

La voie sèche consiste à écorcher le plus proprement possible l'animal qu'on veut conserver. Au moyen d'une fente abdominale par laquelle, avec un peu d'adresse et d'habitude, en prenant la précaution de couper à mesure qu'on les dépouille les membres aux articulations, on fait passer toutes les parties charnues; ensuite on renverse la peau des pattes, des ailes et du cou, on laisse les phalanges; on décharné bien ces os et le crâne, qu'il faut avoir soin de laisser afin de soutenir les formes ; on frotte d'abord avec de l'alun calciné en poudre pour dessécher et ronger le plus possible ce qui reste des parties corruptibles, on frotte ensuite avec du savon arsenical de Becœur (arsenic blanc, 240 ; savon, 240; potasse, 90; chaux, 30; camphre, 12) ; on passe des b'is de (er proportionnés à la grosseur de l'animal qu'on remplit d'un corps d'étoupe ; puis on peut coudre l'ouverture en donnant à l'animal la forme et la position définitive, sauf à le ramollir plus tard afin de le monter lor.-qu'on veuile placer détinitivementdansla collection. Il faut avoir soin, quand la peau de la tète est retournée, de bien" nettoyer l'orbite de l'œil, qu'on remplit avec une boule de cire, sur laquelle on fixe un œil d'émail correspondant exactement à l'ouverture des paupières. 11 faut laisser les vertèbres de taqueue quand celle-ci est trop longue et trop milice pour qu'on la puisse retourner et nettoyer jusqu'au bout; on y introduit aussi uji lil de fer alîn de pouvoir lui donner, quand on monte définitivement l'objet, la disposition convenable. Le savon de Becœur convenablement employé et quelques fumigations externes bien faciles à pratiquer suffisent pour mettre les mammifères, les oiseaux et ies reptiles à l'abri de toute atteinte. Quant aux poissons, leur peause retire et se plisse en crevasses, leurs écailles tombent souvent; aussi ne parvient-on que bien difficilement à leur donner un air de vie. On a imaginé de les vider par les ouïes et de les remplir de sable, qu'on rejette quand la peau a pris sa forme, par une dessiccation complète. On a aussi adopté une autre manière qui paraît plus convenable : elle consiste à écorcher le poisson par l'un des flancs, à lemplacer son corps par un corps en liège, en ayant siin de développer élégamment les nageoires à mesure qu'elles se desséchent et de passer un vernis à la gomme sur toutes les parties : ce vernis ne corrompt pas les couleurs, et contribue à conserver la peau et les écailles. Ou peut, sans inconvénient, lorsqu'on veut conserver les poissons dans la liqueur, extraire les œufs ou la laite en les ouvrant par le ventre, ces parties ne se pénétrant pas du liquide et se corrompant de manière à tout gâter. Cependant, ou re'commande de laisser les viscères, parce que les sujets préparés peuvent servir non-seulement à l'ornement des collections, mais encore à l'anatomie.

On a quelquefois, pour les dessécher, ouvert les serpents et autres reptiles par le côté. Ce procédé est bon, parce qu'en les ouvrant pur le milieu du ventre on détruit

TAXI

ou dénature les caractères essentiels. Il vaut mieux, toutes les fois que la forme le porînet, fendre circulairement la peau vers l'attache de la tète, retourner celle-ci comme les cuisinières font. des anguilles et la remettre dans sa position naturelle pour la remplir de sable ou de sciure de bois.

On sait combien les oiseaux préparés avec art et montés selon leurs formes naturelles donnent de charme à une collection. Rien de p us beau que ces galeries du Muséum, où la classe emplumée étale toutes ses merveilles, rien de plus complet qlie la suite des poissons. Les vertébrés offrent en général, au Jardin des plantes, un ordre et une richesse qu'on ne saurait trouver ailleurs. Il n'en est malheureusement pas de même pour les autres classes du règne organique. C'est qu'on éprouve des difficultés considérables à préparer et à conserver tous les animaux invertébrés.

Les insectes, qui forment la plus grande partie des articulés, se conservent cependant très-bien, pour peu qu'on sache s'y prendre ; il suftit de les percer par l'élytte gauche avec une épingle d'une certaine longueur et de les piquer dans des boîtes à fond de liège qu'on a soin de fermer le plus exactement possible. Les papillons se préparent en étendant leurs ailes, au moyeu de bandelettes de carte ou de papier. Il vaut mieux en élever les chenilles que de donner la chasse aux individus voltigeunt dans les campagnes, parce qu'après les avoir pris, en les dégageant du filet, on les trouve dégradés et altérés. Quelques insectes orthoptères, tels que les sauterelles, les mantes, etc., ont de gros ventres qu'il faut vider par l'anus et remplir de colon. On se trouvera bien, pour la plupart de ces espèces molles, sujettes à se corrompre, de les laisser quelque temps macérer dans l'esprit-de-vin assez étendu d'eau pour que leurs couleurs ordinairement tendres n'eu souffrent pas; on les piquera oc on les préparera plus tard. On arrange aussi les chenilles en les vidant, en les soufflant et en les présentant à un feu vif, tandis qu'on les gonfle.

Les coquilles doivent être passées k l'eau très-chaude, pour tuer l'animal qu'on extrait immédiatement. On les brosse ensuite avec de l'eau seconde plus ou moins chargée d'acide, jusqu'à ce que les ordures appelées tartres en aient disparu et n'en ternissent plus les couleurs. L'habitude donne l'art de ne corroder les enveloppes qu'autant qu'il est nécessaire pour qu'elles montrent tous leurs caractères. Il en est dont on doit respecter le drap marin, lundis que d'autres doivent être traitées et polies a la lime. Quelques amateurs dépouillent certaines coquilles jusqu'il la substance nacrée et les bariulent même de dessins à compartiments. Le naturaliste méprise les colifichets qui se font de la sorte, autant que ces basilics, dragons et autres monstres façonnés par les préparateurs avec de petites raies achetées à la poissonnerie du lieu. La plupart des grandes et élégantes productions madréporiques se préparent connue ies coquilles ou s'exposent à la rosée des nuits pour être blanchies.

Quant aux mollusques, on ne sait trop comment les préparer. L'immersion dans la liqueur est la seule manière d'en conserver quelque chose, mais les uns s'y racornissent, deviennent semblables à des morceaux de cuir et perdent leurs couleurs; d'autres se dissolvent dans l'alcool et deviennent méconnaissables.

Tels sont lus principes généraux de la taxidermie. Us sont fort simples en euxmêmes, et néanmoins ce n'est qu'à force d'habitude et de patience que l'on parvient à préparer avec exactitude et élégance les mammifères, les oiseaux et les insectes. Cet art a ses difficultés, et ceux qui y deviennent maîtres ont entre les jnaiiis une source de richesse qui n'est pus à dédaigner.

TAX1DERM1QUE adj. (ta-ksi-dèr-mi-ke — rad. taxidermie). Qui a rapport à la taxidermie : Procédé taxidermiquk.

TAXIDERMISTE s. ni. (ta-ksi-dèr-mi-ste — rad. taxidermie). Empailleur, celui qui prépare les corps des animaux pour les rendre propres à être conservés'.

TAXIFORME adj. (ta-ksi-for-me — du lat.

taxus, if, et de forme). Bot. Qui a la forme d'un if.

TAXI LA, ancienne ville de l'Inde, au N., sur l'indus, capitale des Etats de Taxile. Aujourd'hui Attock.

TAXILE, un des alliés d'Alexandre lors de l'expédition du conquérant macédonien dans l'Inde. II régnait sur la région comprise entre l'indus et l'Himalaya. Vaincu par Alexandre, il se soumit avec résignation et même lit cause commune avec l'envahisseur, pour agrandir ses Etats aux dépens de ses voisins. D'après les orientalistes modernes, Taxile ne serait pas un nom d'homme, mais un nom île ville : Ta/cscha-Silu (Pierres taillées), où régnait le rajah Momphis. Ce prince, en offrant à Alexandre son alliance en échange des services que ce dernier devait lui rendre contre ses propres ennemis, agit «'ailleurs exactement comme les rajahs modernes. Dans cette hypothèse, le Taxile des historiens.grecs serait l'abréviation de Momphis-de-Takscha-Sila.

TAXI

TAXILOGIE s. f. (ta-ksi-lo-jî). Syn. de

TAXOLOGIB.

TaxilogiquE adj. (ta-ksi-lo-ji-ke). Syn.

de TAXOLOÛIQtlE.

TAXILOGUE s. m. (ta-ksi-lo-ghe). Syn. de

TAXOLOGUIi.

TAXINOMIE s. f. (ta-ksi-no-ml). Syn. do

TAXO.VOMJB.

TAXINOMIQUE adj. (ta-ksi-no-mi-ke). Syn.

de TAXONOMIQUK.

TAXIONOMIE s. f. (ta-ksi-o-no-ml). Syn.

de TAXONOMIE.

TAXIONOMIQUE adj. (ta-ksi-o-no-mi-ke)., Syn. de taxonomique.

TAXIS s. m. (ta-ksiss — mot gr. qui signif, ordre, arrangement). Chir. Pression métliod:que exercée avec la main sur une tumeur herniaire que l'on veut réduire.

— Encycl. Cette manœuvre ' réussit souvent, même quand la hernie est engouée ou étranglée, pourvu que ces accidents soient récents. On doit, lorsqu'on y a recours, la pratiquer avec douceur, suivant certaines règles bien établies et pendant un quart d'heure au moins. Si cette compression occasionne peu de douleur, on peut sans inconvénient la continuer bien plus longtemps. Il importa de ne point forcer le taxis, car la moindre violence peut engendrer des accidents très-graves, tels que l'inflammation, la gangrène ou la rupture de l'intestin, et par suite une péritonite capable d'amener la mort. Le chirurgien qui cherche à réduire une hernie doit d'abord placer son malade dans une position telle que l'ouverture qui a donné passage à la masse herniée soit dans le plus grand .état de relâchement possible. Il cherchera ensuite à faire suivre aux viscères une route exactement inverse de celte qu'ils ont parcourue en s 'échappant. Eu gênerai, le malade sera couché sur le dos, le ventre plus bas que les fesses et la tête, de manière que les parois abdominales soient dans le plus grand relâchement possible.On lui fera en outre plier les cuisses et les genoux jusqu'à ce que la plante des pieds porte à plut sur le lit, de façon que la peau de l'aine cesse d'être tendue. Le chirurgien se place ensuite du côté de la hernie et cherche à la réduire. Ses manœuvres doivent alors varier suivant le volume et la situation de la tumeur. S'ugiti! d'une hernie inguinale, il dirige le taxis obliquement en haut et en dehors si celle-ci est externe, en haut et en arrière si elle est directe, en haut et un peu en dedans si la hernie est oblique itt/eiwie. S'il a affaire à une hernie, crurale peu volumineuse et qui n'ait pas encore traversé la paroi antérieure du canal, il la repousse de bus en hitut et un peu eu dehors. Si elle est plus complète, si elle a dépassé le fascia cribri forints, il commence par la comprimer de haut en bas, puis, quand il est arrivé- au niveau de l'éraillure de ce tissu fibreux, il la repousse dans la cavité abdominale suivant la direction du canal crural. Four peu que la tumeur soit volumineuse, il ne doit pas chercher à la- réduire en masse et d'un seul bloc. Il échouerait à causa de l'étroitesse des anneaux à franchir; p^uir prévenir cet échec, il aura soin de faire rentrer d'abord dans le ventre la partie la plus voisine de l'ouverture herniaire, et successivement ce qui reste en dehors, jusqu'à disparition complète de la tumeur.

Ou a tenté de pratiquer le taxis non plus avec lu main, mais au moyen de la pression continue exercée sur les masses herniées a vec une vessie pleine de mercure. Ce prooé.lé a réussi plusieurs fois au début des accidents et lorsque ceux-ci étaient encore légers ; mais, pour peu qu'on soit obligé de maintenir cet appareil en place, il devient iusuftisant et même dangereux.

— Art vétér. Pour opérer le taxis chez les animaux, on commence par explorer laoneau inguinal, afin de s'assurer s'il est libre on embarrassé. Lorsque l'animal, étant debout, se prête bien à la manipulation, on introduit le bras huilé daus le rectum, qu'on a eu soin auparavant de vider, et on le fuit parvenir jusqu'à l'anneau, tandis que l'autre main introduite clans le fourreau suit le cordon et remonte jusqu'à l'ouverture inférieure du conduit inguinal. Si ce dernier est libre, les doigts opposes des deux mains s'appliquent presque immédiatement l'un contre 1 autre, tandis que, dans le cas contraire, lorsque la gaine est obstruée par le cordon, ils ne peuvent se rapprocher, ce qui démontre l'existence de la hernie. Quaud l'animal est de forte taille, qu'il ne reste pas tranquille et que la station rend la manœuvre difficile ou même impraticable, on l'abat sur le côté opposé à celui où existe la hernie, on iixe le membre comme pour l'opération de la castration, on tourne l'animal sur le dos et on élève le train de derrière par quelques bottes de paille fortement serrées et placées eu travers sous la croupe, pendant que d'autres boites, mises en long contre les cuisses, contribuent à muhitetiir le malade sur le dos. Le plus souvent alors la réduction s'effectue d'elle-même; niais il y a des cas où elle exige qu'on allonge le scrotum, qui tend toujours a presser la tumeur herniaire contre J'anneau inguinal. Si elle ne s'opère pas, on repousse la mineur avec la mai» placée dans le fourreau. On a conseillé de tirer l'uuse d'iutestiu avec la maiu qui est enfoncée duai

Page 1