ZEND
l'Origine de la religion des parsis (Bombay, 1861), il pense qu'Attesta désigne les plus anciens textes des livres de Zoroastre, Zend le commentaire et Pazend les notes explicatives, et que les trois parties ont toutes été écrites dans ce que l'on est convenu d'appeler la langue zende.
Du zend est sorti, par voie d'altération, le vieux perse, quia produit, après des mélanges sémitiques, le pehlvi et le parsi avant d'arriver au persan actuel. On a remarqué que presque tous les mots persans se sont formés du zend par la contraction des voyelles, des aspirations ou des lettres sifflantes médiates et par la suppression des finales. C'est ainsi que de deotcliengo, lumière, on a fait rouschen; de maongho, la lune, mah; de kecniao, femme, zen (en arménien kin) ; de mereto, homme {littéralement mortel), mardi de pothxo, enfant, pusr, pouhr, pour (en latin puer); de mehergo, la mort, merg ; de maerio, serpent, mar; de dihko, village, dih, etc. V. iraniennes (langues).
Zend (alphabet) [Das Ursprùngliche zend alphabet], par Lepsius (1863, in-4»). Ces observations de M. Lepsius sur l'alphabet zend ont ouvert une nouvelle voie pour la critique des textes et l'étymologie des mots zends. Le savant auteur montre que l'alphabet bactrien doit avoir possédé soixante lettres correspondant à autant d'inflexions de la voix; que plus tard, probablement par l'influence des tendances de prononciation en Perse, une partie de ces inflexions s'est perdue et qu'il n'en reste que la trace dans d'anciens alphabets que les Rivayet nous ont conservés, et dans l'emploi confus de lettres, originairement différentes, pour une seule prononciation, comme nous le voyons dans les manuscrits du Zend-Avesta, pendant qu'un certain nombre de lettres, qui se trouvent dans les alphabets, ne se rencontrent plus dans les textes. ïl essaye de reconstituer l'ancien alphabet et de fixer les nuances de prononciation qui ont disparu en se. confondant avec des sons analogues et voisins. Il espère que, par l'examen plus attentif des manuscrits zends, on pourra arriver à rectifier jusqu'à un certain degré la négligence qui s'est introduite déjà très-anciennement dans ï'onho~ graphe zende. 11 est évident que l'étymologie des mots zends gagnera en certitude si 1 on parvient à rétablir ces distinctions délicates aujourd'hui effacées par un changement graduel de prononciation et les habitudes de négligence que ce changement a nécessairement amenées dans l'orthographe.
Zend (MANUEL DB LA LANGUE) [Handbuch
der Zendsprache], par Ferd. Justi (Leipzig, 18C4, 1 vol. in-8"). Cet ouvrage, qui a obtenu de l'Institut le prix Volney au concours de 1865, comprend un dictionnaire, une grammaire et une chrestomathie. L'ouvrage entier est imprimé en caractères latins, et M. Justi y suit le système de transcription adopté par M. Brocknaus, avec quelques changements qu'il indique dans la préface. Le mot zend est suivi de son étyniologie quand l'auteur a cru pouvoir en" proposer une, ou de sa dérivation quand c'est une forme dérivée; ensuite viennent le sens et la citation des phrases dans lesquelles on le trouve employé. Ces citations n'indiquent pas tous les passages où un mot se trouve, excepté pour les mots rares et difficiles. La rédaction du lexique est aussi concise que possible , mais elle est claire. Les passages cités paraissent bien choisis, et les explications, les renvois aux auteurs qui ont spécialement traité une question sont suffisamment développés. Dans la grammaire, l'auteur traite des sons, des racines, dont il donne la liste, de la formation des mots par afiixes ou par composition, des numéraux, des pronoms, de la déclinaison divisée en douze classes et de la conjugaison en dix classes. Dans cette partie du livre, la concentration est poussée au dernier degré et paraît excessive. • Le lecteur, dit M. Mohl, s'arrête devant ces listes d'aflixes, sans indication de la nuance qu'ils apportent aux mots, et devant ces listes de mois sans traduction et sans autre explication que le numéro de la classe à laquelle ils appartiennent; on dirait qu'on a devant soi Panini luimême et ses énigmes grammaticales. Je ne doute pas que M. Justi n'ait réussi à y faire entrer tous les résultats de ses études sur le zend et qu'on ne puisse les tirer de ses formules et les développer, et qu'à, l'aide du lexique on ne puisse se rendre compte de ses listes; niais c'est un procédé très-laborieux.» Quoiqu'il en soit, le livre de M. Justi est fait avec beaucoup de soin et une parfaite connaissance de l'état actuel de la science, et il a rendu un service signalé à l'étude de la langue zende, Jusqu'alors on n'avait eu qu'un vocabulaire zenu très-restreint, publié par M. Brocknaus, et quiconque s'occupait de Zoroastre devait composer son propre dictionnaire
Zend - Avesm , livre sacré des guèbres.