‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 1003 sur 1042 · V. AVESTA · texte numérisé non relu

V. AVESTA

ZENDIC1SME s. m. (zain-di-si-sme). Irapiété, défaut de foi religieuse, dans le langage des nmhométans : Aboulota- Ahmed, fameux poète arabe, fut accuté de Zi.ndicismb ou de nier la Providence. (S, Maréchal.)

ZEND1K s. m (zain-dik). Iiist. relig. Impie, homme sans loi religieuse, dans le lan-

ZENG

gage des mahométans. n Membre d'une secte mahométane qui niait la résurrection et croyait à la métempsycose.

ZENDJAM (Aaz-Eddin ou Ezz-Eddin Aboul- Fadhail Abd-Alwahhah), grammairien arabe, mort vers 1257 de notre ère. On ne possède aucun détail sur sa vie, mais il s'est fait connaître par une grammaire arabe, intitulée Tasrif, laquelle a pour objet la conjugaison des verbes et la formation des noms et des adjectifs verbaux. Pour distinguer cet ouvrage, qui jouit en Orient d'une grande célébrité, on le désigne sous le nom d'Azzi ou A'Ezzi, dérivé d'Ezz-Eddin, titre honorifique de Zendjani. J.-B. Raymond a publié le tasrif (Rome, 1610), dans le texte arabe, avec une traduction latine et un commentaire.

ZENDR1NI (Bernard), célèbre hydranlieien italien, né a Saviore, dans la vallée de l'Oglio, en 1679, mort en 1747. Il compléta son éducation scientifique à Padone, sous Guglielmini, exerça quelque temps la médecine dans sa patrie et vint s'établir à Venise vers 1704. Il continua k s'occuper de matières médicales, mais se livra surtout aux sciences mathématiques, fut un des premiers à adopter les principes de Descartes, de Newton et de Leibniz, et débuta dans l'hydrologie par l'analyse et la solution d'un problème extrê-' mement compliqué sur la puissance d'érosion des eaux courantes. 11 développa ensuite ses idées sur la matière dans une suite d'ouvrages qui lui valurent d'éclatants témoignages d'admiration. Les Ferrarais le nommèrent premier ingénieur hydraulicien, le duc de Modène le choisit également pour son premier ingénieur, et la république de Venise le nomma surintendant des eaux, fleuves, lagunes et ports des Etats vénitiens (1720). Outre les travaux journaliers que nécessitaient les hautes fonctions dont il était chargé, il améliora pour la république do Lucques le port de Viareggio (1735), creusa de nouveaux lits au -Ronce et au Montone,, qui inondaient périodiquement Ravenne, et exécuta un grand nombre d'autres opérations hydrauliques. Zendrini s'est également occupé avec succès d'astronomie et de météorologie. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages remarquables dans les diverses sciences qu'il avait cultivées; mais ce sont surtout ceux qu'il a écrits sur l'hydraulique qui l'ont placé au premier rang des grands ingénieurs de l'Europe. Les principaux sont les suivants : Trattaio delta china china (1715), sur les propriétés médicinales du quinquina; Modo di ritrovare ne' fiumi la linea di corrosione (1715), écrit qui commença à établir sa réputation comme hydraulicien et dans lequel il étudie le problème relatif à la forme que prend, sous l'action d'une masse fluide en mouvement, la surface d'une paroi susceptible d'érosion. On y trouve la description d'un instrument fort simple que Zendrini avait imaginé pour déterminer l'échelle des vitesses ; Considerazioni sopra la scienza délie acque correnti, et sopra la storia naturale del Po (Ferrare, 1717, in -go), où il expose les principes généraux sur les eaux courantes; Relazione per la deviasione di Ronco e Montone (1731) ; llelazione que concerne il miglioramenti, dell'aria di Viareggio (1735), où l'on trouve dos considérations sur le rehaussement du niveau attribué à la mer ; sur des relations supposées entre le courant littoral et le flux et le reflux; Leggi e fenomeni, regolazioni e usi délie acque correnti (Venise, 1741, son ouvrage capital. Zendrini y traite du mouvement des fluides au sortir des vases, de celui des eaux courantes, des méthodes pour déterminer leurs vitesses, des causes des crues et des décroissances, des érosions des rives, des moyens de prévenir la rupture des digues, des dessèchements, des machines hydrauliques alors en usage, etc. « Cet ouvrage, dit Prony, réunissait au mérite de faire connaître ia science dans l'état où elle était à l'époque de sa publication celui de présenter les rectifications d'anciennes théories et les conceptions nouvelles dont l'auteur l'avait enrichie. On le regardait à. juste titre comme un ouvrage de premier ordre dans son genre lorsqu'il parut, et, malgré les grands progrès qu'a faits l'hydraulique depuis le milieu du siècle dernier, c'est encore un livre qu'un ingénieur doit avoir dans sa bibliothèque. » Memorie storiche dello stalo anticho e moderno délie lagune di Venezia (Padoue, 1811, 8 vol. in-4»), ouvrage publié, longtemps après sa mort, par son neveu Angelo Zendrini, professeur de mathématiques à Venise. Enfin on doit à ce savant divers mémoires sur des questions de mathématiques, d'astronomie et de météorologie, insérés dans des recueils scientifiques.

ZENGII, en croate Szeny, en italien Segna, la Senia des Romains, ville de l'empire d Autriche?dans les Confins militaires de Croatie, à 80 kilom. S.-U. de Carlstadt, sur le golfe de Quarnero,où elle a un port franc; 5,000 hab. Evêché, lycée épiscopal ; séminaire théologique; école de navigation. Commerce peu actif. Escale des bateaux à vapeur de Trieste.

ZENG111AN, ville de Perse, V. Zahdjan.

ZEN Ull Y (Emad-Eddyn), émir de Mossoul et d'Alep, fondateur de la dynastie des Atabeks de Syrie et de Mésopotamie, né en Tur-' quie en 1084, mort assassiné eu 1145 de notre ère, Ce prince, que les historiens des

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croisades désignent sous le nom do Snugniu, était fils de Cacim Eddaulah, émir d'Alep, qui fut vaincu et tué par le roi de Damas en 1094. Le jeune Zenghy, devenu orphelin à dix ans, apprit l'art de la guerre sous le célèbre émir de Mossoul, Karbougn, et se distingua par sa valeur en combattant les chrétiens sous les successeurs de cet émir. Sa bravoure, ses talents militaires le firent remarquer du sultan de la Perse Mahmoud, qui le nomma successivement gouverneur de Waseth (1122), intendant, puis gouverneur de Bassora, intendant de Bagdad, enfin émir de Mossoul (1127), Ambitieux autant que brave, Zenghy ne songea plus qu'à agrandir ses Etats par tous tes moyens, sans en excepter la perfidie, s'empara de plusieurs villes fortes de la Mésopotamie, secourut Joscelin, comte d'Edesse, contre Booémond d'Antioche, devint maitre d'Alep, dont les habitants lui ouvrirent leurs portes (1128), d'Hamah, dont il enleva l'émir par un acte de trahison, voulut agir de même pour la possession d'Hetnesse, mais n'y réussit point et s'attira par ses procédés la haine des princes, ses voisins. Les frères Daoud et Timour-Tasch, rois de Hisn- Khaïfa et de Nardin, ayant envahi ses Etats, il les battit complètement près de Dara, puis alla mettre le siège devant Athareben Syrie (1130), gagna près de cette ville sur Bohémond II, roi d'Antioche, la bataille où ce prince perdit la vie, prit d'assaut et rasa Athareb et marcha sur Antioche; mais l'arrivée de Baudouin II, roi de Jérusalem, l'empêcha de profiter de sa victoire et d'enlever cette ville, puis, peu après, Foulques, successeur de Baudouin, le força à abandonner le siège de Barin et a, revenir a, Mossoul, Sa qualité de vassal des Seldjoucides contraignit, en 1132, Zenghy à marcher contre Bagdad au nom du sultan Sandja; mais, en arrivant devant cette ville qu'habitait le calife Mostarched, il se vit abandonné pur une partie de ses troupes intimidées par la pensée d'entrer en lutte avec le chef de l'islamisme.. Il dut alors se replier sur Mossoul, y fut assiégé par le calife, mais sut par une manœuvre habile lui couper les vivres et l'amena à signer la paix. Il ravagea alors le territoire des Kourdes, qui avaient combattu contre lui, entra en Syrie, on il essaya vainement de prendre Damas et Hemesse (1136), puis, pour punir les chrétiens d'avoir secouru le roi de Damas, il fit ravager Jes environs de Laodicèe par ses troupes, qui amenèrent une quantité énorme de prisonniers des deux sexes et de dépouilles prises à l'ennemi. Pendant les années qui suivirent, Zenghy profita des divisions des Grecs et des Francs pour tomber sur ces derniers, à qui il enleva quelques places. Il continua cette guerre, même lorsqu'il eut vu l'empereur Jean Comcène se liguer avec les chrétiens de Syrie (1137), sema la mésintelligence entre les alliés, qui lavèrent le siège de Scbizour, les poursuivit et leur enleva une partie de leurs bagages. Après avoir pris la forteresse d'Arca, puis Balbeck, il assiégea ensuite Damas (1140) ; mais le régent Moin Eddyn Anar lui fit la plus vigoureuse résistance, et il se trouva heureux de lui imposer la paix à la condition d'être nommé dans la khathbah ou prière publique. Eu JUS, il fit avec succès la guerre dans le Kourdistan, ou il éleva la forteresse d'Êroadiah, Le sultan Masoud, inquiet de l'ambition et des conquêtes de son vassal, résolut de lui faire la guerre; mais Zenghy, dont la puissance était encore mal affermie, jugea prudent de conjurer l'orage et sut, dans ce but, regagner la confiance de son suzerain en lui envoyant des sommes considérables, en lui donnant des marques apparentes de dévouement et en s'elibrçant, tout en travaillant à sa propre graudeur, de lui montrer qu'il était le plus ferme soutien de l'islamisme. En 1 144, il prit d'assaut Edesse, le boulevard des Etats chrétiens au delà de l'Euphrate, en répara les fortifications, y laissa une garnison nombreuse et alla s'emparer alors des places qui restaient aux chrétiens dans la Mésopotamie. Malgré le déclin de la puissance des Seldjouciues, il continuait à leur témoigner une grande| considération et affectait ae ne régner qu'à l'ombre de leur autorité sou3 le titre modeste d'atabeck (viïir, lieutenant). Après avoir réprimé une sédition qui avait éclaté à, Mossoul, il alla assiéger la forteresse de Djabar en Syrie (1145). Ce fut là qu'il fut assassiné dans Sa tente par quelques-uns de ses mameluks.

« Zenghy, dit Audiffret, posséda éminemment les qualités et les talents d'un guerrier, d'un graud roi, d'un fondateur de dynastie. Par son courage, sa prudence, son habileté, il se forma un État puissant en Mésopotamie et en Syrie aux dépens des princes ortocides, des Francs et du royaume de Damas. > 11 veillait avec une grande sollicitude sur le bien-êtra de ses soldats, vivait familièrement avec eux, les récompensait avec discernement. Il exigeait de ses ministres et de ses sujets l'exactitude et l'activité dont il donnait l'exemple; il était d'une grande sévérité sur l'article des mœurs. Enfin il repeupla Mossoul, y établit l'abondance et l'embellit de superbes monuments. A ses Qualités, il joignait, entre autres défauts, 1 art de la dissimulation, se montra souvent perfide et fut peu scrupuleux lorsqu'il s'agit de l'exécution des traités signés par lui, A sa mort, ses deux fils, le célèbre Nour-Eddyn et Seïf-Eddyn, se porta gèrent ses Etats.

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ZENGHV(Emad-3ddyn), prince de Sindjard, pettt-tils', du préué Jent et gendre de Nour-Kddyn, mort en 1197 Bien qu'il fût la fils aîné de Cothb-Eddyn Maudoud, il se vit dépouillé in royaume de Messoul, à la mort de ce dernier (11S8), par son frère Seïf-Eddyn Ghazy II, et se vit contraint de se contenter de la principauté de Sindjard. Par la suite, il céda cette principauté L. son frère Azz-Eddyn pour devenir sultan d'Alep ; mais, en 1182, il livra lâchement cette \ LUe au célèbre Saladin et alla gouverner de nouveau Sindjard. C'était un prince avare ;t sans courage, mais qui aimait à s'entoure.- de savants.

ZENGIÀNl(Azz-Eddyn),grammairieû arabe.

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