‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 1006 sur 1042 · ZERO · texte numérisé non relu

ZERO

Matin d'un tir, la Guérison, le Musicien aveugle, Dans la boutique, Un théâtre d'été, etc. La seule énutnération de ces titres nous transporte en pleines mœurs allemandes, et les toiles de Zeppenfeld respirent, en etfet, un genre de poésie qu'il serait assez difficile de transporter dans un autre .cadre sans lui ôter ce qui en fait le charme, son naturel et sa simplicité villageoise. C'est en 1862 qu'il s'est décidément fait remarquer dans ce genre, où il s'est tenu depuis, par ses petits tableaux, Devant la porte. Devant le marchand de souricières, etc. C'est, dans son domaine, un des peintres aujourd'hui les plus populaires de 1 école de Dusseldorf.

ZER-AFCHAN, rivière d'Asie, dans le Turkestun, ia même que le Sogu. V. ce mot.

ZÉRÀL s. m. (zé-ral). Mamm, Espèce d'antilope du Sennaar.

ZERBI (lie), lie de l'Etat de Tunis. V. G mai.

ZEBBl ou DE ZERBIS (Gabriel), célèbre médecin italien, né à Vérone vers 1440, assassiné en Dalmutie en 1505. Il acquit des connaissances étendues, non-seulement en médecine, mais encore en philosophie, enseigna cette dernière science k Padoue et à Bologne, se rendit ensuite à Rome, où il occupa une chaire de médecine, s'attira la colère de Sixte IV en le traitant un jour, en pleine assemblée , d'ignorant et retourna alors à Padoue. Sous Innocent VIII, il revint a Rome (1489), où il reprit l'enseignement de l'art médicul. Mais, en 1492, il se rendit de nouveau k Padoue sur l'invitation des magistrats de cette ville, y reçut le titre de premier professeur de médecine avec un traitement qui fut fixé d'abord à 400, puis à 500 ducats (1495), y enseigna avec éclat, se livra à la pratique avec un grand succès et acquit ta réputation d'un des plus savants médecins de l'Europe. Ce fut précisément sa réputation qui devint la cause de sa fin tragique. Un pacha turc, gravement malade, ayant fait demander au doge Gritti, en 1505, un habile médecin, Zerbi se vit naturellement désigné pour cette mission, que l'appât du gain lui lit accepter avec empressement. Il se rendit eu Turquie et, après avoir guéri son malade, reprit, comblé de richesses, la route de Venise. Mais, sur les entrefaites, le pacha, a peine sorti de maladie, se livra à la débauche qui l'emporta en peu de jours. Ses enfants crurent que le médecin italien l'avait empoisonné en pariant. Us envoyèrent à sa poursuite des esclaves, qui rejoignirent Zerbi en Dalmutie. Après avoir scie son Mis entre deux planches, les émissaires saisirent Zerbi et.le firent périr dans les plus cruels supplices. Tiruboschi u réfuté victorieusement des imputations calomnieuses dont ce médecin avait été l'objet de la part de ses ennemis. Ou lui doit les ouvrages Suivants ; Qu&stiones metap/iysic$ (Bologne, 1482, in-fol.); Cautetm medicorum (Bologne, 1482, in-fol.); Uerontocomia (Rome, 1489, in-40), recueil de conseils pour les vieillards; Liber anatomûfi corporis humani et singulwum membrorum ittius (Venise, 1502, iu-fol.), son ouvrage capital, dans lequel on trouve le germe de plusieurs découvertes importantes, notamment une description des trompes dites de Fallope, mais qui est écrit dans un latin détestable et que de nombreuses abréviations rendent d'une lecture diflicile; Anutomia itifantis et porci ex tradilione Cvphonis (Marbourg, 1529, in-4»),

ZERBIA s. f. (zèr-bî-a). Tapis du genre des moquettes, fabriqué par les Arabes algériens.

ZERD1N (Gaspard), poète provençal, qui florissait au xviie siècle, U a publié un livra qui a pour titre : la Perlo dey Musos e coumedies prouvensalos (Aix, 1655, in- 12). On ne sait rien de la vie de ce troubadour, sinon que, da famille bourgeoise et aisée, il lit de bonnes études et fut reçu avocat ; inuis il aima mieux cultiver la poésie que le Digeste. Son éditeur, Jean Roize, dit qu'il était « brave homme, grandement lettré, savant surtout en la poésie et eu rimes provençales, agréable et divertissant en ses actions autant qu'en ses écrits. » La Perlo dey âtusos est fort rure. La Bibliothèque nationale en possède un exemplaire qui est classé dans la réserve. Au verso de la première page, ou lit ce quatrain, dû sans doute à Jean Roize, l'éditeur :

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