‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 1005 sur 1042 · J.-B. ROUSSEAU · texte numérisé non relu

J.-B. ROUSSEAU

Le zéphyr à la douce baleine Entr'ouvre la roBe des bois.

Th. de Banville,

— Art milit. Nom que l'on donne en Afrique à des soldats formant des compagnies spéciales, et qui sont pris parmi les détenus condamnés ù des peines correctionnelles, sans avoir encouru la dégradation ; on assure que ce nom leur vient de leurs habitudes de vol : On a trop souvent confondu les ziïphyrs avec les compagnies de discipline proprement dites. (A. Landon.)

— Encycl. Art milit. Les bataillons de zéphyrs, sauf bien entendu les cadres des officiers et des sous-offieiers, sont alimentés par des militaires de toutes armes ayant subi des condamnations plus ou moins graves et qui viennent y terminer le temps de service qu'ils doivent encore à l'Etat. Là se trouvent malheureusement confondus les hommes coupables d'infraction aux lois militaires et ceux qui se sont laissé tenter par le bien d'autiui.

Quoi qu'il en soit, autant ils sont maraudeurs, indisciplinés, bambocheurs en garnison, autant ils sont braves et insouciants devant le feu de l'ennemi. Un chef qui sait bien les prendre fait merveille avec eux. Us ont figuré dans les épisodes les plus glorieux de'notre longue guerre d'Afrique. La compagnie franche qui marcha des premières à l'assaut de Coustantine était formée de zéphyrs. Ce sont 123 zéphyrs qui ont défendu Mazagran en 1840 contre des milliers d'Arabes. Les zéphyrs ont figuré avec honneur en Crimée, en Chine, en Cochinchine, au Mexique. De hautes sommités militaires du jour ont figuré jadis dans les cadres d'officiers des. bataillons d'infanterie légère d'Afrique.

ZÉPHYRANTHE s. m. (zé-li-ran-te — du gr. zéphuros, zéphyr; aitthos, fleur). Bot. Section du genre amaryllis.

ZÉPHYRE s. m. V. ZÉPHiRK.

ZÉPHYRIEN, IENNE adj. (zé-fl-ri-ain , i-è-ne). Nèol. Doux et léger comme un zéphyr : Dame zéphyriennb.

— Qui appartient aux compagnies des zéphyrs : il regrette la pluie qui le glace, le soleil qui te brûle; alors il casse la crosse d'un fusil ou vend une paire de souliers; une condamnation le fait rentrer dans la catégorie zéphyriknnb ; on le renvoie en Afrique, où il retrouve lu vie errante qui fait du zéphyr le bohémien de l'armée. (Alex. Dum.)

— Ornith. Œuf zéphyrien, Œuf dépourvu de garnie, que pondent souvent des oiseaux de basse-cour.

ZÉPUYK1N ou ZÉPH1R1N (saint), pape de 202 h £18. Il était Romain de naissance et succéda k Victor la*. Pendant la persécution de Septime-Sévère, il se tint caché et eut la douleur de voir son pontificat troublé par diverses hérésies. L'Eglise l'honore comme un martyr le 26 juillet, bien qu'on ne sache rien de certain sur sa mort.

ZÉPHYRINE s. f. (zé-fi-ri-ne — rad. zéphyr). Comin. Sorte d'étoffe de couleur, fabriquée à Saint-Quentin.

— Moll. Genre de mollusques gastéropodes nudibranches, voisin des éolides, dont l'espèce type habile les côtes de la Manche.

ZEPUYK1UM PBOMOSSTOR1UM , cap de

l'Italie ancienne, sur la côte du Bruiium et la mer de Sicile, près de Locres. C'est de nos jours le cap BruzzaNO.

ZBPL1CHAL (Antoine-Michel) , jésuite et littérateur allemand, né à Trebitz (Moravie) en 1737, mort a la lin du xviuo siècle. Il devint recteur de l'université de Breslau et directeur des établissements catholiques d'instruction publique dans laSilesie prussienne. On lui doit un assez grand nombre d'écrits, parmi lesquels nous citerons : Introduction à ta connaissance du jr/oôe (Breslau, 1771, in-8°); Nouvelle géographie à l'usage de Ut jeunesse (Breslau, l772,'in-8°); De juris naturalis et geniium institutionibus (Breslau, 1772, in-4°); Plan pour l'histoire générale, d'après une table chronologique (Breslau, 1774, in-8°); Sur la manière de tire avec fruit les auteurs classiques latins (Breslau, 1775, in-S°); Chreslomalhie grammaticale (Breslau, 1775, in-8°J; Chrestomathie poétique ( Breslau , 1777 , in-8°), etc.

ZEPPENFELD (Victor), peintre allemand, né à Greitz, principauté de Reuss-Greitz, en 1834. Elève de Gensler, dont il reçut les leçons à Hambourg, il rit ses études à Munich et à Dusseldorf, sous la direction de Jordan. Il voyagea ensuite en Altemuge, en Suisse et dans la haute Italie 'et y prit les motifs da ses tableaux les plus gracieux. Il excelle à traduire sous une forme artistique soignée et presque savante des scènes d'idylles populaires. Ses tableaux les plus connus sont : le

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