ZING
ZINCIFÈRE adj. (znin-si-fè-re — de zinc, et du lat. fera, je porte). Miner. Qui contient du zinc : On a appliqué le nom de cadmie à l'oxyde de zinc, gui, dans le traitement des minerais zincifèrks,' s'attache aux parois du fourneau. (D'Orbigny.)
ZINCIQUE adj.- (zain-si-ke — rad. sine).
Chim. Se dit d'un oxyde de zine, et des sels formés par cet oxyde.
ZINCKË (Chrétien-Frédéric), peintre allemand, né à. Dresde vers 16S4, mort en 1767. Il se rendit en 1706 en Angleterre où il se perfectionna dans l'art de la peinture sue émail sous la direction de Boit, surpassa bientôt cet artiste et vit en peu de temps sa réputation égaler celle de Petitot. Le prince de Galles le nomma peintre de son cabinet, et, comme il était accablé de commandes, il mit ses œuvres à un très-haut prix. En 1737, il retourna en Allemagne, mais il y séjourna peu de temps et il revint en Angleterre, où il passa les dernières années de sa vie. Il s'était marié deux fois et avait épousé sa première femme dans des circonstances très-singulières. Ayant été atteint d'une maladie grave que les médecins ne pouvaient guérir, il reçut le conseil de boire du lait de femme. Quelques jours après, une jeune mendiante tenant un petit enfant dans ses bras lui demanda l'aumône. Zincke lui donna quelque argent, causa avec elle, la conduisit dans sa maison dont il lui confia bientôt la diKection, partagea le lait qu'élit» donnait à son nourrisson, se rétablit complotement et, ayant appris peu après que soa mari venait de mourir, il l'épousa. Cet artiste a laissé de très-beaux portraits sur émail dont plusieurs se trouvent dans la collection du duc de Cumberland. Il avait peint touta la famille royale d'Angleterre. Une de ses dernières œuvres est un portrait de Louis XV, qu'il exécuta sur la demande de la marquise de Pompadour.
ZINCOGRAPHIE s. f. (zain-ko-gra-fl — da zinc, et du gr. graphe, j'écris). Procédé nouveau analogue a la lithographie, niais dans lequel la pierre lithographique est remplacée par le zinc, il Zincagrapliie galoanique, Procédé de gravure galvanique inventé en 1852 par M. Dumont, graveur à Paris, et au moyen duquel on obtient des planches en relief sur zinc, propres à être tirées sous la presse typographique.
ZINCOGRAPHIER v. a. ou tr. (zain-kogra-fi-é). Imprimer par les procédés de la zincographie.
ZINCONISE s. f. (zain-ko-ni-ze — àezine, et du gr. konit, poussière). Miner. Oxyde de zinc naturel.
— Encycl. La sinconise, appelée aussi cadmie native, calamine fossile, fleur de zinc, etc., se présente sous la forme d'une matière pulvérulente ou terreuse, dont la pesanteur spécifique est égale à 3,6. Comme composition chimique, c'est une combinaison de 3 équivalents de carbonate de zine et de 1 équivalent d'oxyde de zinc hydraté. Elle donne de l'eau par la calcination. L'acide azotique la dissout avec effervescence ; la solution, traitée par l'ammoniaque, donna Un précipité blanc qui se redissout par un excès d'alcali. Cette substance, qui a beaucoup d'affinité avec la sinithsonite et surtout la calamine, a d'abord été confondue avec cette dernière. On la trouve en petites masses dans les mines de plomb de Bleiberg (Carinthie) ; mais elle n'est pas assez abondante pour être l'objet d'une exploitation métallurgique. .
ZINCONITE s. f. {zain-ko-ni-te -— rad.
zinc). Chim. Carbonate de zinc natif, plus connu sous le nom de calamine, et qui est un des principaux minerais de zinc. Il On le nomme encore smithsonite ou cadmib.
— Encycl. V. zinc.
ZIND1K1TE s. m. (zain-di-ki-te). Hist.
rebg. Sorte de panthéiste mahomètan.
ZING s. m. (zuingh). Bot. Nom vulgaire d'une espèce d'acacia de la Sénôgambie.
ZINGAGE s. m. (zain-ga-je — rad. zinguer). Ttschn. Action de couvrir do zinc : Le zingage de la tôle.
ZINGANE s. m. (zain-ga-ne). Ethnogr.
Nom que l'on donnait autrefois au peuple errant appelé aujourd'hui bohémien.
Zingara dansant (la), statue de marbre par Clèsinger ; Salon de 1859. Elle est appuyée sur le bout du pied, une jambe rejetée en arrière, les bras mollement arrondis au-dessus de la tète renversée, les mains faisant frémir le tambour de basque ; elle danse avec une ardeur voluptueuse et qui tient de l'ivresse. « Cette ivresse met en branle une gorge épaisse, des jambes empâtées et des pieds épais; la robe ronflante, aux plis tuyautés, rabat l'essor de la danseuse. » C'est ainsi que M. Paul de Saint- Victor a apprécié cette statue ; mais il semble qu'il ait surtout cédé au besoin de terminer par cette pointe d'un goût douteux •. « Comment voler avec des ailes k l'empois?i Un littérateur qui est en même temps un sculpteur, M. Z. Astruc, a jugé tout autrement la Zingara : « Cette danseuse no frémit pus en l'air comme une libellule, mais elle s'agite à terre avec la grâce légère ei nerveuse d'un jeune chat. La tunique, serréfc