‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 1021 sur 1042 · ZING · texte numérisé non relu

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au-dessous des seins pur petits plis, est d'une forme toute coquette. Les bras soi.t purs, larges, pleins ; la beau ,é des jambes fait rêver. » Alexandre Dumas père a parlé de la Zingara d'une façon p us' élogieuse encore : « Cette figure, a-t-il cil, est d'une ampleur et d'une allure remarquables. C'est le mouvement, c'est la san ,é, c'est la vie. Les chairs sont palpitantes de vérité ; de quelque côté que Von regarde ce marbre, on trouve des lignes admirables, gracieuses, unies à la force et à la volonté dans le dessin. Les linges et les draperies sont traités a la fois en maître puissant et en i raticieii habile ; c'est fouillé avec l'impatient e et la délicatesse de l'amour; l'exécution es. large et savante, La Zingara est une sculpture pleine de couleur. »

Un tableau de Corot représentant une Zingara a figuré à la vente de la galerie de Iihalil-Bey, en 1870. Iï. Hébert, l'auteur de la MaVaria, a peint u:>e Zingara italienne (Salon de 1867). Une .Zingarella, des enviions de Naples, a été oxposée par M. Iteynaud au Salon de 1864. Des tableaux àeZingari, par Armand Leleux et Félix Haffner, ont paru aux Salons d.i 1845 et 1849. N'oublions pas que c'est a P'aples que l'on a baptisé du nom de Zingari ou Zingarella une délicieuse madone du Corrége, qui est au musée des Studj ; elle doit ce singulier surnom à son teint bruni (\iigra, sedformosa) et au mouchoir blanc dent elle est coiffée, comme les Zingare napolitaines. On l'appelle encore la Madone au lapin, à cause de la présence d'un lapin dais la paysage où elle sst assise. V. madone (t. X, p. 899).

Zingarella (la), statues antique en marbre pentéiique; musée du Louvre, nû 462. Cette charmante figure paraîi être une Diane; des trous aux épaules indiquent qu'elle portait un carquois. Son costume, très-rare, ressemble à celui de la Flore du Capitole. La longue tunique à manches courtes est recouverte de la pœnula, sorte de vêtement qui rappelle le poncho des habitants de l'Amérique méridionale. La Zingarella provient de la villa Borghèse, où elle était cornue sous ce nom qui signifie la Bohémienne La tête, le nu des bras, les pieds et une partie de la tunique sont modernes; hauteur, im,581.

ZINGARELLI (Niccolo-Antonio) , célèbre compositeur italien, né i Naples le 4 avril 1752, mort dans cette ville le 5 mai 1837. Fils d'un maître de chant, il suivit fort jeune les cours du Conservatoire de Loreto, où il apprit le violon et la composition. Obligé de donner des leçons pour vivre, il accepta une place modeste à Torre df U'Annunziata.Ce fut là qu'il fut distingué pai la duchesse de Castelpagano, qui lui donn t un logement à Naples, dans son palais, et lit tant de démarches en faveur de son protégé, qu'elle lui fit représenter son premier opéra , Montezuma (1781), qui n'obtint qu'un accueil assez froid au théâtre San-Carlo. Alsinda, opéra bouffe, joué à Milan quatre an: après, fut au contraire reçu avec faveur. Encouragé par ce succès, il écrivit pour le théâtre de laScala : Telemacco (1785), Jfigeiia in Aulide (1787), La Morte di Cesare (17! l), Pirro (1792), La Secchia rapita, dont le poëme fut emprunté à Tassoni (1793); Ciuletta e Romeo, son chefd'œuvre (1796); Meleagri (1798), Inès de Castro (1803), etc. Bientôt il vint à Paris pour mettre le sceau à sa répitation chaque jour grandissante et donna te ut d'abord Antigone (1789), froide composition qui n'eut aucun succès. En 1792, il avai; été nommé maître de chapelle de la cathédrale de Milan. Deux ans après, il passa à Loieto, avec la même qualité, et enfin a Saint Pierre de Rome, où il remplaça Guglielmi en 1804. S'étant refusé à faire chanter un Te Dium en l'honneur du roi de Rome (1811), le général Miollis le fit arrêter et conduire à Paris sous une escorte de gendarmes. Interrogi par Napoléon sur le motif de son refus, il répondit fièrement qu'il ne connaissait d'autre roi de Rome que le pape. L'empereur sourit, lui commanda une messe pour sa propre chapelle et lui fit remettre le lendemain 12.000 francs à titre de rémunération. Sa place de maître de chapelle à Saint-Pierre ayant été donnée à Fioravanti en 1812, il retourna à Naples, où il remplaça Paisiello comme maître de chapelle de la cathédrale. En 181!, Murât mit Zingarelli à la tête du Conservatoire de Naples, place qu'il a conservée jusqu'à sa mort. Cet artiste a eu pour condisciple Cimarosa, et pour élèves Bellini, Corti, Mercadante, les frères Ricci, etc. Un des derniers représentants de l'ancienne école italienne, il défendait à ses élèves rie s'ej.ercer sur les partitions de Rossini. C'était un homme d'un esprit étroit, plein de préjugé!, et de préventions, livré aux exercices d'une piété exagérée et qui n'avait ni méthode ni plan d'enseignement. « Rejetant, dit Denne-Baron, les productions des grands musiciens qui s'étaient illustrés dans les pays é .rangers pendant la seconde moitié du xvme siècle et au commencement du xixe, doiil il n'approuvait pas les innovations, il retenait constamment ses élèves dans les anciennes limites, établissant avant tout que la parti i vocale seule doit être prise en considération et que, dans tous les cas, les idées ne sauraient être trop simples, l'harmonie trop claire, l'exécution trop facile. « Depuis sa nomination comme directeur du Conservatoire de Napiea, Zingarelli

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