ZIZA
(Cologne, 1571, in-fol.); des Sermons et des Oraisons funèbres.
Z1TTAD, ville de la Saxe royale, cercle et à 42 kilom. S.-B. de Bautzen, chef-lieu du bailliage de son nom, sur la Mmidau; 13,100 hab, Gymnase; bibliothèque publique, musée d'histoire naturelle; cabinet de médailles. Nombreux établissements industriels, tels que blanchisseries, teintureries, imprimeries sur toiles; fabriques de draps et de pianos. Centre d'un important commerce de til et de toiles. Zittau, nne des plus riches villes de la Saxe, fut rebâtie presque entièrement , après son bombardement par les Autrichiens, en 1757. Aux environs, on voit sur une étninence les ruines d'un vieux château et du vaste monastère d'Oybin. Patrie de l'orientaliste Michaèiis.
Z1TTMANN (Jean-Frédéric), médecin allemand, né en 1671, mort en 1757. 11 fut médecin d'armée et, plus tard , conseiller et médecin de la cour de Saxe. Il avait, dans sa longue pratique, employé avec beaucoup de succès, dans le traitement des maladies vénériennes, une décoction particulière de salsepareille dont il donna la formule k Roebisch ; Roebisch la communiqua à Theden, qui i'a donnée au public dans le second volume de ses Uemarques et observations pour le progresse la chirurgie. Zittmann publia le recueil de consultations médico-légales données par la Faculté de Leipzig de 1650 à 1700, recueil qui avait été préparé par Ch.-J. Lange. Fn voici le titre : Medicina forensis, hoc est responsa faeultatis medics Lipsiensis ad quœstiones et casus médicinales (Leipzig, 1706, 2 vol. ill-40).
ZIT-ZIL s. m. (zi-tzil — mot mexicain). Ornith. Espèce de colibri qui vit au Mexique.
ZIUS s. m. (zi-uss). Chronol. Deuxième mois de l'année eivile des Hébreux. U On l'appelle aussi ziv et ijar.
ZIVER-PACHA, poète et administrateur turc, né en 1793, mort en 1862. Il entra de bonne heure dans les fonctions publiques, sous le règne du sultan Mahmoud, et remplit de nombreuses charges, entre autres celles de président de l'hôtel des monnaies, de directeur au ministère de la marine, de membre du conseil de l'instruction publique, de président du conseil des vakoufs, de membre du conseil d'Etat et de justice, etc. Un an avant sa mort, Ziver fut élevé à la dignité de fonctionnaire du premier rang. Tout en remplissant ces emplois, il avait cultivé Bvec succès la poésie et avait reçu le titre de poëte impérial. Ses poésies, fort estimées des Turcs, ont été recueillies et publiées k Coustantinople sous la titre de Biwan.
Z1Z, rivière d'Afrique, dans l'empire du Maroc, province de Tafilet. Elle descend du versant méridional du Grand-Atlas et parait se perdre dans les sables du Sahara.
ZIZANIE s. f. (zi-za-nl — gr. zizanion, hit. zizania, qu'on rapporte au syriaque ziuano, même sens). Bot. Ivraie, mauvais» herbe qui pousse parmi les blés. Vieux en ce sens, u Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des oryzées, dont l'espèce type croît dans les marais de l'Amérique du Nord : On a tenté la culture de la zizanik en France. (Th. de Berneaud.)
— Fig. Mal qui se mêle au bien et le dénature ou le détruit. Il Cause de trouble, de mésintelligence : Semer lu zizanie dans une société. Que nos guerres de plume et nos zizanies littéraires nous semblent petites, misérables.' (Ste-Beuve.)
Pourras-tu bteti, d'un air de prud'homîe. Dans la maison semer la zizanie ?
Voltaire.
... On a vu souvent la calomnie Entre d'heureux époux Semer la zizanie.
Sauîun.
Je cours, j'écris, j'invente des scandales, Pour les combattre et pour me faire un nom, Pieusement semant ta zizanie Et l'arrosant d'un peu de calomnie.
— Encycl. Bot. Les zizanies son t des plantes k fleurs diclines, monoïques, réunies en une panicule terminale, dont les fleurs imiles occupent la base et les fleurs femelles le sommet. La seule espèce qu'on puisse rapporter positivement k ce genre est la zizanie aquatique ou miliacée, vulgairement nommée riz sauvage. Mais elle présente plusieurs variétés, que divers auteurs ont élevées au rang ! d'espèces, bien qu'elles reposent sur des caractères peu importants. La zizanie aquatique est une plante annuelle, à racines courtes, fibreuses, fwseiculées; k tiges hautes de 2 mètres k 3 mètres, portant des feuilles très- longues, alternes et engainantes; les fleurs femelles ont des pédoncules renflés en massue; les caryopses qui leur succèdent ont près de om,02 de longueur. Cette plante croit dans l'Amérique du Nord, particulièrement au Canada et dans la Caroline. Mais on la cultive aussi aux Antilles et mèine dans certaines contrées de l'Amérique du Sud. Elle se plaît dans les terrains aquatiques, inondés ou marécageux. Les caryopses mûrissent successivement dans les mois de septembre et d'octobre. Malheureusement, la récolte n'en est pas facile, puisqu'il faut la faire souvent avec de l'eau jusqu'aux
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genoux, en portant d'une main une sorte de van pour recevoir la graine et ayant dans l'autre une baguette pour frapper les particules et faire tomber le grain qui est mûr. Celte récolte produit ainsi, par journée commune et par chaque ouvrier, % kilogrammes' à 3 kilogrammes de grains épurés, d'un brun noirâtre et luisant. La plante se ressème ordinairement d'elle-même. Le grain de cette graminée est très-volumineux, riche en fécule, très-savoureux et doué d'excellentes qualités alimentaires. Il est très-nourrissant et s'accommode, comme le riz, au gras ou au maigre. Les indigènes de l'Amérique du Nord le mangeaient, cuit avec des viandes , avant l'introduction du riz. II est même susceptible d'entrer dans la panification. Les oiseaux le recherchent avidement et on en tire un bon parti pour nourrir ceux qu'on élève dans les basses-cours. Le chaume , comme celui du maïs, est rempli d'un suc doux et sucré; vert ou sec, il fournit aux animaux domestiques un fourrage dont ils sont très-friands et qui donne un excellent produit, surtout dans les terres irriguées. On a essayé avec quelque succès sa culture en Europe.
ZIZEL s. m. Mamm. V. zisel,
ZIZEL1TZ, bourg de l'empire d'Autriche , dans la Bohême, cercle de Bischow, sur un bras de la Cydlina ; 2,000 hab.
Z1ZI s. m. (zi-zi — onomatop. du cri de l'oiseau). Ornith. Bruant des haies : Le ztzi a presque toujours te bec terreux. (Buff.)
— Encycl. Le sizi, appelé aussi le bruant des haies, et dans le Midi chic, est k peu près de la taille du bruant ordinaire; il mesure^ environ 0m,l7 de longueur totale. Il a la tête variée de jaune ei de vert olive , ponctuée et rayée de noir; la gorge et la poitrine mélangées de jaune, de noir et de brun ; le dessus du corps roux et noir; le dessous d'un jaune plus ou. moins foncé, taché de brun par places; les pennes bigarrées de blanc, de roux, de brun et de noir ; la queue noirâtre; le bec et l'iris bruns; les pieds brunâtres. Eu hiver, les plumes noires de la gorge sont frangées de jaunâtre. La femelle est jaunâtre en dessous, avec des lignes brunes sur la baguette des plumes; elle a un peu de roux sur la poitrine et un trait noir au coin du bec. Cet oiseau habite l'Europe centrale ; il ne remonte jamais vers le nord au delà des bords du Rhin. Vers le mois d'octobre, il commence k arriver dans nos provinces méridionales. Il voyage de trèsgrand matin et par petites troupes de cinq h dix individus. Il se mêle volontiers avec les puisons. Tantôt il perche sur les arbres, tantôt il court sur les terres fraîchement labourées, pour chercher sa nourriture, qui consiste surtout en graines.vEn hiver, il fréquente les bois, les buissons et les endroits élevés, de préférence aux plaines découvertes. Il est peu rusé et donne facilement dans les filets qu'on lui tend, si l'on est muni d'un bon appelant, il s'accoutume aisément k la captivité et y devient même très-familier.
Z1Z1ANOFF (Paul-Dimitrie%-itsch, prince), général russe, mort en 1805. Il appartenait k une des plus puissantes familles de la Géorgie. De bonne heure, il entra au service du gouvernement russe, qui le nomma en l'803 commandant en chef de l'armée destinée k maintenir la Géorgie squ* son pouvoir. Redoutant l'influence qu'exorçait sur ses compatriotes Marie, femme du dernier roi de Géorgie, laquelle était restée k Tiflis avec ses enfants, il l'envoya en Russie, puis soumit k un tribut les Lesghiz de Tchar et de Belakkan, habitant les montagnes de la frontière géorgienne orientale, et fit chasser, celte même année, les Lesghiz à la solde de la Turquie , dont les fréquentes incursions causaient de grands ravages dans une partie du pays. En 1804, Ziziauoff entreprit trois expéditions, l'une contre Erivan, où il échoua; les deux autres, qui réussirent, contre Djawat, kan de Gandja, ancien flef des rois de Géorgie, et contra les Ossètes, du district de Djankour, au nord de celte contrée. En 1805, il s'empara de Noukhi, capitale du pays de Chak'lu, y établit Djaphar- Kouli-Jihan, qui reconnut la suzeraineté de la Russie, et marcha ensuite contre Ibrahim, kan de Karabagh. Ce dernier , se voyant dans l'impossibilité de résister aux Russes,
iiroposa à Zizianoff de se rendre k une con- 'érence pour traiter des conditions de la paix, avec l'intention de le faire assassiner. Le général russe fut prévenu du sort qui l'attendait; mais, convaincu qu'où n'oserait pas porter la main sur lui, il se rendit k l'invitation d'Ibrahim et périt sous les coups do ses sicaires.
ZIZIE s. f. (zi-zî). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des ainminées, comprenant trois espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord.
Z1ZIM ou DJËM, prince ottoman, célèbre par ses aventures et par ses malheurs. V.
Î)JKM,
Ziiine, roman, par Paul de Kock (1836, 2 vol. in-S°). Au bout de deux années d'une douce et paisible union, M. Guerreville a pei'du sa femme, et dès lors il concentre toute son atfeciion sur sa lille Pauline, qui, d'ailleurs, justitie la tendresse et l'idolâtrie de son père. A seize ans, elle attire tous les
ZLOC
regards par sa beauté. M. Guerreville, qui habite les environs d'Orléans, fait la connaissance d'un de ses voisins de campagne, le jeune d'Aubray, dont la figure et les manières distinguées produisent une vive impression sur l'innocente Pauline. M. Guerreville ne demande pas mieux que d'assurer le bonheur de sa fille en l'unissant k l'homme de son choix; mais d'Aubray a d'autres desseins. Il fuit croire k Pauline que son père lui a refusé sa main et la décide k se laisser enlever. C'est un coup terrible pour le malheureux Guerreville; mais l'espoir le soutient : il pense que sa fille ne peut manquer de revenir pour implorer son pardon. Vain espoir I sept années s'écoulent sans qu'il puisse rien apprendre sur le sort de Pauline, malgré les démarches les plus uctives.
Un jour, dans une maison de la rue Montmartre, où il poursuivait le cours de ses investigations, il voitk un quatrième étage un pauvre porteur d'eau malade, k qui le portier vient annoncer que, le lendemain, son grabat sera vendu pour payer son loyer. L'Auvergnat est consterné; sa lille, jolie enfant de six ans, Zizine, pleure auprès de lui. Emu de ce spectacle, M. Guerreville prend Zizine à part, lui donne sa bourse et envoie son médecin soigner le père. Quelque temps après, Zizine, dont tout le quartier fait l'éloge, est prise en affection par une riche propriétaire, Mme Dalbert, qui se charge de sou éducation. Quelque temps après, le porteur d'eau , craignant que Zizine ne s'ennuyât avec cette vieille dame, veut la reprendre et vient k ce sujet demander conseil a Guerreville. qui lui promet d'aller s'ententendre avec M>«e Dalbert. Il se présente, en effet, chez cette dame, ou il rencontre une nombreuse société réunie pour les fiançailles de MHe Stéphanie Dalbert. Le futur parait et Guerreville reconnaît en lui le séducteur de sa fille, qui feint de ne pas le remettre. Incapable de se contenir en face de celui qui a causé tous ses malheurs, Guerreville 1 accable des plus cruels reproches et, n'obtenant que de dédaigneuses réponses , le soufflette et se retire. Un duel a naturellement lieu; Guerreville est dangereusement blessé ; mais le porteur d'eau rencontre lo séducteur de Pauline dans un endroit isolé, le force k se battre au pistolet et le tue. Guerreville se lie alors avec lui et lui raconte tous ses malheurs. ïl ne pouvait choisir un meilleur confident. Abandonnée il y a sept années, Pauline s'était réfugiée dans une maison de la rue Saint- Denis, où il demeurait alors. Elle y est morte en donnant le jour à une fille, et cette fille, c'est Zizine. Le cœur de M. Guerreville renaît k la tendresse et au bonheur.
Ici, comme dans plusieurs de ses. livres, Paul de Kock se plaît à donner le beau rôle à un ouvrier honnête et laborieux, le brave Michel, taudis que le mauvais sujet est un jeune homme riche et oisif. C'est une manière indirecte d'enseigner à ses lecteurs que le travail moralise l'homme.
ZlZIPHIN s. m. (zi-zi-fa'm — du lat. gizîpliinus, qui a rapport k la jujube). Moll. Genre de mollusques gastéropodes peetinibranches, du groupe des trochuïdes.
Z1Z1PHORË s. f. (zi-zi-fo-re). Bot. Genre de plantes,, de la famille des labiées, tribu des monardêes, comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent le midi de l'Europe et l'Asie centrale.
— Encycl. Les zi3tphores sont des plantes harbacées ou sous-frutescentes, k feuilles entières ou dentées; les fleurs, groupées eu petits bouquets, ordinairement rapprochés au sommet des rameaux, présentant un calice tubuleux, allongé, bilobé ; une corolle k deux lèvres presque égales ; quatre étamines, dont deux stériles ou rudimentaires; U» fruit se compose de quatre akènes lisses. Les espèces peu nombreuses de ce genre sont disséminées dans l'Europe centrale, au pourtour du bassin méditerranéen et dans l'Amérique du Nord. Quelques-unes sont cultivées dans nos jardins, mais se recommandent moins par leur mérite ornemental que par leur odeur agréable, assez analogue k celle du thym ou de la sarriette. On les propage aisément de graines semées en place; elles se ressèment ensuite d'elles-mêmes. Nous citerons, entre autres, les ziziphores d'Espagne, aciuoïde, en tête, etc.
ZIZ1PHUS s. m. (zi-zi-fuss — du gr, zizuplion, jujube). Bot, Nom scientifique du genre jujubier.
ZIZlTH s. m, (zi-zitt). Ilist. relig. Nom donné autrefois k des houppes de couleurs variées, que les israélites portaient sur leur vêlement, pour se rappeler les commandements de Dieu. U Aujourd'hui, Frange qui entoure un petit morceau de drap placé sous le vêtement des israélites.
ZIZKÀ (Jean) , célèbre chef des hussites, V. Ziska.
ZLL\ , bourg de l'empire d'Autriche , dans la Moravie, cercle et à 21 kilom. N. do Hradisch, sur la Drewnitza; 2,700 hab.
ZLOCZOW, ville de l'empire d'Autriche, daus la Galicie, k 80 kilom. E. de Lemberg, chef-lieu du cercle de son nom ; 6,000 hab. Fabrication de toiles à voiles.
ZLOCZOW (cisRCLE de), division administrative de la Galicie, comprise entre la Russie
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au N. et a l'E., et les cercles de Lemberg, de Brzezany, de Tarnof ol et de Zolkiew ; 5,230 kilom. carrés; 275,00) hab. Le sol, généralement plat, est asse.j fertile; mais on y trouve quelques marais et des espaces sablonneux et non boisés. L/ugr .culture et l'élève du bétail sont la principUa occupation des habitants.
ZMEINIGORSKOÏ, bourg fortifié de la Russie d'Asie, gouvernement et à 522 kilom. S. de Tomsk; 3,000 ha"). Lavages d'or.
ZMYGROD , bourg de l'empire d'Autriche , dans la Galicie, oen le et à 17 kilom. S.-E. de Jaslo, sur la Deinbovka; 2,200 hab. Blanchisseries de fil; commerce de toiles et de vins.
Zn. Chim. Abréviation du mot zinc.
ZNAÏM, ville (le l'empire d'Autriche, dans la -Moravie, à 56 ki ora. de Brunn, chef-lieu du cercle' de son nom, sur la Taja ; 7,000 hab. Gymnase; maison t'édueation pour enfants de militaires, Aux environs, exploitation de terre a porcelaine, fabrication de draps, toiles, faïence, moutarc.e. On y remarque la caserne, autrefois chiteau et résidence des margraves de Mora\ie; les églises de Saint- Nicolas et de Saint-Wenzel, et dans les environs l'ancienne abtaye de Luka. Le 11 juillet 1809, les Français:, sous les ordres de Marniont, y remportèrent une victoire sur les Autrichiens commaniés par l'archiduc Charles; cette victoire fut suivie d'un armistice, qui fut le prélude di la paix, de Vienne. V. plus bas.
Znaïm (armistice dk) , conclu entre l'armée française et l'année autrichienno après la bataille de Wagram. Napoléon savait profiter de la victoire, i,e laissant aucun repos aux ennemis qu'il ve luit de battre, les poursuivant sans trêve <:t rendant leur retraite quelquefois plus mejnrière que le combat lui-même. C'est ainsi qu'aussitôt que les derniers coups de eancu eurent retenti sur le champ de bataille dî Wagram, il lança ses soldats sur la trace des Autrichiens, qui, serrés de près dans leur fuite et acculés enfin à Znaïm, perdirent encore prés de 10,000 hommes aux environs de cette ville. La lutte allait même se termi.ier pour eux par un désastre plus eonsidér ible, lorsque le colonel Marbot et le général d'Aspre arrivèrent aux avant-postes en urit.nt : ■ faix I Paixl ne tirez plus. » Voici ce 1 ui était arrivé : le prince Jean de Lichtenstei i , au nom de l'année autrichienne, s'étHit présenté à Napoléon et lui avait demandé tne suspension d'armes, promettant au nom de l'honneur militaire qu'on ouvrirait immédiatement des négociations pour la conclus on de la paix. Aussitôt les chefs d'état-niajoi des deux armées, Berthier pour la Fiance, M. de Wimpffen pour l'Autriche, s'étaient tbouohés sur le terrain même du combat, et tvaient commencé à débattre les conditions d'un armistice, qui fut signé à Znaïm le il juillet à minuit (1809) et porta la date du 12. (Jet armistice célèbre devait durer un mois, délai suffisant pour les débats qui allaient s'ouvrir relativement à la conclusion de la paix. Les conditions étaient dures pour l'Autriche, mais le vaiuqueur lui avait mis le pied su;1 la gorge; il lui fallut bien céder.
Napoléon, pour asimrer sa position militaire dans le cas où 1 on ne pourrait pas s'entendre et où l'on reprendrait les hostilités, exigea l'occupation p jrmanente par ses troupes de toutes les provinces qu'elles avaient seulement traversées, c'est-à-dire la haute et la basse Autriche, les districts de Znaïm et de Brunn, comprei ant la moitié de la Moravie ; la Styrie, la Curinthie, la partie de la Hongrie située entre la Raab et Vienne, et une portion de la Camiole qui assurait ses communications avec la Dalmatie et l'Italie. De cette manière, les armées belligérantes avaient pour ligne de séparation Linlz , Krems, Znaïm, Bruni, Gôiling, Presbourg, Raab, Gratz, Laybaci et Trieste. Napoléon voulut, de plus, qu'oL lui laissât ou qu on lui remît immédiatement la citadelle de Brunn, la ville de Presbourg, ainsi que les places de Raab, de Gratz et de Laybach. De cette manière, il occupait plus d'un tiers de l'empire d'Autriche. Appuyé ainsi sur la capitale de cet empire et sur lei principales places,. il pouvait, si la guerre ;.e renouvelait, pousser ses conquêtes jusqu'ai. fond des provinces les plus éloignées. Au rette, la paix allait se signer a Vienne , et nu ure un terme aux conditions de l'armistice de Znaïm.
ZNAÏM (ckrclb db) entre ceux de Brùnn \ l'E. et au N.-E., d'Iglau à k'O. et l'archiduché d'Autriche au S. Il mesure 3,064 kilom. carrés de superficie e; renferme 20,000 hab. Montagneux dans sa partie septentrionale, il est composé à l'E. et au S. de plaines tresfertiles en blé, fruits, vins, lin, anis, moutarde et fenouil. On y trouve de belles forêts et on y élève beaucoup de bestiaux, surtout des chevaux et des boiufs.
ZNITSCH, idole adorée à Kiev et à Novgorod -, c'était le feu sacré lui-même à la conservation duquel on avait élevé chez les Slaves plusieurs tempUs. On l'adorait surtout au moment des épidénies et quelquefois on lui sacrifiait les prisonniers chrétiens. ZO, préf. qui signifii Animal, V. zoo.
ZOAGÈNE s. f. (zoa-jè-ne — du gr. zoa, vie ; gennaô, j'engend:e). Bot. Espèce d'al- . gue, qui croît dans les eaux thermales ; Nous
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avons vu la zoagènk reparaître comme une matière glaireuse. (Th. de Berneaud.)
— Encycl. La zoagène, trouvée dans diverses eaux thermales, a été signalée sous les noms différents de glairine, barégine, nérine, plombiérine, spagine, etc., d'après son aspect extérieur et les localités dans lesquelles on l'a rencontrée. Quelques auteurs 1 ont signalée comme une matière animale, donnant les mêmes produits à la distillation, et pouvant fournir, par l'èbullition , une gélatine propre au collage du papier; on l'a même comparée à de la chair humaine recouverte de son épidémie. On en a fait, dit T. de Berneaud, tantôt une substance gélatineuse, transparente, presque incolore, sans trace d'organisation apparente ; tantôt un amas mucilagineux , formé, par dépôt, d'un grand nombre de particules, provenant, en majeure partie, de la décomposition de végétaux ou d'animaux , la plupart infusoires; tantôt on y u reconnu ce chaos du règne organisé dans lequel tous les individus puisent directement ou indirectement leur nourriture et dans lequel ils viennent ensuite se confondre; et mieux encore, pour parler d'une manière plus précise, les nombreux matériaux épars et en désordre d'un édifice qui s'est écroulé et qui n'existe plus. En réalité, la zoagène se présente comme une matière glaireuse, azotée, simplement organique, mais non organisée. Il est probable que 1 on a confondu sons ce nom les premiers états de ces hydropliytes, ou mieux de ces être ambigus, polymorphes, gélatineux, charnus, qui semblent flouer entre les deux règnes organiques.
ZOAGLIO , bourg du royaume d'Italie, province de Gênes, district de Chiavari, mandement de Rapallo; 3,335 hab.
ZOAMELGE adj. (zo-a-mèl-je — du préf.
zo, et du gr. melgô, je trais). Zool. Qui vit en parasite sur les animaux.
— s. m. pi. Entoin. Grande division des insectes hémiptères, comprenant ceux qui vivent en parasites sur les animaux.
ZOANTHAIRE adj. (zo-an-tè-re — rad.
zoanthe). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zoanthe.
— s. m. pi. Ordre de polypiers parenchymateux ou antliozoaires, ayant pour type le genre zoanthe.
— Encycl. Les zoanlhaires forment, dans la classe des polypes, un groupe caractérisé par un corps régulier en forme de fleur, plus ou moins allongé, libre ou fixé, très-contractile, pourvu d'un canal intestinal à parois non distinctes, avec une seule et grande ouverture terminale entourée de tentacules creux. Ils se divisent en trois tribus renfermant un grand nombre de genres, dont nous citerons les principaux. I. Zoanlhaires mous .lucernaire, moschate, actinacte, discosome, métridie, actinérie, actinie, actinolobe, aetinocère, etc. — IL Zoaiithaires coriaces : zoanthe, mamillifère, corticifère. — III. Zoaiithaires pierreux : fongie, lurbinolie, méandrine, astrée, agaricie, oculine, madrépore, porite, palmipore, etc.
ZOANTHE s. m. (zo-an-te — du préf. zo, et du gr. unthos, fleur). Zooph. Genre de polypes charnus, type de la famille des zoanthièns, voisin des actinies et comprenant plusieurs espèces, répandues dans les diverses mers : Les zoanthks ont le corps allongé. (E, Baudement.) Le zoanthe d'Ellis vit duns les mers a" Amérique. (A. Rousseau.)
— Encycl. Les zoantlies sont caractérisés par un corps charnu, presque cylindrique ou cunique, allongé, élargi à la partie supérieure en forme de massue, avec une bouche terminale, linéaire, trunsverse, entourée de tentacules courts, rayonnants, rétructiles, tandis que la base esc amincie, pëdonculée, en forme de tube charnu et rampant. Ces animaux ressemblent beaucoup aux actinies; mais ils en diffèrent en ce que, au lieu d'être libres, ils sont fixés en assez grand nombre sur une base commune plus ou moins élargie. Le zoanthe se sert de ses tentacules pour arrêter sa proie et l'amener k sa bouche. Le zoanthe d'Ellis habite les mers d'Amérique, où les groupes de ses individus pendent aux voûtes des rochers^
ZOANTHIEN, IENNE adj. (zo-un-ti-ain, i-è-ne — rad. zoanthe). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zoanthe. il On dit aussi zoanthinibn.
— s. m. pi. Famille de polypiers anthozoaires, ayant pour type le genre zoanthe.
ZOANTHROFE s. (zo-an-tro-pe — du préf.
zo, et du çr. anthrâpos, homme). Pathol. Personne aflectée de zoanthropie : Nouveau Nabuchodonosor, le zoanthropk se trouve tout à coup métamorphosé en béie faune, et s'en va errant au mitteu des cimetières et des àois, où il se sent harcelé par la meute et les chasseurs. (Macario.)
ZOANTHROPIE s. f. (zo-an-tro-pî — du préf. zo, et du gr. anthrâpos, homme). Pathol. Hallucination dans laquelle le malade Se croit changé en bête.
ZOANTHROPIQUE adj. (zo-an-tro-pi-ke — rad. zoanthrope). Pathol. Qui a rapport à la zoanthropie : Hallucination zoaNthropiqub.
ZOARE s. m. (zo-a-re). Antiq. Fût de colonne ou tronc d'arbre poli, qui représentait une divinité chez les Scythes,
zocc
ZOARCÈS S. ni. (zo-ar-sèss — du gr. zoarchès, vital, qui fait vivre). Iohthyol. Genre de poissons acanthoptérygions, de la famille des gobio'ides, comprenant plusieurs espèces, qui hnbitentlesmers d'Europe et d'Amérique. Il On dit aussi zoarcée et zoarqbb.
ZOARQUE s. m. (zo-ar-ke — du préf. zo, et du gr. archos, chef). Antiq. Chef d'une troupe montée sur des éléphants.
— Ichthyol. V. ZOARCÈS.
ZOBEÏDAH ou ZEB1 -EL- KHEWATIN (la
fleur des dames), princesse abbatsside , morte en 831 de notre ère. Elle perdit, toute jeune encore, en 767, Son père Djal'ar, fils aîné du calife Al-Mansour. Zobeïdah devint la femme légitime de son cousin, le célèbre Harounal.-Rasehid, qui monta sur le trône des califes en 787. Cette même année, elle mit au monde Amyn. Ce prince, bien que son père eût d'autres enfants de ses concubines, notamment Mamoun , devint alors l'héritier présomptif du califat ; mais il perdit une partie de l'affection d'Haroun-al-Raschid, et lorsque ce dernier mourut (809), il ne reçut en partage qu'une partie de l'empire musulman. Zobéidah en éprouva un vif chayrin, que suivit une douleur plus grande encore lorsque Amyn perdit à la fois la couronne et la vie. Elle continua néanmoins k résider à Bagdad, où le calife Mamoun la maintint dans tous ses honneurs et où elle termina sa vie. Cette princesse, dont il est fréquemment question dans les Mille et une nuits, se rendit célèbre par sa piété et par sa générosité. C'est à elle que les historiens persans attribuent la fondation de Tauriz ou Tebriz.'une des villes les plus importantes de la Perse (791).
ZOBÉID1 (Abou-Bekr-Mohammed), philologue arabe, né en Espagne, mort à Cordoue en 9-11 de notre ère. Il s'est fait connaître comme l'auteur d'une Grammaire arabe, d'une Histoire des grammairiens, et pour avoir corrigé et disposé dans un meilleur ordre le plus ancien dictionnaire arabe connu, le Kitab elain, dû au célèbre grammairien Khalil. Il a laissé aussi quelques poésies. On croit qu'il était le père d'Aboii-Bekr-Haçnn, fils de Zobéidi, mort en 989. h qui l'on doit une Histoire des jurisconsultes de Cordoue.
ZOBËIK, ville de la Turquie d'Asie, dans le pacbalik et à 15 kilom. S.-O. de Bassora. Elle fut fondée par des familles qui fuyaient les attaques des Wahabites; son nom lui vient de Zobéir, l'un des premiers disciples de Mahomet, dont le tombeau a été trouvé duns les ruines voisines.
ZOBEI. (Jean-Clmrles-Henn DE), théologien et géographe allemand, né à Grœppendorf en 1773, mort en 1849. Il fut successivement assesseur à la Faculté de philosophie de Wittemberg, professeur à Wiederau (1799), enfin évèque protestant à Borna. Nous citerons, parmi ses ouvrages : Magasin d'interprétation biblique (1805) ; Introduction populaire à l'ensemble des saintes Ecritures (1806); Principes, opinions et œuvres de Luther en matière d'enseignement (1817); Deoraculorum divinorum in concionibus sacris usu inepto eodemque noxio (1S17); Aperçu général de la géographie ecclésiastique et de ta statistique du royaume de Saxe (1831).
ZOBL1TZ, ville du royaume de Saxe, dans le cercle et à 52 kilom. de Zwickau, bailliage de Lauterstein ; 2,000 hab. Riches carrières de serpentine ; fabrication de dentelles, de coton, d'ouvrages en bois. Aux environs, ruines du château de Lauterstein et afrinerie d'argent de Grunthal.
ZOBOL1 (Alphonse), astronome italien, né à Reggio vers la fin du xvie siècle, mort à Bologne vers 1640. Il passa la plus grande partie de sa vie dans cette dernière ville, suivit les idées admises par Tycho-Brahé en astronomie, et, à l'exemple de la plupart de ses contemporains, se laissa prendre aux rêveries de l'astrologie. Ses principaux ouvrages sont : Asicometrologia (Bologne, 1619, in-4°); Discorso astrologico sopra la mutazione dell'aria e vari aeidenti (Vicence, 1631,
ZOCCA, bourg du royaume d'Italie, province de Modèue, district de Pavullo-nel- Frignano, mandement de Modène ; 4,500 hab.
ZOCCOL1 (Charles), architecte italien, né à Naples en 1718, mort en 1771. Après avoir servi pendant quelque temps dans le génie mili'iiire, il donna sa démission pour s'occuper d'architecture, d'hydraulique et de la partie de la jurisprudence qui s'y rapporte.' Des ouvrages qu'il fit paraître lui valurent bientôt d'être chargé de régler les différends si fréquents entre les riverains des cours d'eau, de voir ses décisions acceptées comme des oracles et d'être nommé contrôleur des bâtiments de la ville de Naples. Comme architecte, il a élevé des constructions solides et d'un aspect agréable. On lui doit notamment la cathédrale, le séminaire et le palais épiscopal de Calvi ; plusieurs couvents; les jolies villas du marquis de Palomba, à Cesa, près d'Averse, des princes de Supino, à Portici; les moulins de Capoue sur le Volturne de Scilla, dans la Calabre, etc. Comme écrivain, il a publié un bon traité des servitudes, intitulé :De seroitu, et un traité d'hydraulique, Délia gravilazione de' corpori e delta forza de' fluidi.
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ZOCHOWSKl (Félix), prélat, homme d'Etat, jurisconsulte et historien polonais, né en 1663, mort à Lo-wicz en 1748. Après avoir suivi les cours de l'académie de Cracovie, il se rendit k Rome, où il étudia le droit civil et le droit canon, la théologie et l'histoire. De retour dans sa patrie, il entra dans les ordres et devint successivement chanoine de Premyst (1G99), évèque de Kujawy, grand référendaire de la couronne (1709), chanoine de Varsovie et évèque d'Infland. Ses talents lui méritèrent la faveur d'Auguste III, roi de Pologne, et celle de Pierre le Grand, czarde Russie. Chargé par son souverain de plusieurs missions diplomatiques fort délicates, il y fit preuve d'autant d'habileté que de savoir et d'éloquence. Zochow»ki se signala surtout pendant son ambassade à Vienne, où il avait été envoyé pour provoquer une entente dans le but d'empêcher les Turcs d'entrer dans le territoire polonais. Son succès fut complet, et, en récompense de ses services, il reçut l'abbaye de Mogilsk (1716) et l'ôvêché de Posen (1717). Comme membre du sénat, il se montra profondément versé dans la connaissance des affaires et fit preuve d'autant de zèle pour le bien public que d'élévation dans les vues. A la diète de Varsovie en 1726, Zochowski fut chargé d'entrer en pourparlers avec les ambassadeurs de l'empereur, de la Suède et de la Prusse, et de s'occuper de la révision de la constitution due à Kozucliowski. Auguste III le nomma- peu après archevêque de Gnesne et primat. L'habile prélat prit ensuite une part active aux affaires de Torun, présida plusieurs fois les assemblées nationales et exerça une grande influence sur les délibérations des diètes de Grodno (1744) et de Varsovie (1746). Nous ci terons, parmi ses ouvrages : Synodus dicece~ sana Posnaniensis (Varsovie, 1720, in-4u) ; Sanctissimi D. N. Clemeutis papis XI dus constitutiones (Varsovie, 1719, in-40); Epistola pastoralis (Varsovie, 1720); Monitapastoralia (Brealau, 1727, in-40); Recueil de sermons (Varsovie, 1728), etc.
ZOCHOWSKI (Jean), jurisconsulte et philosophe polonais, né en Galicie en 1803, mort à Cracovie en 1S55. Il se fit recevoir docteur en droit et eh philosophie k l'université de Cracovie, dont il devint bibliothécaire adjoint. Zochowski commença par se livrer k la poésie et publia des pièces de vers dans différents recueils , puis il revint à des travaux plus sérieux. Chargé d'un cours de philosophie à l'université^ il professa bientôt en même temps le droit romain, en se servant dus commentaires de Cujas, et le droit civil. Par la suite, il obtint une chaire de droit naturel, de droit pénal, de législation comparée et devint en 1850 professeur de philosophie. Tout en se livrant Si l'enseignement, il exerçait avoc beaucoup d'éclat la profession d'avocat. Elu représentant en 1844, il exerça une grande influence sur lu commission législative, dont il faisait partie. Indépendamment d'un grand nombre de dissertations et d'articles philosophiques et bibliographiques, insérés dans divers journaux et recueils périodiques, on lui doit des ouvrages fort estimés dans son paya. Nous citerons, entre autres : De usuris secundum jus romanum (Cracovie, 1828) ; Esquisse historique du droit romain d'après Gibbon (Cracovie, 1830, in-S<>); Traité sur la philosophie en général et sur son état actuel (Cracovie, 1834, iu-8°j; Esquisse de l'histoire de la philosophie, d'après Tennemann (Cracovie, 1S36-1837, 2 vol. in-8°J; les Codes civil, de procédure civile et de commerce français, traduits en polonais avec des commentaires sur l'interprétation des textes (Cracovie, 1845) ; Cours de droit criminel (Cracovie); Critiques sur le droit international (Cracovie, 1849) ; Traité sur le droit des gens (Varsovie, 1851); Des rapports internationaux au point de vue de ta justice (Cracovie, 1849); Essai sur te principe de la souveraineté (Cracovie, 1S52); Sur les tendances de réorganisation sociale (Cracovie, 1852); De la représentation (Cracovie, 1853), etc.
ZOCODON s. m. (zo-ko-don). Zooph. Genre de polypiers, comprenant deux espèces propres à la mer de Sicile.
ZOCOR ou ZOKOR s. m. (zo-kor). Mamiit.
Espèce de rat-taupe ouspalax. Il On dit aussi zoca.
ZODARION s. m. (zo-da-ri-on — du gr.
zodion, animalcule; areios , belliqueux).
Arachn. Genre d'aranéides, de la -tribu des araignées, formé aux dépens du genre clotho.
ZODIACAL, ALE adj. (zo-di-a-kal, a-le — rad. zodiaque). Astron. Qui appartient au zodiaque : Constellations zodiacales. Il Lumière zodiacale, Lueur blanchâtre qu'on aperçoit après le coucher du soleil dans le plan do l'écliptique, sous la forme d'un triangle trèsallongé, dont la base semble reposer sur l'astre : C'est Cassini qui a découvert la lumibrk zodiacale, cette lueur blanchâtre qui entoure te soleil comme une lentille aplatie dont il serait le centre et dont les bords s'étendent dans son équateur. (Biot.)
— Numisin. Monnaies zodiacales, Monnaies d'Orient, sur lesquelles est figuré le zodiaque.
— Encycl. Astron. Constellations zodiacales. Ces constellations sont des groupes d'étoiles qui occupaient autrefois les douze si-
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gnes du zodiaque. Elles portent les mêmes noms que ces douze signes, mais n'y correspondent plus aujourd'hui, parce que le point équinoxial du printemps, qui a dans le sens rétrograde un mouvement de 50'',2 par an et d'où part toujours l'origine du premier signe, s'est déplacé par rapportaux étoiles, et part-onséqueiH parrupport auxcorstellations zodiacales. Ainr-i, du temps d'Hipparque, 130 uus avant Jésus-Christ, les constellations zodiacales occupaient encore a peu prés !es milieux des signes de mêmes noms ; mais la rétrogradation totale étant depuis cette époque d'environ 27», chaque constellation a avancé à peu près d'un signe. La constellation du Bélier se trouve donc dans le signe du Taureau, celle du Taureau dans le signe des Gémeaux, et ainsi de suite.
— Planètes zodiacales. On nomme souvent ainsi les planètes connues des anciens dont les orbites étaient assez peu inclinées sur le plan de l'écliptique pour que leurs routes apparentes dans le ciel ne sortissent pas du zodiaque. Parmi les planètes découvertes par les modernes, Uranus et Neptune méritent au même degré que les anciennes le nom de Modiacales; un grand nombre des petites planètes qui forment le groupe compris entre Mars et Jupiter ne sortent pas non plus du zodiaque, mais il en est aussi beaucoup qui s'en écartent ù des distances plus ou moins grandes ; telles sont principalement Phocée, Hébé, Géric, Thalie, Panope, Junon, Alexandra, Atalante, Niobé, Cérès,Daphné,Pallas, Laetitia, Calliope, Danaé, Euphrosyne, Mnéraosyne, etc. Pallas est de toutes celle qui s'écarte le plus du zodiaque, l'inclinaison de son orbite sur l'écliptique étant de 34°.
— Lumière zodiacale. On nomme ainsi une \ueur qu'on aperçoit, à certaines époques de t'année, près de l'horizon, soie le soir un peu après le coucher du soleil, lorsque le crépuscule a cessé, soit le malin avant l'aurore. La partie du ciel occupée par cette lueur a la forme d'un triangle. Sa base est à l'horizon, son sommet s'élève quelquefois jusqu'à une hauteur de 50«. Si l'on mène par la pensée la bissectrice de l'angle au sommet, on reconnaît aisément que, prolongée au-dessous de l'horizon, elle irait passer par la position que doit occuper le soieil au moment de l'observation. Cette bissectrice se confond avec un petit arc de l'écliptique. Si l'on observe pendant quelques heures le triangle lumineux, on reconnaît qu'il participe au mouvement diurne de la sphère céleste, de sorte qu'il suit le soleil dans sa marche, s'abaisse de plus en plus si l'observation est faite le soir et disparaît bientôt, ou, dans le cas contraire, monte au-dessus de l'horizon en grandissant jusqu'à ce que les premiers rayons de l'aurore J'éclipsent par leur éclat plus considérable.
Il résulte des hypothèses que suggèrent naturellement ces premières observations que la lumière zodiacale ne doit pouvoir être aperçue nettement qu'a des époques bien déterminées. En effçt, si le plan de l'écliptique est très-peu incliné sur l'horizon, aux instants soit du lever, soit du coucher du soleil, le triangle lumineux fera lui-même un trèa-petit angle avec ce plan; son sommet ne s'en écartera pas- beaucoup; la lueur se perdra donc dans les brumes qui obscurcissent toujours la partie du ciel voisine de l'horizon. Aucontraire, si l'écliptique fait aux mêmes instants un très-grand angle avec l'horizon, ta bissectrice de l'angle au sommet du triangle lumineux sera presque droite, le sommet luimême sera tiès-élevé, et si le ciel est d'ailleurs suffisamment pur, la lueur sera facile à apercevoir. Or, l'horizon, qui dans le cours d une même journée achève un tour complet autour de la ligne des pôles célestes, conserve bien toujours la même inclinaison sur I'équateur; mais l'angle qu'il fait avec l'écliptique varie considérablement dans le même intervalle, comme it est aisé de le reconnaîtra. Prenons pour plan du tableau le
plan méridien du lieu; soient O la position occupée par l'observateur; NS la ligne nordsud ou la méridienne, par laquelle passe le plan de l'horizon, ici perpendiculaire it celui de la figure ; OP l'axe du monde ; EE' la trace sur le plan du tableau du plan de i'équateur, qui coupe l'horizon suivant la ligne est-ouest projetée en un seul point O; la ligne des équinoxes par laquelle passe constamment le plan de l'écliptique va tourner autour du point O, dans le plan de I'équateur, de manière a achever sa révolution daus un intervalle de vingt-quatre heures, et, pour avoir à chaque instant la direction du plan de l'écliptique, il faudrait par cette ligne mobile mener uo plan constamment incliné de 23° 2S' sur le plan de l'éuuateur. Aux deux instants
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de la journée, séparés entre eux par «n intervalle de douze heures, où la ligne des équinoxes viendra se confondre avec la perpendiculaire au plan du tableau, c'est-à-dire uvec la ligne est-ouest, le plan de l'écliptique sera lui-même perpendiculaire au plan du tableau et sa trace sera dirigée soit suivant Oe, soit suivant Oe' ; il fera donc avec le plan de l'horizon soit l'angle eOS, qui est la somme de la latitude du lieu et de l'obliquité de l'écliptique, soit l'angle e'ON, qui en est la différence, et, dans l'intervalle, il prendra toutes les valeurs comprises entre ces deux limites. Ainsi, l'angle de l'écliptique avec l'horizon varie chaque jour entre deux limites différant entre elles de deux fois 23o 28'. Ces deux limites variant elles-mêmes d'un point à un autre de la surface de la terre, par exemple à Paris, où la latitude est de 41<> io', l'inclinaison de l'écliptique sur l'horizon prend tous les jours toutes les valeurs comprises entre 64<>38' et 170 42'. Cela posé, comme le solstice d'été'se trouve dans l'hémisphère boréal, la trace du plan de l'écliptique sur. le plan de I'équateur occupe la position Oe lorsque c'est le point équinoxial du printemps qui se trouve en avant de la ligure ; cette même trace vient en Oe' dans le cas contraire. Et puisque, pour que la lumière zodiacale soit facile a apercevoir, il faut que l'instant où l'inclinaison de l'écliptique par rapport à l'horizon est maximum coïncide à
fpeu près avec celui où le soleil se trouva ui-tnême dans ce plan, la condition est donc que le soleil soit assez voisin de l'un ou de 1 autre des points équinoxiaux; s'il est près du point équinoxial du printemps, ce sera au moment de son coucher que le point équinoxial du printemps sera en avant ; la lumière zodiacale pourra donc être aperçue le soir; aucontraire, s'il est près du point équinoxial d'automne, ce sera au moment de son lever que l'équinoxe du printemps sera en avant; la lumière zodiacale pourra être aper-
tue le malin. Ainsi, la lumière Zodiacale doit tre visible le soir aux environs du 21 mars, et le matin aux environs du 22 septembre. C'est ce que confirme pleinement l'observation.
On avait d'abord attribué la lumière zodiacale h une atmosphère du soleil ; mais, outre que sa forme lenticulaire ne paraît pas pouvoir s'accorder avec cette hypothèse, on a aussi remarqué que, dans cette même hypothèse, la matière qui nous transmet la lumière zodiacale devrait participer au mouvement de rotation du soleil sur lui-même, et, en raison de la distance au soleil de sa circonférence extérieure, les parties voisines de cette circonférence extérieure auraient une vitesse telle que leur force centrifuge dépasserait la puissance attractive du soleil.
On admet généralement aujourd'hui que la matière qui nous envoie la lumière zodiacale est ou bien une partie non encore condensée de la nébuleuse qui a donné naissance à notre système planétaire, ou un amas d'astéroïdes en nombre immense, formant un second groupe analogue a celui des planètes télescopiques placées entre Mars et Jupiter. Les étoiles filantes que lu terre rencontre chaque année deux fois dans sa route seraient peut-être les plus excentriques de ces astéroïdes. Dans la première hypothèse, la matière zodiacale serait analogue à la matière cométaire et, comme elle, en partie lumineuse par elle-même; dans la seconde, les astéroïdes que nous verrions seraient ceux qui, occupant la partie de l'anneau opposée a nous, tourneraient de notre côté leurs hémisphères éclairés par le soleil,
ZODIAQUE s, m. (zo-di-a-ke — gr, zodiakos; de won, animal, a cause des ligures d'animaux qui représentent la plupart des constellations du zodiaque). Astron, Zone circulaire dont l'écliptique occupe le milieu, et qui contient les douze constellations que le soleil semble parcourir dans l'espace d'un an ; Les constellations du zodiaque.
Le brillant zodiaque, en son plan incliné, D'un cortège nombreux se trouve environné'.
De Saint-Anob.
Il Représentation de la même zone, avec les constellations dessinées ou ligurées par des signes : Le zodiaque de Denderah.
— Encycl, Le zodiaque est une zone de la sphère céleste comprise entre deux petits cercles parallèles a l'écliptique menés à 9° de part et d'autre de ce plan. Le zodiaque, dans l'intérieur duquel sont comprises les routes apparentes du soleil, de la lune et des planètes connues des anciens, est divisé en douze parties égales, à partir du point équinoxial du printemps, par de grands cercles perpendiculuires.au plan de l'écliptique ; ces douze parties portent les noms des douze
seau et les Poissons; mais il faut bien remarquer qu'elles ne correspondent plus aujourd'hui aux douze constellations zodiacales qui portent les mêmes noms. En raison, en effet, de la précession des équinoxes, chacun des douze grands cercles qui divisent le zodiaque a autour de l'axe de l'écliptique et dans le sens rétrograde, c'est-k-dire dans le sens contraire à celui dans lequel marchent le soleil et la lune, un mouvement de 5û",2 par an, d'où résulte que chaque signe passe d'une constellation à la précédente daus un