‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 1033 sur 1042 · ZOLA · texte numérisé non relu

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cret pendant qu'ils les applaudissent en public. >

Louis Blanc.

ZOÏSITE s. f. (zo-i-zi-le). Cristal transparent d'un vert foncé, qui est une espèce d'épidote.

ZOLA-PREDOSA, bourg du royaume d'Italie, province, district et mandement de Bologne; 4,300 hab.

ZOLA (Joseph), érudit et théologien italien, né à Concesio, près de Breseia, en 1730, mort dans le même lieu en 1806. Il entra dans les ordres, devint successivement bibliothécaire, professeur de morale et recteur à l'université de Breseia, dut quitter cette ville eu 1771, par suite de différends avec son évêque «u sujet de quelques points de théologie, se rendit à Rome et y enseigna la morale jusqu'en 1774. A cette époque, il alla occuper à Pavie une chaire d'histoire ecclésiastique et fut quelque temps après nommé recteur du collège hongrois établi dans cette ville par Joseph II. 2ola, dont les idées étaient avancées, se montra un dés plus chauds partisans des réformes fuites par ce prince, tant dans son enseignement que dans ses écrits, et son exemple fut suivi par la plupart des professeurs de l'université de Pavïe. Les évêquea de Lombardie s'en émurent; le séminaire de cette ville fut supprimé (1791) et Zola perdit sa chaire. Lorsque les Français eurent conquis la haute Italie, Zola devint professeur d'histoire, de jurisprudence et de diplomatie à l'université qui fut supprimée en 1799 après le retour des Autrichiens en Lombardie. Mais après la bataille de Marengo Zola retourna k Pavie, y enseigna de nouveau l'histoire et figura parmi les députés italiens que Napoléon convoqua à Lyon, On lui doit un assez grand nombre d'écrits parmi lesquels nous citerons : Traité des lieux théologiques: De la fin dernière; Commentaires sur l'histoire de l'Eglise (1780- 1786, 3 vol.)',dont les Prolégomènes avaient paru en 1778 ; Dissertation sur l'autorité de saint Augustin en matières théologiques (in-s<>); Derebus christiania unie Constantin uni (3 vol.); Leçons Uiéologiques à Breseia (S vol.), etc. Ces deux derniers ouvrages ont été mis à l'index. Zola a édité, en outre, plusieurs ouj vrages, qu'il a enrichis de notes et de commentaires.

ZOLA (Emile), littérateur, né à Paris en 1840. Il avait sept ans lorsqu'il perdit son père, ingénieur italien, qui fut chargé de construire eu Provence le canal d'Aix, auquel on a donné son nom. M. Emile Zola fut envoyé à Paris pour y achever ses études. En quittant ie lycée Suint-Louis, il obtint un emploi .chez un libraire, et résolut do suivre la carrière des lettres. A vingt-quatre ans, il débuta par un recueil de nouvelles, intitulé Contes à Ninon (1864, in-18). La Confession de Claude, qu'il publia l'année suivante (1865, in-18), commença à attirer sur lui l'attention. Depuis lors, indépendamment d'articles publiés dans le Figaro, l'Evénement, la Vie parisienne, le Petit Journal, la Tribune, le Salut publie, le Corsaire, qu'un article de lui intitulé le Lendemain de la crise, fit supprimer en 1872, etc., l'on doit à M. Emile Zola des études et des romans qui l'ont mis au rang des écrivains les plus en vue de la génération nouvelle. Appartenant à l'école des écrivains réalistes , mais en même temps doué d'une imagination très-vive, • il se distingue, dit M. Sarcey, par un talent de description qui est vraiment prodigieux; il met les choses sous nos yeux avec un rendu étonnant : relief, couleur, et jusqu'au plus petit détait, tout y est peint de façon à saisir l'imagination. U possède une aptitude singulière à observer les menues circonstances de la vie bourgeoise et à montrer comment les curaetères s'y marquent. Il se plaît dans les peintures excessives d'un réalisme brutal et grossier. Les types qu'il représenta sont le plus souvent des grotesques ou des monstres dont l'aspect est trivial et répulsif. 11 s'attache avec une ténacité singulière au détail cru et avilissant. Aussi la lecture de ses ouvrages laisse-t-elle presque toujours une impression pénible. Toutefois M. Zola a, malgré ses partis pris, un talent très-réel et, si son style est parfois maniéré, il est le plus souvent plein de relief, de vigueur et de coloris. > Outre les ouvrages précités , on lui doit : le Vœu d'une morte (1886, in-18); Mes haines, causeries littéraires et artistiques (1860, in- 18); les Mystères de Marseille (1867, 3 parties in-18); Manet (1867, iii-8°), étude biographique; Thérèse Raquin (1857, in-18), roman qui a fait beaucoup de bruit et auquel nous avons consacré un article spécial ; Madeleine Ferai (1868, in-18). Sous ce titre: Les Rougon-Macquart , histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire, M. Emile Zola a publié une série de. romans daus lesquels on voit reparaître les mêmes personnages et où l'on trouve une peinture satirique des mœurs sous l'Empire. Cette série fort remarquable, dans laquelle on trouve les^défauts et les qualités de l'auteur, comprend jusqu'ici six volumes in-18 : la Fortune des Rougon (1871); la Curée (1874); la Conquête de Plassans (1874) ; le Ventre de Paris (1875); la Faute de l'abbé Mouret (1875); Soit Excellence Eugène Rougon (1876). Enfin M. Zola a donné au théâtre deux pièces qui n'ont pas eu de succès : Thérèse Raquin,

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ZOLL (Hermann), ju -isconsulte allemand, né à Gassel en 1643, mort en 1725. Lorsqu'il eut passé son doctoiat à Rinteln, il alla exercer la profession d'avocat à Marbourg, y enseigna le droit à partir de 1674 et fut successivement nommé avocat fiscal, auditeur, conseiller du prince ce Rinteln, doyen du conseil (1714) etdirectaur delà chancellerie de la principauté. Zoll a laissé un certain nombre de dissertations fort remarquables sur des points capitaux de législation. Les plus remarquables sont : De oculari inspections, De préférentiel ttatutorum discrepantium, De nultitalièus s mtentiarum earumque deductione, Conclusions octo sélects, Qu&s-

drame en quatre actes, joué h la Renaissance en 1873, et les Héritiers Rabourdin, comédie humoristique représentée au théâtre Cluny en 1874.

ZOI.K1EW, ville de l'empire d'Autriche, dans la Galicie, à 33 lsilom. N. de Lemberg, çh.-l. du cercle de son nom ; 4,500 hab. Fabrication de draps, la nages, cuirs, faïence. On y voit un ancien château de la famille Sobieski. || Le cercle de Zolkiew, entre ceux de Zloczow à l'E., de Przemybl et de Lemberg au S. et à l'O. et la Prusse au N., a 6,167 kilom. carrés et renferme 240,000 hab. Il est généralement pliitet renferme de grandes forêts. Le Bug en est la principale rivière. On y récolte beaucoup de graines de lin, de chanvre et de Ifgumes.

ZOLKIEWSKI (Stanislas), célèbre général polonais, né à Turynki. en 1547, près de Zolkiew (Galicie), mort en 1680. Après avoir reçu une excellente éducation dans les écoles de Lemberg, il entra au service et fit ses premières armes sous le roi Etienne Bathori, pendaqtles campagnes contre le czar Ivan IV le Terrible. Il servit e îsuite sous les ordres de Zamojski à la bâtai le de Byczyna (24 novembre 1587), où l'arc îiduc Maximilien fut lait pnsonmer.et se distingua plus tard dans les guerres contre les Turcs et les Tartares, Pu,'Si en 1596, contre Iîs Cosaques révoltés, quil força à rentrer cans le devoir. Il alla aussi en 1602 combattre les Suédois en Livonie. A la mort de Z: mojski , son courage et sa réputation mil taire le désignaient comme le plus digne de lui succéder dans la charge de grand général de Pologne; mais il ne l'obtint pas, et ses ennemis réussirent à le faire passîr'aux yeux du faible Sigismond III pour l'un des complices du soulèvement de Zebrzydowski. Zolkiewski se justina en marchant lui-même contre les rebelles et eut une part mfjortante à leur déia"j ' -iPJès de Radom 1 16«8). Deux ans plus tard, il fut appelé au commandement de l'armée envoyée contre les Russes. Il remporta sur eux, à Kluzyn (4 juillet 1610), une victoire complète, marcha ensuite sur Moscou, sen empara, lit les czirs Schouiski prisonniers et conclut avec es boyards un traité, d après lequel le flls dt Sigismond, Wladislas, devait être élevé au trône. Mais Sigisniond.d'un instinct ombrageux, mal conseillé et, de plus, jaloux de la gloire de son général, refusa de ratifier le traité et d'assurer ainsi à la Pologne la possession des belles Provinces qui venaient d'être conquises. Zolkiewski, voyant ses services méconnus, résigna le commandemertaux mains de Chodkiewicz et revint en Pologne, où il fit à Varsovie une entrée trîonphante. En 1617, il reçut enfin le titre de grand général et fut envoyé sur les frontières pour repousser les Turcs et les Tartares. \près plusieurs combats acharnés, il se vit obligé de conclure, la même année, à Busza.un traité par lequel la Moldavie et la Valach.e étaient cédées aux Turcs. Ses ennemis triomphèrent alors et 1 accusèrent d'être ve idu & la Porte. Aussi lorsque, en 1620, il fu , de nouveau envoyé en Valachie et qu'il eu; reçu l'ordre de franchir le Dniester, il priféra s'exposer à une mort certaine en luttai t avec des forces plusieurs fois supérieure:! aux siennes que de s exposer de nouveau i.ux attaques delà calomnie. Pendant huit jours, il se maintint à Cecora, sur les bords du Dniester, mais enfin, le 8 octobre 1620, il périt avec la plus grande partie de l'armée polo îaise. Voici comment un témoin oculaire raconte ses derniers moments : « Le chancelier, étant descendu de son cheval, le tua d'un coup de sabre, pour montrer à ses soldats cu'il ne pensait pas à fuir; il marcha ensuiie à pied pendant un quart de mille. Nous le priâmes de remonter a cheval et de suivre 19s autres. Il refusa en disant : > Je ne remonterai pas à cheval ; je

• désire mourir avec vous. Que Dieu exécute

• l'arrêt qu'il a pronoicé contre moi. 1 La famille du général rasheta son corps aux Turcs et fit graver sur sa tombe ces mots : Exoriare noslris aliquis nostris ex ossibus ultor (Qu'un vengeur renaisse de nos cendres) I Ce vengeur devait être Sobieski, arrière-petit-fils de Zolkie wski. Ce dernier avait laissé en manuscrit la relation de sa campagne contre les Russes. Elle n'a été publiée qu'en 1833, à Lemberg, sous ce titre : Commencement et progrès an la guerre de Moscovie sous le règne de Sigismond III. C'est un document d'une haute importance pour la connaissance approfondie de cette période de l'histoire de Pologne.

ZOLL s. m. (zol). Marol. Mesure de longueur usitée en Prus;e, et qui équivaut à om,0S61.

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tiones guaedam illustres , Differentia jttris ci' vilis communis et Aitdensis circa instrumenta hypothecarum publicarum, Semicenturia assertionum et qusstionum , Decas observationum singularium, etc.

ZOLLERNIE s. m. (zo-lèr-nl — de Bokenzollern, prince allem.). Bot. Genre d'arbres et d arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des césalpiniées, comprenant dix espèces, qui croissent au Brésil.

ZOLL1KOFER (Georges-Joachim), célèbre prédicateur suisse, né à Saint-Ga!l en 1730, mort en 1788. Il fit ses études à l'université d Utrecht et s'y occupa de théologie, de philosophie et de littérature antique. De retour en Suisse, il exerça les fonctions du ministère sacré dans diverses localités et fut enfin nommé pasteur de la commune calviniste de Leipzig en 1758. Il conserva cet emploi jusqu'à sa mort, malgré les offres brillantes qui lui furent faites dans d'autres villes d'Allemagne. Il eut la réputation du premier prédicateur de son époque, non pas tant à cause de la profondeur de ses connaissances, qui étaient plutôt variées qu'étendues, que parce qu'il savait exposer les vérités de l'Evangile avec une clarté et une éloquence toutes populaires, et que surtout il attachait plus de prix aux vertus pratiques de la religion qu'à l'érudition théologique et aux théories de la spéculation. Ce qui contribuait, du reste, à ajoutera l'efficacité de ses sermons, c'est que sa conduite fut toujours exemplaire et que Ses actions étaient la confirmation vivante de ses préceptes. Au point de vue purement théologique, il fit preuve, du reste, d'une rare indépendance d'idées et ne craignit même pas de s'écarter, en certains points, de la doctrine de Calvin. Le nombre de ses sermons qui ont été publiés s'élève à environ deux cent cinquante. Il en fit paraître luimême quatre recueils de 1769 à 1788. Ils furent de nouveau réunis après sa mort, sous ce titre : Sermons complets de Zollikofer (Leipzig, 1789-1804, 15 vol.) On lui doit encore : Nouveau recueil de cantiques (Leipzig 1766; Leipzig, 1794, 90 édit.); Valeur des causes les plus importantes pour le bonheur des hommes (Leipzig, 1784), traduit en français (Lausanne, 1798, 2 vol.) ; Exercices de piété et prières (Leipzig, 1785, 4 vol.), traduit en français (Strasbourg, 1788, 2 vol.). 11 traduisit en outre, de l'anglais et du français, différents ouvrages, notamment le3 Voyages en Sicile et à Malte, de P. Brydone, et donna une édition du Journal de Lavater (1771, in-8<>).

ZOLLIKOFÉRIE s. f. (zo-li-ko-fé-rî — de Zollikofer, savant allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des chicoracées, comprenant trois espèces, qui croissent dans la région méditerranéenne. Il Syn. de WILLEmÉtib, autre genre de chicoracées.

ZOLLVEREIN s. m. (zol-vé-rain — mot allem. ioimô de zoll, douane, et de verein union). Association douanière, fondée en 1828 entre divers Euts allemands.

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— Encycl. «En i815,ditM. Legoyt dans le Dictionnaire d'économie politique de Coquelin et Guillaumin, l'Allemagne, épuisée par la guerre, n'avait plus ni commerce, ni industrie, ni agriculture. Déjà avant les guerres de la République et de l'Empire les monopoles, labus des réglementations, des tarifs prohibitifs, le morcellement excessif des territoires, un système compliqué de douanes intérieures, 1 organisation de la propriété avaient arrêté le développement de sa prospérité... En 1815, elle résolut de faire un vigoureux effort pour reconstruire avec les ruines qui s'étaient accumulées autour d'elle un nouvel et puissant édifice, à la fois politique et commercial. La grande assise de cet édifice fut l'établissement de la Confédération germanique, ce premier pas vers l'unité almande. » La constitution de la Confédération germanique devait, tout en réalisant les espérances politiques de la nation allemande, prendre pour tâche de faciliter le développement de son commerce et de sou industrie par l'unification des tarifs douaniers. En effet, partout la production et le commerce se trouvaient entravés par des frontières politiques; partout existaient encore les systèmes d impots les plus Opposes ; partout les barrières de Ja douane paralysaient l'échange des produits. Le gouvernement prussien résolut alors de supprimer les douanes établies dans l'intérieur des provinces, de n'en [dus laisser subsister que sur les frontières de son territoire et de donner une liberté aussi grande que possible au commerce des pays qu'enfermaient ces frontières. Il annonça, • par une déclaration publique à l'adresse des autres Etats allemands, que soc intention était ; 10 de protéger l'industrie indigène en frappant de droits équivalents au dixième de la valeur au plus les produits des fabriques étrangères; 2» d'assurer ainsi à l'Etat un revenu que le commerce et la consommation acquitteraient sans être grevés; 30 d'admettre tous les produits naturels et manufacturés de l'étranger, soit pour la consommation, soit pour le transit; 40 de permettre la libre exportation de tous les produits industriels ou agricoles prussiens; 50 de prendre ces principes de liberté commerciale relative comme bases de tout traité avec les autres

Etats. » Mais , en cette circonstance , la Prusse rencontra l'opposition !a plus vive de la part des autres gouvernements allemands et surtout de la part de ta diète germanique eUe-même, parce que les petits Etals isolés (Hanovre, les deux Hesse et Francfort-surle-Mein), qui sont enclavés dans son territoire et qui séparent complètement ses provinces septentrionales de ses provinces occidentales, se trouvaient forcés d'accéder à son système douanier et commercial. La Prusse déclara alors qu'elle était prête à admettre dans ses frontières douanières ceux des Etats allemands qui, au point de vue de l'impôt sur le commerce et l'industrie, traiteraient comme leurs nationaux les sujets prussiens établis sur leur territoire. Cette nouvelle proposition n'obtint aucun succès, sauf auprès d'un petit nombre d'Etats secondaires (Schwarzbourg-Rudolstadt, Saxe- Weimar, Anhalt-Bernbourg, Anhalt-Dessau, Anhalt-Kœthen, Lippe-Detmold et Mecklembourg-Schwerin), qui, du 25 octobre 1819 jusqu'en 1828, se rattachèrent successivement, les uns en entier, les autres en partie, au système douanier de la Prusse. Les adversaires de celle-ci cherchèrent à lui opposer ses propres armes, et il se forma dans l'intérieur de l'Allemagne plusieurs associations commerciales dirigées contre elle. Ce fut ainsi que se conclurent : en 1827, l'union de la Bavière et du Wurtemberg; en 1828, celle de ces deux Etats avec le Hohenzollern, puis, la même année, les unions commerciales des Etats secondaires (Saxe , Hanovre , Hesse électorale, Brunswick, Nassau, Oldenbourg, Brème, Francfort-sur-le-Mein, etc.) et enfin, en 1834, l'union dite des taxes (Steuerverein), qui comprenait le Hanovre, le Brunswick et la principauté de Schaumbourg-Lippe, et à laquelle l'Oldenbourg se joignit en 1836. Mais ces différentes associations exerçaient leur action sur des territoires de trop peu d'étendue pour qu'elles pussent être durables, et elles finirent par disparaître complètement, car les Etats qui en faisaient partie accédèrent graduellement au système douanier prussien. Ce fut la Hesse électorale qui se détacha la première de l'union commerciale des Etats secondaires pour s'unir à la Prusse (1831), et cet exemple fut suivi en 1833 par la Bavière et par le Wurtemberg, puis, peu après, par la Saxe et les Etats de Thuringe. Ainsi se forma en 1834 le premier Zollverein, auquel se réunirent successivement la Hesse-Hombourg, Bade et Nassau (1835), Francfort (1836), le Luxembourg (1842), le Hanovre (1851) et l'Oldenbourg (1852). Un nouveau traité fut conclu en 1854^ et pendant la durée de ce traité (1854-1865) le Zollverein comprit tous les Etats de l'Allemagne, à l'exception de l'Autriche , des deux Mecklembourg et des villes hanséatiques. Cependant les alliances formées entre ces différents Etats avaient été plus ou moins imposées par les circonstances et surtout parce qu'il était nécessaire de s'unir pour garantir la liberté du commerce à l'intérieur de l'Allemagne ; mais les parties contractantes différèrent d'opinion sur le but que l'on devait poursuivre et surtout pour décider s'il fallait percevoir aux frontières du Zollverein des droits protecteurs ou des droits financiers. L'Allemagne du Sud demandait des droits protecteurs, c'est-à-dire d'un taux assez élevé pour protéger l'industrie nationale contre la concurrence étrangère; l'Allemagne du Nord désirait, au contraire, des droits financiers, qui, tout en étant un impôt sur Je commerce étranger, étaient surtout destinés à entrer en compte avec les impôts intérieurs pour satisfaire aux besoins de l'Etat. Cette divergence d'opinions sur le but et sur l'esprit du Zollverein donna lieu à une foule de négociations oiseuses entre les différents membres de l'Union. De plus l'Autriche usa, autant qu'elle le put, de l'influence qu'elle possédait dans l'Allemagne du Sud, soit pour être admise dans le Zollverein, soit pour le rompre. Ce qui venait encore s'opposer à la conciliation des opinions et des intérêts des parties, c'est que, chaque Etat n'ayant, en vertu de son droit conventionnel, qu'une seule voix à la diète du Zollverein, la Prusse, l'Etat le plus grand et le plus peuplé de ceux qui en faisaient partie, ne pouvait pas y exercer plus d'influence que le plus petit de tous. Cette situation était en contradiction complète avec la nature des choses. Elle dura cependant jusqu'à l'expiration -du traité de 1854, et, sans la force des circonstances, elle eût duré longtemps encore, cilr le dernier des traités du Zollverein qui appartienne complètement à l'histoire, celui du 16 mai 1865, qui devait être en vigueur du le' janvier 1865 jusqu'à la fin de l'année 1877, présentait encore,àcôté de grands progrès, ues vices énormes. 1

Les événements dont l'Allemagne fut le théâtre en 1866 annulèrent, entre autres traités, celui dont nous venons de parler. Au début, il put paraître rationnel que l'Allemagne du Sud se séparât de l'Allemagne du Nord pour tout ce qui touchait aux traités de commerce. Et cependant, le 8 juillet 1867, intervint, entre la Confédération germanique du Nord, d'une part, et la Bavière, le Wurtemberg, Bade et la Hesse, de l'autre, un traité d'association douanière, reposant sur des bases toutes nouvelles et qui devait avoir force de loi du 1er janvier 1868 au 1er janvier 1880. D'après les stipulations de cette

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convention nouvelle, le Zollverein comprend les territoires suivants :

1° La Confédération germanique du Nord, à l'exclusion provisoire des villes hansêatiques, Brème et Hambourg, c'est-à-dire :

Habitants.

Le royaume de Prusse, avec

une population de 24,061,210

Le duché de Lauenbourg . . 50,002

Le royaume de Saxe 2,420,795

Le grand-duché de Hesse

(région du nord du Mein). 257,273 Le grand-duché de Mecklem-

bourg-Schwerin 560,578

Le grand-duché de Saxe-

Weimar 282,856

Le grand-duché de Mecklem-

bourg-Strelitz 98,698

Le grand-duché d'Oldenbourg 316.960 Le duché de Brunswick. . . 304,039 Le duché de Saxe-.Meiuingen 180,193 Le duché de Saxe-Altenbourg 14 1,650 Le duché de Saxe-Cobourg-

Gotha 168,290

Le duché d'Anhalt 196,858

La principauté de Schwarz-

bourg-Rudolstadt. ..... 75,132

La principauté de Schwarzbourg-Sondershausen. . . . 67,452

La principauté de Waldeck

et Pynnont 57,050

La principauté de Reuss (ligne aînée) 44,173

La principauté de Reuss (ligne cadette) 87,974

La principauté de Schaumbourg-Lippe . . 31 l6g

La principauté de Lippe-Detmold 112,599

La ville hanséatique de Lu-

beck 48,439

20 Le royaume de Bavière. . 4,824,421 3° Le royaume de Wurtemberg • 1,778,479

4" Le grand-duché de Bade. 1,433,372 5° Le grand-duché de Hesse (région au sud du Mein). . . . 564,971

60 Le grand-duché de Luxembourg 199,958

Total. . . . 33,370,089 Le Zollverein compte donc actuellement une population de 38,370,089 habitants.

Le Zollverein embrasse aujourd'hui un territoire complètement arrondi, qui n pour bornes : au N., la mer Baltique et le Danemark ; à l'O., la mer du Nord, la Hollande, la Belgique et la France; au S., la France la Suissse et l'Autriche, et à l'E. l'Autriche et la Russie.

Antérieurement à la formation du nouveau Zollverein, plusieurs traités avaient déjà été conclus avec les Etats étrangers. Ce sont les suivants : des traités avec la France, au sujet du commerce, de la navigation, des chemins de fer, de 1 imitation et de la reproduction littéraire (1S62) ; des traités de commerce, de navigation et d'extradition avec la Hollande (1851), ainsi qu'un autre traité avec la même puissance (renouvelé en 1865), au sujet do l'annexion du Luxembourg; des traités de commerce, de navigation et de reproduction littéraire avec la Belgique (1863 et 1865) et avec la Grande-Bretagne (1SG4 et 1865) ; un traité de commerce avec l'Italie (1865) ; des traités de commerce et de navigation avec le Portugal (1844), la Turquie (1862), la Grèce (1839), le Mexique (1855), le Chili (1862), le Paraguay (1860), l'Uruguay (1856), la confédération Argentine (1857), la Chine (1861), le Japon (1861), le royaume de Siam (1862) et la Perse (1857). Celui qui avait été conclu en 1865 avec l'Autriche ayant été rompu par la guerre de 1866, il en a été conclu, en mars 1868, un nouveau fort détaillé, relatif au commerce et à la douane. Le nouveau Zollverein a en outre conclu lui-même un traité de commerce et de navigation avec l'Italie (octobre 1867) et des traités de ' commerce et de navigation avec l'Espagne (mars 1868) et avec les Etats de l'Egîise (mai 1868). Ce traité a été naturellement annulé en 1870.

Les organes du Zolloerein sont, d'après les nouvelles conventions, le conseil de la Confédération douanière et le parlement douanier. Le conseil se compose d'un collège de députés des différents Etats du Zolloerein. La présidence en appartient à la Prusse, qui a le plus grand nombre de voix, car elle en compte 17 pour elle seule. La Bavière en a 6, la Saxe 4, le Wurtemberg 4, Bade 3, la Hesse 3, le Meeklembourg-Schwerin 2, le Bruns-wick 2 et les autres h'iats 1 chacun, ce qui donne un total de 58 voix. Chacun des Etats appartenant au Zollverein peut nommer à ce conseil autant de plénipotentiaires qu'il y possède de voix, mais chaque vote doit être donné isolément, et si un Etat n'est pas représenté, son vote n'est pas compté. Le président du conseil doit, en règle générale, le convoquer tous les ans et, en outre, toutes les fois que cette convocation est réclamée par un tiers de toutes les voix. Le président peut aussi conclure des traités avec les Etats étrangers, sous la réserve que ces traités obtiendront l'assentiment du conseil et du parlement douanier. Chaque membre du conseil peut assister aux débats du parlement douanier et y parler au nom de son gouvernement, sans qu'il soit nécessaire qu'il fasse partie de ce parlement. Ce der-

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tiier est» en quelque sorte, l'assemblée des représentants du peuple du Zollverein. 11 est formé de membres du lîeiehstag de la Confédération germanique du Nord et de députés des Etats de 1 Allemagne du Sud., qui sont nommés, au scrutin secret, par voie d'élection générale et directe. Le parlement douanier a à discuter les projets de loi du conseil et peut lui-même en proposer et soumettre des pétitions à l'examen du conseil. Ses séances sont publiques et la liberté de la parole y est garantie. C'est le roi de Prusse qui convoque le parlement douanier, et il doit le faire toutes les fois que cela est demandé par un tiers des voix du conseil de la Confédération douanière. La majorité des voix décide dans les débats, qui n'ont pas lieu sans la présence de la moitié au moins du nombre total des membres. La dissolution et la prorogation du parlement douanier ne peuvent avoir lieu que dans les cas déterminés par la constitution.

Ces règlements donnent au nouveau Zollverein un caractère organique d'une haute importance pour le développement de la prospérité commerciale et industrielle de l'Allemagne. Les différents Etats n'y sont plus places sur une seule et même ligne d'égalité les uns en face des autres, mais le rang de chacun d'eux est déterminé par le nombre de voix qu'il possède au conseil. Le plus petit d'entre eux ne peut plus aujourd'hui entraver, par son liberumveto, les tentatives d'amélioration et de progrès. Les intérêts économiques du peuple ne sont plus discutés seulement par les gouvernements et par leurs plénipotentiaires, mais bien par une assemblée parlementaire émanant du peuple. Le Zollverein, dans sa nouvelle forme, est plus que jamais l'emblème de l'unité nationale économique de l'Allemagne. Depuis la constitution de l'empire d'Allemagne (1870), il n'a été apporté que des modifications insignifiantes aux traités conclus et sur lesquels repose, pour jusqu'en 1880, l'union commerciale des Etats d'Allemagne. A consulter : Dieterici, hevue statistique des objets les plus importants du commerce et de la consommation dans ta monarchie prussienne et dans te Zollverein (Berlin, 1838; Suppléments I" àV, 1842-1857); Hauth-Weber, le Zollverein depuis son agrandissement par l'union des taxes (Hanovre, 1861) ; Robolsky, le Zollverein allemand (Brunswick, 1862); Emminghaus, Développement y crise et avenir du Zollverein (Leipzig, 1863); Bienengtteber, .Statistique du commerce et de ta consommation dans le Zollverein (Berlin, 1868); Hirth, Annates de la Confédération germanique du Nord et du Zollverein allemand (Berlin, 1SSS et suiv.).

ZOLOTAYA-RABA, la mère des dieux, dans la mythologie slave. Près de la rivière Obigo se trouvait son temple, où elle était représentée tenant un enfant dans ses brus, et était entourée d'instruments de musique. Ses prêtres rendaient des oracles en son nom. Pour se la rendre propice, il fallait lui apporter des offrandes, qu'on déposait à ses pieds en s'incliiiant jusqu'à terre.

Z01.0TCHER, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement et le cercle de Karkow, sur l'Ouda; 5,000 hub.

ZOLOTNlK s. m. (zo-lo-tnik). Métrol. Poids de Russie, valant 4 grammes 26.

ZOLOTTA s. m. (zo-lo-ta). Métrol. Monnaie d'argent de Turquie, valant 2 francs 64.

ZOLTAN ou ZULTAN, chef des Hongrois, fils d'Arpad, mort en 960. Ce prince, qui peut être considéré, à bon droit, comme un des fondateurs du royaume de Saint-Etienne, succéda à son père en 807. Son règne est rempli par une série d'aventures sanglantes et lointaines qui jetèrent l'effroi au cœur de l'Europe. Les Hongrois, au nombre de 200,000 Combattants, étaient descendus du Caucase sous son aïeul, Almus, avaient pris possession de la Pannonie et s'étaient emparés de la Moravie sous sou père, Arpad. Ce fut lui qui les précipita, comme un torrent dévastateur, sur la plus grande partie de l'Europe. Après avoir battu Léopolu, duc de Bavière (907), Zoltan ravagea successivement la Saxe, la Thuringe, la Eranconie, força Louis l'Enfant à lui payer tribut, pilla les environs de Brame, de Hambourg (9 te), Baie, qui fut réduite en cendres (9 17), i Alsace, la Lorraine, la Carinthie, puis envoya ses hordes en Italie, porta la dévastation de nouveau en Saxe (922), en Franconie, en Souabe, puis se jeta sur la Suisse, l'Alsace et la Lorraine. Ayant conclu avec l'empereur Henri une trêve de neuf uns, le terrible chef envoya de nouveau en Lombardie ses bandes, qui, après avoir brûlé Pavie, pénétrèrent en Provence et allèrent jusqu'à Nîmes (925). En 93S, il essuya une défaite en Saxe et marcha sur Constantinople, où les Grecs achetèrent la paix à force u'or. Continuant sans cesse ses courses dévastatrices, Zoltan promena de nouveau ses Magyars à travers la Souabe, l'Alsace, la Lorraine, la Bourgogne, le royaume de Naples, la Savoie, la Lombardie, l'empire d'Orient, îa France jusqu'à Reims (935-955), changeant à chaque instant de direction, tombant à l'improvisle tantôt sur un peuple, tantôt sur un autre. En tin, en 955, l'empereur Othon marcha contre les lieutenants du nouvel Attila, qui se trouvaient en Souabe, les rencontra sur le Lech, remporta sur eux une sanglante victoire, leur fit des prisonniers par milliers,

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et rendit enfin le courage et la confiance k l'Allemagne, qui regardait comme un châtiment de Dieu les Magyars, « tombés directement du ciel. » Ce désastre fut une leçon dont Zoltan sut profiter; il comprit qu'il était temps d'arrêter dans leurs courses les hordes asiatiques auxquelles il commandait, et qu'il devait travailler désormais à changer leurs mœurs et leurs habitudes, pour amener graduellement au milieu d'elles la civilisation européenne. Il traça alors les limites de ses Etats, qui comprenaient la Dalmatie, la Croatie, laTransylvanie, une partie delà Valachie et de la Styrie, s'occupa d'organiser l'administration intérieure et donnal'autorité législative aux princes des tribus et aux chefs des familles. Son fils, Taksony ou Taxer, lui succéda. Son petit-fils, Geyra, épousa une chrétienne, Sarolta, dite la reine Blanche (Biala Kuegnina), et ce fut de ce mariage que naquit saint Etienne, roi de Hongrie, regardé comme l'apôtre de ce pays.

ZOMBA, montagne de l'Afrique centrale, découverte en 1855 près de la rivière du Shire par l'illustre voyageur anglais Livingstone. « Le mont Zomba a 7,000 à 8,000 pieds de hauteur. Là, quoiqu'il fasse froid, il y a beaucoup de cultures, mais non de cotonniers. ■ (Lettre du docteur Livingstone.)

ZOMBI s. m, (zon-bi). Sorte d'épouvantail dont les créoles d'Amérique menacent les petits enfants.

ZOMBOR ou SOMBOR, ville de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, chef-lieu du coraitat de Bacs-Bodrogh, à 173 kilom. S.-E. de Pesth, près du canal François, qui fait communiquer le Danube à la Theiss; 22,000 hab. Administration des domaines ; école normale d'instituteurs grecs orthodoxes. Récolte de soie et fabrication de soieries ; important commerce de grains e* de bétail. On y remarque le palais du comitat, l'église paroissiale catholique et deux églises grecques.

ZOMIDINE s. f. (zo-mi-di-ne — du gr. zômidion, bouillon). Chim. Syn. d'oSMAZOME,

ZONA s. m.(zo-na— • mot lat. formé du gr. sôné, qui signifie proprement ceinture). Pathol. Sorte oe dartre qui n'affecte qu'une des moitiés lutérales de la poitrine ou de l'abdomen.

— Encycl. Pathol. V. HERPÈS zona.

ZONAIRE adj. (zo-nè-re — du lat. zona,

gr. zônê, ceinture). Hist. nat. Qui a des zones colorées ; Agaric zonaire. Chaux carbonaiée 20NAIRB. Citliérée zonaire.

— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères pentaineres.de la tribu des érotyliens, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Amérique centrale.

— s. f. Bat. Genre d'algues, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent surtout les mers équatoriales.

ZONAL, ALE adj, (zo-nal, a-le — du lat. zona, gr. sôné, zone). Hist. nat. Qui a des bandes transversales colorées : Spondyle

ZONAL.

ZONAPTÈRE s. m. (zo-na-ptè-re — du gr.

zone, ceinture; pteron, aile). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, dont l'espèce type habite l'Inde.

ZONARAS ou ZONARE (Jean), historien et canoniste grec, né à Constantinople, mort vers 1130. 11 devint commandant des gardes du corps etsaerétaire d'Elatsous Alexis Comnène, se démit de ses charges sous Jean II et abandonna le monde pour aller prendre l'habit monastique au mont Athos. On a de lui des Annales (Bàle, 1557, 7 vol in-fol.), qui s'étendent du commencement du monde jusqu'à la mort d'Alexis C'omnène (1118). C'est un abrégé assez impartial, qui fait surtout bien connaître Constantin et les princes de sa maison. Du Cange en a donné une excellente édition (1686, a vol. in-fol.), faisant partie du corps de l'histoire byzantine, et le président Cousin l'a traduit en partie en français (1678). Zonaras est également l'auteur d'un Lexique assez utile, publié pour la première fois à Leipzig (1808, 2' vol. in-4«); de Commentaires estimés, en ce qu'ils font bien connaître la discipline de l'Eglise grecque, sur les Canons des apôtres, les Conciles, les Epitres canoniques des papes (Oxford, 1G72, in-fol.); enfin, de divers Traités ou Discours insérés dans le Jus grssco-romanum et dans les Monumenta Ecclesi'x grises de Cotelier.

ZONARITE s. f. (zo-na-ri-te — rad. sonaire). Bot. Genre de végétaux fossiles, analogue aux zonaires.

ZONCA (Victor), mécanicien italien, né vers 15S0. Il étudia les mathématiques, l'architecture, la mécanique et devint architecte de la ville de Padoue. Il lit un grand nombre de perfectionnements et d'inventions ingénieuses, parmi lesquelles nous citerons une machine pour rôtir les viandes, mise en mouvement par la fumée, et une machine à filer, mue par l'eau, semblable à celle qu'on a importée d'Angleterre en France au commencement de notre siècle. Zonca a consigné les résultats de ses recherches et de ses travaux dans un ouvrage intitulé :Nuovo teatro di ma* chine ed edifizj per varie e sicure aperazioni (Padoue, 1607 et 1621, in-fol,, avec 44 pi.).

ZONDADARI (Marc-Antoine, grand maître de l'ordre de Malte, né à Sienne en 1658, mort

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