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du méridien portant les signes du zodiaque. Sur la coupole d'une chapelle de l'église de Sainte-Marie-du-Peuple, k Rome, Raphaél a représenté le Créateur commandant à l'univers et tenant sous sa main puissante les cieux représentés par le soleil, par les planètes et par le zodiaque. Conformément au système de Ptolémée, les planètes sont dans leurs domiciles respectifs : Saturne est dans le Capricorne, Jupiter dans le Sagittaire et dans les Poissons , Mars dans le Scorpion et dans le Bélier, Apollon (le soleil) dans le Lion, Vénus dans la Balance et dans le Taureau, Mercure dans la Vierge et dans les Gémeaux , Diane (la lune) dans le Cancer. Le signe du Verseau manque seul à cette nomenclature. J.-F. Chauveau et J.-S. Bergmuller ont gravé chacun une suite de douze estampes représentent les Signes du zodiaque.
ZODION s. m. (zo-di-on — du gr. sâdion, animalcule). Entoin. Genre d'insectes diptères, de la famille des athérieères, tribu des myodaires, comprenant trois espèces, dont le type vit en France.
ZOÉ s. f. (zo-é — du gr. zoé, vie). Crust. Genre de crustacés, dont la place dans la classification n'est pas encore bien fixée : La zoé pélagique se trouve dans l'océan Atlantique. (H. Lucas.) De nouvelles recherches sur les zoés ne seraient pas sans intérêt. (Milne Edwards.)
— ■ Encycl. Les zoés ont le corselet presque ovale, d'une seule pièce, portant en avant un rostre droit, mince, inflexible, uni, pointu; aux deux côtés sont deux yeux presque sessiles, très-gros, saillants, et plus bas deux paires d'antennes. Le corselet est armé de trois épines divergentes ; il recouvre l'abdomen. Les pattes sont très-courtes et à peine visibles, à l'exception des deux dernières, qui sont très-longues et en forme de nageoires. La zoé pélagique, qui est l'espèce la mieux connue, atteint à peine 0™,0005 de longueur totale ; elle est transparente comme du verre; les yeux, qui sont d'un beau bleu très-vif, et une petite tache verte à l'épine supérieure la distinguent seuls du liquide dans lequel elle est plongée. Lorsque sa queue est repliée, ce crustacé ressemble k un globule presque imperceptible, qui serait percé d'outre en outre par une épine. La zoé se meut avec une grande vélocité au moyen de Ses pattes en nageoires, soit circulairement, Soit de bas en haut ou de haut en bas; souvent elle tourne sur elle-même. Il est impossible, k cause de sa petitesse et de sa transparence, de voir, lorsqu'elle est en vie, non-sèulemeut les parties de sa bouche, mais même ses pattes, autrement que par leur mouvement. Bosc a observé cet animal dans la haute mer, à 500 ou 600 lieues des côtes d'Europe. La soé en massue est plus grosse que la précédente et a deux prolongements en massue; elle vit sur les côtes occidentales de l'Afrique.
ZOE, impératrice d'Orient, morte en 893. Douée d'une grande beauté, elle attira l'attention de Léon VI, qui en rit sa maîtresse, et, pour se rapprocher du trône, elle empoisonna son mari. Devenu empereur, Léon rendit publiques. ses relations avec Zoé, et lorsque sa vertueuse femme Théophane fut morte (891), il épousa sa concubine, qui, du reste, venait de lui rendre un signalé service en lui faisant connaître un complot tramé contre sa vie. Zoé ne jouit pas longtemps des honneurs du pouvoir suprême, car elle mourut au bout de vingt mois.
ZOE (Carbonopsine), impératrice d'Orient, morte dans la première moitié du x.e siècle. Comme la précédente, elle commença par être la concubine de l'empereur Léon VI. Lorsqu'elle eut mis au inonde Constantin Porphyrogénète, l'empereur consentit k l'épouser et fit consacrer son mariage malgré les obstacles opposés par le patriarche. Chassée du palais après la mort de Léon (919), elle fut rappelée trois ans plus tard par son fils, s'empara du pouvoir et régna avec vigueur. Mais, en 919, à la suite d'intrigues de palais, Romain Lecapène, qui avait été son amant, la fit raser et reléguer dans un cloître, où elle termina obscurément sa vie.
ZOÉ, impératrice grecque, fille de Constantin VIII et sœur de Théodora, née en 980, morte à Constantinople en 1054. Elle avait quarante-huit ans lorsqu'elle épousa par ordre de son père Romain Argyre, qui, trois jours après, monta sur le trône (1028). Cette princesse astucieuse, débauchée et cruelle commença par faire chasser sa sœur, s'empara de l'esprit de son faible époux, se livra, sans contrainte, à son penchant effréné pour la volupté, s'éprit d'un Paphlagonien nommé Michel, résolut, pour faire monter son amant sur le trône, de se défaire de son mari, l'empoisonna, puis, trouvant l'action du poison trop lente k son gré, le fit étrangler dans son bain. Dès le lendemain, elle épousait et faisait couronner Michel (1034) ; mais ce dernier, gouverné par son frère l'eunuque Jean, enleva tout pouvoir k Zoé et la tint presque prisonnière dans son palais. A la mort de Michel le Paphlagonien (1041), elle reprit le pouvoir pendant quelques jours, puis consentit à laisser régner le neveu de son mari Michel Calaphate, qui, peu après, la chassa du palais et la fit enfermer dans un couvent. Une révolte populaire renversa, au commen-
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cément de 1042, te nouvel empereur et rendit le pouvoir à Zoé, conjointement avec sa sœur Théodora, dont elle avait été jusqu'alors la persécutrice. Voyant l'ascendant que Théodora prenait dans la direction des affaires, elle résolut de la contre-balancer en preDantun nouvel époux. A l'âge de soixantetrois ans, elle contracta un troisième mariage avec un de ses anciens amants, Constantin Monomaque , et mourut en 1054, méprisée pour ses débauches et ses crimes.
ZOÉC1E s. f. (zo-é-sî — du préf. zo, et du gr. oikia, maison). Zooph. Polypier, enveloppe solide dans laquelle les polypes sont logés.
ZOEGA (Georgesl, célèbre archéologue danois, né k Dahler (jutland) en 1755, mort k Rome en 1809. Il fit ses études à Altona, puis à Gœttingue (1773), sous la direction de Heyne, dont il devint l'ami, et puisa dès cette époque, dans les ouvrages de Winckelmann, son goût pour l'étude de l'antiquité, qui fut la passion dominante de sa vie. Peu après, il partit pour l'Italie , visita Rome, Venise, la Suisse, les principales universités de l'Allemagne, retourna auprès de son père en 1777 et s'occupa pendant quelque temps de poésie. L'année suivante, il devint précepteur dans l'île de Fùhnen, puis accepta avec empressement, en 1780, l'offre qui lui fut faite d'accompagner un jeune gentilhomme dans ses voyages sur le continent. Il parcourut alors de nouveau une partie de l'Allemagne et l'Italie, s'arrêta k Rome, visita les ruines de Baïes, de Curaes et d'Herculanum, et il était sur le point de partir pour la France, lorsque lu mort inattendue du père de son compagnon de voyage le força k reprendre la route du Danemark. Grâce k la recommandation de Heyne, il gagna bientôt après l'estime et la protection du ministre danois Guldberg, qui le chargea de classer des collections de médailles app&rtenant k l'Etat, puis lui fit donner une mission scientifique aux frais du roi.
Zoega quitta de nouveau, en 1782, sa patrie, qu'il ne devait plus revoir, peur rechercher en Europe les pièces qui manquaient au cabinet de numismatique de Copenhague. Après avoir passé quelque temps k Vienne, où il entra en relation avec Neumann et Eckhel, il arriva k Rome (1783), où il trouva bientôt un ami zélé dans le savant archéologue Borgia, alors secrétaire de la Propagande. S étant vivement épris d'une jeune Italienne nommée Maria Pietruccioli, il abjura pour l'épouser le luthéranisme (1783), ce qui lui coûta peu, car il était devenu fort sceptique en matière religieuse; mais, pour ne pas encourir les reproches de son gouvernement et pour pouvoir accomplir sa mission, il tint son abjuration et son mariage secrets. Zoega, selon les instructions qu il avait reçues, se rendit ensuite k Naples, à Florence et k Paris. Ce fut la qu'il apprit la chute de son protecteur Guldberg. U retourna alors k Rome, y tomba gravement malade, avoua son abjuration et son mariage au nouveau ministre de Danemark, et, contrairement k ses craintes, non-seulement sa mission lui fut continuée, mais encore il reçut une augmentation de traitement. De son côté. Pie VI le nomma interprète de la Propagande pour les langues modernes. Un ouvrage qu'il publia en 1787 sur les monnaies frappées en Egypte sous la domination romaine établit Sa réputation d'érudit et de critique nonseulement en Italie, mais encore dans toute l'Europe savante. En 1789, Zoega fut chargé de deux missions, l'une k Naples par le gouvernement danois, l'autre k Venise par le gouvernement anglais, pour y eollationner des manuscrits de la Bible des Septante. Comme il était très-versé dans la connaissance des antiquités égyptiennes, Pie VI, qui voulait relever les obélisques gisant sur le sol romain, le chargea d'étudier et d'interpréter les hiéroglyphes de ces curieux monuments. C'est après sept années d'études que le savanl archéologue écrivit son fameux ouvrage De usu et origine obeliscorum, vaste répertoire de toutes les connaissances relatives k l'archéologie égyptienne. Sur les entrefaites, les Français envahirent la péninsule, et la république fut proclamée à Rome. Zoega continua k résider dans cette ville, où il remplit les fonctions d'agent consulaire du Danemark, et fut nommé membre de l'institut national qui venait d'y être créé. En 1802, le roi de Danemark le rappela et le nomma professeur k l'université de Kiel, et, vers la même époque, la Société royale des sciences de Copenhague le reçut au nombre de ses membres. Extrêmement attaché au séjour de Rome, Zoega demanda délai sur délai et finit par obtenir l'autorisation d'y demeurer en conservant les avantages attachés k la chaire qu'on lui avait donnée. La mort de sa femme et celle de presque tous ses enfants remplirent de tristesse et d'amertume le3 dernières années d'une vie si bien remplie.
Zoega a surtout étudié deux branches de l'archéologie, les antiquités égyptiennes et celles de l'époque gréco-romaine; il a fait preuve, dans ses divers travaux, de connaissances aussi solides que variées en histoire, en littérature et en mythologie. Il a su réunir le sentiment vif de l'art, la chaleur d'exposition propres aux peuples du Midi avec l'érudition profonde et sérieuse des races du Nord. Quelquefois, il est vrai, ses idées sont
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un peu exclusives. En mythologie, il penche visiblement du côté des évéméristes. Mais tous ses écrits portent un cachet de grandeur incomparable.
Parmi ceux de ses ouvrages qui sont relatifs aux antiquités égyptiennes, il faut citer avant tout celui qui traite de l'origine et de l'usage des obélisques, De origine et usu obeliscorum (Rome, 1797, in- fol.). Imprimé aux frais de Pie VI et composé k l'occasion des obélisques antiques que ce pape avait fait relever du sol où ils étaient couchés depuis des siècles, ce livre a été dépassé sur beaucoup de points par suite des dernières découvertes. L'auteur n'en a pas moins le mérite d'avoir ouvert la voie aux investigateurs qui l'ont suivi en établissant que l'écriture hiéroglyphique fut employée jusqu'k la chute du paganisme. Le Catalogus codicum copticorum musei Borgiani (Rome, 1801-1805, in-fol.) est également important; il donne une liste d'ouvrages rédigés en langue copte, qui fut, comme on le sait, une combinaison du grec avec l'égyptien. Les Numi mgyptii imperatorii, prostantes in museo Borgiano Velitris (Rome, 1787, ia-4°), sont précieux aux numismates qui veulent étudier les monnaies frappées en Egypte sous la domination romaine. Ils forment la transition aux ouvrages de Zoega sur les antiquités de l'époque classique; dans cette catégorie, mentionnons les Bassirilievi antichi di Borna (Rome, 1808-1809, in-4<>), études sur la sculpture ancienne et commentaires explicatifs Sur un grand nombre de ces monuments, traduits en allemand par Welcker ( Giessèn, 1811-1812, avec les planches de Piroli, 2 vol. in-fol.). Ce dernier a aussi recueilli des dissertations de Zoega, avec notes (Gœttingue, 1817, in-8<>), qui ne sont pas les moindres de ses productions scientifiques. Consulter Welcker, Vie de Zoega (Tubingue, 1819, S vol. in-8°), eu allemand.
zoÉGÉE s. f. (zo-é-jé — de Zoega, botan. suédois), Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des carduacées, formé aux dépens des centaurées et comprenant trois ou quatre espèces, qui croissent en Orient : La zoégéb a le réceptacle garni de soies et la semence ornée d'une aigrette sétacée. (Th. de Berneaud.)
ZOELLNER (Jean-Frédéric), écrivain allemand, né k Neudamm (Nouvelle-Marche) en 1753, mort k Francforl-sur-1'Oder en 1804, Il remplit, entre autres fonctions, celles de premier ministre de l'église Saint-Nicolas, d'inspecteur du diocèse protestant de Berlin, de préfet du gymnase de cette ville. On lui doit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Livre de lecture pour tes différents états (Berlin, 1781-1790, S vol. in-8°), souvent réédité; Histoire de l'Europe moderne depuis te v« jusqu'au xviiie siècle (Berlin, 1785-1793, 12 vol. in~8°); Entretiens sur te globe et ses habitants (1784-1791); Sur la philosophie spéculative (1789, in-80) ; Lettres sur la Silésie, sur Cracovie, etc. (Berlin, 1792-1793, 2 vol. in-6°, avec gravures) ; Voyage eu Poméranie, dans l'ite de Mugen et dans une partie du duché de Mecklembourg (Berlin, 1797, in-8°); Sur fa théodicée; Description d'un voyage fait en 1793 dans Hle de Melgoland, insérée dans les Archives du temps de Berlin.
ZOELLNEH (Charles-Henri), compositeur allemand, né à Oela (Silésie) en 1790, mort en 1836. 11 visita, en donnant des concerts, les principales villes de l'Europe, séjourna assez longtemps k Leipzig et k Stuttgard et devint organiste k Hambourg. Outre deux opéras, One heure et Kuns de Kunfungen, on lui doit des morceaux pour l'orgue et pour le piano.
ZOELLNER (Charles -Frédéric), compositeur allemand, né k Mittelhausen, village du grand-duché de Weimar, en 1800, mort en 1860. A l'âge de quatorze ans, il vint k Leipzig suivre les cours de l'école de Saint-Thomas, où son talent musical se développa rapidement sous la direction de Schicht. Mais n'ayant pas, k cette époque, l'intention de faire sa carrière de l'art musical, il étudia la théologie k l'université de la même ville. En 1820, cependant, il accepta une place de maître de chant k l'école gratuite du conseil municipal de Leipzig, mais n'en continua pas moins de s'occuper de théologie jusqu'en 1822 , époque où , d'après les consens de Schicht , il renonça k cette étude pour se consacrer tout entier k l'harmonie. Dans la suite, il devint professeur de chant k différentes écoles de la même ville et, en dernier lieu, k l'école Saint-Thomas. Ses quatuors pour voix d'hommes, tels que les Chants du meunier, les Bohémiens, etc., ont rendu son nom populaire dans toute l'Allemagne. On a encore de lui plusieurs cahiers de chants à une seule voix, des motets et différents morceaux pour chœurs mixtes. Il a, en outre, fondé et dirigé jusqu'à sa mort plusieurs sociétés de chani, qui, après sa mort, se sont formées en une association qui a pris le nom de ligue de Zoellner et qui a fait élever k ses frais, en 1868, kRosenthal, près de Leipzig, un monument consacré k la mémoire de Zoellner.
ZOEMEREN (Henri db), théologien flamand, né h Zoemeren vers 1420, mort kLouvain en 1472. il s'était fait recevoir docteur en théologie k l'université de Paris, lorsque le légat
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du saint-siégeà Vienne, le cardinal Bessarion, l'appela auprès de lui et le chargea de faire l'abrégé de l'ouvrage qu'Oecam avait écrit contre les hérétiques. Par la suite, Zoeraeren devint professeur de théologie a Louvain (1460), chanoine de Saint-Jean à Bois-le- Duc et doyen de la cathédrale d'Anvers. Accusé d'hérésie par l'université de Louvain au sujet de propositions émises par lui dans une controverse théologique, il se rendit a Rome pour y exposer sa conduite et se justifia complètement. Il venait de revenir k Louvain, lorsqu'il mourut. On lui doit : Epitome primB partis dialogi Gui. Oecam qvœ intitulatur De hereticis (Louvain, 1481, in-fol.); Epistolarum Hier (Louvain, 1431, in-fol.); Epistolarum liber (Louvain, 1481, in-fol.), etc.
ZOÉNIE s. f. (zo-é-nt). Zooph. Nom proposé pour les alcyons à double ouverture,
ZCEPFL (Henri-Matthieu), jurisconsulte allemand, né a Bamberg en 1806. Après avoir étudié, dé 18S4 à 1827, le droit à l'université de Wurlzbourg, il se fit recevoir en 1828 agrégé à celle de Heidelberg et y devint successivement professeur extraordinaire (1839) et professeur ordinaire de droit public (1842). Pendant les mouvements politiques de 1849, il fut prorecteur de cette université et remplit ces fonctions avec autant de prudence que de fermeté. Elle l'envoya l'année suivante à la première Chambre badoise, d'où il fut appelé ensuite au parlement d'Erfurt. On cite, comme ses deux principaux ouvrages, les Principes du droit public universel et allemand (Heidelberg, 1839; 1863, 5e édit.) et XHisloire du droit allemand (Heidelberg, 1858, 3« édit.). On a encore de lui : l'Ancien droit de Bam'berg (Heidelberg, 1839), document important pour l'histoire du droit allemand au xive siècle; les Ordonnances de justice criminelle pénale de l'empereur Charles-Quint (Heidelberg, 1842); les Antiquités de t empire et du droit allemands (Heidelberg et Leipzig, 1860-1861, 3 vol.). Indépendamment de ces ouvrages, qui ont presque exclusivement la jurisprudence pour objet, il u encore publié un grand nombre de factures et de brochures qui intéressent à la fois le droit et la politique; tels sont, entre autres, les suivants : Des mésalliances dans les maisons princières allemandes régnantes, et en particulier dans la maison d'Oldenbourg (Stuttgard, J853); De ta compétence de la diète germanique au sujet des débats d'héritage dans les maisons princières allemandes (Leipzig, 1864); Documents pour servir à la critique de la décision du syndicat de la couronne concernant les duchés de Holstein, de Slesoig et de Lauenbourg (Heidelberg, 1S6C). Dans un Mémoire (Heidelberg, 1864), il s'était prononcé pour le droit de succession du prince Frédéric-Guillaume de Hesse au duché de Lauenbourg, et, depuis, il a encore fait paraître une brochure, qui a excité une certaine sensation en Allemagne : Sur les dernières attaqiies contre la situation des membres des Etats allemands, envisagée au point de vue du droit public (Carlsruhe, 1867; 2e édit., la même année).
ZOES (Henri), en latin Zoatlu», célèbre jurisconsulte, né à Amersfort en 1571, mort en 1627. Ses études de jurisprudence furent si brillantes que ses condisciples de l'université de Louvain le nommèrent doyen et fiscal du collège des bacheliers. Peu après , il fut chargé d'accompagner un jeune gentilhomme en Espagne et en profita pour suivre les cours de l'université de Sulamanque, où il se fit remarquer par son érudition. En revenant à Louvain, il prit ses grades puis devint successivement professeur de grec au collège Busleiden, professeur ù'Institules et de Pandecles k l'université (1619). On lui doit plusieurs ouvrages, qui ont été publiés après sa mort. Nous citerons : Pnelecliones sioe commentarii de jure feudorum (Louvain, 1641, in-4°); Universum jus canonicum sive commentarius ad décrétâtes épis to tas Gregorii IX (Louvain, 1647, in-fol.); Commentarius ad institutions juris civilis (Louvain, 1653, in-4°); Commentarius in codicem Justiuianeum (Cologne, 1660, in-4»); Commentarius ad Digestorum seu Pandectarum juris civilis libros quinquaginta (in-fol.), ouvrage très-souvent réédité.
ZOÉTH1QUE s. f. (zo-é-ti-ke — du préf.
zo, et du gr. éthos, mœurs, manière d'être). Zool. Partie de la zoologie qui s'occupe dos mœurs ou de la manière de vivre des animaux.
ZOFFANY (Jean), peintre allemand, né k Eatisbonne en 1735, mort en 1810. Après avoir passé quelques années eu Italie, il se rendit à Coblentz, puis en Angleterre, où son talent le fit admettre en nos à l'Académie de peinture, qui venait d'être fondée. Des portraits de Garrick, avec qui il s'était lié, ceux de plusieurs artistes dramatiques , surtout une composition représentant dix membres de la famille royale (1771) et gravée par Earlom, mirent Zouauy complètement en évidence et eurent un succès populaire. Peu après, U retourna en Italie, revint à Londres en 1777, passa en 1781 dans l'Inde, où il exécuta de curieux tableaux, se rit grassement payer ses œuvres par des princes de cette contrée, reprit avec une fortune considérable la route de Londres en 1796 et alla terminer ses jours à Kew près de cette villa. On cite parmi ses tableaux les plus vemar-
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quables : la Vue intérieure de la galerie de Florence, achetée par George Ht ; les Elèves de l'école de dessin à l'Académie royale peignant d'après le modèle, où l'on trouve trentesix portraits d'artistes éminents de l'époque; l'Entrée à Patna de l'ambassadeur du vizir d'Oude, vaste composition contenant plus de cent figures; un Combats de coqs; une Chasse au tigre; une Réunion de famille, gracieuse composition, doat les têtes sont pleines de vérité et d'expression.
ZOFINGUË ou ZOF1NGEN , ville de Suisse, canton d'Argovie, chef-lieu du bailliage de son nom, sur la rive droite de la Wigger, à 22 kilom. S.-O. d'Aarau ; 6,500 hab. Fabrication de coton, mousseline, indiennes, toiles, rubans de soie, velours et cuirs ; industrie active. La situation de cette petite ville est fort agréable; elle s'étend au pied de plusieurs petites montagnes couronnées de belles forêts et dans une plaine extrêmement fertile, très-bien cultivée, arrosée par la Wigger. On y voit plusieurs jolies maisons et quelques bâtiments remarquables, tels que l'église Saint-Maurice, bâtie peu de temps avant la Réforme, l'hôtel de ville et la maison des tireurs. La bibliothèque occupe deux salles vastes et bien éclairées; elle contient une riche collection d'anciens ouvrages et plusieurs manuscrits et autographes précieux. Aux environs de la ville, ou trouve de beaux sites et des promenades agréables.
zqgène s. m. (zo-jè-ne). Ichthyol. Syn,
de ZïGÈNB OU MARTBAtJ.
ZOGRAPHE, ZOGRAPHIE, ZOGRAPHI- QUE, Formes moins régulières des mots
ZOOGRA.PSK , ZOOGRAPHIE , ZOOGRAPHIQDK. V.
ces mots.
ZOGRAPHE s. m. (zo-gra-fe — du préf. zo, et du gr. graphe, j'écris). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères , de la famille des longicornes, tribu des iamiaires, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent l'Afrique australe.
ZOGHAPHOS (Constantin), homme d'Etat grec, né à Calavryta (Morée) en 1797, mort a Saint-Pétersbourg en 1856. Il alla étudier la médecine en Italie et revint eu Grèce lorsque Ce pays Se souleva pou* reconquérir son indépendance. Le jeune homme se fit bientôt remarquer par son patriotisme et par son éloquence, devint député aux assemblées nationales, sa prononça, lorsque la Grèce eut été délivrée de l'étranger, contre Gapo-d'Istria, qui l'envoya en exil, et devint en 1832 secrétaire du gouvernement provisoire, dit commission des Sept. Après l'avènement du roi O thon, Zographos, que ses talents avaient mis complètement en évidence , reçut des portefeuilles dans diverses combinaisons ministérielles, L'Assemblée nationale ayant refusé de ratifier un traité de commerce qu'il avait négocié avec la Turquie, il quitta le pouvoir et accepta en 1850 les fonctions de charge d'affaires de Grèce en Russie. Dans ce poste, il donna de nombreuses preuves de sa sagacité politique, surtout lors des discussions diplomatiques qui eurent lieu lorsque éclata eu 1854 la guerre d'Orient. Il mourut peu de temps avant la conclusion de la paix. Zographos a publié plusieurs écrits de circonstance, entre autres une Réponse à uu livre de M. Duvergier sur la Grèce, dans laquelle il prend naturellement la défense de son pays.
ZOHABA(littéralement la Belle, la Fleurie), la Vénus des Arabes, la même qu'Astarté, Aphrodite, Anaïtis et Vénus Uranie. Elle n'est autre que la planète Vénus. Les astrologues arabes la qualifient de Sâad-Maghir {Fortuna minor), par opposition à la planète de Jupiter, qu'ils nomment Mosehtéri et qualifient de Sàad-liébir {Fortuna major). Le poète persan Schems-Fukbri dit métaphoriquement que Zohara remplissait dans un festin les fonctions de barbua, ou de maître de musique, Barbud, musicien de Khosrou-Parviz, dix-neuvième roi de Perse, de la dynastie des Sassanides, passant en Orient pour l'inventeur d'un instrument a cordes, semblable à la lyre des Grecs, et d'un air célèbre sous le nom à'Aurenlci, ou air royal.
Suivant, en effet, l'habitude des anciens de diviniser les planètes, les Arabes avaient fuit de Zohara la déesse de la musique et mis entre ses mains la lyre d'Apollon. Ainsi, dans le récit d'un long combat livré k un dev (sorcier ou géant), par Cahermaa-Catel, trisaïeul de Roustem,l'Achillede la Perse, l'auteur du Cqnerman-JVaméà na manque point d'observer que Zohara elle-même, oubliant un moment la conduite des sphères, dont le soin lui est confié, quitte les cordes de son instrument, afin d'être plus attentive à la lutte.
Un génie femelle, chargé de .l'harmonie des sphères, qu'il règle aux sons de sa lyre, réside donc, d'après les mythologues orientaux, dans l'étoile du matin, qui est aussi l'étoile du soir. Les Perses la nommaient Anahid. Cette divinité n'était point indigène chez eux; ils en avaient emprunté le culte aux Lydiens, aux Arméniens, aux Médes, aux Phéniciens surtout, qui très-probablement le tenaient eux-mêmes des Syriens et des Arabes, puisque ces deux derniers peuples, à une époque bien antérieure, la connaissaient déjà, ceux-ci sous le uom de Zohara, ceux-là sous le nom d'Astarté. Les trois divinités identiques, Astarlé, Anahid et Zohara, paraissent
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n'avoir désigné, dans le principe, qu'une seule idole, c'est-à-dire Uranie ou la Vénus Céleste. Les Phéniciens en transportèrent le culte en Egypte, et Hérodote nous apprend qu'elle avait à Memphis, dans le temple de Protée, une chapelle avec un autel, sous la dédicace de Vénus Etrangère. Hérodote, rappelant une erreur accréditée de son temps, prend cette Vénus pour Hélène , fille de Léda; mais Bochart lui substitue, non sans raison, la Vénus Uranie des Phéniciens, étrangère en effet à l'Egypte. Anahid, adoptée par les Grecs, se transforma dans leur langue en Anaïtis; mais Anaïtis ne représente pas exclusivement Vénus ou Uranie.
Pausanias affirme expressément que c'était la déesse de Tauride, Diane Orthia, ou mieux Artémis-Anaïtis, dont la statue , enlevée par Oreste, jouissait encore de son^ temps d'une si grande réputation , que les peuples de la Lydie, de la Cappadoce et du Pont-Euxin sa disputaient l'honneur de la posséder.
ZOHE1B (Ben-Abou-Selma), poète arabe, qui vivait dans la seconde moitié du vie siècle de notre ère. Il est rangé parmi les trois plus grands écrivains moralistes qui précédèrent la venue de Mahomet. U avait cent ans lorsqu'il reçut la visite de ce dernier et mourut quelques jours après. A l'âge de quatre-vingts ans.il avait composé un poème en 64 distiques, lequel est compris parmi les sept Meallakat. Dans ce poëme, le poète arabe célèbre la paix qui termina une guerre de quarante ans entre les tribus d'Abs et de Dbobyan. L'œuvre de Zoheir a été publiée avec les autres Moallakat, accompagnée d'une traduction anglaise par W. Jones et d'une traduction latine par Rosenmuller (Leipzig, 1792, in-4«). Zoheir était le père d'un autre poste également fameux,' Kaab, auteur du Borda,
ZOÏLE s. m. (zo-i-Ie — nom d'un ancien critique d'Homère). Mauvais critique ; critique envieux et méchant. V. l'article suivant.
ZOII.E, célèbre grammairien et critique grec, dont le nom était déjà proverbial au temps d'Ovide pour désigner les critiques envieux et passionnés , mais sur la vie duquel on n'a que des renseignements incertains. Les uns le font naître à Amphipolis, d'autres à Ephèse, dans le ivo siècle avant notre ère. Les scoliaste3 d'Homère, Suidas, Vitruve , échos d'auciennes traditions, rapportent que ses amères critiques de l'Iliade et de l'Odyssée lui valurent le surnom d'Homeromnttix (le fouet ou le fléau d'Homère), Le dernier prétend que Ptolémée Philadelphe, roi d'Egypte, indigné de ces blasphèmes littéraires, le lit crucifier ou brûler vif. Mais cette assertion ressemble tout à fait à un conte populaire, d'autant plus qu'il existe d'autres versions, toutes inconciliables au triple point de vue historique, chronologique et littéraire, et qui n'ont pas un caractère plus respectable d'authenticité. Il parait cependant indubitable qu'il a existé un rhéteur célèbre de ee nom qui avait composé neuf livres de remarques critiques sur Homère, un examen de quelques dialogues de Platon, un Discours contre hocrate,'aae, Histoire a" Amphipolis, une Histoire générale et divers traités de grammaire et de rhétorique, etc. ; mais il ne reste de ces ouvrages que quelques fragments insignifiants. Il faut remarquer que tous les auteurs anciens no dépeignent pas Zoïle aussi défavorablement. Denys d'Halieurnasse le donna comme un orateur et un eritique estimé à Athènes; il rend hommage à la modération et k l'impartialité de ses remarques sur Platon ; ii fait mention de sa censure d'Homère, mais sans la caractériser. Athénée le cite également plusieurs fois comme mi rhéteur et un grammairien recommandable. En l'absence de textes suffisants, les savants ont offert mille conjectures pour concilier les diverses opinions répandues sur ce personnage; mais jusqu'à présent leurs efforts sont restés impuissants.
Le nom de Zoïle est devenu le type du critique passionné et de mauvaise foi ; Et son nom paraîtra, dans la race future, Aux plus cruels Censeurs une cruelle injure.-
« Je persiste -dans mon sentiment , que, non-seulement la liberté des opinions doit être indéfinie pour le député, mais même la liberté de la presse pour le journaliste. Permis k Hébert d'être le Zoïle de tous les vieux patriotes et un calomniateur à gages l Mais, au lieu de blasphémer contre la liberté de la presse, qu'il rende grâce à cette liberté indéfinie, à laquelle seule il doit de ne point aller au tribunal révolutionnaire et de n'être mené qu'à la guillotine de l'opinion. » Camille Desmoulins.
Dans les courses qu'à pied me prescrit l'hygiène,
Mes pas n'ont pas besoin qu'un bâton les soutienne.
D'un fossé de cinq pieds ma prestesse se rit;
Et dût certain Zoite en crever de dépit,
Les vers que fait jaillir ma verve ociogênaire
Au public qui m'entend n'ont pas l'air de déplaire.
VlENNET.
« Il est des Zoïles niais dont les fourbes se servent pour combattre l'influence des honnêtes gens, et 'dont ils se moquent en se-