V. Vecht
ZWASTESL1US, bourg du- royaume de Hollande, province d'ûver-Yssel , arrond. de Zwolle, à 6 kilom. N.-O. de Hasselt, au confluent du Zwarte-Water et du Havalter-Aa; 2,500 hab. Place forte.
ZWEURS (Jérôme), poète hollandais, né en 1627, mort en 1696. On n'a point de détails sur sa vie. Il s'adonna avec succès à la poésie critique et composa des pièces qui ont été réunies et publiées par son fils sous le litre de Poésies (Amsterdam, 1737, 2 vol. in-4°). — Son fils, Philippe Zweers, mort en 1774, remplit les fonctions de notaire à Amsterdam. 11 consacra ses loisirs à composer des vers et des pièces de théâtre, notamment Sémiramis ou la Mort de Ninus (Amsterdam, 1729), tragédie qui fut tréa-bi'Mi accueillie; Scipion (Amsterdam, 1736); Méropr, imitée do Maf-
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fei (Amsterdam, 1746). Ses Poésies ont été publiées à Amsterdam (1759, 1 vol. in-4°).
ZWEIBRUCKES, nom allemand de la ville de Deux-Ponts. »
ZWELFER (Jean), médecin et chimiste allemand, né dans le Palatinat en 1618, mort à Padoue en 1668. Ce fut après s'être occupé pendant plusieurs années da pharmacie qu'il alla étudier la médecine à Padoue, où il prit le grade de docteur. De retour en Allemagne, ilsétublità. Vienne et pratiqua avec beaucoup de succès l'art de guérir. Comme il possédait de grandes connaissances dans la préparation des remèdes, il travailla à réformer la pharmacologie, qui avait alors tant besoin de réformes, et s'attacha a signaler les erreurs répandues dans la Pharmacopceia augusta d'Augsbourg, à peu près généralement adoptée à cette époque en Allemagne. D'une humeur caustique, il poursuivit d'épigrammes, de sarcasmes et de personnalités les membres du collège médical d'Augsbourg et se lit de nombreux ennemis. Ses ouvrages, que les progrès de la science ont fait tomber dans l'oubli, prouvent qu'il était très-instruit et l'un des meilleurs chimistes de son temps. On lui doit : Animadversiones in pharmacopmiam augustanam (Vienne, 1652, in-fol,); P/iarmacopœia regia seu Dispemaloriitm absolutissimum (Vienne, 1652, Ui-4u) ; Discursus apologeticus adversus Hippocratem chymieum Ottoiiis Tackenii (Vienne, 1669, in-4") ; Vindicte adnersus Franc. Verny phariuacopœiam Montpeliensem. Les ouvrages do Zwelferont été réunis et publiés à Dordrecht (1672, 2 vol. in-4<>).
ZWELLENDAM, ville de l'Afrique australe, dans la colonie anglaise du Cap. clief-lieu du district de son nom, à 200 kilom. E. de la ville du Cap, sur la rive gauche delaBrede; 5,000 hab.
ZWENIGORODSKI (Siméon), prince russe; il vivait au xvl" siècle. Le czar Féelor l'envoya en 1589 en Géorgie pour soumettre à la domination russe cette contrée gouvernée par le prince Alexandre et menacée de devenir la proie de la Turquie ou de la Perse, qui se la disputaient. C'était le prince Alexandre lui-même qui, pour obtenir la protection de la Russie, avait demandé à Fédor d'être son vassal et son tributaire. Zwenigorodski s'acquitta avec habileté da cette mission, lit venir de Russie des prêtr.es grecs et promit au nom du czar de rétablir les villes et les temples en ruine. C'est à partir de cette époque que les czars ont pris le titre de souverains d'ibérie, tzars de Géorgie, de la liabarda, etc. Peu après son retour k Moscou en 1592, lo prince Zwenigorodski alla prendre part à Kola, sur les frontières de la Norvège et de la Laponie, à un congrès dans lequel furent arrêtées des stipulations en faveur du commerce de la Russie avee le Danemark et l'Angleterre. Zwenigorodski a laissé une curieuse relation en langue russe sur ses missions diplomatiques.
ZWENKAU, ville de la Saxe royale, cercle et k 9 kilom. de Leipzig, chef-lieu du bailliage de son nom; 3,100 hab. Raffinerie de salpêtre, fabrique de poudre à canon.
ZWETTEL, ville de l'empire dAutriche, dans la basse Autriche, cercle et à 53 kilom. N.-O. de K rems; 1,600 hab. Industrie active; fabrication de toiles, coton, draps, tricots; tanneries. Importants marchés pour lo commerce du lin, des grains et des bestiaux. Aux environs, on voit une ancienne abbaye de cisterciens, fondée en 1138, avec une riche bibliothèque et une bergerie modèle,
ZWICKAU, ville du royaume de Saxe, cheflieu du cercle et du bailliage de son nom, à 91 kilom. S.-O. de Dresde, sur la rive gauche de la Mulde; 2G,000 hab. Cour d'appel; gymnase, maison de correction dans l'ancien château; centre d'une vaste exploitation de houille ; granJes manufactures de glaces et de porcelaines ; fabriques de draps, clouteries, bonneteries, papiers, huiles, etc. Parmi les cinq églises de cette ville, on remarque l'église du Sainte-Marie, bâtie de 1453 à 1536, dans le style gothique flamboyant et restaurée en 1839. Luther est souvent monté au haut de la tour pour contempler le panorama qu'on y découvre. A l'intérieur, on admire les sculptures du maître-autel; le saint Sépulcre, dans la sacristie, ut uu beau tableau de L. Cranacl». Mentionnons encore l'hôtel de ville, construit eu 1851, la douane et le château d'Ostorstein transformé en prison. Zwickau a été ville libre de 1290 k 1348; alla adopta la Réforme en 1521, et le fameux Thomas Munzer y prêcha. On compta dan»
le cercle de Zwickau 80 mines de charbon» occupant plus de 8,000 ouvriers.
ZWICKAU, petite ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohême, cercle et k 35 kilom, N.-O. de Uunzlau, sur le Bober; 3,600 hab.
ZWICK.EH (Daniel), sectaire allemand, né à Dantzig en 1612, mort à Amsterdam en 1678. 11 fit ses études de médecine et prit le grade» de docteur; mais il abandonna bientôt la pratique de son art pour s'occuper de queutions théologiques. Peu satisfait du protestantisme, il adopta bientôt la doctrine sociuiemia, qu'il abandonna, pendant un voyage en Hollande, pour le système des arminiens dont les idées de paix et de tolérance le séduisirent. Frappé de ce fuit que tes chrélieus étaient constamment en guerre au sujet de dogmes dont l'uti-
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lité na lui parut point cémontrée et dont les inconvénients étaient pi.lpables, il songea à rapprocher toutes les communautés chrétionnes dans un nouvesu système fondé sur la raison, la tolérance et l'Ecriture sainte, et devint le chef d'une sec:e dite des conciliateurs et des tolérants. Zwicker exposa ses idées dans des ouvrages dont l'unique résultat fut de soulever contre lui tous ceux qu'il prétendait rapprocher. Complètement désabusé sur l'efficacité de sa tentative, il rompit avec toutes les communions et passa dans une indifférence philoso ihique les dernières années de sa vie. « Si vous demandez quel animal est Zwicker et quelle est sa religion, dit Ysiander, il vous répondra lui-même qu'il n'est ni luthérien, ni calviniste, ni chrétien grec, ni catholique romain, ni remontrant, ni mnémoniste, etc., mais que, quoiqu'il n'ait rien de commun avec aucune secte, il n'en désire pas moins avec t rdeur qu'elles se réforment toutes d'après la vérité divine dont il se déclare l'interprè ;e. » On lui doit une cinquantaine d'ouvrages de controverse, tant imprimés que manuscrits. Nous nous bornerons à citer : lrenicmi Iienicorum, seu reconcilintoris christianorum hodiernorum norma triplex (Amsterdam, 165:!, in-8°) ; Discours de conciliation adressé jks: chrétiens (Amsterdam, 1661, in-40), publii! sous le nom de Mino» Ccluc ; Irenico-Mnsl'x perpeluo coitvictus et constriclus (Amsterdam, 1602, in-8°); Compelle iutrare seu de contradictions Ecclesiis ostensa (Amsterdam, 1666, in-4») ; Irenico-Mastix posterior (Ainsterdtiri, 1667, in-8"); Novi fœderis Josias (Amsterdam, 1670); lievelatio demonotalrix inter ckri.tianos (Amsterdam, 1672, in-4°), etc.
ZWIEFALTEN, le Dvplices aqum des Romains, bourg du Wurtemberg, dans le cercle du Danube, bailliage et à 18 kilom. S. de Munsingen, sur l'Aach ; 350 hab. Il y avait autrefois une riche abbaye impériale, devenue hospice central d'aliénés. Près de là, pèlerinage très-fréquenté à Notre-Dame de Lorette.
ZW1ESEL ou SW1ESEI , bourg de Bavière, dans le cercle do la basât Bavière, à 9 kilom. N.-E. de Regen, sur lî Regen; 2,728 hab Brasseries importantes.
ZWIÉSÉLITE s. f. (svin-zé-li-te — àeZwiesel, nom do lieu). Miner. Phosphate île fer et de manganèse naturel, trouvé à Zwiesel, en Bavière.
— Encycl. La zwiéselite se présente en masses cristallines laminaires, formant de petits amas dans le ginnitf . Elle est d'un brun de clou de girofle. Sa d( nsitè est de 3,9. Ce minéral a les plus grands rapports avec la triphyline; il ne se distingue même de cette dernière, au point de vuo de la composition, qu'en ce qu'il contient u le certaine quantité de fluor. Aussi plusieurs minéralogistes sontils portés à le considérer comme une triphylline fluorifèie. D'après Puchs, la zwiéséïite renferme 35,60 d'acide phosphoiïque, 35,44 de protoxyde de fer, 20,::4 de protoxyde de manganèse, 4,76 de fer métallique, 3,18 de iluor et 0,60 de silice. On ne l'a encore rencontrée qu'à Zwiesel.
ZWhNGER ou ZUINGLR (Théodore), dit l'Ancien, célèbre médecin suisse, né à Bâle en 1533, mort en 1588. Il était fils d'un corroyeuret d'une sœur de l'imprimeur Jeun Opalin. Après avoir fait son éducation première à Bàlo, il se rendit à Lyon, où il passa trois ans, en qualité de proie, dans l'imprimerie des Bering. De là, il gag la Paris, y suivit les leçons du célèbre Ramus revint au bout de cinq ans dans sa ville natale (1553) et partit presque aussitôt pour 1 Italie. Pendant son Séjour dans la péninsule, il étudia la médecine à Padoue et à Veni:e, prit le grade de docteur à l'université de cette première ville et retourna, en 1559, à B Aie, où il se fixa définitivement. Peu après, il épousa la veuve d'un riche commerçant, s'idonna à la pratique deson art, devint professeur de langue grecque à l'académie (1565), puis occupa successivement les chaires de morale (1571) et de médecine théorique. Zwhger succomba aux atteintes d'une épidémie qui ravageait la ville de Bàle. C'était un homme de beaucoup de savoir et du commerce le plus agréable. Ses principaux ouvrages sont : Tabula et cornmenttirius in artem medicinalem Galeni (1561, in-fol.); Tkealrum vils humans (Bâle, 1565- 1571-1586-1596, 1604, 5 vol. in-fol.), vaste compilation de traits historiqaes et d'anecdotes, de rapprochements curie îx et piquants; Leges urdinis medici basilie) sis (Bàle, 1570, inlol.) ; Morumphilosophia praclica (Bàle, 1575, 2 vol. in-go) ; Methodus similitudinum (Bàle, 1575, ïn-8°) ; Methodus ruslica Catanis et Varronis prœceptis ap/ioristicisper locos com~ mimes ditjestis (Bâle, 1576, in-S»}; Methodus apodetnica (Bàle, 1577, in-4») ; Analysis Psalmorum Dttvidis (Bàle, 1591, in-fol.); Physiologia medica Th. Paracelii dogmatibus itlustrata (Bàle, 1520, in-80), ouvrage posthume dans lequel Zwinger a cherché à concilier la doctrine d'Hippocrate et des anciens médecins avec celle de Paracelse, etc.
ZWINGER (Jacques), ptilologue et médecin suisse, (ils du précédent, né à Bàle en 1569, mort en 1610. Son père l'envoya faire ses études à l'université de Fadoue, puis il visita l'Italie et l'Allemagne pour y compléter sou instruction, revint a Bàle ei 1593 et se ht recevoir docteur eu médecine l'année suivante.
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Peu après, il devint professeur suppléant, puis professeur en titre de langue et de littérature grecques, donna en même temps des leçons de médecine et pratiqua son art avec un grand désintéressement. Zwinger mourut à quarante et un ans d'une maladie contagieuse. C'était un homme de goût à qui l'on doit, entre autres écrits : Grscarum dialecticarum hypotyposis, travail inséré à la fin du Lexique de Scapula ( 1 600) j Vita Luciani (Bàle, 1602, in-8<>); Principiornmckymicorum examen ad Bippocratis, Galeni, csterorumqne Grscorum et Arabum consensum (Bâle, 1606, in-8°) , où il combat la doctrine de Paracelse et de ses disciples, etc.
ZWINGER (Théodore), théologien protestant, fils du précédent, né à Bâle en 1597, mort en 1654. Il resta orphelin à treize ans et résolut d'étudier la médecine, bien qu'il sût que son père le destinait à l'état ecclésiastique; mais, étant tombé gravement malade sur les entrefaites, il crut y voir la punition de sa désobéissance aux vœux paternels et, à peine guéri, ils'adonna à l'étude de la théologie et des langues orientales. En 1617, il reçut les ordres, puis voyagea pendant deux ans en Allemagne, dans les Pays- Bas, en Angleterre, en France. De retour dans sa ville natale, il y remplit diverses fonctions pastorales, notamment celles de pasteur de Saint-Théodore (1627), de premier pasteur (1630), de surintendant des églises de Bâle, à la fin de la même année, et de professeur de l'Ancien Testament à l'Académie. Pendant vingt-quatre ans, il occupa avec un grand succès cette chaire et publia les deux ouvrages suivants : Tkealrum sapientitB cœlestis, sive analysis instilutinnum Calvini (Bâle, 1652, in-4») ; Analysis EpislolaD. Pauli ad [iomanos (Bâle, 1655, in-40).
ZWINGER (Jean), théologien suisse, fils du précédent, né à Bâle en 1634, mort en 1696. Il entra dans les ordres en 1654, alla compléter ses études théologiques à Genèvo, y devint pasteur de l'Eglise allemande, donna par suite de sa mauvaise santé sa démission en 1656, et se mit à visiter les principales villes de l'Allemagne et de la Hollande. De retour dans sa ville natale, Jean Zwinger fut nommé professeur de langue grecque à l'Académie, devint en 1662 conservateur de la bibliothèque académique, prit le grade de docteur en théologie en 1665 et occupa pendant trente ans les principales chaires de la Faculté théologique. Outre le Catalogue iyslématique (6 vol. in-fol.) de la bibliothèque confiée à ses soins, on lui doit un grand nombre de harangues et de thèses parmi lesquelles nous nous bornerons à citer : De monstris eorumgue cansis ne differentiis (Bâle, 1660, in-40) ; Oratio de barbarie superiorum ssculorum (Bàle, !6dl); quarante-deux thèses De peccalo (1668- 1693); vingt-huit De rege Salomone peccante (1687-1696).
ZWINGER (Théodore), dit le Jeune, médecin suisse, fils du précédent, né à Bàle en 1658, mort en 1724. U marqua tout jeune une ardeur extraordinaire pour l'étude, se fit recevoir maître es arts en 1675, apprit la philosophie, les lettres anciennes et modernes, la botanique, l'histoire naturelle à Schaffhouse et à Zurich, et se fit recevoir docteur à Bàle en 1680. Zwinger alla compléter ensuite son instruction à Paris et à Strasbourg, puis retourna en )6S2 dans sa ville nitale, où il acquit comme praticien une réputation qui s'étendit non-seulement en Suisse, mais encore dans une partie de l'Allemagne. Nommé professeur d'éloquence en 1684, il devint en 1687 professeur de physique à l'Académie de Bàle, où il établit à ses frais un cabinet de physique. S'étant rendu à Vienne en 1694, il y reçut l'accueil le plus flatteur et fut nommé, vers cette époque, membre de la Société royale de Berlin et de l'Académie des Curieux de la nature. De retour dans sa ville natale, il y reprit ses leçons de physique, par lesquelles il avait produit une véritable révolution , en remplaçant l'enseignement purement théorique par l'enseignement expérimenta^. II quitta cette chaire, en 1703, pour celle d'anatomie et, de botanique et fut enfin chargé, en 1711, du cours de médecine théorique et pratique. Il enrichit le jardin de l'Académie de nouvelles plantes recueillies dans les montagnes de la Suisse et se signala par son dévouement et son zèle infatigable pendant une épidémie qui ravagea Fribourg en Brisgau en 1710. Indépendamment d un grand nombre d'observations et de thèses, on doit à cet éinineut médecin : Théâtre botanique (Bâle, 1696, in-fol.), ouvrage dans lequel il a réuni les plantes décrites par Camerarius, Gesner et Bauhin, en y joignant leurs propriétés médicales; Epitome toiius madicinm (Londres. 1701, in-8<>); Spécimen pbysics eclectico expérimentales (Bàle, 1707, in-12); Fasciculus dissertalionum medicorum selectiorum (Bàle, 1710, in-8»); Tneatrum praxeos medicx(BÀle, 1710, in-4»); Paledatria practica , seu curatio mprborum puerilium (Bàle, 1722, 2 vol. in-80). Citons encore de lui : De synocho pulrida (Bâle, 1680, in-40); De pxdotropltia (Bàle, 1680, in-4") ; Positianes miscellanex e variis philosophie partibus (Bâle, 1684, in-40); Scrutinum maynetis physico-medicum (Bàle, l797,in-4°) ; De vita hominis sani (Bâle, 1699); Lucubrationes de planlarum doctrina in génère (Bàle, 1698, in-4»); Typum consul lationum medica-
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rum (Bâle, 1699, in-40); De acquirenda vils longiludine (Bâle, 1703), etc.
ZWINGER (Jean-Rodolphe), théologien suisse, frère du précédent, né à Bàle en 1660, mort en 1708. Après avoir reçu les ordres (1680), il se rendit à Zurich, puis à Genève, où il perfectionna son talent pour la chaire, devint en 1686 chapelain d'un régiment suisse au service de la Krance, passa à ce titre en France, puis revint dans sa patrie, remplit diverses fonctions pastorales et devint successivement ensuite pasteurde Sainte-Elisabeth, à Bâle (1700), surintendant ecclésiatique (1703) et professeur de controverse à. l'Académie. Nous citerons de lui : Traité de l'espoir d'Israël (Bâle, î 685, in- 12), en allemand ; la traduction de l'Histoire de la révolution d'Angleterre (Bâle, 1690, in-so) ; Sermon contre les arts magiques (Bàle, 1692, in-4"); De morientium adparilione (1704).
ZWINGER (Jean-Rodolphe), médecin suisse, neveu du précédent et fils de Théodore, né à Bâle en 1692, mort en 1777. Dès l'âge de quinze ans, il se fit recevoir maître es arts, puis étudia la médecine à Bâle et à Strasbourg, passa son doctorat dans sa ville natale (1709), obtint en 1712 la chaire de logique et se livra en même temps a la pratique île son art avec un succès qui lui acquit une grande réputation en Allemagne. En 1721, il devint professeur d'anatomie et de botanique et remplaça, trois ans plus tard, son père dans la chaire de médecine théorique et pratique, qu'il occupa cinquante-trois ans de la façon la plus brillante. Il mourut à quatre-vingtcinq ans, après en avoir passé soixante-cinq dans le professorat. Ce savant médecin était, sous le nom d'Avicenne II, membre de l'Académie des Curieux de la nature et fut un des fondateurs de la Société médico-physique helvétique. Zwinger avait formé un grand nombre d'élèves remarquables, dont l'un fut le célèbre Haller. Indépendamment de nombreuses thèses et observations médicales insérées dans les Actes des curieux de la nature, on lui doit des ouvrages, dont les principaux sont : De cerebri humani structura naturali (Bâle, 1710, in-40); De usu et fonctionihus cerebri (Bâle, 1712, in-40) ; Demethodo medirinam docendi matl>ematica(Bk\er, 1714, hi-40); Paradoxum logicum : quod ornais homo bene ratiocinetur (Bàle, 1718, in-80); De divinitale medirins (Bâle, 1724, in-40); Problemata medica de proie cranii experte (Bàle, 1728, in-40) ; Spéculum hippocralicum de nolis et prxsagiis morborum (Bâle, 1748, ï vol. in-80), recueil très-estimé, contenant une nomenclature méthodique des sentences et des prédictions d'Hippocrate ; Bippocratis opuscula ap/toristica (Bàle, 1754, in-8u).
ZWINGER (Frédéric), médecin suisse, frère du précédent, né à Bàle en 1707, mort en 1776. Ce fut d'abord vers la jurisprudence qu'il dirigea ses études; mais, poussé par son goût pour les sciences, il se décida, après la mort de son père, à étudier la médecine et suivit successivement dans ce but les cours des universités d'Heitlelberg, de Leyde, où il entra en relations avec Boerhaave, et de Paris. De retour à Bàle (1731), il y passa son doctorat, acquit la réputation d'un excellent praticien, devint en 1743 premier médecin du marquis de Bade-Dourlach, revint par la suite dans sa ville natale et y devint successivement professeur d'anatomie et de botanique (1751), professeur de médecine théorique (1752), doyen et recteur de l'Académie. Outre des thèses, on a de lui des observations relatives à la médecine et à l'histoire naturelle, insérées dans les Acta helvetica physico-me- I dica, une édition du Tkealrum botanicum de I son père, auquel il ajouta la description de plantes rares , et une édition du Medicus sciens ac céleris, du même, qu'il enrichit de nombreuses et intéressantes additions.
ZWINGÈRE s. m. (zouain-jè-re — de Zwinger, natural. allem.). Bot. Syn. de NOLANAet
de SIMABA.
ZWINGLE ou ZWINGLI ( Ulric) , célèbre réformateur suisse, né à Wildhaus, canton de Glans, le 1« janvier 1484, mort sur le champ de bataille de Cappel le 8 octobre 1531. Quoique sans fortune, ses parents ne négligèrent rien pour lui donner une excellente éducation. Son oncle, curé de Wesen, dirigea ses premières études, et il obtint de si rapides succès avec son jeune élève qu'il engagea le père à l'envoyer it Berne, ou le savant Wœlflin enseignait le grec. Les dominicains, toujours à l'affût des talents naissants, désirèrent s'attacher ce jeune homme déjà si distingué. Mais le père de Zwingle se haut de l'envoyer à Vienne, où il resta jusqu'en 1502. Parvenu alors a sa dix-huitième année, Zwingle retourna à Bàle. Là, il. professa le latin et étudia la théologie sous Thomas Wyttenbach.
11 prit le grade de maître es arts en 1500, et, cette même année, il fut promu à la cure de Claris. li dirigea cette église avec cette sagesse d'esprit, cette douceur de sentiments qui le distinguaient si profondément do Luther. Il y porta surtout un incomparable amour pour le maintien de la vieille indépendance de son pays. En 1512, il avait accompagné, en qualité d'aumônier, les Suisses que Jules II appela en Italie contre Louis XII, assista à la bataille de Novare, puis à celle de Marignan contre François I<?r. be retour dans sa patrie, il blâma la coutume des Suisses
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de se mettre au service de l'étranger comme mercenaires, et se fit remarquer par l'austérité de ses mœurs et la sévérité de ses principes. Avant Luther, il sentit la nécessité d'une réforme religieuse et ne craignit pas d'en jeter tes fondements dans ses sermons et dans une lettre au cardinal de Sion, où H attaquait le luxe de la cour papale, les' désordres des prélats, les superstitions qui s'étaient introduites dans le cul te, et surtout les moines,qu'il nomme de pieux fainéants. Ces idées nouvelles répondaient trop aux vagues sentiments d'opposition qui couvaient dans les âmes pour ne pas avoir l'appuide l'opinion. Avec une largeurde vues que les autres réformateurs ne possédèrent pas, il fit passer dans sa conduite un esprit de tolérance trop rare à cette époque, même parmi ceux qui l'invoquaient à leur profit. Zwjngle pensait que les païens vertueux étaient dignes d'entrer dans le ciel, puisque, selon la parole d'un Père de l'Eglise, ils ont été « chréliens avant le Christ. • Sa lecture principale était celle du Nouveau Testament. On prétend qu'il copia et apprit par cœur les Epitres de saint Paul pour mieux s'en pénétrer. Il entra en correspondance avec Erasme et sentit se dissiper peu à peu ses anciennes croyances touchant l'Eglise romaine; mais sans formuler encore ses nouvelles opinions, il se contenta de blâmer le culte des reliques, les pèlerinages et toutes ces cérémonies purement extérieures auxquelles le catholicisme attache un si grand prix.
En 1516, Zwingle fut nommé curé d'Einsielden et se trouva ainsi préposé en quelque sorte aux pèlerinages qui se faisaient à Notre-Dame-des-Iïrmttes. La porte de l'abbaye portait cette inscription : Ici l'on trouée la pleine rémission de ses péchés; l'inscription fut effacée, les reliques furent enterrées. Une fête , célébrée tous les sept ans en l'honneur de la Vierge, réunissait des milliers de pèlerins. Il leur annonça l'inutilité des pèlerinages et des donations pieuses, l'impuissance des châtiments corporels pour l'œuvre du salut. Zwingle, prêchant ces idées, devançait d'un an le réformateur de l'Allemagne.
Il eut des eunemiset des admirateurs, mais il quitta bientôt Einsielden pour Zurich, où il prononça son discours d'ouverture le 1er janvier 1519. Dès le lendemain, il aborda l'explication de l'Evangile de saint Matthieu. C'était changer l'ancienne prédication et ouvrir l'Eglise k de hardies nouveautés; mais les magistrats de Zurich l'encourageaient. En 1520, le sénat prescrivit à tous les curés du canton d'expliquer le Nouveau Testament sans y rien changer; il défendit en même temps aux citoyens d'ucoepter a. l'avenir des pensions de l'étranger, et Zwingle, qui recevait 500 florins du pape, en fit le sacrifice immédiat.
.Cependant, l'orage se préparait. Plusieurs citoyens ayant refusé d'observer le carême, les prêtres s'en plaignirent à l'évêque de Constance, qui expédia son grand vicaire à Zurich. Zwingle publia un écrit sur le Libre choix des tnets, qui lui valut de l'évêque une menace de destitution. Sans se laisser intimider, soutenu d'ailleurs par je sentiment populaire, il répliqua par la publication de i'Arc/iétélès (le Commencement et la fin), ouvrage hardi, où les cérémonies catholiques étaient examinées sans faiblesse et combattues sans pitié. En même temps, il adressait à la diète helvétique une pétition signée de dix ecclésiastiques du canton, qui demandaient comme lui la libre prédication de l'Evangile et l'abolition du célibat dos prêtres. La haine des partisans de l'ancien culte allait toujours croissante ; niais la Réforme grandissait toujours. En l524,Zw.ngle épousait Anna Relnhard; en 1525, la mes^e était abolie à Zurich, et l'on célébrait pour la première fois la Cène selon la doctrine du réformateur, qui la regardait comme un simple acte commemoratif de la mort de Jésus-Christ.
Le réformateur soutint dès lors des luttes continuelles, et, pour chacune d'elles, il obtint d'importants succès. Ainsi , après la publication de ses soixante-sept thèses, le 29 janvier 1523, il avait hardiment demandé le retour à l'Eglise primitive. A la Miite d'une assemblée tenue le 23 octobre de la mémo année, il avait fait prononcer par le grand' conseil l'émancipation complète de l'Eglise da Zurich. A la décapitation de son collègue Hottinger, à Lucerne, il répondit par la destruction immédiate de toutes les ornementations des temples. Moins violent que Luther, il se montra plus radical que lui. Il publiait à la même époque son traité de la Vraie et de la fausse religion. On y trouve eette définition de la liberté : « La liberté ne consista pas à pouvoir satisfaire sans obstacle tous ses désirs et toutes ses passions, ce qui serait une tyrannie pire que le despotisme d'un seul ou de plusieurs; mais elle existe là où on laisse un libre cours à la vérité et à la justice, et où règne une égalité entière de droits et de devoirs, a
Mais tous les cantons de la Suisse n'embrassaient pas la Reforme, et la diète de la confédération travaillait à lui imposer des limites. Les cantons de Schwitz, d'Uri.d'Unterwald, de Zug et de Lucerne, restés attachés ii l'Eglise romaine, menaçaient d'exclusion ceux qui seu étaient éloigués. Plusieurs partisans de Zwingle furent condamnés au supplice ; lo réformateur lui-même fut brûlé eu effigie à Lucerne. Le colloque tenu a.
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Bade en 1526 n'aboutit a rien; on ne s' entendit pas davantage dans la dispute ouverte à Berne en 1528, et il devint manifeste, dès ce moment, que les deux partis allaient avoir recours aux armes.
Les cantons catholiques se hâtèrent de s'unir à la maison d'Autriche. La guerre fut dé- , clarée en 1520. Le 8 juin de cette année, Zwingle sortit de Zurich accompagnant, en qualité d'aumônier, ses amis prêts à commencer la guerre civile. On voulait le retenir : « Quand mes frères exposent leur vie, répondit-il, je ne demeurerai pas tranquillement ussis auprès de mes foyers. D'ailleurs, l'armée aussi a besoin d'un œil vigilant, qui se porte sans cesso tout à J'entour d'elle. » Les deux, armées étaient à la veille d'en venir aux muins lorsque la paix se fit. Mais c'était une paix boiteuse, Quelques mois après, mis au ban descantons protestants, qui refusaient de leur vendre des vivres, les catholiques firent des préparatifs secrets et envahirent le canton de Zurich. Les Zurichois accoururent et furent complètement battus aCappel. Zwingle, frappé d'une pierre à la tête au moment où il assistait un de ses parents, fut blessé mortellement: «Qu'est-ce que cela? Ils peuvent tuer le corps, mais non pas l'âme ! • . s'écria-t-il. Ce furent ses dernières paroles. Deux soldats catholiques le voyant sur le point d'expirer ; t Veux-tu que nous t'amenions un prêtre pour te confesser? » lui dirent-ils. Zwingle refusa d'un signe. » Si tu ne peux plus parler, ajoutèrent-ils, pense au moins dans ton cœur a la mère de Dieu et invoque les saints, afin qu'ils intercèdent pour toi et t'obtiennent tu grâce devant Dieu. » Le mourant regarda le ciel. « Sans doute, roprirent-iis, tu es un de ces hérétiques de ia ville? — Je crois que c'est Zwingle 1 dit l'un d'eux. — Zwingle 1 s'écria le capitaine Foc» kinger d'UuliMwuld, qui arrivait en ce moment, Zwingle, ce vil hérétique, ce scélérat, ce traître 1 t et il l'acheva d'un coup d'épée. La soldatesque déchira son cadavre.'
ZWINGLIANISME ou ZUINGLIAMSME
s. m. (zuaiii-gli-u-ni-sme). Hist. relig. Doctrine de Zwingle et des zwingliens.
ZW1KGUEH ou ZUINGLIEN s. m. (zuaingli-ain). Hist. relig. Membre de la secte fondée par le curé suisse Ulric Zwingle au xvie siècle.
ZWIRNEU (Ernest- Frédéric), architecte allemand, ne ii Jukobswutde (Silésie) en 1802, mort en 186[, Il commença ses études artistiques k l'école d'architecture de Breslau, alla en 1821 les continuer à celle de Berlin, dont il devint bientôt l'un des élèves les plus distingués, et fut choisi par Scbiukel pour l'aider dans ses travaux. En 1829, ii fut chargé de diriger les travaux de reconstruction de l'hôtel de ville de Colberg, qui furent exécutés dans le style gothique, d'après les plans de Schinkel. En 1S28, il avait été attaché à ia dépulation supérieure d'architecture, où il travailla, sous la direction du même maître, à plusieurs projets importants. A la mort de l'inspecteur d'architecture Ahlert (1833), qui dirigeuit depuis 1824 les travaux de restauration de la cathédrale de Cologne, Zwirner tut choisi pour lui succéder, comme celui de tous les architectes de Berlin qui connaissait le mieux le style gothique. Il prit donc, en août 1833,1a direction des travaux, qui entrèrent dès lors dans une phase toute nouvelle. Tout en restaurant cet imposant édifiée, il entreprit aussi de le continuer et de le terminer. Il s'était tellement pénétré du plan primitif, que lorsque, en 1841, les travaux de restauration lurent achevés et le chœur rétabli, il présenta au roi Fré4éiie- Guillaume IV un plan pour la continuation et l'achèvement de l'édifice dans le style de l'ancien plan; il fournit, en même temps, un devis exact des dépenses que ces nouveaux travaux entraîneraient. Le roi approuva le plan, affecta à son exécution une somme annuelle de 60,000 thaiers (187,500 fr.) et posa, le 4 septembre 1842, la première pierre du portail du sud. Grâce à l'activité de Swirner , ainsi que des aides et des ouvriers habiles qu il avait formés" lui-même, les travaux firent des progrès rapides ; mais il ne devait pas être donné à 1 artiste d'en voir le complet achèvement. Il a presque entièrement reconstruit les portails du sud et du nord, ainsi que l'aile y attenant, terminé la nef principale, à l'exception des voûtes du centre et d une partie de la charpente, élevé à une hauteur considérable la tour principale du nord et posé le toit, avec ses gargouilles élégantes. Bien que la construction de la cathédrale de Cologne l'eût occupé sans relâche, Zwirner trouva cependant les loisirs nécessaires pour exécuter . plusieurs autres édifices importants, parmi lesquels se place au premier rang l'église Saint-Apollinaire, à Remigei», l'une des plus belles œuvres d'architecture en style gothique qui aient été conçues et construites à notre époque. Il a, en outre, fourni les plans d'un grand nombre de petites églises, entre autres de celtes U'EIberfeid et lie Mulheiinsur-le-Khin ; de plusieurs châteaux, tels que celui des princes de Eursteuberg, à Herdriugeu, celui d'Argenfels-sur-le-Rhin , celui de Moylund, près de Ûlèves, etc. Sa dernière oeuvre l'ut la synagogue de Cologne.
ZW1TTAU, ville murée de l'empire d'Autriche, dans la Moravie, cercle et à 66 ki-
ZYGÈ
lom. O. d'Olmutz, près des sources de la Zwittawa, pofit aflhient de la Schwarza; 4,000 hab. Evêché. Commerce de laine, lin, draps et toiles.
ZWOLEN, ville de la Russie d-'Europe, dans la Pologne, gouvernement et à 28 kilom. O. da Radom; 2,100 hab.
ZWOLLE, ville forte du royaume de Hollande, chef-lieu de la province d'Over-Yssel et de l'arrondissement de son nom, à 71 kilom. N.-E. d'Amsterdam, sur la Zwarte-Water et près de la rive droite de l'Yssel, auquel elle est réunie par le canal Guillaume, par 52» 30' de latit. N. et 30 45' de longit. E. ; 22,000 hab. Tribunaux de ire instance et de commerce ; maison de correction. Fabrication de toiles; raffinerie de sucre et de sel, fabriques de savon, bougie, draps, chapeaux, bas, cotonnades. Commerce actif avec l'Allemagne. Près de la ville s'élève ia colline d'Agnetenberg, que couronnait autrefois un monastère, où vécut, au xv« siècle, Thomas a Kempis. Zwolle était, an moyen âge, ville libre et hanséatique ; elle fut prise par les Français en 1672. Sous le premier Empire français, elle fut le chef-lieu du département des Bouches-de-1'Yssel. En 1825, elle fut ravagée par une inondation.
ZWONITZ, ville du royaume de Saxe, cercle de Zwiekau, bailliage et à 6 kilom. de Grunhain, sur la petite rivière de son nom ; 4,500 hab. Fabrication de dentelles et de tissus de coton; bains Sulfureux.
ZWYNDRICHT, bourg de Belgique, province do la Flandre orientale, arrond. et à 28 kilom. N.-E. de Termonde, sur l'Escaut; 2,200 hab. Elève de bétail; chantiers de construction de la marine de l'Etat.
ZYDACZOW, ville de l'empire d'Autriche, dans la Galicie, cercle et à 22 kilom. N.-E. de Stry, près de l'embouchure de la Slry dans le Dniester; 2,500 hab., dont 200 juifs.
ZYÉGÉE s. f. {zi-é-jé). Bot. Syn. de zoÉ- OÉE.
ZYGADÈNE s. ta. (zi-ga-dè-ne — du gr.
zugos, paire ; adén, glande). Bot. Genre de plantes, de la famille des colchicacées ou méhinthacées, comprenant cinq ou six espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord.
ZYGANTES, ancien peuple de la Libye, établi à l'O. du fleuve Triton. D'après Hérodote, les Zygantes se peignaient le corps de vermillon et se nourrissaient de singes.
ZYGÈNE s. f. (zi-jè-ne — du gr. zitgaina, espèce de requin). ïchthyol. Nom scientifique du genre marteau.
— Entom. Genre d'insectes lépidoptères crépusculaires, type de la tribu des zygénides, comprenant une cinquantaine d'espèces, qui habitent l'Europe : Les zygènes ont les antennes épaisses, (E. Desmarest.) Les chenilles des zygènes sont courtes, renflées au milieu, amincies à chaque bout. (H. Lucas.) Les ZY&iiNES soi/ exclusivement propres aux légumineuses herbacées. (Guérin-Méneville.)
— Encycl. Entom. Les zygènes ont des antennes généralement épaisses, tres-renflées et obtuses vers l'extrémité, simples dans les deux sexes, plus ou moins contournées en corne de bélier; les palpes cylindre-coniques, pointues; la trompe longue et roulée en spirale ; les ailes supérieures ordinairement d un bleu vif, quelquefois verdâtres, ornées de taches symétriques rouges, rarement blanches ou jaunes; les ailes. inférieures presque toujours rouges et bordées de bleu, rarement de la couleur des ailes supérieures ; le thorax, les pattes et l'abdomen ordinairement de la couleur de celles-ci. Les chenilles sont -furies, pubescentes, atténuées aux deux extrémités, avec des anneaux profondément incisés; leur tête est petite et rétraetile. Leur démarche est lente et paresseuse. Elles vivent sur les plantes liasses, telles que certaines légumineuses. Four se métamorphoser en nymphes, elles se filent un cocon allongé, de forme ovoïde ou auriculaire, aminci aux deux extrémités, lisse, comme vernissé, fixé à la tige même do la plante où elles ont vécu ; sa consistance est celle du parchemin ou d'une coquille d'œuf. La chrysalide a ordinairement une forme conique et raccourcie.
On connaît un très-grand nombre d'espèces de zygènes, qui, pour la plupart-, habitent l'Europe; elles sont aussi remarquables par l'élégance de leurs formes que par la richesse de leurs couleurs. Elles èclosent vers la tin du printemps ou dans le cours de l'été. Bien qu'aj'ant l'organisation des crépusculaires, elles volent en plein jour, àj'ardeur du soleil; leur vol est rapide et en ligne directe, mais.de peu de durée. Généralement lourdes et p'aresseuses, elles aiment à se poser patpetits groupes sur les capitules de lieurs des plantes basses. C'est toujours sur les fleurs qu'a lieu l'accouplement, qui dure de douze a vingt-quatre heures. Le mâle vit encore pendant deux ou irois jours, et la femelle meurt dès qu'elle a achevé sa ponte.
« Les œufs, dit M. H. Lucas, sont ovoïdes, oblongs, jaunâtres ou verdâtres, luisants; Us écloseut au bout de quinze jours ou de trois semaines au plus tard. Les petites chenilles, en sortant Ue i'œuf, sont velues, noirâtres ou brunâtres, sans aucune tache; elles conservent cette couleur jusqu'à la première mue. Après le second, mais plus ordi-
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mûrement après le troisième changement de peau, elles prennent le dessin qu elles doivent conserver jusqu'à leur métamorphose.
Ces chenilles adultes sont très-raccourcies, épaisses, vertes, jaunes ou glauques, toujours avec des points ou taches noires disposées régulièrement et des poils rares et soyeux, non tubercules. Ces petites chenilles passent ordinairement l'hiver. Les zygènes sont exclusivement propres aux légumineuses herbacées ; en captivité, elles se nourrissent indistinctement de toutes ces plantes. Les chenilles des zyijènes vivent toujours à découvert, solitaires ou réunies sur la même plante. •
Toutes les espèces se ressemblent par leur aspect et par leurs mœurs; nous nous contenterons de nommer les zygènes de la filipendule , du chèvrefeuille , du mèlilot, du trèfle, de l'aehillée, de l'angélique, de la luzerne, de la lavande, etc.
ZYGÉNIDE adj. (zi-jé-ni-de — de zygène, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zygène.
— s. f. pi. Tribu d'insectes lépidoptères crépusculaires, ayant pour type le genre zygène : Les ZYGÉNiDBS ont les ailes en toit, plus longues que le corps. (Guérin-Méneville.)
ZYGETH, bourg de Hongrie. V. Szygeth.
ZYGIE s. f. (zi-jl — du gr. zugos, union). Entom. Genre d'insectes coléoptères pen laitières, do la tribu des mélyrides, dont l'espèce type habite le pourtour du bassin méditerranéen : La zygie oblongue se trouve en Espagne, (H. Lucas.)
— Arachn. Genre d'aranéides, de la tribu des araiguées, réuni par plusieurs auteurs aux épeires ou diadèmes.
— Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des légumineuses , tribu des mimosées.
ZYGIS s. m. (zi-j'tss — du gr. zugis, serpolet). Bot. Syn. de micromérik, genre de labiées. Il Nom scientifique d'une espèce de thym, a Nom du serpolet, chez les auteurs grecs.
ZYGITE s. m. (zi-ji-te — gr. sugités; de zugos, utiion). Antiq. gr. Membre de la première classe du peuple athénien, comprenant les paysans et les laboureurs, il Rameur du deuxième rang; sur les vaisseaux athéniens. Il Soldat athénien pesamment armé. Il Soldat athénien employé aux charrois,
— adj. f. Mythol.gr. Epithète de Junon, qui présidait au mariage.
ZYGMÈNE s. f. (zi-gmê-ne — du gr. zeugmtmi, je lie). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des géomètres.
ZYGNÈME s, m. {zi-ghnè-ma — du gr. zugos, couple; nêma, filament). Bot. Genre d'algues, type de la tribu des zygnémées ou conjuguées, comprenant une dizaine d'espèces.
ZYGNÉMÉ, ÉE adj. (zi-ghné-mé — rad.
sygnème). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zygnème.
— s. f. pi. Tribu d'algues filamenteuses, ayant pour type le genre zygnème et syn. de CONJUGUÉES.
ZYGN1S s. m, (zi-ghniss — du gr, zugnis, espèce de lézard). Erpét, Genre de reptiles sauriens, de la famille des scinques. On dit aussi zygnidk. il Syn. de seps et d'uÉMiERGis, autres genres de scinques.
ZYGOBATE s. m. (zi-go-ba-te — du gr.
zugos, joug, couple; baleà, je marche). ïchthyol. Genre de poissons cartilagineux, du groupe des raies, comprenant deux espèces, qui vivent au Brésil.
ZYGQCERE s. ni. (zi-go-sè-re — du gr.
zugos, union; keras, tconie). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, qui habite l'Australie.
— s. f. Bot. Genre d'algues, de la tribu des bacillariées ou diatomées, comprenant des espèces qui habitent les mers du Nord.
ZYGOCÉRÉ, ÉE, adj. (zi-go-sé-ré — du gr. zugos, paire; keras, corne). Zool. Qui a des tentacules en nombre pair.
— s. m. pi. Section de la famille des néréides, à système tentaculaire pair.
ZYGODACTYLE adj. (zi-go-da-kti-le — du gr. zugos, pairo ; aaktulos, doigt). Zool. Qui a les dnigts en nombre pair.
— s. m. Acal. Genre d'acalèphes, do la famille des médusaires, formé aux dépens des équorées.
— s. m. pi, Ornith. Syn. de grimpeurs. Il Tribu de l'ordre des sylvains, comprenant
les genres qui ont quatre doigts diriges deux en avant et deux en arrière.
Z.YGODON s. m. (zi-go-don — du gr. zugos, union; odous, dent). Bot. Genre de mousses, type de la tribu des zygodontées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent eu Europe.
ZYGODOMTB, ÉE adj. ( zi-go-don-té — rad. zigodon). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zygodon.
— s. f. pi. Tribu de mousses, ayant pour type le genre zygodon.
ZYGOGLOSSE s. f. (zi-go-glo-sa — du gr. zugos, couple; glôssa, langue). Bot. Syn. de ciRRHOPKTALB, genre d'orchidées,
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ZYGOGOMPHE adj. (zi-go-gon-fe — dugr.
zugos, paire; gomp/tios, dent). Zool. Qui aies dents disposées par paires, tl Se dit de quelques iufusoires rotateurs,
ZYGOGONIE s. f. (zi-go-go-nl — du gr.
zugos, union ; gonè, génération). Bot. Genre d'algues filamenteuses; de la tribu des zygnémées ou conjuguées, dont l'espèce type croît sur la terre humide.
ZYGOGRAMME s. m. (zi-go-gra-me — du gr. zugos, union ; gramma, ligne). Entom, Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des ehrysomèles, comprenant plus de trente espèces, qui habitent l'Amérique.
ZYGOMA s. m. (zi-go-ma — du gr. zugâma, jonction). Anat. Os de la pommette, qui joint la face à la partie latérale du crâne.
ZYGOMATIQUE adj. (3i-£o-ma-ti-ke — rad, zygoma). Anat. Qui appartient nu zygoma ou os de la pommette, il Apophyse zygomatique, Longue apophyse qui sert d'articulation au zygoma et au temporal, il Arcade zygomatique, Arcade que forment au bas do la tempe l'os de la pommette et le temporal : Chez les rongeurs, les arcades zygomatiques sont peu saillantes. (Richard.) H Os zygoniatique, Petit os triangulaire qui forme le côté externe de l'orbite et la base de l'arcade zygomatique. il Fosse zygomatique , Espace compris entre le bord externe de l'apophyse ntérygoïde et la crête qui descend de la tubérosité malaire au bord alvéolaire supérieur. || Muscles zygomatiques, Nom des deux muscles qui attirent vers les oreilles les coins de la bouche, et agissent l'un dans lu rite et l'autre dans l'expression du chagrin. Il Nerf zygomatique, Rameau du nerf facial.
— Encycl. Anat. Apophyse zygomatique ou anse de la tête. C'est une apophyse trèslongue, qui appartient à la portion écailleusu de l'os temporal et qui vient se joindre à l'angle externe de l'os malaire. Elle est large à son origine et dirigée en dehors; elio se rétrécit et se contourne en se portant d'arrière en avant, présentant une face externe lisse, que l'on sent à travers la peau sur les côtés de la tète, et une l'ace profonde, interne et concave. Son bord supérieur donno attache à l'aponévrose temporale; son bord inférieur au muscle masséier;son sommet est taillé en biseau, allonge et dentelé; sa base présente une gorge qui sert de poulio de réflexion au muscle temporal et naît de deux racines qui circonscrivent la cavité glénoïde du temporal ou cavité articulaire du maxillaire inférieur.
— Muscle grand zygomatique. C'est un muscle grêle et allongé, situé à la partie moyenne et latérale de la face. Il s'insère, d'une part, à l'angle postérieur et à la face externe de l'os malaire ; de l'autre, il se perd dans la commissure des lèvres en confondant ses fibres avec celles de l'orbiculaire et du triangulaire des lèvres. Il est recouvert par la peau et recouvre le rausséter et le buccinateur. Il a pour action d'élever la commissure des lèvres, qu'il porte en arrière et eu dehors; suivant AL Duchenne de Boulogne, il est le véritable muscle de la joie, et c'est par sa contraction que les lèvres rient.
— Muscle petit zygomatique. L'existence de ce muscle n est pas constante. Quand il existe, il naît à la face externe de l'os mnlaire et va se noyer dans la commissure des lèvres. Il est recouvert par la peau et recouvre le muscle canin et le buccinateur. 11 a pour action de relever la commissure des lèvres; mais, suivant M. Duchenne de Boulogne, ce muscle, loin d'être l'auxiliaire ou le congénère du grand zygomatique, lui est nntagoniste ; ;c'est le muscle des expressions tristes; lorsqu'il se contracte, la physionom.e revêt un caractère de chagrin profond , les lara.es se sécrètent. Il est aussi le muscle du dédain.
ZYGOMATO-AUBICULAIREadj. m. (zi-goma-to-ô-ri-ku-lè-re). Anat. Se dit d'un muscle de l'oreille qui s'étend de l'aponévrose oecipito-frontale à la partie antérieure, supérieure et convexe du pavillon.
— Substautiv. : Le zygomato-auriculairb.
ZYGOMATO-CONCHINIEN adj. m. (zi-goma-to-koii-ki-M-ain). Anat. Se dit d'un muscle (le l'oreille qui s'étend de l'arcade zygomatique à la conque.
—Substautiv. : Le zygomato-oonchinikn.
ZYGOMATO-LABIAL adj. m. (zi-go-ma-tola-bi-al). Anat. Se dit de deux muscles de la lèvre supérieure
— Substautiv. : Les zygomato-labiaox.,
ZYGOMATO-MAX1LLAIRE adj. m. (zi-goma-to-nia-ksil-lè-te), Anat. Se dit d'un muscle de la joue situé entre l'arcade zygomatique et la face externe de ia branche de ia mâchoire inférieure.
— Substautiv. : Le zygomato-maxillaire.
ZYGOMÈNE s, m, (zi-go-mè-iie — du gr.
zugoir.enos, accouplé). Bol. Syn. de cyakotidk, genre de commélyiiees.
ZYGONÈVRE s. f. (zi-gonè-vre — du gr.
zugos, jonction ; neuron, nervure). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tipulaires, tribu des gallicoles, qui habita l'Allemagne.
ZYGOP£LTIDE s. f. (zi-go-pèi-ti-de — du gr. zugos, union ; peitê, bouclier). Bot. Genrt
ZYGO
de plantes, de la famille ces crucifères, tribu <les thlaspidées, dont l'espèce type croit sur le Taurus.
ZYGOPÉTALE s. ni. (îi-go-pê-la-le — du gc. zugos, union, et de pétale). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant un petit nombre d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
ZYGOPHYLLE s. m. (zi-go -fl-le — du gr. siajos. paire ; phullon, feuille). Bot. Syn. de
KABAGHLLK.
ZYGOPHYLLE, ÉE adj. (zi-go-fil-lé — rad. zygopUylle). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre fabagelle.
— s. f. pi. Famille de [ lantes dicotylédones, avant pour type le g;enre fabagelle ou zygophylle.
— Encycl. La famille des zygopkyllées renferme des arbres, des i.rbiisseaux et des plantes herbacées, à feuil es opposées, pennées, munies de stipules. Les fleurs, solitaires a l'extrémité de pédoncules axillaires ou terminaux, présentent un calice à quatre ou cinq divisions ; une corolle formée d un même nombre de pétales ; des étamines rarement en nombre égal, le plus souvent en nombre double, à filets dilatés à la base ou munis d'un appendice intérieur; un cvaire simple, inséré sur un disque glanduleux, à quatre ou cinq loges contenant chacune deux ou plusieurs ovules, surmonté ce quatre ou cinq styles distincts ou plus sauvent soudés et terminés chacun par un stigmate simple. Le fruit est une baie ou une capsule qui se sépare à la maturité en quat e ou cinq coques ou en autant de valves ; il i enferme des graines à tégument mince et herbacé, a. embryon sans albumen ou entouré d'un albumen cartilagineux.
Cette famille, qui a des affinités avec les rulaci-es ot les diosmées, eu nprend les genres zygophylle ou fabagelle, aiyophylle, chitonie, julianic, fagonie, sarcozygie, rcepère, g»îac, uorliérie, plectrocurpe, 1 erse ou tribule, kallstrœmie, ehrenbergie, tic. Les zygop/iyltées habitent surtout les rjgion* tempérées des deux hémisphères. Elles renferment quelquefois une matière résineu se, ârre et amère, qui leur communique de3 f ropriôtés stimulantes. Plusieurs sont cultivées dans nos jardins.
ZYGOPS s. m. (zi-gopss — du gr. zugos, union; ops,œ'ù). Entom. Ge ire d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant une trentaine d'espèces, qui habitent l'Amérique.
ZYGOPTÉRIS h. m. (zi-go-pté-riss — du gr,
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xugos, couple ; pleris, fougère). Bot. Genre de fougères fossiles.
ZYGOSELMIS s. m. (zi-go-sèl-miss — du gr. zugos, paire; selmis, filament). Infus. Genre d'infusoires, du groupe des eugléniens.
ZYGOSPORE s. m. (zi-go-spo-re — du gr.
zugos, couple, et de spore), bot. Spore formée de deux filaments voisins. Il Genre de champignons, du groupe des inucédinées.
ZYGOSTASE s. f. ( zi-go-sta-ze — rad.
zygostiUe). Antiq. Charge de zygostnte.
ZYGOSTATE s. m. (zi-go-sta-te — du gr.
zugostalês ; de zugos, fléau; i.stêmi, je suis debout). Antiq. gr. Officier chargé de la vérification des poids et mesures.
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, comprenant deux espèces, qui croissent sur les arbres, dans les forêts de l'Amérique équatoriale.
ZYGOSTIGMA s. m. {zi-go-sti-gma — du gr. zugrts, jong ; sligmn, stigmate). Bot. Genre de plantes, de la famille des gentianées, comprenant deux espèces, qui croissent à Buenos-Ayres.
ZYGOTRICHE s. f. (zi-gotri-ke — du gr.
zugos, paire; thrix, poil). Éntom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides.
ZYGOTRICHIE s. f. (zi-go-tri-kl — du gr, zugos, lien ; thrix, cheveu). Genre de mousses.
ZYGOTROQUE adj. (zi-go-tro-ke — du gr.
zugos, paire; trochos, roue). Enfus. Qui a les organes rotateurs groupés par paire.
— s, in. pi. Division d'infusoires systolides ou rotateurs.
ZYL {Dirk van), peintre sur verre. Il vivait a Utrecht du temps des frères Crabeth. C'est de lui que sont cinq des célèbres fenêtres de l'église de Gouda, représentant Saint Jenn et Bérode, V Annonciation, l'Ange et Zacharie, la Naissance de Jean, Jésus au temple. Ces vitraux datent de 1559.
ZYL (Gérard-Pieters van), peintre hollandais, nommé ordinairement Gernrds. Il vivait au xvtte siècle et était à Londres en même temps qu'Antoine van Dyek, dont il avait si bien imité les qualités et adopté la manière qu'on le nommait le pciii Van l)j<-u. A Son retour à Amsterdam, il se lit peintre de genre; il se distingua surtout dans la repiésentation des fêtes, des réunions gaies, joyeuses, folâtres, des kermesses, par exemple. On admirait surtout chez lui le dessin délicat et le blanc coloris des mains, qu'il faisait jolies, potelées et mignonnes. Houbraken cite comme son principal ouvrage le Retour de l'enfant prodigue. Les monographies hollan-
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daises relatives à l'histoire de l'art lui consacrent une place honorable.
ZYMASE s. f. (zi-ma-ze — du gr. zumé, levain). Chim. Ferment glycosique du sucre de canne, dans les moisissures.
ZYM1QUE adj. (zi-mi-ke — du gr. zumét ferment). Chim. Se djt d'un acide appelé aussi acide lactique.
ZYMOLOGIE s. f. (zi-mo-lo-jl — du gr.
zumé, levain ; logos, discours). Partie de la chimie qui a rapport à la fermentation.
ZYMOLOGIQUEadj. (zi-mo-lo-ji-ke — rad.
zymologie). Chim. Qui a rapport à la zymologie : Système zïMOLOGtQUE.
ZYMOME s. m, (zi-rno-me — dugr. zumé, levure). Chim. Portion du gluten qui est susceptible de fermentation.
ZYMOSCOPE s. m. (zi-mo-sko-pe — du gr. zumé, ferment; sfcopeô, j'examine). V. zy-
MOSIMÈTRE.
ZYMOSIMETRE s. m. (zi-mo-zi-mè-tre — du gr. zumôsis, fermentation ; metron, mesure). Physiq. Instrument dont on se sert pour mesurer le degré de fermentation d'un liquide. || On dit aussi zymoscope.
ZYMOSIMÉTRIE s. f. (zi-mo-zi-mé-trî — rad. zymosimètre). Physiq. Art de mesurer le degré de fermentation des liquides.
ZYMOSIMÉTRIQDE adj. (zi-mo-zi-mé-trike). Physiq. Qui a rapport à la zymosimétrie : Système symosimétriqub.
ZYMOTECHNIE s. f. (zi-mo-tè-knl — du gr. zumé, levain ; iechné, art). Physiq. Art de produire et de diriger la fermentation.
ZYMOTECHNIQUE adj. (zi-mo-tè-kni-ke — rad. zymotechnie). Physiq. Qui a rapport à la zymotechnie : Etudes zymotechniques.
ZYMOTIQUE adj. (zi-mo-ii-ke — du gr.
zumé, levure). Qui est propre à la fermentation : Phénomènes zymotiques.
— Pathol. Maladies zymotiques, Nom donné k des maladies dues à des principes toxiques, et qui semblent présenter des phénomènes de fermentation.
ZYMUM s. m. (zi-momm — du gr. zumé, levain). Bot. Syn. de tristkllatkia, genre de malpighiaoées.
ZYPE (François van dbn), en latin Zypnua, médecin flamand, né à Louvain. Il vivait au xvne siècle. Le talent dont il fit preuve comme lecteur d'anatomie et de chirurgie a Bruxelles lui acquit beaucoup de réputation et lui valut d'être nommé professeur d'anatomie à l'université do sa ville natale. Il était le dépositaire de la méthode do Bils pour l'embaumement des cadavres. On lui doit •
zz
Fundamenta médians physino - anatomica {Bruxelles, 16S3, in 8°), ouvrage dans lequel il traite de l'hygiène, de la séméiotique, de la pathologie et de la thérapeutique médicochirurgicale.
ZYRA3 s. m. (zi-rass). Entom. Syn. de
MYRMÉDONIE,
ZYRIAIN , IAINE adj. (zi-ri-ain , i-è-ne). Linguist. Se dit d'une des langues appelées langues permiennes. V. permieN.
ZYR1ANES, peuplade de l'empire russe, appartenant à la race ouralienne ou finnoise, et répandue dans les gouvernements de Perm, de Vologda et deToboIsk. On évalue le nombre des Zyrianes à 3ï,000 âmes.
ZYRPHÉLIDE s. f. (zir-fé-li-de). Bot. Syn. de mairis, genre de composées.
ZYTHIE s. f. (zi-tt — du gr. suthos, bière). Bot. Genre de champignons, du groupe des sphéronémés.
ZYTHOGALA s. m. (zi-to-ga-la — du gr.
iu(Aos, bière ; gala, lait). Mélange de bière et de lait, qui sert de boisson dans certains pays, il On dit aussi zithogalk.
ZYTHUM s. m. (zi-tomm — gr. suthos, même sens). Antiq, Bière que les Egyptiens fabriquaient avec de l'orge fermentée.
ZYTOM1ERS, ville de Russie. V. Jitomir.
ZYW1EC, ville de l'empire d'Autriche, dans la Galicie, cercle et à 28 kilom. S.-O. de Wadowice, sur la Sola; 3,000 hab. Fabrication de toiles et de draps.
ZYWIENIA (du slave zywic, nourrir), l'épouse de Radogast, le dieu de l'hospitalité, dans la mythologie slave. Cette déesse présidait elle-même à tout ce qui sert à la nourriture de l'homme. C'était en quelque sorte la mère nourrice du genre humain. Après les moissons, on célébrait en son honneur une fête dont la coutume s'est perpétuée jusqu'à nos jours.
ZYXOMME s. m. (zi-kso-me — du gr. zugos, lien; omnla, œil). Entom. Genre d'insectes névropteres, de la famille des libelluliens, voisin des libellules, dont l'espèce type habite Bombay.
ZYZEL s. m. (zi-zèl). Mamm. V. zisel.
ZZ. Méd. Ancienne abréviation du mot myrrhis. Il Abréviation du mot gikgëmbrk, en latin zinsiber.
& s. m. Sorte de ligature que l'on employait encore dans le siècle dernier au lieu de et, et qui figure à la fin des alphabets comme un vingt-sixième signe. On l'appelait généralement un et estera, mais elle portait nans le Nord le nom de pkri.uktb ou kspkrluètic.
Le Grand Dictionnaire universel du XIX* siècle ' est achevé. Nous venons poser la dernière pierre du monument, et nous ne saurions mieux couronner l'édifice qu'en rappelant les admirables efforts de celui qui en a conçu le plan et poursuivi l'exécution au prix de sa vie. Aujourd'hui, d'ailleurs, chacun peut, en toute connaissance de cause, porter un jugement sur l'œuvre colossale à laquelle le' -nom de Pierre Larousse restera éternellement attaché.
Les lecteurs du Grand Dictionnaire n'ont pas oublié les premières pages dans lesquelles l'auteur, après avoir passé en revue toutes les œuvres de même nature publiées jusqu'à ce jour et en avoir sincèrement fait ressortir les qualités et les défauts, a raconté en termes simples et honnêtes les difficultés de ses débuts, les obstacles qui se dressaient devant lui et la fermeté opiniâtre qu'il opposa à ces obstacles mêmes.
Ses recherches incessantes et son infatigable labeur lui avaient fait regretter l'absence d'un livre où seraient réunies et condensées toutes les connaissances humaines.
Que sait-on aujourd'hui en histoire, en géographie, en astronomie, en physique, en chimie, en mathématiques ? , ,
Où en est-on en littérature, en art, en industrie?
Que connaît-on du globe que nous habitons, de son état actuel et de son passé?
Que sait-on de l'homme lui-même et des graves problèmes religieux, politiques, sociaux, qui n'ont cessé de l'agiter dès le moment où il a commencé à penser?
Telles étaient les questions que se posait sans cesse Pierre Larousse et, pour y répondre, il résolut de dresser le bilan de toutes les époques et de tous les peuples; il entreprit de réunir en un immense faisceau toutes les manifestations de l'activité et de la pensée humaine.
Vaste et noble entreprise, bien digne de cet esprit audacieux!
Les lecteurs du Grand Dictionnaire savent que cette tâche, capable de faire reculer le plus résolu, Pierre Larousse l'a accomplie.
Sans parler des soins que l'auteur ou plutôt le créateur de la méthode lexicologique pouvait mieux que personne apporter à la partie grammaticale de l'œuvre, l'histoire, la géographie, la biographie, la bibliographie, les sciences ont été traitées avec des développements que l'on aurait peine à trouver dans beaucoup de recueils spéciaux.
L'histoire a été écrite avec l'impartialité la plus complète, en dehors de toute opinion préconçue, de tout esprit systématique, sans ménagement comme sans faiblesse.
Le Grand Dictionnaire a donné à la. géographie toute l'extension possible, mettant à profit les auteurs les plus compétents et surtout les relations modernes qui ont jeté une si vive lumière sur un grand nombre de questions restées jusqu'ici non résolues.
On retrouve, dans la biographie, la même indépendance que nous signalions plus haut dans l'histoire, et si l'auteur du Grand Dictionnaire s'est renfermé dans les limites d'une appréciation courtoise à l'égard des vivants, il s'est souvenu, avec Voltaire, que l'on doit aux morts la vérité.
Quant aux sciences basées sur le calcul et l'observation, le Grand Dictionnaire a cherché à élucider toutes lès
questions, à éc.aircir tous les doutes, dans la mesure, bien entendu, du degré de perfection auquel sont arrivées ces. diverses branches de nos connaissances.
Enfin les doctrines philosophiques, religieuses, politiques , et économiques, môme les plus controversées, ont été présentées sans autre préoccupation que de leur conserver leur véritable physionomie, laissant à chacune d'elles le soin de plaider sa cause.
Pour les diverses parties que nous venons d'énumérer, l'auteur du Grand Dictionnaire, après avoir péniblement amassé des matériaux sans nombre, les a classés dans un ordre logique, en tenant compte des travaux de ses devanciers et des progrès de la science actuelle. Là, il a amélioré plutôt qu'innové. Mais ce qui constitue le côté véritablement neuf, original, du Grand Dictionnaire; ce qui lui imprime un cachet tout particulier d'intérêt et d'utilité, ce sont les innombrables articles de bibliographie, de littérature et d'art, articles que le lecteur n'avait jusqu'ici jamais rencontrés réunis dans un même ouvrage.
Ainsi se trouve entièrement parcouru le vaste cercle des connaissances humaines; ainsi le xix6 siècle se trouve doté d'une Encyclopédie sans précédent, le plus vaste monument de littérature et de science qui ait paru jusqu'ici; ainsi se trouve réalisé le rêve, ainsi se trouvent couronnés les efforts de Pierre Larousse !
Le Grand Dictionnaire restera l'œuvre de vulgarisation la plus complète qui ait été tentée. Ce qui était épars en cent ou mille ouvrages est là réuni et condensé. Il faudrait, pour étudier seulement une partie" des matières qui le composent, de grands loisirs, des recherches dans des collections immenses et hors de la portée du plus grand nombre, une vie entière d'études ; ici, on a tout sous la main. On pourrait comparer le Grand Dictionnaire à ces expositions universelles où, des quatre points de l'horizon, affluent les produits du monde entier; où tous les peuples se donnent rendez-vous, chacun apportant son histoire, son industrie, ses arts, sa religion , son costume, son langage.
En présence de tant de matières si diverses et si disparates, on pouvait craindre la confusion, l'encombrement. Comment se reconnaître au milieu de tant d'éléments divers appelés à tour de rôle, au hasard, par ordre alphabétique , et destinés cependant à faire un tout systématique et harmonieux? Pierre Larousse a résolu la difficulté, grâce à la simplicité lumineuse de son plan. Partout le même ordre a présidé à la distribution des matières ; des articles généraux présentent la définition, l'origine, les progrès et les développements successifs de la science, de l'art, de l'industrie, de la littérature dont on s'occupe ; une multitude d'articles spéciaux font pénétrer jusque dans les plus petits détails.
L'apparition de cette œuvre gigantesque fut accueillie d'abord 'avec une sorte de surprise causée par son immensité même; quelques esprits naturellement portés à la défiance conçurent et manifestèrent des doutes sur la possibilité de son achèvement. L'œuvre marchait pourtant toujours, un peu lentement d'abord, à cause de certaines difficultés matérielles, puis de plus en plus rapidement, surtout à partir du jour où le Grand Dictionnaire eut son imprircerie spéciale, dirigée par Pierre Larousse, qui ne craignit pas d'ajouter cette surcharge nouvelle aux occupations déjà si nombreuses dont il était accablé. Les événements désastreux de 1870-1871 auraient pu tout compromettre, si les matériaux n'avaient pas été consciencieusement amassés d'avance. L'aurore de jours plus calmes venait à peine de naître, que les premières atteintes d'une cruelle maladie mirent bientôt Pierre Larousse dans l'impossibilité de présider lui-même à la dernière révision des manuscrits, à l'impression, à la correction des épreuves, à toutes ces opérations multiples qui depuis vingt ans absorbaient ses journées et ses veilles. Mais le Dictionnaire était resté sa préoccupation constante, et lorsque la mort est venue l'enlever à l'affection de tous, sa pensée se reportait encore sur son œuvre, qu'il nous laissait la mission d'achever.
La tâche était lourde. Nous l'avons entreprise parce que nous avions la ferme intention de ne pas dévier de la ligne que Pierre Larousse avait tracée et parce que nous sentions nos efforts encouragés par la sympathie du public. Aujourd'hui que l'ouvrage est terminé, nous pouvons dire que, pour accomplir religieusement la promesse que nous avions faite, il nous a suffi de nous conformer à l'esprit qui a toujours dirigé et soutenu Pierre Larousse. Cet esprit se dévoile à chaque page, à chaque ligne. Comme il l'a écrit : « Il n'a pas cherché à abriter derrière des réticences obscures ou des euphémismes pusillanimes la pensée qui a présidé à la rédaction de tous les articles, parce que cette pensée est honnête, loyale et impartiale, et qu'elle est en harmonie avec la tendance et les aspirations du siècle. »
Pierre Larousse a écrit dans la dernière ligne de sa préface : « Le germe de 89 est impérissable; il serait déjà arraché, s'il avait pu l'être. »
Ces paroles que nous venons de citer, et qui résument si bien le programme du Grand Dictionnaire, sont restées constamment présentes à notre pensée; nous étions, en outre, soutenus dans nos efforts -par des collaborateurs pleins de zèle, depuis longtemps attachés à Pierre Larousse, qui l'avaient, pour ainsi dire, suivi dans toutes les phases de sen existence laborieuse, et dont quelques-uns connaissaient ses plans et pouvaient deviner se? intentions les plus intimes.
Pierre Larousse avait promis, quand la bataille serait gagnée, comme il se plaisait à le dire dans le langage figuré qui se présentait naturellement sous sa plume, de rendre, un hommage public et détaillé à tous ceux qui, pour prendre part au combat, étaient venus lui apporter le tribut de leurs travaux individuels. Nous voudrions qu'il fût en notre pouvoir de remplacer aussi Pierre Larousse pour l'exécution de cette promesse; mais, si nous connaissons l'estime dans laquelle l'auteur- du Grand Dictionnaire tenait ceux qui l'avaient aidé dans sa tâche, lui seul savait bien des détails qu'il se serait fait un plaisir d'écrire, donnant à chacun la part qui lui revenait. Au lieu d'un témoignage chaleureux où Pierre Larousse eût mis son cœur tout entier, nous ne pouvons, nous, à notre grand regret, que donner une énumération succincte et sèche du genre d'articles fournis par chacun des principaux collaborateurs du Grand Dictionnaire.
M. Abrant a rédigé, pour le Grand Dictionnaire;, presque tous les récits des grandes batailles, les traités de paix et de commerce, ainsi que plusieurs articles importants de littérature; il a aussi pris une part très-grande a. la préparation des Allusions historiques ou littéraires.
M. Boissière a eu d'abord pour sa part la rédaction des articles de synonymie et de ceux où il fallait exposer les principales règles de la syntaxe française. Il a été souvent chargé de revoir les articles de philosophie; il en a même rédigé plusieurs. Il s'est aussi longtemps occupé de la lecture définitive des épreuves. Depuis le 11 mars 1875, il est secrétaire de la rédaction.
Beaucoup d'articles importants sur la médecine et l'anatomie sont dus à la plume de M. Bonassies; d'autres ont été rédigés par M. Paul Labarthe, M. Henry Ghéneau et M. Izard.
M. Alcide Bonneau, à qui l'italien et l'espagnol sont des langues familières, qui a fait une étude spéciale de la littérature française depuis ses premières origines jusqu'au romantisme et au temps actuel, a rédigé ou revu de nombreuses biographies de littérateurs, de poëtes ou d'artistes, des comptes rendus d'œuvres littéraires ou dramatiques, des articles de littérature didactique, des peintures de mœurs, etc.
Le Grand Dictionnaire doit à M. Castets un grand nombre de biographies, d'articles de droit, etc. M. Castets s'était chargé, dès le commencement, de prendre journellement toutes les notes qui devaient servir à la rédaction de la partie biographique, géographique, ainsi qu'à l'histoire politique ou militaire des différents peuples. Ces documents ont été d'une grande utilité, soit pour lui fournir des matériaux de rédaction, soit pour le mettre à même de rectifier ou de compléter ce qui avait été rédigé par d'autres.
M. Marius Chaumelin a eu pour spécialité la description des tableaux , des statues , des monuments, des œuvres d'art en général, et la biographie des principaux artistes. — Son fils, ancien élève de l'Ecole polytechnique, a traité, mais dans les derniers volumes seulement, plusieurs points importants relatifs aux mathématiques pures ou appliquées aux arts et à l'industrie.
M. Félix Clément, dont le nom a déjà été associé à celui de Pierre Larousse dans la publication du Dictionnaire lyrique, a vu beaucoup de ses comptes rendus d'opéras passer naturellement de ce livre dans les colonnes du Grand Dictionnaire.
L'histoire des principaux événements et des hommes célèbres de notre grande Révolution a été la part spéciale de M. Louis Combes. L'étude approfondie qu'il a faite de cette grande époque lui a permis de reconnaître et de signaler un assez grand nombre d'erreurs généralement accréditées.
M. Deberle a été secrétaire de la rédaction de 1872 jusqu'au commencement de 1875; il a écrit, en outre, des articles de genres divers se rattachant à la critique littéraire ou artistique.
M. Dupuis a rédigé en grande partie ce qui se rapporte à la botanique et à la zoologie. Ses nombreux travaux sont répandus dans toutes les parties du Grand Dictionnaire. ■
M. Fauré composait ou revoyait principalement les articles relatifs à l'histoire, à la politique, à l'administration, à l'économie sociale.
L'art vétérinaire doit à M. Filet presque tous les développements, très-étendus, que. lui a consacrés le Grand Dictionnaire.
M. Jules JofTroy n'est entré qu'assez tard dans la collaboration. Il a traité quelques actualités politiques, ainsi que diverses questions d'administration ou de réformes sociales et même quelquefois de chimie; son travail principal consistait surtout, dans les derniers temps, à faire la révision définitive des épreuves.
M. Pierre Lefranc a fourni d'importants articles d'histoire générale, de morale, d'économie politique et sociale.
On doit à M. Legros des discussions très-développées sur la philosophie du droit et sur son histoire. Il a aussi traité diverses questions spéciales de législation et de jurisprudence
M. Liard, professeur de philosophie, a exposé les doctrines de plusieurs philosophes célèbres, surtout chez les anciens; il a, en outre, donné de savantes dissertations sur divers points de la métaphysique et de la morale.
Les parties les plus élevées des mathématiques ont été traitées par M. Maximilien Marie, répétiteur à l'École polytechnique. Ses travaux dans le Grand Dictionnaire sont d'une réelle importance; ils sont surtout complètement appréciés par les lecteurs, qui ont poussé assez loin l'étude des sciences exactes. Dans les premiers volumes, les mêmes articles avaient d'abord été confiés à M. Catalan.
On doit à M. Mathieu de nombreuses descriptions et des renseignements de nature diverse sur tout ce qui rentre dans l'art si complexe et si important de l'ingénieur.
La chimie, avec tous les perfectionnements apportés dans ses formules, dans ses procédés d'analyse et de
synthèse, avec les découvertes dues aux expériences si multipliées des savants français et étrangers, a été traitée d'une manière très-complète par M. Alfred Naquet.
Les sciences philosophiques et sociales ont été pour M. Pillon l'objet de travaux nombreux ; c'est à lui qu'on doit une foule d'articles où sont approfondies les doctrines de Descartes, de Malebranche, de Leibniz, des philosophes allemands et anglais.
M. Pourret a constamment été chargé de tout ce qui constitue proprement le dictionnaire de la langue. Les diverses acceptions des mots, les définitions, la prononciation, le choix des exemples, tout cela était de son ressort. Il s'occupait auss:. de l'étymologie, mais sans la faire remonter jusqu'aux langues de l'Inde ou du Nord; car, pour ce qui regarde les rapprochements étymologiques avec le sanscrit, par exemple, c'est à MM. Ganneau et Mourot que la tâche ?,vait été confiée. M. Pourret a de plus fait, pour le Grand Dictionnaire, quelques articles de science et de philosophie sociale.
M. Saulnie:1, éminent jurisconsulte,, a traité d'intéressantes questions de droit et fourni de précieux renseignements pour la rédaction de plusieurs biographies.
Nous pourrions citer, en outre, pour des travaux dont la spécification deviendrait trop longue : MM. Accoyer-Spoll, Andrieu, Bienvenu, Boëns, de Bougy, Boutron, B. Buisson, F. Buisson, Caignard, Caumont (Aldrick), Champier, Eugène Clément, Combarieu, Cornu, Cosse, J. Dany, Denizet, Derome, Després, Durand, Plourens, E. Giraud, Gourdon de Genouillac, Grange, Guerrier de Haupt, Humbert, Laluyé, P. Larcher, Laroque, Amédée Le Faure, Le Mansois, Le Noir, Llobet, Maigne, Melvil-Bloncourl, Mialaret, Mickiéwicz, Mirénowicz, Nicolle, Niel, Papillon, Pougens, Prodhomme, P:?ot, Puissant, Racot, Romey, Ruelle, Schnerb, Secondigné, Trousset, Vermorel.
Enfin, nous, ne devons pas oublier M. Charles Bournot, metteur en pages et chef de l'atelier de composition, ainsi que MM. Eug. Boutmy, A. Bernier et F. Lhernault, correcteurs, dont le zèle constant et éclairé a beaucoup contribué à la bonne exécution du travail.
A tous ces raoms, nous pourrions ajouter ceux de plusieurs hommes de lettres et de savants distingués qui, spontanément, ont apporté des notes, des renseignements, quelquefois des articles tout rédigés.
Il va sans dire que Pierre Larousse, après avoir distribué leur tâche à tant de collaborateurs, classait leurs travaux parmi les siens propres, les revoyait ou les faisait revoir, s'assurait qu'ils s'accordaient avec les idées générales dont il voulait être et dont il a été, en effet, le ferme défenseur.
Quand la mort est venue le priver du bonheur de voir terminer la tâche grandiose qu'il s'était imposée, l'impulsion était si bien donnée que le mouvement ne s'est pas arrêté, et nous, qui avons reçu de lui la mission de le remplacer, nous avons cru ne pouvoir mieux y parvenir qu'en exécutant fidèlement et ses pensées et ses désirs.
Maintenir l'œuvre à la hauteur où il l'a placée lui-même, toujours digne du public auquel elle s'adresse; faire que, jusqu'au bout, on puisse dire : Ceci est un livre de bonne foi; nous appliquer toujours à en faire rejaillir l'honneur sur son nom et sur sa mémoire, tel a été le but constant de nos efforts.
Aux lecteurs de dire si nous avons réussi.