‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 111 sur 1042 · C-HU(OH)|^^;HC · texte numérisé non relu

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avec du chlorure ferrique dans un couran' de vapeur d'eau. La réaction, dans ce cas, ressemble évidemment k celle que Grcebe et Ludwig ont étudiée sur le diainidonaphtol.

L'oxythymoquinone cristallise dans l'alcool chaud, qui la dissout facilement, en tables rhombiques parfaitement régulières, dont les angles sont approximativement ceux du cube. Dans l'éther, elle se dépose en cristaux irréguliers à facettes courbes. Elle fond k 187° (non corrigé) dans un tube capillaire et se sublime k une température plus élevée en magnifiques cristaux d'un grand éclat.

Par suite de l'accumulation de l'oxygène dans la molécule, l'hydrogène typique de l'oxythymoquinone n'est point reinpluçuble par l'aeétyle, le chlorure de ce radical n'agissant pas sur-cette substance. Par contre, cet hydrogène est facilement remplacé par les radicaux alcooliques. L'iodure d'éthyle convertit à 100° l'oxythymoquinone en éthoxy thymoquinone

Cl0Htl(OC2H5)(O2)",

substance bien caractérisée, entièrement sublimsible en lamelles d'un jaune d'or. L'ani-

THYM

line en solution alcoolique agit aussi immédiatement sur les solutions d'oxythymoquinone; le liquide prend une couleur brun pourpre foncé, et le résidu de l'évaporation donne, lorsqu'on le sublime, de belles aiguilles violettes à éclat métallique, facilement solubles dans l'alcool et qui fondent en un liquide pourpre à 200°.

Les agents de réduction n'agissent que difficilement sur l'oxythymoquinone. Quand on chauffe ce corps avec de 1 étain et de l'acide ehlorhydrique, le groupe (Os)" parait toutefois se réduire en (OU)1, l'oxythymohydroquinone (CN>HH(OH)3 étant ainsi formée. Ce corps forme une masse cristalline blanche, facilement soluble dans l'eau et formant avec ce liquide une solution qui jaunit rapidement à l'air et laisse alors déposer des cristaux d'oxythymoquinone régénérée.

— hioxijthymoquinone CN>H10(OH)S(OS)".

Cette substance se forme lorsque la dibromothymoquinone, humectée d'alcool, est dissoute dans une lessive de potasse et que la liqueur brun foncé ainsi obtenue est précipitée par un acide minéral. Les floconsjaune brunâtre qui se précipitent doivent être lavés à l'eau froide. On les dissout ensuite dans l'alcool modérément chaud. Par le refroidissement de la liqueur, la dioxythymoquinone se dépose en cristaux souillés par une substance résineuse brune dont il est très-difficile de les séparer. La substance pure n'a pas été analysée jusqu'à ce jour ; mais, étant donné son mode de production, sa composition n'est pas douteuse.

— Constitution des phénols thymtliques et du leurs dérives. La question de la constitution des tAymois s'est éclairée d'un grand jour lorsque MM. Engelhartft et Latschinow ont démontré que le thymol a se résout par le perchlorure de phosphore en propylène et en crésol •;. Cette découverte prouve que le thymol o doit être considéré comme du méthyl-propyl-phénol. Mais , d'un autre côté, Pott et Millier ont échoué en essayant de préparer le thymol a au moyen des môthylpropyl-benzines actuellement connues, et, par suite, la question de la position relative des chaînes latérales, si facile à résoudre lorsqu'il s'agit du cymène, reste entièrement indécise ici. Comme il est toujours plus facile de déterminer la position relative des chaînes latérales dans les composés non oxygénés que dans les composés oxygénés de la benzine, M. Carstaujen a pensé qu'il résoudrait plus facilement le problème en préparant, au moyen du thymol, l'hydrocarbure dont ce phénol est le dérivé oxhydrylé. Dans ce but, il a chauffé le thymol avec un mélange d'oxychlorure et de perchlorure de phosphore, et il a soumis l'huile jaune ainsi obtenue k l'action de l'amalgame de sodium dans une liqueur légèrement acide. Il a obtenu ainsi, mais difficilement, une petite quaniité d'un hydrocarbure limpide dont il a achevé la purification en le distillant sur du sodium.

Le nouvel hydrocarbure (thymocymène) possède une agréable odeur de thym. Il ne se solidifie pas dans un mélange réfrigérant et bout à 173° environ. 11 répond à la foimule ClOHl*. Bouilli avec de l'acide sulfurique et du dichromate potassique, il se trunsforme peu k peu en un acide blanc, pulvérulent, d'apparence amorphe, qui, redissous dans l'ammoniaque et précipité par l'acide ehlorhydrique, est parfaitement blanc, infusib!e, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Cet acide répond k la formule C«H*(C02H)S et possède les propriétés de l'acide térephtalique.

La position des chaînes latérales (CO^H) clans l'acide benzine - dicarbonique étant : pour l'acide phtalique, I : 2 fortho) ; pour l'acide isophtalique, 1 : 3 (meta) et, pour l'acide térephtalique, 1 : 4 (para), on doit en conclure que, dans le thymol, les radicaux inéihyle et propyle (ou isopropyle) occupent la position 1 : 4. Le thymol serait alors représenté par la formule de constitution

CH

H - ce / * 2C - OH H — C5 " J 3C — H

Dans la thymoquinone, le groupe (O*)" occupe évidemment les positions 2 : 3, l'oxygène de l'hydroxyle ayant nécessairement pris part à la formation de la quinone. Dans la monobromothymoquinone, le brome remplace l'hydrogène qui occupe la position 6, position opposée à celle qu'occupait l'oxhydryle primitif dans le thymol. Dans le diamidothymol, comme dans le dinitrothymol dont ce corps dérive, les radicaux introgénés occupent les positions-5 et 6, la manière dont ces substances se comportent montrant que ces radicaux nitrogénés sont combinés à des atomes de carbone contigus. L'oxythymoquinone obtenue au moyen du diamidothymol est, comme l'expérience l'a démontré, complètement identique avec celle qu'on prépare au moyen de la mouobromoquinone, identité que les formules ci-dessous expli-

THYM

quent, puisque les groupes 2:3, 5:6 sont symétriques :

CH

OH- Co/i^sC — 0

Il I I

Oiytlijmoqninons diîrivée de la monobromothymoquinone.

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