CH3 C6H3{C
/OH
Il est probable que l'isomérie lient ou à ce que les chaînes méthyle et propyle y occupent les positions ortho ou meta au lieu d'y occuper, comme dans le thymol a, In position para, ou que, l'un des deux thymols (lequel?) renfermant du propyle normal, l'autre renferme de l'isopropyle.
THYMOPHYLLE s. m. (ti-mo -fi-le — du gr. thumos, thym; phullon, feuille). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des composées, tribu des sénécionées, dont l'espèce type croit au Mexique.
THYMOPSIDE s. f. (ti-mo-psi-de). Bot. Syn. de THYMOPSIS.
THYMOPSIS S. m. (ti-mo-psiss — du gr.
thumos, thym; opsis, aspect). Bot. Genre de plantes, de la famille des hypéricinées, dont l'espèce type croît sur les bords de l'Euphrate.
THYMOQUINHYDRONE S. f. (ti-mo-ki-nidro-ne — de thymol, et de quinhydrone). Chim. Corps qui est k la thymoquinone et à l'hydrothymoquinone ce que la quinhydrone est à la quinone et à l'hydroquinone.
— Encycl. V. thymol.
THYMOQUINONAMIDE s. f. (ti-mo-ki-nona-mi-de — de thymol, et de quinonamide). Chim. Aniide de la thymoquinone.
— Encycl. V. THYMOL.
THYMOQUINONE s. f. (ti-ino-ki-no-ne — de thymol, et de quinone). Chim, Composé homologue de la quinone, qui présente, visà-vis du thymol, les mêmes relations que ia quinone ordinaire vis-à-vis du phénol benzénique.
— Encycl. V. THYMOL.
THYMOTIDE s. f. ( ti-mo-ti-de ). Chim.
Anhydride de l'acide thymotique ou thymycilique.
— Encycl. La thymotide C11H1!Oï est à l'acide thymotique Cl'Hl+O* ce que la lactidu est à l'anhydride lactique. Elle prend naissance soit parl'action du perchlorure de phosphore, soit par l'action de l'anhydride phosphorique sur l'acide thymotique. Dans le cas du perchlorure de phosphore, la réaction se passe comme l'indique l'équation suivante
CHII1'.03 + PCI»
Acide Perchlorure
thymotique. de phosphore.
= PCW + 2HC1 4- CUHIÎO Oxychlorure Acide Thymotide.
de phosphore. ehlorhydrique.
Lorsqu'on opère au moyen de l'anhydride phosphorique, cet anhydride se borue à absorber une molécule d eau.
— I. Préparation. 1° Au moyen du per~ chlorure de phosphore. On place dans un ballon du thymotate de sodium bien sec réduit en poudre fine, on verse dessus une molécule de perchlorure de phosphore par molécule de sel employé, on réunit le ballon avec un appareil condensateur et l'on agite vivement le tout. Une très-vive réaction se manifeste, et la chaleur qui se produit suffit pour faire distiller des masses d'oxychlorure de phosphore. Lorsque la distillation s'arrête, on chauffe et l'on porte graduellement la température jusqu'à 200°. On laisse alors refroidir la masse, on verse de l'eau et de l'éther dans le ballon et l'on agite vivement jusqu'à ce que tout soit dissous. L'eau dissout le chlorure de sodium, et l'éther les divers produits organiques de la réaction. Cette dissolution est assez lente à se faire et n'est complète qu'après qu'on a changé plusieurs fois l'eau et l'éther. Lorsqu'elle est terminée, on sépare la couche éthêrée de la couche aqueuse
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et l'on rejette cette dernière, qui ne renferme que l'acide conjugué précipitable parle perchlorure de fer dont nous t arlons a l'article THYMOTiQUli (acide). Le liquideéthéré, soumis k la distillation au bain-marie, laisse un résidu qui renferme de la thymotide, des traces d'une résine blonde et de l'acide thymotiqne libre. On le fait bouillir avec une lessive alcaline jusqu'à ce que les eaux de lavage ne soient plus précipitées pur l'acide chlorhydrique. On égoutte alors le produit, on le dessèche et on le fait cristalliser dans l'alcool bouillant. Comme la ihymotide est fort peu soltible dans l'alcool, même à chaud, et que les impuretés qui la souillent y sont au contraire fort solubles, on l'obtient trèsrapidement pure par ce moyen.
go Au moyen de l'anhydride phosphorique. On pulvérise de l'acide Lhymotique bien sec, on le met dans une capsule de porcelaine, on l'agite vivement avec une baguette de verre et on le mélange aussi intimement que possible avec un grand excès d'anhydride phosphorique. On place ensuite la capsule dans un bain d'huile et l'on chauffe jusqu'à 200° en continuant à agiter. La musse devient piteuse d'abord, puis presque liquide. Quand ce premier résultat est atteint, on retire la capsule du bain d'huile, on y verse de l'eau et l'on fait bouillir ce liquide k feu nu. On lave ainsi à deux ou trois reprises ; on continue les lavages en remplaçant l'eau bouillante par la potasse bouillante, afin d'enlever l'acide thymotique échappé à la réaction , puis on purifle le produit par cristallisation dans l'alcool, comme dans le procédé qui précède.
— II. Propriétés. La ihymatide est insoluble dans l'eau etf dans la potasse froide ou bouillante. Elle se dissout avec difficulté dans l'alcool froid et un peu plus facilement dans l'alcool bouillant; par l'évaporation de sa solution alcoolique, elle cristallise en aiguilles souvent assez longues qui appartiennent au prisme à base rectangle. Le plus souvent pourtant, ces aiguilles sont petites et quelquefois même microscopiques. Dans tous les cas, gros ou petits, ces cristaux ne se prêtent que difficilement à une détermination cristallographique. Ils sont tout à fait transparents et fondent à 187°. La thymotide renferme : carbone, 74, 88-75-74, 89 ; hydrogène, 7,36-7,06. Ces nombres concordent parfaitement avec la formule CUHHO*, qui exigerait 75 de carbone et 6,81 d'hydrogène. Les analyses I et Montété faites sur des portions de matière provenant d'une même opération, mais différant les unes des autres par le fait que l'une s'était déposée la première et l'autre la dernière pendant la cristallisation. L'analyse II a été faite avec les produits mêlés de deux autres opérations. Dans cette dernière analyse, l'eau a été perdue.
Lorsqu'on chauffe la thymotide avec l'eau, même à 200°, et pendant plusieurs heures consécutives, elle ne subit aucune altération. Elle ne s'altère pas non plus lorsqu'on la chauffe à 150° avec une solution aqueuse de potasse; mais lorsqu'on la .projette dans la soude ou dans la potasse en fusion, il y a réaction sans que cependant il se dégage aucun gaz. En reprenant par l'eau après refroidissement, on obtient une solution qui renferme un thymotate alcalin ; les acides en précipitent l'acide thymotique.
Pour s'assurer de la présence de l'acide thymotique, M. Naquet, uuquel nous devons la connaissance de la thymotide, a recueilli le précipité que l'acide chlorhydrique fait naître dans la liqueur alcaline. Ce précipité, repris par l'eau bouillante, a fourni une solution qui colorait en bleu les persels de fer et qui laissait déposer par le refroidissement des aiguilles cristallines. Traité par l'acide azotique dilué, il s'est rapidement transformé eu une substance colorante d'un beau jaune. Toutes ces propriétés sont celles de J'acide thymotique. Pour plus de certitude, l'acide a été converti en sel d'argent, et ce sel, purifié comme à l'ordinaire, a été anulysé. Il adonné 36,60 d'argent; la théorie exigerait 35,88. L'excès d'argent est dû à ce que le sel uvait été un peu altéré par la lumière pendant qu'il se déposait de sa solution aqueuse bouillante. La réaction de la thymotide sur la potasse peut être exprimée par l'équation suivante :
C12H120Î + KHO = C»Hi3Koa
Thymotide. Potassa. Thymotate
de potassium.
La thymotide s'éloigne un peu par ses propriétés des anhydrides proprement dits des acides, puisqu'elle exige l'action des alcalis fondus pour fixer les éléments de l'eau. Elle ne diffère cependant de l'acide thymotique que par une molécule d'eau qu'elle contient en moins, et, à ce titre, elle doit être envisagée comme l'anhydride thymotique. Il existe, du reste, d'autres anhydrides qui fixent difficilement les éléments de l'eau, quoique avec une difficulté moindre ; d'ailleurs, la production de la thymotide aux dépens de l'acide thymotique par simple déshydratation au moyen de l'anhydride phosphorique et sa transformation en acide thymotique sous l'influence des hydrates alcalins en fusion ne laissent aucun doute sur la vraie fonction de ce corps.
Voyant la difficulté extrême avec laquelle la thymotide absorba les éléments de l'eau,
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M. Naquet avait conçu le projet de faire agir l'hydrogène naissant sur ce corps, eu plaçant une solution alcoolique de thymotide sur l'amalgame de sodium. Il espérait ainsi fixer H8 sur ce composé et le transformer en un nouveau corps CllHt*Os, qui aurait été soit une aldéhyde analogue k 1 aldéhyde salicylique, soit un acide homologue de l'acide benzoïque, soit un alcool s'il s'était fixé H*.
Pour vérifier celte idée, M." Naquet a dissous de la thymotide dans un grand excès d'alcool, et il a abandonné pendant plusieurs mois la liqueur en présence de l'amalgame de sodium. Au bout de ce laps de temps, l'alcool a été évaporé, et le résidu a été repris par l'eau et précipité par l'acide chlorhydrique. Le précipité blanc qui s'est formé a été séparé par l'éther, et le véhicule évaporé. Il est resté une masse qui était formée d'acide thymotique à peu près pur. Dans les conditions où M. Naquet s'était placé, la thymotide avait donc régénéré l'acide thymotique. Estce à l'action de la soude naissante, est-ce à l'action du temps qu'il faut attribuer cette transformation? L'un et l'autre sont possibles. Il pourrait aussi s'être formé de l'aldéhyde thymotique, laquelle, au contact de l'air et de la soude, se serait ensuite convertie en acide. Quoi qu'il en soit, le fait est certain. Il serait intéressant de chauffer la thymotide avec de l'acide iodhydrique concentré. Il pourrait, dans ces conditions, se fixer Ha, avec production d'un acide ou d'une aldéhyde CH11140S, ou se fixer H* avec production d'un alcool analogue à la saligénine et répondant à la formule C,,HlsO*.~Si même l'acide iodhydrique réagit, c'est cette dernière réaction qui est certainement la plus probable.
THYMOTIQUE adj. (ti-mo-ti-ke). Chim. Se dit d'un acide obtenu en fixant une molécule d'anhydride carbonique sur le thymol. Il On dit aussi THYMYXILIÛ.UË.
— Encycl. L'acide thymotique C'1H1*03, décrit d'abord par MM. Iiolbe et Lautemann, a été décrit une seconde fois, en 1865, par M. Naquet, qui l'avait redécouvert sans connaître le travail de M. Kolbe. M. Naquet ayant poussé beaucoup plus loin son étude que MM. Iiolbe et Lautemann et ayant complété le travail de ces chimistes, c'est surtout à ses mémoires que nous emprunterons les détails qui vont suivre.
L'acide thymotique résulte de la fixation d'une molécule d'anhydride carbonique CO* sur le thymol Ci°Ht*0, ou plutôt du remplacement d'un atome d'hydrogène du thymol par un radical oxatyle ou carboxyle CO*H. Il est au thymol ou phénol thymique ce que l'acide salicylique est au phénol ordinaire. Il prend naissance lorsqu'on fait passer un courant d'anhydride carbonique bien sec à travers du thymol légèrement chauffé, dans lequel on fait dissoudre en même temps des morceaux de sodium.
Pour préparer le thymo^on agite l'essence de thym avec une dissolution très-concentrée de potasse. Il se forme une couche huileuse très-dense, qui renferme le thyinate de.potassium en dissolution dans 1 hydrocarbure de l'essence. Agitée avec une plus grande quantité d'eau, cette couche dense lui abandonne le thymate alcalin, et il suffit, pour avoir le thymol, de décanter la couche aqueuse et d'y ajouter de l'acide chlorhydrique. Le thymol vient, dans ces conditions, tonner une couche huileuse que l'on sépare et qui passe k la distillation entre 230» et 235°.
Si l'on place dans un matras le thymol ainsi obtenu, que l'on y projette quelques morceaux de sodium, qu'on maintienne la masse à 130° environ et qu'on y dirige un courant de gaz anhydride carbonique sec, il se dégage de l'hydrogène, auquel se substitue le groupe C02Na, et il se produit du thymotate de sodium. Pour isoler l'acide thymotique, on arrête l'opération dès que la masse est devenue solide, on traite celle-ci par l'eau et, quand les derniers morceaux de sodium sont dissous, on sursature la liqueur par l'acide acétique. On ajoute ensuite au liquide assez de carbonate d'ammoniaque pour lui communiquer une réaction alcaline, on agite vivement et l'on sépare la Couche aqueuse d'une couche huileuse qui la surnage et qui est formée de thymol régénéré. La couche aqueuse, après concentration convenable, est soumise à l'action d'un excès d'acide acétique. Dans ce cas, tantôt le nouvel acide se précipite, tantôt il reste en dissolution ; .dans tous les cas, il suffit pour l'obtenir d'agiter la liqueur avec de l'ether, de décanter et d'évaporer la solution éthérée.
Toutefois, le mode d'opération que nous venons de décrire et qui est celui de MM. Kolbe et Lautemann n'est point celui qui fournit la plus grande quantité possible de produit. Le thymol s'épaissit très-vite, et, lorsqu'il est épaissi, la réaction s'arrête, le sodium n'agissaut plus et l'anhydride carbonique ne pouvant plus traverser la masse. M. Naquet conseille d'opérer de la manière suivante : On soumet 1 essence de thym à la distillation, pour la débarrasser entièrement d'eau, puis on place 500 grammes environ de cetio essence dans un ballon de verre et l'on y ajoute un excès da sodium eoupé en fragments. Le ballon est muni d'un bouchon percé de deux larges trous. L'un donne passage à un tube qui va s'ajuster k un réfrigérant de
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Liebig, de manière à permettra aux produits qui distillent de se condenser et de refluer dans l'appareil; l'autre donne passage à un tube droit de grand diamètre. Sur le côté de ce tube, qui est ouvert aux deux bouts, est soudé à angle droit un petit tube latéral qui amène le gaz carbonique sec, tandis que son ouverture supérieure est fermée par un tube de caoutchouc de diamètre inégal et dans lequel se meut librement une tige de fer. Cette tige permet de déboucher la partie inférieure du tube lorsqu'on s'aperçoit que le courant gazeux ne passe plus.
L'appareil étant ainsi disposé, on y dirige un courant d'acide carbonique pur et sec et on le maintient à une température comprise entre 120° et 130° au moyen d'un bain d'huile. Lorsque la masse est devenue assez pâteuse pour que la réaction s'arrête, on la vide dans une capsule, on en retire le mieux qu'on peut l'excès de sodium qui gagne la surface, puis on verse de l'eau dans la capsule. Le sodium se dissout, en déterminant parfois l'inflammation de la masse. 11 suffit, dans ce cas, de recouvrir la capsule avec une feuille de papier pour l'éteindre aussitôt. Lorsque tout le sodium et toutes les parties solides sont dissoutes, on y ajoute de l'acide acétique en quantité suffisante pour rendre le liquide acide, on agite vivement et, au moyen d'un entonnoir à robinet , on sépare la couche aqueuse de la couche huileuse. La coucha aqueuse est saturée par de L'ammoniaque. L'acide se trouve en majeure partie dans la couche huileuse. Il en est de même du thymol régénéré. Ces deux corps sont en dissolution dans l'hydrocarbure. On agite à trois reprises cette couche avec une solution concentrée de carbonate d'ammoniaque, qui dissout l'acide thymotique et ne dissout pas le thymol, puis on lave une fois ou deux à l'eau pure. L'huile restante, séparée et distillée, peut servir aune nouvelle opération, et ainsi de suite pendant un grand nombre de fois, parce que, à chaque opération, une petite fraction du thymol se transforme en aldéhyde thymotique. Les diverses solutions aqueuses sont réunies et évaporées en consistance sirupeuse, puis refroidies et traitées par un léger excès d'acide acétique. Qu'il se forme ou non de précipité, on agite le tout avec de l'éther, on décante la solution éthérée et on l'évaporé. En opérant de la sorte, on obtient environ, à chaque fois, 30 grammes d'acide impur.
Pendant le cours de ses recherches sur l'acide thymotique, M. Naquet s'était aperçu que la proportion d'acide thymotique décroît lorsqu'on porte la température au -dessus de 140° pendant le passage du gaz carbonique. Il se demanda si, au lieu de chauffer entre 120° et 130°, il ne serait pas préférable de se borner à l'actipn d'une température de 100°. Et, pendant qu'il cherchait à vérifier cette idée, il lui arriva un de ces faits extraordinaires qui méritent d'être signalés.
Il avait placé dans son appareil 2 kilogrammes d'essence et un grand excès de sodium. L'anhydride carbonique arrivait en grande masse de deux générateurs k la fois et le ballon était maintenu dans un bain-marie. En voulant déboucher le tube par où, le gaz arrivait, ce tube s'étant obstrué, le préparateur de M. Naquet, M. Franco Paterno, mort depuis, cassa le ballon. Le contenu tomba entièrement dans l'eau du bain-marie et prit feu. M. Naquet accourut, relira avec précaution les restes du ballon, éteignit la flamme en recouvrant le bain-marie d'une feuille de papier mouillé, laissa le sodium se dissoudre et acheva le traitement comme dans les circonstances ordinaires. Seulement, l'action du gaz et du sodium ayant duré peu de temps, ce chimiste s'attendait, dit-il, k un faible rendement, et il ne fut pas peu surpris en retirant de la masse restée dans le bainmarie 150 grammes d'acide thymotique impur. Ayant obtenu un pareil rendement dans des circonstances aussi défavorables, il pensa que la température de 100° était particulièrement favorable à la production de l'acide thymotique, et il reprit jusqu'à six fois son expérience, sans casser le ballon, bien entendu, avec des proportions égales et avec des proportions différentes d'essence, et jamais il ne lui fut possible d'obtenir plus de 08r,50 d'acide impur. Il dut, par suite, revenir au procédé que nous avons décrit et qui ne donne qu'un rendement de 30 grammes k chaque fois, sans avoir jamais pu s'expliquer par quelle cause, en chauffant à 100°, il a obtenu une fois un rendement considérable qui ne s'est jamais reproduit depuis.
Préparé par la méthode que nous venons d'indiquer, l'acide thymotique est extrêmement loin d'être pur. Pour le purifier, M. Naquet n'a fait connaître jusqu'à ce jour qu'un procédé fort imparfait, qui consiste k le dissoudre dans l'eau bouillante et à le laisser cristalliser par le refroidissement. Cette opération est très-longue, vu la faible solubilité du nouvel acide. En outre, l'acide thymotique impur fond sous l'eau, et il est impossible, lorsqu'on décante la solution bouillante, de ne pas décanter en même temps un ueu du produit impur. Aussi les petites aiguilles qui se déposent de la solution aqueuse sont-elles encore jaunes et impures. Ou achève de les" purifier soit par une série de cristallisations dans l'alcool, soit en lesdisiilluul avec l'eau. Les vapeurs d'eau entraînent des quantités considérables d'acide thymotique qui «se dé-
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posent dans le liquide distillé sous la forme de petites paillettes d'une pureté parfaite. Quelques expériences semblent démontrer que l'on pourra parvenir à purifier d'une manière beaucoup plus rapide en comprimant fortement l'acide brut entre plusieurs doubles de papier Joseph, transformant en sel de baryte l'acide ainsi comprimé et faisant cristalliser k plusieurs reprises le sel de baryum dans l'eau bouillante. L'acide thymotique pur renferme : carbone, 68,55; hydrogène, 7,63; la formule
C11HH03 exige : carbone, 68,04; hydrogène, 7,2t,
— Propriétés. L'acide thymotique ae dépose de sa solution alcoolique en cristaux volumineux et transparents qui appartiennent au prisme oblique. Il est peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante et extrêmement soluble dans l'alcool et dans l'éther. Il fond à 117<> (Naquet), à'120« (Kolbe) et ne présente pas le phénomène de la surfusion lorsqu'il est pur; mais il suffit de quelques impuretés pour en retarder considérablement la solidification. Lorsqu'on le distille, il parait se décomposer en ' anhydride carbonique et en thymol.
Lorsqu'on dissout l'acide thymotique dans l'ammoniaque et que l'on évapore pour chasser l'excès de cette buse, le sel obtenu, qui est extrêmement soluble, précipite les persels de fer en bleu noirâtre. Si l'on ajoute de l'ammoniaque à la liqueur, l'hydrate ferrique se précipite, mais n'entraîne pas l'acide thymotique comme il entraîne l'acide benzoïque. L'acide libre colore aussi en bien les persels de fer. La solution de thymotate ammonique fait naître des précipités blancs dans les solutions d'argent, de zinc et de plomb. Les sels d'argent sont également précipités par la solution de l'acide libre. L'expérience n'a pas été tentée avec les sels de zinc et de plomb .
— Sels db l'acide thymotiqub. L'acida thymotique est diatomique et monobasique. Toutefois, comme l'oxhydryle non acide qu'il renferme est de l'oxhydryle phonique et que l'hydrogène typique des phénols est remplaça ble pur les métaux, on conçoit que cet acide puisse donner des sels bimétalliques; mais, jusqu'à ce jour, on ne connaît aucun sel da ce genre. On a préparé jusqu'ici les thymotates d'argent, de zinc, de plomb, de potassium, de lithium, de baryum, de calcium et de strontium,
— Thymotate d'argent C«H13Ag03. On prépare ce sel par double décomposition. Lorsqu'on s'est servi d'acide impur pour cola, il est aisé de purifier le produit. Il suffit do faire des solutions aqueuses saturées bouillantes de ce sel et de laiss'er déposer ce dernier par le refroidissement des liqueurs. Toutefois, la faible solubilité du thymotate d'argent rend ce procédé un peu lent. Le thymotate d'argent est une poudre blanche, amorphe, qui, au microscope, n'offre aucune apparence de cristallisation. Il se dissout dans 51 fois son poids d'eau distillée à la température de 25» et renferme : carbone, 44.10; hydrogène, 4,83; argent, 35,74; la formule
C«Ht3Ag03
exige : carbone, 43,82; hydrogène, 4,31 ; argent, 35,88.
— Thymotate de zinc (C«H«03)*Zii". On le prépare par double décomposition et on le purifie par la même méthode que le thymotate d'argent. Il constitue une poudre d'un blanc grisâtre qui ne renferme pas d'eau do cristallisation. Il est plus soluble dans l'eau froide que dans l'eau chaude; mais, dans les deux cas, sa solubilité est faible. Il renferme 58,92 pour 100 de carbone et 6,14 d'hydrogène, ce qui s'accorde avec la formule
(CllH130»)*Zn", qui exige : carbone, 58,53; hydrogène, 5,76.
— Thymotate de plomb (0«Hiî03jîPb''. Ce sel a été également obtenu par voie de double décomposition. Il est si peu soluble dans l'eau, que la purification par tes moyens précédents est presque impossible. On doit, pour l'obtenir pur, précipiter un sel de plomb par du thymotate d'ammonium pur et bien laver le précipité. Le thymotate de plomb est d'un beau blauc. Il se dissout dans 7,123 parties d'eau à 160 et dans 837 parties d'eau a. 70°. Il est extrêmement souble dans l'alcool. 11 contient 34,67 pour 100 de plomb, nombre très-rapproché du chiffre théorique, qui est 34,90.
— Thymotate de cuivre. C'est un précipité floconneux, qui a été préparé par Mil. Kolbo et Lautemann.
— Thymotate de calcium. M. Wirouboff a préparé ce sel en saturant l'acide thymotique par un lait de chaux, chassant l'excès de chaux par un courant d'anhydride carbonique, portant le liquide à i'ébullition pour décomposer le bicarbonate de chaux, filtrant et faisant évaporer. Le thymotate de chaux cristallise en petits cristaux limpides. Une analyse de ce sel, faite par M. Naquet, lui a fourni 9,88 de calcium. Ce chiffre conduit k la formule (C«H1303)2Ca" ; mais M. Wirouboff, refaisant cette analyse, a trouvé des nombres qui semblent correspondre à la formule d'un sel acide
(C»lHl3OS)ïCa"(C«iHl*03Jî.
Ce sel renfermerait 4 molécules d'eau et serait isomorphe avec le sel de baryum. Ce dernier résultat met en doute ù nos yeux lu
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formule de M. Wirouboff, parce que le sel de buryum répond à la formule
(CUHi303)SBa" + 4H20.
Le sel de calcium se dissout assez facilement dans l'eau et dans l'alcool.
— Thymotate de baryum
(CUH1303)!Ba"-l-4H20.
Ce sel avait été préparé d'abord par MM. Kolbe et Lautemann, qui l'avaient obtenu en lamelles brillantes. M. Wirouboff l'a obtenu à son tour en jolis cristaux transparents qui renferment i molécules d'eau. Le thymotate. de baryum se dissout assez facilement dans l'alcool. Il est peu soluble dans l'eau froide et beaucoup plus soluble dans l'eau chaude, ce qui nous fait espérer qu'on pourra se servir de ce sel pour la purification de l'acide. Il est isomorphe avec le thymotate de calcium, -
— Thymotate de potassium. Lorsqu'on sature une solution de potasse par l'acide thymotique et qu'on abandonne le liquide à l'évaporation spontanée, il reste comme une sorte de gelée dans laquelle il se forme à la longue une masse de cristaux. Ces derniers ont toujours des faces courbes qui en rendent la détermination très-difficile. Ils sont excessivement solubles dans l'eau, et ils se dissolvent aussi avec la plus grande facilité dans l'alcool.
— Thymotate de lithium. C'est un sel d'une solubilité extrême, qui, jusqu'à ce jour, a toujours refusé de cristalliser dans toutes les conditions.
— Thymotates d'éthyle et de métliyle. M. Naquet a essayé de préparer ces corps soit en faisant passer un courant de gaz chlorhydrique à travers une solution alcoolique d'acide thymoiique, soit en traitant le thymotate d'argent par l'ioduve d'éthyle ou de mêibyle, lavant le produit à l'éther et évaporant la solution éthérée dans le vide. Il a obtenu ainsi, dans les deux cas, un liquide sirupeux très-brun qui, au bout de quelques jours, a laissé déposer des cristaux. Ces cristaux n'étaient que de l'acide thymotique régénéré. Peut-être le liquide dont ils étaient baignés renfermait-il les éthers cherchés; mais ces derniers étant ineristallisables, indistillables, on n'a pas pu les obtenir purs.
— Action do perchlorure de phosphore sur l'acide thymotique bt ses sels. M. Naquet avait espéré qu'en faisant agir deux molécules de phosphore sur une molécule de thymotate de sodium, il obtiendrait un bichlprure CnHisÛCls susceptible de se convertir sous l'influence de l'eau en le corps CHH13CI02, lequel, par l'hydrogène naissant, aurait fourni un acide C^H^O2, isomère de l'acide homocumiuique de M. Rossi. En un mot, il espérait que l'acide thymotique se comporterait vis-a-vis du perchlorure de phosphore comme se comporte l'acide salicylique, d'après les expériences de MM. Kolbe et Lautemann.
Au point de vue de la synthèse dans la série aromatique, il était intéressant de rechercher si cette réaction pouvait s'accomplir. D'une part, en elï\:t, elle aurait fourni le moyen d'obtenir les homologues de l'acide benzoïque au moyen des homologues de l'acide salicylique; d'autre part, elle aurait montré que les acides de la série à laquelle appartient l'acide salicylique se comportent île la même manière dans les termes supérieurs et dans les termes inférieurs. Les résultats ont été autres que ceux auquels il était théoriquement permis de s'attendre ; mais, tels qu'ils sont, ils présentent un intérêt considérable.
Pour se mettre dans les conditions où s'était placé M. Kolbe avec l'acide salicylique, M. Naquet a mis dans une cornue tuuuléo une molécule de thymotate de sodium bien sec et deux molécules de perchlorure de phosphore. Les deux corps étaient en poudre îine. La réaction a été excessivement vive et, sous sa seule influence, il a distillé beaucoup d'oxychlorure de phosphore. Lorsqu'elle a été un peu calmée, la cornue a été portée à la température de 200°, en même temps qu'on faisait le vide dans l'appareil. M. Naquet espérait voir distiller dans ces conditions un dichloiure CUll^OCi2; mais il n'a rien distillé du tout, et il est resté dans la cornue une matière pâteuse qui est devenue entièrement solide eu se refroidissant. Cette matière était assez complexe.
Elle a été traitée par l'eau pour la débarrasser de l'excès d'oxychlorure et de perchlorure de phosphore, ainsi que du chlorure de sodium qu'elle contenait ou pouvait contenir; puis, elle a été agitée avec de l'éther, dans lequel elle s'est dissoute entièrement.
La solution éthérée, évaporée au bainmarie, a abandonné une substance gommeuse qui ne renfermait pas la moindre trace de chlore. Traitée par l'eau bouillante, cette substance a abandonné à ce menstrue un corps doué de propriétés acides et qui précipitait en blanc les persels de fer. La matière insoluble dans l'eau a été soumise à l'action d'une solution aqueuse de potasse bouillante, où elle s'est dissoute partiellement. La liqueur alcaline séparée du résidu a donné, aveu l'acide chlorhydrique, un précipité d'acide thymotique fortement coloré en jaune.
Enfin, la matière insoluble dans l'eau et les solutions alcalines a été dissoute dans l'ai-
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cool et purifiée par une série de cristallisations dans ce liquide. Elle étiiit en majeure partie composée d'un corps cristallisable, auquel M. Naquet a donné le nom de thymotide, et renfermait, en outre, une petite quantité de résine jaunâtre.
— Sel ferrique. Le précipité blanc obtenu en précipitant les premières solutions aqueuses par les sels de fer au maximum a été lavé à l'eau bouillante jusqu'à ce que les eaux de lavage ne se colorassent plus en rouge par le sulfocyanure de potassium. On l'a ensuite desséché à l'étuve à 110°.
Le sel ainsi préparé se présentait sous la forme d'une masse amorphe, insoluble dans Veau, soluble dans l'acide azotique concentré, l'ammoniaque et l'alcool. Il a été dissous dans l'alcool, filtré et évaporé au bain-marie. Le résidu, desséché à i'etuve à 110°, a été ensuite soumis à l'analyse. Les analyses ont montré que ce composé renferme du phosphore; mais elles n'ont conduit a aucune formule probable, et les produits provenant de préparations différentes donnaient des nombres assez éloignés les uns des autres. Ce corps constituait donc un mélange. Ce mélange, bouilli avec du sulfure d'ammonium, a donné un précipité de sulfure de fer et une liqueur qui a été séparée du précipité par fildation. Celle-ci a été évaporée de manière à perdre tout l'excès du sulfure ammonique, puis, elle a été filtrée une seconde fois et pré» cipitée par l'azotate de plomb. Le précipité plombique a été bien lavé, puis mis en suspension dans l'eau et décomposé par un courant d'acide sulfhydrique. Il s'est déposé du sulfure de plomb, et la liqueur est devenue fort acide. On a fait bouillir la tout, pour éliminer l'excès d'hydrogène sulfuré, et l'on a filtré le liquide bouillant. Par le refroidissement, il s'est déposé de belles aiguilles d'acide thymotique.
La. liqueur, débarrassée de ces aiguilles, ne précipitait ni l'azotate d'argent ni les sels ferriques. Saturée par l'ammoniaque, elle donnait, avec les sels d'argent et avec les sels de magnésium, ainsi qu'avec le molybdate ammonique, tous les caractères des phosphates solubles. Le sel ferrique, sous l'inlluence des réactions que nous venons de décrire, avait donc subi une décomposition et s'était dédoublé en acide thymotique et en acide phosphorique.
Pour s'expliquer ce résultat, M. Naquet avait supposé d'abord que ce Sel était un simple mélange de phosphate et de -thymotate de fer; mais il n'a pas tardé à s'apercevoir que cette explication était inadmissible. En effet, d'une part, le thymotate, pas plus que le phosphate de fer, ne se précipite en présence d'un excès d'acide; d'autre part, le thymotate ferrique est bleu, tandis que le précipité obtenu était blanc; enfin, le phosphate ferrique est insoluble daus l'alcool et dans l'ammoniaque.
D'ailleurs, en faisant de3 mélanges artificiels d'acide phosphorique et d'uciue thymotique et en ajoutant du perchlorure de fer à ces mélanges, on n'obtiendrait rien de semblable au précipité ferrique dont nou3 nous occupons en ce moment. Si les liqueurs sont fortement chargées d'acide phosphorique, il ne se forme aucun précipité; si elles con-. tiennent très-peu d'acide phosphorique, il se produit un précipité bleu. Jamais il ne se forme de précipité blanc soluble dans l'aulmoniaque et dans l'alcool.
M. Naquet croit qu'on paut se rendre compte des résultats énoncés ci-dessus en admettant que, dans la réaction du thymotate de sodium sur le perchlorure de phosphore, il se forme un acide conjugué renfermant les éléments de l'acide phosphorique et de l'acide thymotique. Cet acide conjugué, susceptible d absorber une ou plusieurs molécules d'eau et de se réduire en ses éléments lorsqu'on cherche à l'isoler, donnerait un précipité avec les persels de fer, et le précipité obtenu par lui ne serait que le sel ferrique très-impur de cet acide. L'étude de ce corps n'a pus été poussée plus loin.
— Acide thymotique régénéré. Nous avons dit qu'après avoir épuisé par l'eau le produit de l'action du perchlorure de phosphore sur le thymotate de sodium et après avoir dissous dans l'éther la portion organique du résidu, en faisant évaporer l'éther et en faisant bouillir le produit solide de cette évaporation avec une lessive alcaline , cette lessive se trouvait contenir de l'acide thymotique précipitante par l'acide chlorr hydrique. Pour constater que le précipité ainsi obtenu était de l'acide thymotique, on l'a traité par l'eau bouillante. On a reconnu qu'il s'y dissolvait un peu et qu'il se déposait en petites aiguilles cristallines par le refroidissement des liqueurs. Sa solution aqueuse donnait, avec les persels de fer, la coloration bleue caractéristique de l'acide thymotique, et la substance dissoute dans l'alcool laissait, après évaporation du liquide, des cristaux identiques avec ceux que forme ce dernier acide. Pour plus de certitude encore, l'acide thymotique a été converti en sel d'argent; le sel d'argent a été purifié suivant la méthode indiquée plus haut, puis soumis à l'analyse. Il a donné 36 pour 100 d'argent. La formule Ciifli3AgO» en exige 35,88.
L'acide thymotique ainsi obtenu provient-il d'une portion du thymotate de sodium primitif qui aurait échappé à l'action du perehlo-
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rure de phosphore ? A-t-il été régénéré par l'action de l'eau sur le produit? C'est ce qu'il est impossible de décider. Quoi qu'il en soit, la proportion d'acide thymotique que l'on obtient est toujours d'autant moindre que l'on a chauffé pendant plus longtemps le perchlorure de phosphore avec le thymotate de sodium avant de traiter la masse par l'eau. Il est donc probable qu'il provient d'une partie du sel échappé à la réaction.
— Thymotide. La thymotide n'est autre chose que l'anhydride thymotique. Elle répond à la formule CUH^lA Nous la décrivons à part.
— Résine. Dans une opération où le mélange de perchlorure de phosphore et d'acide thymotique avait été chauffé plus fortement qu'à l'ordinaire, M. Naquet a obtenu une quantité de cette résine suffisante pour l'examen. Dans cette même opération, il ne s'est presque pas formé de cristaux. Ces faits semblent démontrer que la résine se forme secondairement aux dépens de la thymotide. Cette résine a été analysée; elle contient 74,83-74,86 de carbone et 7,89 - 7,96 d'hydrogène, nombres assez rapprochés de ceux qu'exige la formule de la thymotide et qui sont : carbone, 75,00 et hydrogène 6,81. Il y a, il est vrai, un assez grand excès d'hydrogène ; mais on n'en peut rien conclure relativement à une résine qu'il n'est pas possible de purifier complètement.
Il serait très-possible, d'après ces analyses, que la résine fût un produit de condensation de la thymotide, un anhydride polythymotique. Cette probabilité est d'autant plus grande, qu'il a paru à M. Naquet qu'elle régénère l'acide thymotique sous l'influence de la potasse en fusion.
La réaction du perchlorure de phosphore sur l'acide thymotique a quelque analogie avec celle qu'a obtenue Gerhardt en traitant l'acide salicylique par le perchlorure de phosphore. On doit donc considérer l'acide thymotique comme le véritable analogue do l'acide salicylique. La différence observée entre l'action qu'exerce le perchlorure de phosphore sur ces deux acides tient probablement à la plus grande complication moléculaire et, par suite, à la moins grande stabilité de l'acide thymotique.
— Action de l'anhydride phosphorique sua l'acide thymotique. L'anhydride phosphorique exerce sur l'acide thymotique une action analogue à celle du perchtorure de phosphore. Lorsqu'on broie un mélange de ces deux corps, celui-ci s'échauffe et devient pâteux. Si l'on chauffe légèrement au bain d'huile, il se liquéfie même complètement en brunissant. La masse, traitée ensuite par l'eau bouillante, lui abandonne un acide copule qui donne , avec les persels de fer, un précipité blanc complètement insoluble dans l'eau, soluble dans l'acide azotique, l'alcool et l'ammoniaque et qui parait être tout à fait identique à celui que nous avons décrit plus haut. La masse, insoluble dans l'eau, bouillie à plusieurs reprises avec une lessive de potasse, abandonne à cette dernière de l'acide thymotique intact. Enfin, le résidu, insoluble dans la liqueur alcaline, fournit de petites quantités de résine et une quantité considérable de .hymotide C^Hi^O2. Lia production de thymotide est même beaucoup plus facile et beaucoup plus abondante que par l'autre méthode. V. thymotide,
THYMUS s. m. (ti-muss — du gr. thumos, loupe). Anat. Corps giandiforme situé en arrière du sternum : Le thymus du veau s'appelle vulgairement ris, et le thymus du bœuf fagoue.
— Encycl. Le thymus est un corps oblong, bilobé, giandiforme, situé à la partie supérieure du médhistin antérieur, derrière le sternum et à la partie inférieure du cou, où il est couvert par les muscles stemo-hyoïdieit et sterno-thyréoïdien. C'est, 'lans le ve.iu, l'organe connu sous le nom de ri* de veau. Cet organe se montre, chez l'embryon, vers le troisième mois et augmente de volume jusqu'à la fin de la première et même de la deuxième année; ensuite il s'atrophie progressivement jusqu'à l'âge de dix à douze ans, époque à laquelle on ne trouve plus à la place qu'il occupait qu'un peu de tissu cellulo-adipeux. Cet organe transitoire, dont le rôle physiologique est encore inconnu , s'applique, à l'époque de son plus grand développement, sur le péricarde, sur les gros troncs vasculaires qui partent du cœur, sur la veine cave supérieure et surtout sur la veine sous-clavièro gauche. Sa foi'nie est très- variable. Toujours aplati .Vava^t en arriére, il est souvent triangulaire, à base inférieure et à sommet supérieur; parfois il se prolonge en haut jusqu'au corps thyréoïde, avec lequel il est coutigu, et en bas jusqu'au diaphragme. Il est divisé en deux lobes allongés, réunis dans les deux tiers inférieurs par des tissus celluleux peu résistants et séparés à la partie supérieure pour loger la trachée-ai'lère. « Le thymus , dit M. Ch. Robin, est une glande sans conduit excréteur ou à vésicules closes, annexée au système porte pulmonaire. Les vésicules ont de 3 à S dixièmes de millimètre de diamètre. Elles sont polyédriques par pression réciproque, lâchement uni^s les unes aux autres en lobules et en lobes. Leur paroi propre est homogène, finement granuleuse, fort mince et très-facile à rompre. Elles sont remplies d'un
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liquide tenant en suspension une quantité considérable d'un épithélium nucléaire, sphériqtie, toujours mélangé d'un certain nombre de cellules épithéliales pavimenteuses et sphériques. C'est cette fragilité des parois propres des vésicules qui fait que, se rompant dans certaines conditions encore peu connues, surtout vers la centre des lobules, ceux-ci paraissent creusés d'une cavité propre, pleine d'un liquide grisâ're. Ce liquide, qui est le contenu des vésicules, doit sa couleur aux épithéliums en suspension. Il a quelquefois été pris pour du pus; mais le pus qu'on trouve souvent dans le thymus des enfants atteints de syphilis a une coloration jaune verdàtre, bien différente de celle du liquide propre aux vésicules thymiques. » Les vaisseaux du thymus sont proportionnellement peu abondants. Ils viennent des thyréoïdiennes inférieures et des médiaslines antérieures. Ils forment autour des vésicules des réseaux à mailles lâches. Les lymphatiques se jettent dans les ganglions de la partie inférieure du cou et de là dans la partie supérieure du canal thoraeique ou dans la grande veine lymphatique droite. Les nerfs viennent des plexus pulmonaire et cardiaque.
— Anat. vétér. Cet organe transitoire est divisé, comme le corps thyroïde, eD deux lobes latéraux immédiatement accolés l'un à l'autre et comme confondus sur la ligne médiane. Il se trouve sous la face inférieure de la trachée, partie hors de la poitrine, partie dans cette cavité, entre les deux lames du mèdiastin antérieur. Le thymus a une forme allongée d'avant en arrière, une couleur blanchâtre et une surface extérieure ridée comme celle d'une glande salivaire, d'où le nom de ris qui est donné à cet organe par les bouchers. Cet organe doit cet aspect ridé à sa structure lobuleuse. En effet, les lobules dont le thymus se compose sont formés de petites cellules sphéroïdules contenant. un fluide lactescent, et au centre de chaque lobule se trouve, suivant divers observateurs, une cavité plus ou moins spacieuse renfermant un liquide de même aspect et probablement aussi de même nature que celui des petites cellules. Le contenu de ces dernières est coagulable par la chaleur et par les acides; comme les fluides albumineux, il donne des chlorures et des phosphates alcalins, mais pas de fibrine. La substance même du thymus du veau a offert à M. Morin de l'eau,, de l'albumine, de l'osmazôme, de la gélatine, de la fibrine, une matière animale particulière, une graisse acide, du lactate de potasse, du chlorure de potassium, des phosphates de potasse, de soude et de chaux.
On n'a encore rien dit de positif sur les fonctions du thymus: il est certain cependant que ces fonctions se rapportent exclusivement au développement du jeune sujet, puisque cet organe disparaît en général quelques mois après la naissance; nous disons en général, parce qu'il n'est point d'amphithéâtre où l'on n'ait parfois rencontré le thymus chez des individus adultes et même sur des individus très-âgés.
THYMYLE s. m. (ti-mi-le — du gr. thumos, thym; ulê, matière). Chim. Nom par lequel ou désigne le radical monoatomique qui fonctionna dans le thymol, et quelquefois les éthers du thymol.
— Encyol. V. THYMOL.
THYMYLIQUE adj. (ti-mi-li-ke — du gr.
thumos, thym ; ulê, matière). Chim. Acide thymylique, Autre nom du thymol.
THYMYL-SULFATE s. Va. (ti-mi!-sul-fa-te — de llty>nyle,eiùosutfate). Chim, Syn. du mot sulpothymolaib, nom générique des sels de l'acide thymyl-sulfurique ou sulfothymo-
lique.
— Encycl. V. THYMOL.
THYMYL-SULFURIQUE adj. (ti-rrtil-Sul-fu-
ri-ke — àathy mi tique, et de suif urique). Chim. Se dit des dérivés sulfoconjugués du thymol. il On dit aussi sulfothymouqub.
— Encycl. V. thymol.
THYXES, peuplade de Thrace, qui passa en Asie Mineure et s'établit dans la contrée qui prit le nom de Bithynie. Les Thynes fondèrent sur le bord du Pout-Euxin la ville do Thynias, sur l'emplacement de laquelle se trouve aujourd'hui Aïnada.
THYNNE s. m. (tinn-ne). Entom. Syn. do thynnus : Les thynnes o/i/ de grands rapports aoec les sapyges. (H. Lucas.)
THYNNIDE s. f. (tinn-ni-de — du gr. thunntis, thon; eidos, aspect). Ichthyol. Syn. de thonine, espèce de thon.
THYNNIES s. f. pi. (tinn-nt — gr. thunnaia; de thumios, thon). Antiq. gr. Fêtes dans lesquelles on sacrifiait des thons à Neptune.
THYNNINÉ, ÉE adj. (tinn-ni-né — du lat. thynnus, thon). Ichthyol. Qui ressemble ou qui se rapporte au thon.
— s. m. pi. Tribu de poissons acanthoptérygiens, de la famille des scombéroïdes, ayant pour type le genre thon.
THYNNUS s. m. (tinn-nuss — mot lat. dérivé du gr. thunnos, même sens). Ichthyol. Nom scientifique du genre thon.
— Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des rautillides, comprenant uu
THYR
assez grand nombre d'espèces, qui habitent l'Australie et l'Amérique du Sud.
— Encycl. Entom, Les thynnus sont caractérisés par des antennes droites chez les mâles et contournés chez les femelles ; des mandibules bidentées; les yeux entiers; le bord" antérieur de la tête anguleux , avancé et tronqué au milieu; l'abdomen presque conique; l'anus un peu recourbé chez les mâles; les ailes antérieures offrant une cellule radiale qui s'étend le long de la côieet quatre cellules cubitales, dont la dernière est fermée par le bord postérieur de l'aile. Les femelles, par la forme de leur corps, par leurs antennes courtes , par l'absence d'ailes et souvent même par leurs couleurs^ diffèrent tellement des mâles, qu'elles ont été regardées pendant longtemps comme appartenant à un autre genre. Les thynnus sont des insectes fouisseurs, qui habitent l'Australie et l'Amérique du Sud.
THYONE s. m. (ti-o-ne). Crust. Genre de crustacés copépodes, de la famille des monocles, dont l'espèce type vit dans la baie de Naples.
Tjpbouïuni, ou temple de Typhon, à Etfu, près de Thèbes, en Egypte. Ce petit temple, quoique enfoui dans les décombres et les sables, est encore très-intéressant dans ses détails; ses ornements sont d'une exécution recherchée; il est situé au sud ; en avant du sanctuaire, on aperçoit des arrachements de construction qui attestent que ee.petit temple avait eu son portique ; la colonne dont on voit le chapiteau en est encore une preuve ; ceux de la galerie qui entoure le sanctuaire sont décorés, sur la dalle qui les surmonte, de quatre figures portant tous les attributs de Typhon.
THYR A s. m. (ti-ra). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des colaspides, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
THYRE ou THYR1DM, ancienne ville de la Messénie, située au S.-E. de la ville de Messène. Ce fut prés de Thyre qu'eut lieu, en 554 avant notre ère, une bataille célèbre entre les Argiens et les Spartiates.
THYRÉAL S. m. (ti-ré-al — du gr. thura, porte). Anat. Nom de l'un des os branchiaux des poissons. -
THYRÉASPIS s. m. (tî-ré-a-spiss — du gr. thureos, espèce de bouclier; aspis; autre espèce de bouclier). Entom. Syn. de copto-
CYCI.E.
THYRÉE s. m. (ti-ré — du gr. thureos, bouclier). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des crabronides. Il Genre d'insectes lépidoptères crépusculaires, do la tribu des spbingides.
— Moll. Genre de mollusques gastéropodes, du groupe des cabochons.
THYRÉE ou THYREA, ancienne ville de l'Argolide. Au milieu de ses ruines étendues s'élève aujourd'hui le couvent de Loukou.
THYRÉOCÈLE s. f. (ti-ré-O-sè-le). V. thy-
ROCÈLK.
THYBÉOCORE s. m. (ti-ré-o-ko-re — du gr. thureos, bouclier; kôris, punaise). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, type de la tribu des thyréocorides, comprenant deux espèces, qui habitent Madagascar. Il On difaussi thyri'cocoris.
THYRÉOCORIDE adj. (ti-ré-o-ko-ri-de — de thyréocore, et du gr. eidos, aspect). Enioin. Qui ressemble ou qui se rapporte au thyréocore.
— s. f. pi. Tribu d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, ayant pour" type le genre thyréocore.
THYBÉOCORIS s. m. (ti-ré-o-ko-riss). Entom. V, THYRÉOCORE.
THYRÉODON s. m. (ti-ré-o-don — du gr.
thureos, bouclier; odous, dent). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des iehneumonides , comprenant quelques espèces, qui habitent l'Amérique.
THYRÉO-ÉPIGLOTTIQUE adj. (ti-ré-O-épi-glo-ti-ke). V. thyro-épiglottio.uh.
THYRÉO-HYOÏDIEN, IENNE adj. (ti-ré-Oi-o-i-di-ain, i-e-ne). V. thyro-hyoïdien.
THYRÉOÏDE adj. (ti-ré-O-i-de). V. thyroïde. ,
THYRÉOÏDIEN, IENNE adj. (ti-ré-O-i-di-
ain, i-è-ne). V. thyroïdien.
THYRÉOÏDITE S. f. (ti-ré-O-i-di-te). V.
THYROÏDITE.
THYRÉOMORPHE s. m. (ti-ré-o-mor-fe — du gr. thureos, bouclier; morphê , forme). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des cassidaires, dont l'espèce type vit au Cap de Bonne-Espérance.
THYRÉONCIE S. f. (ti-ré-OQ-Sl). V. THY- RONXIB.
THYRÉOPE s. m. ( ti-ré-o-pe — du gr.
thureos, bouclier; pous, pied). Entom. Genre d'insectes hyménoptères , de la tribu des crabronides.
THYRÉO-PHARYNG1EN , IENNE adj. (tiré-o-fa-rain-ji-ain, i-è-ne). V. thyro-pha-
RÏNGIKh.
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THYRÉOPHORE s. m. (ti-ré-o-fo-re — du gr, thureos, bouclier; phoros , qui porte). Entom, Genre d'insectes diptères, de la famille des nthéricères, tribu des muscides, type du groupe des thyréophoridps, comprenant trois espères, qui habitent l'Europe : Le thyréophore cynophile se fait remarquer par sa grande tète. {H. Lucas.)
— Encycl. Les thyréophores sont caractérisés par un corps allongé; une tête épaisse, ovalaire, convexe; l'ouverture buccale petite; les palpes élargies en forme de spatule ; la face horizontale; l'épistome non saillant, muni de deux soies; les antennes très-courtes, rapprochées, insérées sur la saillie du front; l'abdomen allongé, étroit, déprimé; les ailes longues; les cuisses renflées et crénelées; les tarses à pelote, et les pieds velus. Ce genre comprend trois' ou quatre espèces, qui habitent l'Europe. Le thyréophore cynophile est long de près de 0m,01; d'un bleu noirâtre, avec la tête d'un rouge oran"gé, phosphorescente, et le front marqué de deux taches noires; l'écusson est très-grand, et chez les mâles il couvre la moitié de l'abdom<«i. On le trouve sur les cadavres des animaux, surtout sur ceux des chiens. Il semble rechercher les ténèbres, où il se dirige trèsbien, à l'aide de sa phosphorescence ; il aime à se jeter sur les ossements décharnés et à se repaître des derniers débris de chair qui y restent attachés. Le thyréophore cambré est d'un noir sombre, avec les pattes d'un fauve livide et les nervures des ailes brunâtres; il est commun aux environs de Paris, où on le trouve sur les ossements des chevaux et ries bœufs. Le thyréophore anthropophage se fait remarquer surtout par sa petite taille ; on l'a observé sur les préparations anatomiques de l'Ecole de médecine, dont sa larve dévore les fibres musculaires. Les singularités que présentent les caractères et les mœurs de ce genre expliquent les divergences d'opinion des entomologistes sur la place qu'il doit occuper.
THYRÉOPHOR1DE adj. (ti-ré-o-fo-ri-de — de thyréophore, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au thyréophore.
— s. m. pi. Groupe d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des museides, ayant pour type le genre thyréophore.
THYRÉOPTÈRE s. m. ( ti-ré-o-ptè-re — du gr. thureos, bouclier; pteron, aile). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, tribu des troncatipennes, comprenant une dizaine d'espèces, toutes exotiques.
THYRÉOSOME s. m. (ti-ré-o-so-me — du gr. thureos, bouclier ; sôma, corps). Entom. Genre d'insectes coléoptères peutamères, de la tribu des peltides.
THYRÉO-STAPHYLIN, INE adj. (ti-ré-osta-fl-lain, i-ne). V. thyro-staphylin:
THYRIDE s. f. (ti-ri-de). Entom. Genre d'insectes lépidoptères crépusculaires, de la tribu des sésiéides, formé aux dépens des sphinx, et comprenant deux espèces, qui habitent l'Europe centrale et méridionale. Il On trouve aussi ce mot employé au masculin,
— Encycl. Les thyrides ont pour caractères : une tête assez large; les yeux saillants; les antennes presque filiformes , légèrement renflées au milieu, un peu plus épaisses chez les mâles; les palpes cylindriques, velues à la base, terminées en pointe; le corselet globuleux; l'abdomen conique; les ailes courtes, larges, dentées, avec des taches vitrées; les pattes très-longues, les deux dernières munies de forts ergots. Ces papillons, bien qu'appartenant au groupe des crépusculaires , ne volent que par un soleil ardent; ils se reposent de préférence sur les fleurs de sureau, desombeîlifèreset de quelques autres plantes. iLes chenilles sont épaisses, de couleur livide, ponctuées , avec quelques petits poils clair-semés; elles vivent dans l'intérieur des tiges des végétaux et se transforment en chrysalides courtes, un peu renflées vers'le milieu, avec de petites aspérités sur les bords des anneaux.
Ce genre, qui a des affinités avec les sésies et les atyehies , ne renferme jusqu'à présent que deux espèces. La thyride fenétrée a prés de 0m,02 d'envergure; les ailes d'un noir brunâtre, ponctuées et rayées en travers de fauve doré, marquées chacune de deux taches blanches , presque transparentes ; le bord postérieur des quatre ailes est garni d'une frange blanche , entrecoupée de noir. La chenille, d'un blanc sale, vit dans l'intérieur des tiges du sureau et de la bardane. Le papillon parait en juillet. On le trouve répandu dans toute l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord. La thyride vitrine a les ailes un peu dentées, noirâtres, ponctuées de ronge, avec une tache vitrée; la chenille, d'un jaune roussâtre, vit dans l'intérieur des tiges des haricots ; cette espèce habite le midi ae l'Espagne, la Géorgie, etc.
THYRIDIE s. m. (ti-ri-dî). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères , de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées phyllophages, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
~ s. f. Genre d'insectes lépidoptères diurnes.
THYRIDOPTÉRYX s. m. (ti-ri-do-pté-riks > — du gr. thuris, thuridos, petite porte ; pte
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rux, aile). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des bombycites.
THYRIDOSTACHYE s. f. (ti-ri-do-Sta-kî — du gr. t/inris , porte; stachus, épi). Bot. Syn. de mxésithkh, genre de graminées.
THYRIS s. m. (ti-riss). Entom. Syu. de thyride.
THYRO s. m. (ti-ro). Erpét. Nom donné par quelques auteurs au gongyle ocellé.
THYROCÈLE s. f. (ti-ro-sè-le — de thyroïde, et du gr. kili, tumeur). Pathol. Syn. de
TRACHÉOCÈLE.
THYRO-ÉPIGLOTTIQUE adj. (ti-ro-é-piglo-ti-ke — de thyroïde, et de épiglottique), Anat. Qui appartient au cartilage thyroïde et à l'épiglotte.
THYRO-HYOÏDIEN, IENNE adj. (ti-ro-i-o-
i-di-ain, iè-ne). Anat. Qui appartient au cartilage thyroïde et à l'os hyoïde.
THYROÏDE adj. (ti-ro-î-de— dugr. thureos, bouclier; eidos, aspect). Anat. Se dit d'un cartilage et d'une glande du larynx: Cartilage thyroïde. Glande thyroïde. Ii On dit mieux, mais plus rarement, thykéoïde.
— s. f. Glande thyroïde.
— Encycl. Le cartilage thyroïde occupe la partie antérieure et supérieure du larynx et semble formé de deux lames quadrilatères qui, par leur jonction, produisent un angle saillant nomme vulgairement pomme d'Adam.
La glande thyroïde est un organe situé sur la partie antérieure et inférieure du larynx et sur les premiers anneaux de la trachéeartère. Elle semble composée de deux lobes ovoïdes, tenant l'un à l'autre par une sorte de tubercule transversal qu'on nomme isthme. La thyroïde est une glande vasculaire sanguine. Elle est formée de vésicules closes de 0™,0001 àom.ooi de diamètre, lesquelles sont composées d'une paroi propre , homogène, mince , résistante, à laquelle adhèrent des fibres de tissu lamineux. Ces vésicules sont tapissées d'épithélium nucléaire, sphérique, mélangé à quelques cellules épUhéliales. Le liquide normal de cette glande est limpide, assez épais, peu visqueux et tient en suspension des épithéliums et des sympexions. La glande thyroïde est très-vasoulaire et peut devenir le siège de kystes.
THYROÏDIEN, IENNE adj. ( ti-ro-i-diain, iè-ne — rad. thyroïde). Anat. Qui appartient au cartilage thyroïde ou & la glande thyroïde : Artères thyroïdiennes.
— s. f. Artère thyroïdienne.
— Encycl. Artères thyroïdiennes. Elles sont au nombre de trois. La supérieure est la première des branches que fournit la carotide externe. Son calibre, toujours considérable, présente des variétés qui sont en rapport direct avec le volume du corps thyroïde et en raison inverse du volume des autres thyroïdiennes. D'abord superficielle, cette artère ne tarde pas. à s'enfoncer sous les muscles omohyoïdiens, sterno-hyoïdiens et sten\o-thyroïdiens. Avant d'arriver au corps thyroïde, elle donne trois collatérales, qui sont: la laryngée supérieure, la laryngée inférieure ou, rameau ciico-ihyroïdien et la branche sterno-mastoïdienne. Parvenue à sa destination, elle se divise en trois rameaux, dont l'un se place entre le corps thyroïde et la trachée-artère, tandis que les deux derniers seraraifientdans le lobe latéral correspondant. L'artère thyroïdienne inférieure naît de la sous-clavière, au niveau de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale , et se porte en décrivant des ilexuosités vers l'extrémité inférieure du lobe latéral de la glande thyroïde, dans Utquelle elle se ramifie. Ses branches collatérales sont : un rameau œsophagien, des rameaux musculaires pour le scalène antérieur et les muscles pré vertébraux, et enfin l'artère cervicale ascendante. Parfois il"existe encore une thyroïdienne accessoire ou de Neubader, Les veines thyroïdiennes sont au nombre de trois do chaque côté. L'inférieure s'ouvre à droite dans la veine cave supérieure et à gauche dans la sous-clavière correspondante ; la supérieure et la moyenne se jettent dans la jugulaire interne.
THYROÏDITE s. f. ( ti-ro-î-di-te — rad. thyroïde). Pathol. Inflammation de la glande thyroïde.
THYRONC1E s. f. (ti-ron-sl — de thyroïde, et du gr. oykos, tumeur). Pathol. Gonflement de la glande thyroïde.
THYRO-PHARYNGIEN, IENNE adj. ( tiro-fa-rain-ji-ain, iè-ne — de thyroïde et de pharyngien). Anat. Qui appartient au cartilage thyroïde et au pharynx.
THYRO-STAPHYLIN, INE adj. (ti-ro-stafi-lain,i-ne — de thyroïde, et àugr.staphulé, luette ). Anat. Qui appartient à la glande thyroïde et à la luette.
THYRSACANTBE s. m. (tir-sa-kan-te — de thyrse, et de acanthe). Bot. Genre de plantes, de la famille des acanlhaeées, formé aux dépens des carmantines, et comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
THYRSANTHE s. m. (tir-san-te — du gr.
thursos, ihyrse; anthos, fleur). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des apocynées , comprenant cinq espèces, qui croissent à la Guyane. Il Syn. de lysimaque et de wistérie, autres genres de plantes.