‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 117 sur 1042 · V. Tabarikh · texte numérisé non relu

V. Tabarikh

TIBÈRIADE (lac de). V. Tabarièh.

TIBÉRIEN,IENNEadj.(ti-bé-ri-ain,i-è-nc).

Qui est propre à Tibère ; qui rappelle Tibère : A Dieu ne plaise que nous' fassions allusion à ces intrigues sourdes, à ces mystères tibkniENS de palais, dont la presse ministérielle anglaise salit ses pages à propos du mariage de la reine d'Espagne. (Lamart.) C'est dommage! j'allais le nommer, dit le despote avec un sourire tibérien. (G. Simon.)

TIBÉRIN, INE adj. (ti-bé-rain — lat. tiberiuus; de Tiberis, le Tibre). Qui appartient, qui a rapport au Tibre.

TIBERIN CS, roi d'Albe, fils de Capetus. Il se noya dans l'Albula, qui prit depuis lors le nom de Tibre. Placé par Romulus au rang des dieux, Tiberinus fut considéré comme le génie tutélaire du fleuve.

TIBERIUS, rhéteur et sophiste grec qui vivait à une époque inconnue, antérieurement à Suidas. On lui doit un ouvrage estimé, intitulé : Des figures de Démosthène, lequel a été publié pour la première fois par Th. Gale, dans ses Rhetores selecli (Oxford, 1676, in-8°), d'après un manuscrit fautif. C'est Boissonade qui en a donné la première édition complète, sous le titre de : De figuris , altéra parte auctior una cum Hufi arte rhetorica (Londres, 1815, in-S°).

TIBERON s. m. (ti-be-ron). Ichthyol. Syn. de TIBURON.

TIBERTI (Antiocho), astrologue italien, né à Césètie (Romagne). Il vivait auxv» siècle, et se rendit très-jeune à Paris, où il s'adonna à l'étude des sciences occultes. De retour on Italie, il y acquit rapidement un grand crédit par ses prédictions, qu'il sut baser sur une apparence de raisonnement, et se vit consulter comme un oracle par les petits tyrans qui se partageaient alors l'Italie. Mais sa prétendue science devait lui être fatale. Son souverain, Pandolphe Malatesti, seigneur de Rimini et le gôuéral des troupes de ce dernier, Gui de Ragni-Guerra, l'ayant interrogé

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sur l'avenir, il prédit au premier qu'il perdrait ses Etats, événement qui se réalisa, en effet, plus tard, et au second qu'il périrait ds la main de son meilleur ami. Malatesti, mis en défiance par cette prédiction, poignarda lui-même Guerra sur un soupçon sans fondement et fit emprisonner dans la citadelle de Rimini Tiberti, qu'il regardait comme son complice. L'astrologue essaya de s'évader ; mais, surpris par une sentinelle, il fut mis à mort par ordre de Malatesti, ainsi que lu tille de son geôlier, qui avait favorisé sa tentative d'évasion. Tiberti était versé dans ta connaissance des belles-lettres, de la physique , de la médecine et des mathématiques. D'après Paul Jove, il avait composa plusieurs ouvrages contenant des détails eu rieuxsutlaphysiognoiHonie etla pyroinancie, mais il ne nous est parvenu de lui qu'un traité de Chiromancie, écrit en latin et publié à Bologne (1494, in -40). Selon Dnverdier, cet ouvrage aurait été traduit en français par Louis de Corbière, mais on ignore si cette traduction a été publiée. — Un parent du précédent, Dario Tiburti, né a Césène, mort au commencement du xvio siècle, commença à se faire connaître comme poète, puis donna une traduction latine abrégée des Vies de Plutarque, laquelle a été publiée sous le titre de : Epitome vitarum Plutarchi (Ferrare, 1501). Une édition de cet ouvrage, très-recherchée des bibliophiles, est l'édition en caractères italiques, qui parut à Paris en 1573 (in-16). L'Epitome a été traduit en français par Philippe des Avenelles (Paris, 1588, in-S").

TIBÉSIE s. f. (ti-bé-z!). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentaraères, de la tribu des cébrionites.

T1BESTV, territoire du Sahara, au S.-E.

du'Fezzan, habité par les Tibbous. Les vallées sont très-fertiles en blé, et d'excellents pâturages couvrent les hauteurs. Cette contrée est traversée par une chaîne de montagnes qui porte son nom. Le sol est arrosé par de nombreuses sources.

TIBET. V. Thibist.

TIBIA s. m. (ti-bi-a — mot lat. qui désigne l'os principal de la jambe, mais que les Latins employaient aussi dans la sens de/ïtl<e, parce que, dit-on, les anciens se servaient do cet 03 pris chez les animaux pour faire des flûtes. Le latin tibia, qui correspond sans doute au lithuanien staibai, même sens, a été rapproché par Corssen de l'ancien allemand stif, dur, roide, allemand moderne steif, même sens, probablement de la même famille que l'ancien allemantl stab, anglo-saxon siaf, Scandinave stafr, bâton, verge. Ces dernières formes elles-mêmes se rattachent à la racine sanscrite stabh, stambh, établir, fixer, appuyer, conservée dans le grec slemphâ, fouler, ancien allemand slamphân, stemphan, même sens ; Scandinave stemma, presser, allemand stampfen, anglais to stamp, lithuanien stimpu, et aussi dans le grec steibo, slephâ, fixer, allemand stopàen, anglais to stop, lithuanien stabdau, etc. Cette racine a produit, entre autres dérivés, le sanscrit stambhas, trOnc, tige, pilier, colonne. Cette forme est parfaitement conservée dans le ^ lithuanien stambas, tige de plante, puis dans l'ancien allemand stam, pluriel slamma, pour stamba. L'anglo-saxon stemn, Scandinave slofa, tronc, tige, offrent un suffixe n particulier, et l'ancien allemand stab, etc., ne présente que la racine simple. Une autre formation s'observe dans le russe siebeli, bohémien stebto, tige, illyrien stablo et stabar, arbre, dont le suffixe correspond au grec staphulê, cep de vigne. Il faut ajouter le lithuanien stebas, diminutif stebelis, pilier, mât, l'irlandais stampa, pilier, et i'erse stob, tronc). Anat. Os antérieur de la jambe,

— Entom. Troisième articulation des pattes des insectes.

— Encycl. Anat. Le tibia est le plus considérable des deux os de lu jambe. 11 s'articule supérieurement avec le fémur, latéralement avec le péroné, qui est situé à son côté externe, et inférieurement il repose sur le pied. C'est, après le fémur, le plus long et le plus volumineux des OS humains. De même que tous les os longs, il présente à considérer un corps et deux extrémités. Le corps, irrégulièrement prismatique et triangulaire, offre trois faces et trois bords. La face interne donne-attache dans son quart supérieur a une expansion aponévrotique du vaste interne, au couturier, au demi-tendineux et au droit interne. La face externe, qui tend h devenir antérieure en bas, donne insertion dans toute son étendue au jambier antérieur, La face postérieure, large en haut, étroite a sa partie inférieure, est recouverte par le poplité, le soléaire, le fléchisseur commun des orteils et le jambier postérieur. Le bord antérieur du tibia est situé immédiatement au-dessous de la peau et facile à sentir. Lu bord externe donne attache au ligament interosseux, et le bord interne fournit plusieurs insertions musculaires. L'extrémité supérieure du tibia, très-volumineuse, présente deux facettes articulaires horizontales, excavées et destinées à recevoir les eondyles du fémur. On' leur donne le nom de cavités glénoïdes. Elles sont séparées l'une de l'autre par une éminence appelée épine du tibia, en arrière et eu avant de laquelle so flxent les ligaments croisés du gaaou. Deux tubérosités

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désignées d'après leur position en interne et en externe, supportent les deux cavités glénoïdes. Elles sont séparées en arrière par une échancmre et en avant par une troisième éminence appelée épine antérieure, a laquelle s'insère le tendon rolulien. L'extrémité inférieure ou tarsienne du tibia est à peu près quadrangulaire et creusée inférieurement pour s'articuler avec l'astragale. Elle prosente en dedans une apophyse qui porte le nom de malléole interne et donne attache par son pourtour aux ligaments de l'articulation tibio-tarsienne. Le tibia est spongieux à ses extrémités, percé d'un canal médullaire et revêtu de tissu osseux compacte à sa partie moyenne. Il Se développe par trois points d'ossification : un pour son corps et un pour chacune de ses extrémités.

Il est rare que le tibia se fracture sans le péroné; il se brise bien inoins souvent que ce dernier os, ce qui tient à son volume beaucoup plus considérable et à sa situation à la partie interne de la jambe. C'est tantôt une cause directe et tantôt une cause indirecte qui produit la fracture. Sa direction est, en général, transversale vers la partie supérieure et oblique lorsque ta solution de continuité a lieu en bas. Les symptômes en sont assez obscurs à cause du peu de déplacement qui se produit. De la douleur locale vive, une ecchymose et un peu de gonflement sont les seuls signes appréciables lorsque les fragments restent en contact. Dans des eus plus faciles, on sent une inégalité sur la crête du tibia et de la mobilité anomale sur le trajet de l'os. La crépitation est un signe pathognomonique qu on perçoit rarement.

Quand elle est simple, la fracture du tibia n'a rien d'inquiétant sous le rapport du pronostic. Elle se consolide ordinairement vers le quarantième jour, de manière à permettre la marche. Celles qui siègent tout à fait au voisinage des articulations laissent parfois, après la consolidation des fragments, une roideur très-lente à disparaître. Le traitement consiste à maintenir la jambe enveloppée d'un bandage inamovible et dans l'extension continue.

TIBIAIRE adj. (ti-bi-è-re — rad. tibia). Entom. Se dit d'un insecte dont les jambes présentent quelque particularité.

TIBIAL, ALE adj; (ti-bi-al, a-le — rad. tibia). Anat. Qui appartient, qui a rapport au tibia : Muscle tibial. Artère tibiale. Musclés TIBIAUX,

— Ornith. Plumes tibiales, Celles qui garnissent la jambe de l'oiseau.

— s. m. Syn. de jambikr, muscle de la jambe : Le tibial antérieur. Le tibial postérieur.

— s. f. pi. Antiq. rom. Bandelettes d'étoffe de laine dont on s'enveloppait les jambes pendant l'hiver.

— Encycl. Artères tibiales. Elles sont au nombre de deux, l'une antérieure et l'autre postérieure. La première est une des branches de bifurcation de la poplitée. Immédiatement après son origine, elle traverse le ligament interosseux d'arrière en avant et s'infléchit aussitôt pour longer sa face antérieure verticalement de haut en bas. Parvenue au quart inférieur de la jambe, elle se dévie un peu obliquement en dedans et s'engage sous le ligamentdorsal du tarse en prenant le nom d'artère pédieuse. Bien qu elle soit très-profondément située, surtout en haut, la tibiule antérieure peut être liée dans tous les points de son trajet. En avant, elle est recouverte par le janibier antérieur, l'extenseur commun des orteils et lextenseur propre du gros orteil. Elle fournit un grand nombre de branches collatérales, qui se distribuent surtout aux muscles et à la peau. Les trois plus importantes sont la récurrente tibiale antérieure et les înatléolaires interne et externe. L'artère tibiale postérieure est la branche interne de bifurcation du tronc tibio-poronier. Elle descend verticalement à la partie postérieure de la jambe sous les muscles jumeaux etsoléaire, derrière le jumbier postérieur et le fléchisseur commun des orteils, jusque sous le ligament interne du tarse, où elle se termine par sa division en plantaire interne et plantaire externe. Elle ne peut être mise à découvert pour une ligature que dans le tiers inférieur delajambe. Aucune de ses branches collatérales, tresnotnbreuses du reste, ne mérite une description particulière.

— Nerfs tibiaux. L'antérieur est une des deux branches de terminaison du seialique poplité externe ; il accompagne l'artère tibiale antérieure. Le postérieur est le nerf poplité interne. Ils sont mixtes, c'est-à-dire composés à la fois de filets moteurs et de filets sen/jitifs.

TIBIANE s. f. (ti-bi-a-ne — du lat. tibia, flûte). Zooph. Genre de polypiers membraneux pliytoïdes, de la famille des tubulariés.

TIBIGEN s. m. (ti-bi-sènn — mot latin). Antiq. Joueur de flûte.

— Entom. Geure d'insectes hémiptères , formé aux dépens des cigales, et dont 1 espèce type habite la Chine.

— Encycl. Dans tout sacrifice, il y avait d'ordinaire un tibicen, qui accompagnait les chants et les hymnes sur son instrument. Il recevait sa part des victimes' offertes ; de là viut l'expression proverbiale: ■Vivre comme

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