‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 12 sur 1042 · NEZ · texte numérisé non relu

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Au-dessous des fosses nasales se trouve la bouche. La bouche est un organe complexe, à la fois organe du goût et élément de l'appareil digestif. L'organe du goût est essentiellement formé par la langue, à laquelle viennent s'adjoindre, comme auxiliaires, les lèvres et la muqueuse buccale. Comme appareil digestif, la bouche est formée par deux mâchoires et par une série de glandes sali vaires qui doivent faire subir aux aliments une première transformation chimique quand ils ont été divisés et broyés par les mâchoires. La langue et les joues agissent aussi dans la mastication pour ramener les aliments sous les dents.

Les os de la tête ne diffèrent pas moins les uns des autres par leur forme que des autres os du corps ; néanmoins, en en considérant quelques-uns isolément ou réunis, on est frappé de la grande analogie qu'ils présentent, soit entre eux, soit avec les vertèbres. Ainsi, l'occipital, le sphénoïde, réunis au frontal, et les deux os temporaux pris collectivement avec les pariétaux forment trois appareils dont chacun correspond à une vertèbre, en sorte que le crâne se trouve compose de trois vertèbres placées â la suite l'uiïe de l'autre, d'arrière en avant. Ce rapprochement peut être pleinement justifié par l'examen de la forme, du mode de développement et des fonctions de ces pièces osseuses. Mais nous nous bornerons k l'indiquer, sans entrer dans des détails qu'il serait trop long d'énumérer dans un article du genre de celui-ci. L'ethmoïde peut aussi représenter une quatrième vertèbre crânienne, enclavée entre les autres, non développée en anneau, mais aplatie latéralement. Quant à l'analogie des os de la face avec les vertèbres, elle est moins sensible et parait même forcée. Quoi qu'il en soit, la tête osseuse tout entière peut être comparée, suivant Meckel, à une grande vertèbre composée d'autres vertèbres plus petites, articulées entre elles d'une manière immobile et accompagnées de quelques rudiments de côtes soudées ensemble. Meekel considère cette manière de voir comme d'autant plus admissible que les os du crâne et quelques-uns de ceux de la face ont beaucoup de tendance à se souder en une seule pièce-, qu'il n'est pas rare de trouver, même chez les jeunes gens, toutes les sutures effacées et qu'alorsTa tête se trouve composée de trois os seulement, mobiles les uns sur les autres, la mâchoire inférieure et l'hyoïde en avant, les os du crâne et toutes les autres pièces en arrière (Marjolin).

La forme, les dimensions relatives, autant que les dimensions absolues de la tête, présentent des différences remarquables lorsqu'on les étudie à divers âges. Dans les premiers temps de la vie embryonnaire, elle est beaucoup plus ronde qu'elle ne le sera plus tard , par suite du peu de développement de la face, que le crâne dépasse de tous côtés, et qui est d'autant plus petite que l'embryon est plus jeune. La tête offre d'autant plus de différence entre sa plus grande longueur et sa plus grande largeur, que l'embryon se rapproche davantage de l'époque de sa formation; elle est en même temps plus bombée sur tous les points de sa circonférence, ce qui ajoute plus de rondeur à sa forme générale. Dans les premiers mois de la vie intrautérine, le crâne est beaucoup plus large et moins resserré aux tempes qu il ne le sera plus tard, et l'on observe aussi alors beaucoup plus de convexité dans le frontal, les pariétaux et l'occipital. Cette forme plus ar-

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rondie du crâne dépend également du développement moins considérable de la base, qui est plus courte , plus étroite et qui se joint aux faces latérales et à la face postérieure sous des angles plus obtus. Ajoutons que les os de la tête ont d'autant moins d'aspérités et d'éminences saillantes que le sujet est moins avancé en âge.

Quant à sa masse, envisagée dans sa portion osseuse, la tête présente une grande différence suivant les âges; ainsi, les os qui la composent augmentent progressivement en étendue, en épaisseur et en poids jusqu'à leur entier développement; dans l'âge adulte et après cette époque jusqu'à la vieillesse, ils diminuent successivement sous les trois rapports. Les os de la tête sont loin d'être également nombreux aux diverses périodes de la vie ; ils sont en petit nombre dans les premiers temps, parce que l'ossification ne commence pas dans tous les points à la fois; ils sont ensuite très-multipliés, parce que plusieurs se forment de parties primitivement isolées; ils restent tous distincts après leur achèvement depuis douze jusqu'à seize ou dix-huit ans environ ; des intervalles cartilagineux les séparent et concourent k joindre leurs articulations; mais, dans la vieillesse, ils se soudent complètement les uns avec les autres et ne forment plus qu'un seul tout.

Les rapports du crâne et de la face diffèrent, venons-nous de dire, suivant l'âge; ils diffèrent beaucoup aussi suivant les individus. La face étant la réunion de trois sens, les cavités qui les contiennent auront des dimensions relatives proportionnées au développement de chacun de ces sens, comme le crâne sera d'autant plus considérable que l'individu aura un cerveau plus développé.

Plus les organes du goût et da l'odorat sont développés, plus l'obliquité de la face est grande, plus elle sjallonge et vient proéminer en avant du crâne; d'un autre côté, lo crâne offrant d'autant plus de capacité relativement k la face que l'encéphale est plus parfait, et cet organe étant le centre commun où aboutissent toutes les perceptions, l'instrument au moyen duquel l'homme combine et compare les perceptions et en tire des résultats, en un mot réfléchit et pense, on peut conclure que la proportion respective du crâne et de la face, qui montre ainsi celle du cerveau avec deux des principaux organes extérieurs, le goût et l'odorat, est un indice du plus ou moins de perfection des facultés intérieures comparées avec les extérieures, et peut servir jusqu'à un certain point à juger du degré d'intelligence des divers individus. Mais il résulte de ces observations une autre conséquence non moins intéressante , ainsi que 1 a fait remarquer Cuvier : les sens du goût et de l'odorat sont ceux qui agissent sur les animaux av*ec plus de force et les maîtrisent le plus puissamment, k cause de l'énergie que deux des besoins les plus pressants, ia faim et l'amour, communiquent à, leurs impressions. Les actions déterminées par ces besoins sont celles dans lesquelles il entre le plus d'aveugle fureur et de brutalité. 11 n'est donc pas étonnant, d'après cela, que la forme de la tête et les proportions des deux parties qui la composent soient les indices des facultés des animaux, de leur instinct, de leur docilité, en un mot de tout leur être sensible. C'est 1k ce qui rend l'étude de ces proportions si importante pour le naturaliste. Ajoutons que l'homme, qui est placé au haut de l'échelle animale par la supériorité de son intelligence, est celui de tous les animaux qui a le crâne le plus grand et la face la plus petite, et que plus les animaux s'éloignent de ces proportions plus ils deviennent ou stupides ou féroces (Marjolin).

Bien des moyens ont été employés pour mesurer le rapport du crâne à la face ; le plus simple et le plus répandu est la mesure de l'angle facial de Camper (v. angle). Une ligne est menée du bord des incisives de ia mâchoire supérieure au point culminant de l'os frontal. Une seconde ligne est menée du bord inférieur de l'orifice antérieur des narines à la base du crâne (chez le vivant k l'ouverture de l'oreille); l'intersection de ces deux lignes donne l'angle facial. M. J. Cloquet fait remarquer avec raison que, dans cette manière de déterminer l'angle facial, on ne tient pas compte de la saillie que peuvent former la mâchoire supérieure et les dents au delà de l'épine nasale et de l'allongement de ces mêmes parties dans le sens vertical; comme le développement des mâchoires en avant et en bas a une grande influence sur le caractère des têtes des différents peuples et des animaux, cet anatomiste pense qu'il vaut mieux faire rencontrer les lignes verticale et horizontale au niveau des dents incisives de la mâchoire supérieure. Cet angle facial, qui, chez l'homme, est environ de 80" chez les Européens, de 75° chez les Asiatiques et de 70° chez les nègres, diminue de plus en plus quand on descend l'échelle animale^ do sorte que, chez les animaux les plus inférieurs, vertébrés, bien entendu, comme les reptiles et les poissons, la tête semble forméo presque en totalité par deux mâchoires horizontales qui se trouvent sur le même niveau que le crâne.

Indépendamment de ces variations de races , l'angle facial présente aussi des modifications individuelles et en rapport avec l'âge des individus. Ainsi, chez les enfants, dont

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la face est moins longue , parce que les dernières molaires ne sont pas développées, la ligne faciale est plus droite et, par conséquent, l'angle plus ouvert, disposition qui concourt à rendre leur visage plus agréable, tandis qu'il enlaidit presque toujours avec l'âge. Cet angle varie environ de 65° à 850 chez l'adulte, et chez le vieillard il approche de 90° par suite du rétrécissement des mâchoires et de la chute des dents.

Cette mesure du rapport du cerveau à la face au moyen de l'angle facial est loin d'être absolument exacte ; elle ne donne que des résultats approximatifs, et cela est surtout dû au développement plus ou moins considérable des sinus frontaux qui peuvent augmenter ou diminuer l'angle sans que la capacité du crâne change le moins du monde. Cuvier, Sœmmering et divers autres auteurs ont-proposé quelques moyens de remédier à Cet inconvénient, moyens qu'il serait trop long d'exposer ici et qu'on trouvera aux mots

CRÂNE, ANGLE FACIAL et ENCÉPHALE.

Indépendamment des différences que nous venons de signaler, la iéte en présente d'autres non moins remarquables , suivant les sexes et dans chacune des races de l'espèce humaine. Comparée aux autres parties, elle est plus considérable chez la femme que chez l'homme; chez la femme aussi, le crâne est plus grand relativement à la face, et sa partie, antérieure est plus rétrécie par rapport à sa partie postérieure. On sait que rien n'est plus variable que le volume et la conformation de !a tète chez les divers individus d'un même peuple, et l'on ne pourrait indiquer d'une manière générale toutes les différences qu'elle peut offrir. Mais, dans les principales races humaines, ces différences sont caractéristiques, ainsi que Blumenbach Ta démontré. Dans la race caucasique, le développement du crâne remporte de beaucoup sur celui de la face, et la largeur et la saillie du front sont telles qu'il semble couvrir la face quand on regarde la tête par sa partie supérieure; l'angle facial se rapproche beaucoup de l'angle droit; la face est régulièreet d'un aspect agréable ; ses contours sont arrondis, le nez est pyramidal et très-prononcé, les pommettes sont petites et peu écartées, les arcades dentaires arrondies, les dents verticales, le menton marqué et proéminent. Dans les quatre races suivantes, la partie antérieure et supérieure du crâne offre un développement moins considérable et la face est généralement plus prononcée que dans la race caucasique. Dans la race mongole, la tête est arrondie, la face large, aplatie et oblique en avant; les pommettes larges et fort écartées; la base nasale et les os du nez, qui sont petits et déprimés, se trouvent à peu près sur le même plan que les os de la pommette ; les arcades sourcilières sont à peine prononcées ; l'ouverture des fosses nasales est étroite , la fosse canine peu profonde ; le bord alvéolaire est arrondi et le menton saillant. Dans la race nègre ou éthiopienne, le front est rétréci et aplati; la cavité du crâne est étroite dans sa circonférence et ses diamètres transverses; le trou et les condyles de l'occipital sont placés plus en arrière; les fosses temporales sont larges et profondes; ce qui caractérise encore les peuples de cette race, c'est le grand développement de la face, la saillie des mâchoires assez prononcée pour qu'elles forment une sorte de museau, I obliquité en avant des dents, la diminution de l'angle facial, le peu de saillie du menton, la largeur et l'épaisseur des arcades zygomatiques, la largeur de l'ouverture des fosses nasales, enfin l'aplatissement et l'écrasement des os nasaux.

Dans iarace américaine, les pommettes sont éloignées, mais ces os sont plus arrondis, plus arqués et moins étendus transversalement que dans la race précédente; le front est étroit, déprimé et très-oblique en arrière, les orbites profondes et dirigées en haut; l'ouverture des fosses nasales est large et toute la partie inférieure de la face est très-développée et saillante au devant du crâne. Enlin, dans la race malaise , le crâne est légèrement rétréci et oblique en avant, la face large et très-développee, la saillie des mâchoires plus ou moins prononcée. Ces différentes formes naturelles de la têle sont d'ailleurs modifiées diversement, chez quelques peuples, par les pressions mécaniques qu'ils exercent sur cette partie dans un sens ou dans un autre dès le moment de la naissance. C'est ainsi que plusieurs peuplades de l'Amérique, attachant une idée de beauté à 1 l'aplatissement extrême du front, appliquent sur la tête des enfants nouveau-nés une planchette garnie de coton, qu'ils fixent en arrière avec des Mens, et produisent cette déformation en exerçant une pression continue sur la partie antérieure de la tête. V. le ' mot RACE.

Le lecteur trouvera au mot phrÉkologie l'étude des rapports qui existent , d'après quelques savants, entre la conformation antérieure de la têle de divers individus et leurs dispositions intellectuelles et affectives ; il serait donc inutile d'en faire ici une nouvelle exposition.

L'étude des diverses maladies de la tête est faite à chaque mot spécial.

— Art vétér. Dans nos animaux domestiques et surtout dans le cheval, la tête est importante à examiner sous le double' rap-

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port de sa conformation et de son expression. C'est elle qui porte le cachet de la race de l'animal ; c'est sur elle que se déroule le mouvant tableau de sa physionomie; car, bien que les animaux n'aient pas, comme l'homme, la faculté d'exprimer par les muscles de leur face les sensations qu ils éprouvent, les passions qui les animent, ils ont cependant comme lui, pour les traduire au dehors, le langage énergique des yeux, et en outre ces mouvements particuliers des oreilles, des narines et des lèvres, par lesquels ils nous révèlent, en quelque sorte, l'énergie qui les anime, les qualités dont ils sont doués et les vices qui les déprécient.

Chez un animal où elle est bien conformée, la tête affecte en quelque sorte la forme d'un prisme quadrilatère , notamment vers ses parties supérieures, dont la face antérieure, plane supérieurement et légèrement arrondie sur le chanfrein, est aussi large que possible dans toute son étendue; dont la face postérieure est concave, profonde et nette, sans aucune tuméfaction ; dont les faces latérales enfin sont sèches et revêtues d'une peau fine, qui laisse apparaître les éminences des os, les saillies arrondies des muscles et dessine bien les vaisseaux sous-cutanés. Les oreilles sont droites, hardies dans leur position, fines, déliées et libres dans leurs mouvements; les yeux clairs, vifs, pleins de feu, assez gros et placés a fleur de tête; la ganache décharnée et peu épaisse, les naseaux bien ouverts, la bouche demi-fendue. Tous ces caractères indiquent enfin la noblesse, la force, la vigueur, l'énergie.

Placée à l'extrémité antérieure de l'encolure et à l'extrémité du bras de levier formé par elle, la tête mérite la plus grande attention, attendu qu'elle est susceptible d'influer, tant par ses dimensions et son poids que par ses déplacements, sur la station et les mouvements de l'animal.

Au point de vue de ses dimensions, la tête peut être longue , courte , grosse , décharnée, etc. La tête longue est, en général, pesante, surtout lorsqu elle est grosse en même temps. Le cheval dont la têle est ainsi conformée pèse à la main et n'obéit pas à l'in- Uuence de la bride avec la promptitude nécessaire. Cette conformation est surtout nuisible au cheval de selle. Loïsque la tête est longue et en même temps décharnée, elle pèse moins à l'extrémité de l'encolure, mais elle donne à l'animal un aspect désagréable, que l'on exprime par le nom de tête vieille, La tête crosse présente, il est vrai, à uu degré moindre, les inconvénients de la tète longue, par le poids dû au développement de sa charpente osseuse. La tête grasse ou empâtée est celle dans laquelle l'excès de volume est dû au développement considérable des parties molles ; elle indique, en général, un animal d'une race commune, d'un tempérament lymphatique. Une tête courte et peu volumineuse est toujours Une beauté pour le cheval de selle qui la porte avec grâce et se trouve en état d'obéir promptement à l'impression du mors, si elle est supportée par une encolure de longueur suffisante. La tête courte et grosse il la fois est ordinairement accompagnée d'une encolure également courte et épaisse et convient peu au cheval de selle; mais on peut la tolérer pour le cheval de gros trait.

La direction verticale de la tète, admise par Bourgelat comme position naturelle de la tête du cheval, ne se rencontre guère que dans les chevaux à encolure de cygne, et encore lorsqu'ils sont maintenus par la bride. Sa direction naturelle tient à peu près le milieu entre la ligue verticale et la ligne horizontale et varie, du reste, suivant que l'animal est en repos ou en exercice, le cheval portant le nez d'autant plus en avant qu'il chemine plus rapidement. Si l'animal avance la tète en la rapprochant trop de l'horizontale, on dit qu'il porte au vent, défaut assez grave, car cette direction nuit à l'effet du mors, dont le canon remonte et se rapproche des molaires, contre lesquelles il appuie, perdant ainsi une partie de son action sur les barres ; le cheval se soustrait de celte manière à l'action du cavalier, puis il s'emporte, prend, comme ou dit, te Mors aux dents. Le cheval portant au veut, ne pouvant reconnaître les accidents du terrain, pose les pieds un hasard et s'expose ainsi à butter et à s'abattre; il peut aussi, surtout s'il a la bouche sensible, battre à la main, c'est-à-dire agiter violemment l'encolure dans le sens vertical et donner des coups do tête, que n'évite pas toujours un cavalier peu expérimenté. Les chevaux qui portent au vent ont, en général, des allures rapides, et cela doit être, cette disposition portant en avant le centre de gravité. On peut, au moyen de la martingale, remédier jusqu'à un certain point à ce qu'aurait d'outré cette direction de la tête et maintenir celle-ci dans une position plus favorable à l'action du mors en changeant la direction des rênes du bridon par uu coulant qui remplit l'office d'une poulie de renvoi.

Enfin, on dit que le cheval s' encapuchonné lorsque la ligne tangente à la face antérieure de la tête tend à former en bas un angle avec la verticale passant par l'articulation de l'occipital et de la première vertèbre. Dans cette position défectueuse, le cheval peut s'armer, c'est-à-dire se soustraire à l'action de l'embouchure en appuj'ant contre son poitrail les branches du mors, sur lesquelles les rênes

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exercent leur traction. Le cheval qui s'emporte dans cette position peut voir le terrain, mais sur le lieu même où s'appuient ses membres antérieurs, et, s'il se présente un obstacle, il ne peut l'apercevoir qu'au moment où il lui devient impossible d'arrêter sa course pour l'éviter.

La forme de la tête peut présenter plusieurs modifications, auxquelles on a donné des noms particuliers. La plus belle forme de la tête est celle qu'on désigne sous lu nom de carrée. Dans cette tête, le front et le chanfrein sont droits, les ganaches écartées, les naseaux bien ouverts, annonçant l'ampleur et la perfection de l'appareil respiratoire. Le véritable cheval arabe présente au plus haut degré cette conformation. On désigne sous les noms de tête camuse celle qui présente une dépression profonde sur le front, au niveau des yeux ; tête de rhinocéros, celle dont la dépression est transversale sur le chanfrein; les télés ainsi conformées ne sont défectueuses qu'en apparence, car les cavités nasales en sont larges, comme dans la tête carrée; tête de lièvre, celle dont les oreilles sont rapprochées, le front et le chanfrein étroits ; tête moutonnée ou busquée, celle où la partie inférieure du front et surtout le chanfrein font en avant une proéminence analogue à celle de certaines races de moutons; tête conique, celle dont l'extrémité inférieure est très-étroite et paraît comme effilée. Toutes ces conformations sont réellement défectueuses , parce .qu'elles impliquent l'étroitesse des cavités nasales.

Le mode d'union de la tète avec l'encolure doit aussi fixer l'attention. On dit la tête plaquée lorsqu'elle semble se continuer sans interruption avec l'encolure. Ce défaut, qui se remarque presque toujours sur les chevaux a encolure courte et épaisse, rend le cheval incapable de céder avec souplesse à l'action du mors. D'autres fois, la têle est décousue : c'est lorsqu'il existe .un sillon trop profond entre elle et une encolure longue et grêle. Ce défaut, très-désagréable à l'œil, se lie ordinairement a une conformatiou générale indiquant peu de force et que l'on désigne aussi par la même expression : cheval décousu. Enfin, la tête est bien attachée quand son union avec l'encolure présente un sillon peu profond, qui permet un libre mouvement entre ces deux parties.

Dans les animaux de l'espèce bovine, la têle, généralement forte, varie beaucoup suivant le sexe et la race. Ou la dit belle quand elle est forte, courte, large, surtout vers la partie supérieure qui porte les cornes. Elle est allongée dans le bœuf qui a été châtré jeune, et, chez la vache, elle présente toujours des dimensions moins considérables. On recherche toujours une tête forte et large dans le bœuf de travail, et petite dans les vaches laitières et dans toutes celles qui sont destinées à la boucherie. On doit également préférer une tête fine dans l'espèce ovine, où la forme, du reste, varie beaucoup avec les races.

Dans le porc, la tête est droite et souvent camuse. Enfin, dans les nombreuses races de chiens, les dimensions de la tête sont trèsvariables. 11 existe, en effet, une grande différence, relativement à la longueur, entre la têle du bouledogue ou du doguin et celle du lévrier, et le crâne est beaucoup plus petit dans le groupe des mâtins que dans celui des épagneuls. Cependant la largeur de la tête est plus en rapport avec la force des mâchoires et de leurs muscles qu'avec le développement de la boite crânienne.

Chez nos animaux domestiques, l'attitude de la tête fournit des signes très-utiles pour le diagnostic des maladies. Ainsi, elle est généralement tenue abaissée ou basse dans les inflammations de l'intestin, le vertige essentiel et symptomatique ; elle est portée haut et en avant dans l'angine aiguë, la laryngite croupale et le tétanos; elle est penchée à droite ou à gauche dans certaines phlegmasies cérébrales , quand il existe des tumeurs ou des cœnures dans l'un ou l'autre des hémisphères cérébraux; elle est appuyée dans l'auge ou contre le mur de face\lans le vertige symptomatique; enfin elle offre une agitation de haut' en bas ou de droite à gauche dans le typhus contagieux et la fièvre charbonneuse.

L'expression de la face des animaux malades est loin de fournir d'aussi nombreux et d'aussi utiles renseignements que celle de l'homme; cependant, lorsqu'on a l'habitude d'examiner le faciès des animaux, on peut en retirer des signes non équivoques et trèsprécieux pour le diagnostic et le pronostic d'un grand nombre d'affections. Chez les chevaux, les bétes à cornes et les bêtes à laine qui ont la robe blanche, le bout du nez, le pourtour des yeux, des larmiers peuvent présenter une couleur rosée,-rouge ou pâle; la couleur rosée indique toujours une bonne santé ; la pâleur annonce l'anémie, et la rougeur dénote un excès de sang et la prédisposition aux congestions et aux hémorragies.

L'animal qui se présente avec la tête et les oreilles basses, les lèvres fiasques, les paupières rapprochées, ne s'inquiétant nullement des bruits qui se font entendre ou des mouvements qui s'exécutent autour de lui, paraissant accablé par une douleur profonde, est évidemment atteint d'une lésion grave ; dans cet état, ou dit qu'il y a stupeur, coma. Ce

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symptôme appartient aux inflammations vives dn canal intestinal, aux altérations rapides et profondes du sang. Un autre animal se présente avec la tête basse, les paupières relevées, les naseaux dilatés et surmontés jusqu'au milieu de la face d'une multitude de plis formés' par un froncement de la peau : ce dernier est positivement affecté d'une maladie redoutable, et l'expression de cette face prend le nom de grippée; on la remarque dans les entérorrhagies,dans les phlegmasies suraigues de la plèvre et du péritoine.

— Hist. Têtes rondes. On donna ce nom, dès le début de la révolution de 1648, en Angleterre, a tous les partisans du Parlement et de la liberté religieuse. Ils étaient ain^i appelés à cause de leur tête rasée eb par opposition avec les cavaliers, partisans du roi, qui portaient les cheveux longs et flottants, ainsi que le roi Charles 1er lui-même, comme on peut le voir dans le beau portrait peint p»r Van Dyck. Ce parti, qui comprenait alors indistinctement dans ses rangs tous les ennemis de la royauté, était surtout puissant dans les riches et populeux comtés du Sud , de l'Est et du Centre. Dès 164ï, les tètes rondes étaient nu nombre de 20,000 hommes. Le comte d'Essex était le général de cette armée du Parlement, où se mêlaient encore à un égal degré le sentiment de la résistance légale et l'enthousiasme religieux, l'amour de la liberté et le fanatisme puritain. Hampden, le grand citoyen des débats parlementaires qui avaient précédé, avait levé parmi ses tenanciers tout un régiment d'infanterie, les cottes vertes (green coals), terrible aux partisans de la cause royale. Leur étendard portait cette double devise, fidèle emblème de leur double inspiration : • Dieu est avec nous " et ■ Pas un pas en arrière» (Vestigia nulla retrorsum). • On voyait à la tête des têtes rondes de grands capitaines et de hardis novateurs, Sidney, Cromwell.Mais bientôt il arriva, ainsi qu'il arrive dans toutes les révolutions, que le grand parti de la résistance se divisa ; on eut alors à la place d'un seul groupe les mille factions des presbytériens, des indépendants, des niveieurs, des anabaptistes, des millénaires, des adamttes, etc. La guerre civile commençait et bientôt l'anarchie préparait le despotisme.

Dans plusieurs de ses romans, Walter Scott nous a conservé toute vivante la curieuse physiotiorrie des têtes rondes,

— Ordre de la Tête de mort. Un duc de Wurtemberg, Silvius Nerarod , créa en 1052 cet ordre et en nomma sa mère grande prieure. Vers 1709, il était tombé en désuétude; mais Louise-Elisabeth, princesse de Saxe-Mersebourg, le rétablit et n'y admit que des dames, qui juraient de se priver de jeux, de spectacles, de toutes les pompes et de tous les plaisirs mondains. La devise de l'ordre était Mémento mon; la marque distinctive consistait en une tête de mort brodée sur un ruban noir et entourée d'une banderole portant la devise. L'ordre s'éteignit bientôt malgré cette résurrection.

— Blas. Tê les d'animaux. En armoiries, on nomme la tête des animaux lorsqu'elle figure dans l'écu avec un émail autre que leur corps, ou quand elle en est détachée. De profil, les têtes ne se blasonnent pas; de front, elles se nomment rencontres. 11 faut en excepter les têies d'oiseaux et la iéte de léopard. Les têtes de sanglier, de saumon, de brouhetsout dites hures. Dans le langage héraldique, on doit exprimer celles qui sont affrontées ou contournées. Lampassées se ditdes quadrupèdes ; f auo nées se dit des aigles et autres oiseaux lorsque les langues sont de différent émail. Les (êtes arrachées sont celles où l'on voit quelques parties pendantes et inégales au-dessous; têtes coupées, celles qui, au contraire, sont sans aucun filament.

Cbasoiie* do I.uaauc, en Auvergne : d'azur, à la tête de léopard d'or, lampassée de gueules, au chef cousu du même, chargé d'une étoile et d'un croissant d'argent.— Wnioide Beaucheniin, en Franche-Comté :

d azur, à trois têtes de lion d'or, lampassées de gueules. — Canimni île Rinncé, en Champagne : d'azur, au chevron d'or, accompagné da trois têtes de bélier d'argent. — La Furent, en Auvergne : d'argent, à trois croissants de saule, au chef d'azur, chargé de trois têtes de cerf d'or, — Forbin d'Oppède, en Provence: d'or, au chevron d'azur, accompagné de trois têtes de léopard de sable, lampassées et arrachées de gueules. — Dauoa, en l'Ile-de-France : d'or, au chevron d'azur, accompagné en chef de deux têtes de loup de sable, et en peinte d'une rose de gueules. —

Poul-Jarno d'Auiiamoye, en PoitOU : d'BZUr

à trois tètes et cous de cygne d'argent. —

— Couffuu de Kerdelee, en Bretagne : d'argent, à trois têtes de lévrier de sable. — Salmou du Chasteiier, en Vendômois : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois têtes d'aigle du même. — Frucbe de Domiirel, en

P'ranche-Comté : de gueules, à trois têtes de lionne d'argent, les deux en chef affrontées.

— Macbeco de Villy, en Bourgogne : d'azur, au chevron d'or, accompagné d» trois têtes de perdrix, orrachées du même. — Thiroux j'Ai-conviilc, en l'Ile- de-Erauce : d'argent, à la fasce d'azur, chargée de trois bandes d'or et accompagnée eu chef d'une croisette ancrée de gueules, et en pointe de trois têtes àe lion du même.

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— Têtes humaines. En armoiries, on se sert de cette "expression pour distinguer ces meubles de ceux qui représentent des têtes d'animaux, car on ne doit l'employer en blasonnant que lorsque l'on connaît le sexe et l'espèce auxquels ces têtes appartiennent. On dit chovelée, barbée d'une tête d'homme dont les cheveux et la barbe sont d'un autre émail ; hérissée quand les cheveux sont dressés. Quand la tête humaine paraît de front, on l'exprime en blasonnant; si elle est de couleur naturelle, elle est dite de carnation. Les têtes humaines ne changent pas de nom, quoique leur position ne soit pas toujours la même. Les têtes qui personnifient les vents sont nommées aquilons. On peut dire une tête de génie, d'ange, mais non une tête de chérubin V. ce mot.

Miflan* de Guibeviiie, en Normandie : d'azur, à trois têtes d'homme d'argent de front.

— Sarrasin de Cbambonnel, en Languedoc :

d'or, à trois tûtes de More de sable. — Coîllule de La Villelirn, en Bretagne : d'azur, au chevron d'argent, accompagné en pointe d'une tête d'homme du même. — Le Clero de Juiigny, en Nivernais : d'azur, au chevron d'urgent, chargé de deux lionceaux de sable et accompagné en chef de deux têtes de femmes de carnation, et en pointe d'une aiglette d'or. — Cabnme, en Normandie : d'azur, à trois têtes de jouv.enceau d'argent. ' — Didier de Morinl, en Lorraine : de sable, k trois têtes de mortd'argent, posées de front, au chef cousu d'azur, chargé d'un cheval naissant effaré du-second émail.

— AlluS. hist. Je voudrais que le peuple ro- ■naiu u'eût qu'une seule tele..., Mot ïltl'OCe

de Caligula, dont l'application est facile à saisir.

Les folies sanguinaires de Caligula lui ont mérité d'être compté parmi les monstres qui déshonorèrent la pourpre impériale. Il en était venu a multiplier les supplices, uniquement pour se donner le spectacle de la souffrance et du sang répandu. «Je voudrais, disait-il, que le peuple romain n'eût qu'une tête, pour l'abattre d'un seul coup.» Un jour, éclatant de rire devant les consuls : «Je songeais, leur dit-il, que d'un mot je puis vous faire égorger.» Il voulait, dans sa folie, anéantir les ouvrages de Virgile et d'Homère. Sa démence allajusqu'à se croire dieu; il s'institua un culte, se bâtit des temples et se fit adorer.

« Embrasse-moi, mon pauvre garçon, reprit Marillac les larmes aux yeux; ce n'est pas viril ce que je fais là, mais c'est plus fort que moi... Oh 1 les femmes 1 je les adore assurément ; mais, en ce moment, je suis comme Caligula, je voudrais qu'elles n'eussent qu'une tête... C'est pour ces poupées-la que nous nous faisons tuer. »

Charles de Bernard.

«Le Châtelet est gangrené dans tous ses membres; les magistrats sont vendus aux ministres et leur vendraient la nation entière, si la chose était possible, eux qui, comme Caligula, voudraient que le peuple français n'eût qu'une seule tête, pour l'abattre d'un seul coup. »

Fréron fils.

• Les choses vont mal a Milan et partout. Toutes les têtes de l'hydre se réveillent à la fois. Hercule et Caligula avaient raison! Je voudrais la force d'Hercule, qui, en abattant la bête de Lerne, réalisa le vœu de l'empereur romain, La Révolution est aussi vivace que ce serpent de la Fable; une seule tête est aussi dangereuse que toutes.»

Laurent Pichat.

TÈTE DE FLANDRE, nom d'un fort de la Belgique, situé sur le bord de l'Escaut et défendant les approches d'Anvers. En cas do siège, il suffirait d'ouvrir à la Tête de Flandre une seule écluse pour inonder à plusieurs lieues les polders que ce point important domine. Pendant le siège d'Anvers, des Hollandais percèrent les digues au-dessus de la Tête de Flandre, et toute la contrée fut inondée de 4 pieds d'eau.

TÉTÉ, ville d'Afriaue, sur la rive droite du Zambèze, par 16° lû'de latit. méridionale et 3jo 20' de longit. orientale, à près de 500 kilom.de l'embouchure du fleuve; chef-lieu du territoire du même nom, dans la capitainerie générale de Mozambique. Elle est bâtie sur une pente qui descend jusqu'au fleuve. «La rocne qui constitue la rive, dit Livingstone, est un grès teinté de gris et entamé par l'eau du fleuve ; la strate en est profondément ridée, et chacune de ces rides compose l'une des rues du village, car les maisons sont construites sur Ta crête du pli formé par la roche. Le fort, situé sur la rive même, est dominé par le sommet du coteau. Tout le pays environnant est rocailleux et profondément déchiré; mais on a mis en culture les moindres endroits qui pouvaient l'être. Les maisons sont couvertes d'herbes et de roseaux ; la pluie a délayé la vase qui en cimentait les murs, et toutes ces constructions dégradées ont un aspect misérable etmalpropre.ii La ville est entourée d'une muraille de 3 mètres de hauteur. Elle ne contenait en 1860 que trente maisons euro-

TETE

péennes; le reste des habitations est formé de cases construites avec des branches etdu pisé. La population comptait à cette époque 4,500 habitants, dont 2,000 seulement résident dans la ville, car les natifs préfèrent s'établir en dehors des murailles. Quoique Tété soit une possession portugaise, il n'y avait alors que vingt Portugais en dehors de la garnison. La ville est défendue par un fort à quatre bastions, muni d'un petit nombre de canons, mais en bon état, et c'est grâce à lui que les Portugais doivent d'avoir conservé une partie de leurs possessions riveraines du bas Zambèze. Non loin de Tété se trouvent plusieurs veines de charbon de terre; les Portugais récoltent aussi de l'or par le lavage de certaines terres ; mais la production, qui montait, vers les commencements du siècle, à 130 livres d'or environ par année, abaissé jusqu'à ne plus atteindre que le chiffre de 8 ou 10 livres. La récolte du district de Tété consiste en froment, millet, maïs, canne à sucre, café, coton, huile, indigo, manioc, plantes médicinales et tinctoriales, miel et cire. On en exporte do l'huile et des dents d'hippopotame. Tété diffère des autres villes baignées par le Zambèze sous le rapport des saisons. La quantité de pluie y est moins grande que dans les autres villes situées sous la même latitude qu'elle. Il arrive parfois qu'on est sans pluie pendant une semaine ou deux, et ces intervalles de sécheresse se produisent surtout vers la fin et le commencement de l'année. Lorsque la chaleur est excessive et que le thermomètre atteint 39° à l'ombre, il arrive ordinairement qu'un orage se forme, accompagné d'une pluie qui rafraîchit l'atmosphère. Les deux inondations annuelles qui se produisent sur le Zambèze se font sentir à Tété de novembre à janvier et vers le mois de mars. La première est beaucoup moins considérable que la deuxième. Un fluviomètre établi sur les rives de cette ville, sur la demande de Livingstone, indiqua pour hauteur de l'eau, le 13 janvier 1859, 13 pieds et 6 pouces. Les environs de Tété sont désolés par la déplorable traite des esclaves, que Livingstone a retrouvée surle rivage,occidental du lue Nyanza.

TÊTE-A-TÊTE s. m. Situation ou entretien de deux personnes qui se trouvent tête à tête, seul à seul: Un agréable tête-à-tête. Un TÊni-k-T&rv dangereux. Nos tête-à-tète étaient moins des entretiens qu'un babil intarissable. (J.-J. llouss.) Une fille si jeune pouvait-elle braver un tête-à-tête de ce genre, sans éprouver seulement un moment de crainte et d'embarras? (G. Sand.) Ah! qu'elle est ravissante, et que ce tête-à-tête Achevé de lui bien assurer sa conquête!

Pirch.

— Absence de témoin, d'étranger : // n'y a point de plus terrible tête-à-tête que d'être seul avec soi-même. (G. Sand.)

— Sorte de canapé à deux places et à deux dossiers : Le lit, la toilette, t armoire à glace, le tête-à-tète, les colifichets obligés signalaient les recherches ou les fantaisies du jour. (Balz.)

TÊTËAU s. m. (tê-tô — rad. tête). Arborie. Extrémité d'une maltresse branche coupée à peu de distance du pied : Il me cria de m'accrocher à un têteau de saule qui se trouvait à ma portée. (G. Sand.)

TÊTE-BÊCHE adv. (tè-te-bè-che — de tête, et de bechevet, vieux mot qui signifiait têtebêche, et qui venait du préfixe péjoratif bes, et de chevet, petit chef, petite tête. Tête est donc pléonastique dans la locution). De façon que les pieds de l'un correspondent à la tête de l'autre : Se coucher tête-bêche.

— s. f. Nom d'un jeu d'enfants, dans lequel les joueurs se placent tête-bêche : Jouer à

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