‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 124 sur 1042 · TIED · texte numérisé non relu

TIED

en 1809 à Munich, où il exécuta les bustes de ce prince, de Schelling, de F. Jacobi et du frère de ce dernier. En 1812, il repartit pouf l'Italie avec Rauch , et ils travaillèrent ensemble à Carrare, où la communauté de leurs travaux établit entre eux une étroite amitié que la mort seule devait rompre. Parmi les œuvres de Tieck qui datent de cette époque, il faut citer les bustes de Lessing, d'Erasme de Rotterdam, d'Hugo Grotius, de Herder, de Burger, de Wallenstein, de Bernard de Weimar, de Guillaume et de Maurice d'Orange, du maréchal de Saxe, etc., qui lui avaient tous été commandés par le prince roval do Bavière ; une statue de Necker pour ta baronne de Staël; enfin un des candélabres que les officiers de l'armée prussienne avaient commandés en l'honneur de la mémoire du marquis de La Rochejacquelein. Tieck termina cette œuvre k Berlin, où il était revenu en 1819 et où il fut aussitôt chargé de travaux importants, tels que la décoration du nouveau théâtre, celle du portail de la cathédrale, les modèles des Génies pour le monument de Saalt'cld et pour celui du Kreuzberg (montagne de la Croix), où sont représentées les victoires de Grossbeeren et de Laon, etc. 11 fit aussi, dans le même intervalle, le buste en marbre de Schinkel, qui servit de modèle au buste en bronze qui décore le théâtre de Berlin, ainsi que le buste, en marbre également, du roi du Prusse, qui est placé dans la salle des Etats à Berlin. Tieck était devenu, en 1819, membre de l'Académie de cette ville et contribua éminemment au développement et à l'essor qu'elle prit, à partir de 1820. Il exécuta, on commun avec beuth, Schinkel et Rauch, un grand nombre de modèles de statues et, pendant plusieurs années, s'occupa activement de l'installation des monuments antiques au musée de Berlin, où il était devenu directeur de la division des statues. Citons encore du même artiste les modèles des attelages pour le fronton du musée royal, d'après ceux de Monte- Cavallo 11829), le buste de son frère, le poète, qui soutint avantageusement la comparaison avec la statue colossale du même, par David (183S), et une statue de Schinkel, demeurée inachevée, pour le vestibule du musée. Tieck n'était pas doué d'une grande imagination et sa réputation repose principalement sur ses bustes, qui sont surtout remarquables par l'élévation du style et par la perfection da l'exécution.

TIÈDE adj. (tiè-de — latin tepidus; de tepère, être tiède, qui se rattache à la racine sanscrite tap, chauffer, brûler, restée vivante presque partout dans les langues de la famille indo-européenne : zend tap, même sens, iafiM, brûlant; persan taftan, brûler, tapidan, tabidan, devenir chaud; anglo-saxon thefian, êt.re chaud ; irlandais telihol, chaleur; ancien slave teplu, toplu, chaud; russe topiti, chauffer, etc.). Qui e;>t entre le chaud et. le froid, qui est très-légèreinent chaud ; De l'eau tikdb. Un bouillon tiédis. Un bain xièds. Un air tiédis. Le four n'est pas chaud; il est à peine tiède.

— Fig. Qui manque de passion, d'ardeur, de ferveur : Un ami tièpr Un amant, un mari tiède. Une dévotion tièdk. Tous les philosophes sont trop tiÈdes. (Volt.)

— Poétiq. La tiède saison, Le printemps : Il guidait de b«8 mains, dans (a tiède saison. Deux paisibles coursiers à la blanche toison.

Mékt et Barthélémy.

^- Substantiv. Personne tiède : Dieu rejette les tiëdbs, mais le monde les doit souffrir. (St-Evrem.)

— Adverbial. Boire tiède. Prendre des boissons tièdes.

TIEDEBAÏK, divinité adorée au Japon. On représente ce dieu avec une tète de sanglier, couronnée d'un diadème éliiicelant, avec quatre mains, tenant un sceptre, un cercle d'or, une tête de dragon et une fleur, et' foulant sous ses pieds un monstre affreux.

TIEDEMANN ou T1EDMANN (Thierry), philosophe allemand, né à Bremervœrde, près de Brème, en 1748, mort à Marbourg en 1803. Depuis dix ans il était attaché, comme professeur, au Caiolinuiii de Cassel lorsque , en 1786, il fut chargé d'enseigner la philosophie à l'université de Marbourg, où il restu jusqu'à sa mort. Tiedemann possédait à fond les langues et les littératures anciennes et plusieurs iangues modernes, notamment l'anglais et le français. A beaucoup d'érudition il joignait un rare talent d'observation, un jugement sain et une grande délicatesse d« goût. Pendant quelque temps il partagea les idées philosophiques de Wolf, mitigées par quelques-unes de celles de Locke, puis il finit par s'attacher à l'école éclectique avec une certaine tendance vers le scepticisme. Partisan de la méthode expérimentale, il s'appliqua particulièrement à l'étude des phénomènes du sens intime et se montra l'adversaire constant de la philosophie de Katit. Outre un "grand nombre da dissertations dans lesquelles il a traité les questions les plus importantes de la philosophie et divers points de l'histoire des idées spéculatives en métaphysique , on a de lui plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Recherches sur l'origine des langues (Riga, 1772, iu-8°); Système de la philosophie stoïcienne (Leipzig, 1776, 3 vol. in-8») ; Recherches sur- l'homme (Leipzig, 1777-1778, inr*")» les Premiers phi-

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