TIRO
en ne disant rien des scènes qui, par le pathétique, gagnèrent les suffrages des spectateurs. On cite surtout la scène où Tiridate fait' connaître sa passion k sa sœur Erinice.
TIRIN s. m. (ti-rain). Ornith. Nom vulgaire du serin d'Italie,
TIRIN (Jacques), théologien belge, né k Anvers en 1580, mort dans la même ville en 1636. Il entsa dans l'ordre des jésuites, enseigna l'humanité et la théologie, puis se signala par son zèle dans des missions en Hollande. On lui doit : Commentarii in Vêtus et Novum Teslamentum (Anvers, 1632, 3 vol. in-fol.), précédé d'un abrégé de l'histoire sacrée, depuis la création du monde jusqu'à la ruine du temple de Jérusalem. C'est un ouvrage utile, estimé-des théologiens.
TIRIOLO, bourg d'Italie, dans l'ex-royaume de Naples, province de la Calabre Ultérieure, sur une haute colline des Apennins ; 4,000 hab. Ce bourg est très-ancien ; on y a découvert de nombreuses antiquités. Les environs sont d'une grande fertilité.
TIRIRI s. m. (ti-ri-ri — onomatop.). Ornith. Nom vulgaire d'une espèce de tyran.
TIRIT s. m. (ti-ri). Ornith. Un des noms vulgaires du raouchet et du proyer.
TIRLEMONT, en flamand Theenen, en hollandais Tienen, ville de Belgique (Brabant), sur la Grande-Ghette, à 18 kilom. S.-S.-K. de I.ouvain; 11,716 hab. Son enceinte, trop vaste pour sa population actuelle, renferme des champs cultivés. On y remarque : la grande place, d'une vaste étendue; l'hôtel de ville; l'église de Notre-Dame-du-Lac , bel édifice du xme siècle, altéré par des restaurations maladroites; l'église Saint-Germain, •bâtie sur une éminence qui domine la ville et surmontée d'une tour romane ; l'hospice des vieillards, etc. Commerce de grains et de bestiaux ; distilleries, sucreries, papeteries ; construction de machines à vapeur; fabrication d'étoffes de laine.
Cette ville est mentionnée pour la première fois au îxe siècle. Les Français et les Hollandais réunis la prirent en 1635. Un violent incendie la détruisit en partie en 1704.
TIRLET (le vicomte Louis), général français, né en 1771, mort à Paris en 1841. Engagé volontaire en 1792, il prit part peu après à la bataille de.Valmy, puis entra, en 1794, k l'école de' Châlons-sur-Marne, d'où il sortit lieutenant d'artillerie. Tirlet rendit de grands services aux armées do lu Moselle, de la Meuse et du Rhin en créant un service de pontonniers, et gagna l'estime de Marceau, de Jourdan, de Kléber. 11 était chef de bataillon depuis 1796 lorsqu'il fit la campagne d'Egypte, où il se signala particulièrement k Ta bataille d'Héliopolis. De retour en France, il fut nommé colonel, puis général de brigade (1803). On le voit ensuite combattre k Ulm, k Austerlitz, prendre le commandement en chef de l'artillerie dans l'armée de Dalmatie (1806-1809) et commander k Wagram l'artillerie du lio corps. De l'Allemagne, il passa dans la péninsule Ibérique, se conduisit brillamment k la bataille des Arapiles (1812), k celle de Vittoria et fut nommé général de division (1813). L'année suivante, il fit preuve d'une grande habileté en commandant l'artillerie k la bataille de Toulouse. Sous la Restauration, il reçut le titre de vicomte, commanda l'artillerie de l'armée expéditionnaire envoyée en Espagne en 1823, entra en 1827 k la Chambre des députés et vota l'adressa des 22i. Tirlet continua, sous Louis-Philippe, à siéger k la Chambre jusqu'en 1837, époque où il fut nommé pair de France. Indépendamment de discours prononcés dans ces assemblées, on lui doit diverses brochures, notamment : Projet d'organisation du personnel des troupes du corps royal d'artillerie (Paris, 1828, in-8«); Opinion sur les fortifications de Paris (faris, 1833); Des places de guerre (Paris, 1844, in-8°).
T1RNAVA ou TERNOVA, ville de la Turquie d'Europe, eyalet de Widdin, sur une colline, au pied de laquelle coule la Jantra, k 95 kilom. S.-E. de Nikopoli; 18,000 hab. Evêché frec, ch.-l. de livah. Elle est divisée en eux quartiers, l'un habité par les Turcs et l'autre par des arméniens, des grecs et des isruélites. On y compte huit mosquées, plusieurs églises grecques et synagogues.
TIROIR s. m. (ti-roir — rad. tirer). Sorte de petite caisse emboîtée dans un meuble, et qui se tire k volonté , Ouvrir, fermer un tiroir. Mettre des papiers dans te tiroir de sa table, de son bureau. La somme était dans un des tiroirs de mon secrétaire. Je tirai mes patentes d'un tiroir cil je les tenais humblement cachées. (Le Sage.)
— Nom donné aux lanières qu'on attachait autrefois aux fermoirs des livres.
— Théâtre. Pièce à tiroir. Œuvre dramatique du genre comique, qui est composée de scènes sans liaison, comme si l'on avait tiré chacune d'elles d'un tiroir distinct : Les Fâcheux de Molière, le Mercure galant de .Boursault et les Originaux de Fagan sont des pièces À TIROIR.
— Fauconn. Paire d'ailes de chapon ou de poulet ajustée sur un petit morceau d'étoffe rouge, que l'on présente à l'oiseau pour le faire revenir sur le poing.
TÎRÔ
— Art milit. Second rang d'une troupe formée sur trois rangs.
— Mécan. Organe de distribution de la vapeur.
— Techn. Cylindre de la machine à friser les étoffes. Il Morceau de fer plat qui sert k fixer le canon du fusil sur le fût.
— Encycl. Mécan. On distingue trois sortes de tiroirs .• les tiroirs en D ou tiroirs de Watt en une ou deux parties, employés particulièrement dans les machines k basse pression -, les tiroirs ronds ou tiroirs cylindriques et les tiroirs en coquille. Ces deux derniers sont mieux appropriés aux machines k moyenne et à haute pression. Tout firoir est composé : 1» d'une tige qui le relie aux manivelles, aux excentriques ou aux leviers .et k la coulisse dont il reçoit le mouvement de va-et-vient; 2° de deux plaques frottantes ou barrettes, séparées l'une de l'autre par une distance k peu près égale à celle qui sépare les deux orifices du cylindre et destinées k ouvrir ou h fermer ces orifices, en sens contraire et alternativement. On appelle arêtes extérieures du tiroir les deux lignes extrêmes qui limitent sa longueur totale du côté des plaques frottantes, et arêtes intérieures les deux lignes qui limitent l'écartement d'une plaque k l'autre. Les tiroirs en D, appelés encore tiroirs à garnitures, consistent en un cylindre ayant pour section la forma d'un D et se mouvant dans une boîte k vapeur entre deux garnitures d'étoupe et une plate-forme avec laquelle ils n'ont de contact que par leurs extrémités. Les tiroirs en D sont pleins ou creux. Dans le premier cas, la vapeur qui a agi au-dessus du piston passe au-dessus du tiroir et s'évacue au condenseur par un conduit spécial; dans le second cas, elle passe d'abord dans l'intérieur du tiroir et ensuite par le même conduit qui sert k l'évacuation en bas. Les tiroirs ronds se composent de deux pistons k garniture métallique, fixés sur la même tige; ils couvrent et découvrent les orifices du cylindre pendant leur mouvement, comme le font les barrettes du tiroir en D. Le Jirot'r en coquille consiste en une boîte rectangulaire
. renversée et dont les rebords inférieurs, suffisamment larges, ont été aplanis et dressés sur la surfuce du cylindre à vapeur qui porto le nom de plate-forme du tiroir, de telle sotte que, quand ces deux parties sont en contact, il ne puisse passer entre elles la moindre quantité de vapeur. Ces tiroirs sont appliqués sur la plaque de friction par la pression de la vapeur qui agit sur une seule de leurs faces, celle qui est opposée k la partie frottante. L'effort total de celte pression étant en raison directe de la surface sur laquelle elle s'exerce, le frottement du tiroir sur la plaque serait très-grand si on n'isolait pas une partie de cette surface du contact de la vapeur; on se sert k cet effet d'un appareil appelé compensateur, qui n'est autre chose qu un cercle placé sous le couvercle de la boîte k tiroir, et qui appuie k frottement sur le revers du tiroir, de manière à ne pas lais
'ser passer la vapeur dans l'espace qu'il circonscrit. On distingue deux espèces de tiroirs en coquille, savoir : les tiroirs sans détente et les tiroirs k détente. Les premiers sont ceux qui permettent à la vapeur venant de la chaudière d'entrer dans le cylindre pendant toute la course du piston; les seconds sont ceux qui ne permettent k la vapeur venant de la chaudière d'entrer dans le cylindre que pendant une portion de la course du piston seulement. Le tiroir sans détente est au milieu de sa course quand le piston est k l'extrémité de la sienne. '
— Théâtre. Pièces à tiroir. Dans ces pièces, les scènes se présentent l'une après 1 autre, et le spectateur les voit se dérouler comme on voit s'ouvrir un k un les tiroirs d'un meuble, sans chercher k trouver quelque suite réelle dans ce qui y est contenu. On y voit presque toujours un personnage principal qui est le témoin ou le confident d'une série de personnages, dont les caractères ou les aventures forment autant de scènes, ou bien qui devient lui-même, k l'aide de travestissements, le héros de chaque scène.
Les Fâcheux de Molière sont une pièce k tiroir. Le personnage principal, Eraste, du commencement k la bn des trois actes de cette comédie, est confident d'une suite d'originaux qui viennent le troubler dans ses propres affaires. Aussi, dès le début, prévient-il le public :
Sous quel astre, bon Dieu 1 faut-il que je sois né, Pour être de fâcheux toujours assassiné.' 11 semble que partout le sort me les adresse, Et j'en vois chaque jour quelque nouvelle espèce.
C'est là une véritable précaution oratoire, et bientôt commence le défilé. Voici d'abord Lisandre, le musicien ;
Sous ces arbres de loin mes yeux t'ont reconnu, Cher marquis, et d'abord je suis & toi venu Comme à de mes amis. 11 faut que je te chante Certain air qui j'ai fait de petite courante. . .
Puis c'est Alcandre, le duelliste :
Avec peine, marquis, je te fais la prière;
Mais un homme vient là de me rompre en visière.
C'est Alcippe, le joueur :
Console-moi, marquis, d'une étrange partie
Qu'au piquet je perdis hier contre unSaint-Bouvain, .
A qui je donnerais quinze points et la main. . .