TIRI
TIRE-VERGE s. m. Techn. Outil de fabricant de bas. a PI. tirs-verges.
T1REY, île d'Ecosse, une des Hébrides, à 25 kilom. O. de Mull ; 540 hect. de superficie; 4,500 hab. Les côtes, très-découpées, offrent plusieurs belles baies ; sa surface est en général unie. On compte 24 lacs de 600 acres de superficie. Le sol est varié de terre noire et de sable et produit du blé, de l'avoine, des pommes de terre et un peu de lin. Il n'y a pas de bois, et toute autre espèce de chauffage est rare; on trouve dans les terres couvertes de mousse quelques bois fossiles. Tirey abonde en granit, pierres de fer et pierres calcaires ; on y exploite une carrière de marbre veiné de plusieurs couleurs et susceptible d'un beau poli. Les pêcheries et la fabrication en grand de la soude sont les principaux articles de l'industrie et du commerce. L'île possède plusieurs restes d'antiquités, entre autres de petits forts appelés Duns.
TIRICA s. m. (ti-ri-ka). Ornith. Nom donné k deux espèces de perruches de l'Ile de Luçon et du Brésil : Les tiricas volent en troupes dans les forêts. (V. de Bomare.)
TIRIDATE, roi des Parthes. Il vivait au ier siècle avant notre ère. Membre de la famille des Arsacides, il fut nommé roi des Parthes après l'expulsion de Phraates IV. Mais; peu après, Phraates revint dans la Parthie avec une armée, et Tiridate alla chercher un refuge auprès d'Octave, en ce moment en Syrie. A la suite d'une nouvelle expulsion de Phraates, Tiridate revint en Parthie, s'empara des trésors de ce dernier et dut encore une fois quitter le pays, dont s'empara de nouveau son rival. Tiridate, emmenant avec lui comme otage le plus jeune fils de Phraates, se rendit en Espagne, auprès d'Octave devenu Auguste ; mais il ne put obtenir de lui des secours pour remonter sur le trône, et Auguste consentit même, sur la demande de Phraates, k lui renvoyer sou fils (20 av. J.-C). Tiridate passa le reste de sa vie k Rome.
TIRIDATE 1er, roi d'Arménie, mort vers 73 de notre ère. Il conquit le royaume d'Arménie sur Rha'damiste (52), à l'aide de son frère Vologèse, roi des Parthes ; mais, après le départ de l'armée de ce dernier, Rhadamiste parvint à reconquérir son trône, d'où sa cruauté le fit bientôt chasser. Tiridate eut à soutenir longtemps les efforts que fit son compétiteur pour ressaisir l'autorité et finit par rester maître du trône. Mais bientôt il dut soutenir une nouvelle guerre contre le général romain Corbulon, qui venait soutenir les prétentions de Tigrane VI. Vaincu et forcé de se retirer en ïlédie, il parvint néanmoins k conserver l'Arménie, après avoir consenti à venir recevoir la couronne k Rome des mains de Néron (06). Il reçut de ce prince des sommes considérables, avec lesquelles il reconstruisit sa capitale Artaxate, k laquelle il donna le nom de Néronée.
TIRIDATE II, roi d'Arménie, mort en su de notre ère. Chassé par les Perse3 lors de l'assassinat de son père Chosroès (232), il fut emmené k Rome, où il reçut une éducation brillante, et sut si bien se concilier la faveur des Romains que Dioclétien consentit, en 259, à envoyer une armée avec laquelle il reprit le trône de son père et chassa les Persansde l'Arménie. Pendant un voyage qu'il fit k Rome, les Persans essayèrent de nouveau de le dépouiller de ses Etats. A cette nouvelle, il accourut et, secondé par les légions de Syrie, il fondit sur les Persans, les tailla en pièces, resta maître d'un immense butin et reçut de ses sujets le surnom do Grand. Ce prince, longtemps adversaire du christianisme, finit par recevoir le baptèino des mains de saint Grégoire vers l'an 275 et montra un zèle violent pour faire embrasser ses nouvelles idées religieuses par le peuplo, fort attaché k ses anciennes croyances.
Après un règne de 55 ans, Tiridate laissa le trône k son fils Chosroès II.
Tiridate, tragédie en cinq actes, de Campistron; représentée au Théâtre-Français en 169 1. Cette pièce, où se montre d'un bout à l'autre l'imitateur de Racine, eut un grand succès et resta longtemps au répertoire, malgré ses défauts. Elle offre de l'intérêt. Tiridate , amoureux de sa sœur, est consumé par cette passion incestueuse que lui-même condamne ; niais dans ce sujet, comme dans celui de Phèdre, avec lequel il a tant de rapports,. il fallait une grande énergie d'expression, des incidents, des péripéties qui soutinssent pendant cinq actes le sentiment de la pitié. Or, tout ce qui arrive de la passion de Tiridate, dont il retient longtemps le secret, c'est qu'il empêche le mariage de sa sœur avec un prince ou'elle aime et que lui-même estime ; ejest, d un autre côté, qu'il refuse la main d'une princesse avec qui son père l'a engagé de son propre aveu, par un traité solennel. Le mariage de sa soeur retardé n'est pas un événement assez considérable pour occuper beaucoup le spectateur, qui n'ignore pas que cet obstacle tombera dès que le prince aura parlé. En effet, dès qu il a déclaré son amour, il devient un objet d'horreur pour sa sœur, pour son père et pour tout le monde. 11 ne lui reste qu'à s'empoisonner, et c'est le dénoûment de la tragédie. Laharpe s'est appliqué à faire ressortir la grande supério- • rité de Phèdre sur l'œuvre de Campistron; mais il a été injuste k l'égard de ce dernier,