VOLT41B.E
Sur le teton de sa mère expirante, Tout endormi j'ai pris Je nouveau-né.
A. Barbier.
— Teton borgne, Teton dépourvu de bout : Je m'aperçus qu'elle avait un teton borgne, (J.-J. Rouss.)
— Moll. Teton blanc, Nom vulgaire de la natice mamelle.
— Zooph. Espèce d'oursin fossile.
— Arboric. Teton de Vénus, Grosse variété de pêche molle, qui porte une sorte d'appendice semblable à un bout de sein ; Le teton de Vénus est la reine des pèches. (Grimod.)
TETONNIÈRE s. f. (te-to-niè-re — rad. teton). Femme qui a de gros tétons.
— Bande d'étoffe dont on se sert pour soutenir les tétons.
TÉTOUAN, TÉTUAN ou TÉTAOUAN, ville du Maroc, province de Fez, à peu de distance de Ceuta, sur le détroit de Gibraltar, dans une contrée fertile et très-salubre. On y compte environ 30)000 habitants, dont une partie appartient à la race maure, une autre partie à la race dite berbère. On y voit aussi des juifs, des noirs et des Européens. On y fabrique des armes et des meubles mauresques très-recherchés, ainsi que des briques de construction. « Tôtouan, dit M. Ford, fut fondé en 1492 par les réfugiés de Grenade ; beaucoup.de familles de cette époque existent encore, et un grand nombre conservent les titres de leurs anciennes propriétés et les clefs de leurs portes pour y rentrer à un moment dont la venue leur paraît certaine. Tétouan offre le type de ce qu'étaient les Maures d'Espagne et leurs villes; on doit y visiter le bazar et le jardin du sultan. Les juifs y sont nombreux, et les filles d'Israël, aussi
bien celles de Tétouan que celles de Tanger, n'ont pas de rivales en beauté; leurs yeux et leurs pieds sont admirables, leur costume est plein d'originalité. » Tétouan est une ville assez bien bâtie ; on y remarque plusieurs édifices publics d'un aspect imposant et un grand nombre de mosquées d'un beau style. Le port laisse beaucoup à désirer sous le rapport du mouillage et de la sûreté; mais il est le centre d'un commerce très-important.
La ville de Tétouan a servi de résidence aux empereurs du Maroc et est considérée comme un lieu important de défense et de sûreté. Tétouan a beaucoup souffert lors de la guerre qui eut lieu, en 1860, entre l'Espagne et l'empereur du Maroc. A la suite de cette expédition, pendant laquelle les Espagnols s'emparèrent du port de Tétouan, l'empereur de Maroc fut obligé de payer à la reine d'Espagne une indemnité de plusieurs millions. Le général O'Donnell, qui commanda l'expédition, reçut à cette occasion le titre de duc de Tétouan. Depuis lors, l'empereur de Maroc a fait fortifier de nouveau Tétouan, qui semble aujourd'hui s'être relevé de ses ruines. Elle était auparavant la résidence de tous les consuls européens; elle fait un commerce très-considérable avec Gibraltar, qui en tire la plus grande partie des articles nécessaires a sa consommation.
TETRA, préfixe qui signifie quatre, et qui est.une forme altérée du grec tessara, tettara, même sens. '
TÉTRA-ATOMIQUE adj. (té-tra-a-to-mike). V. tétratomique.
TÉTRABALNE s. m. (té-tra-bal-ne — du préf. tétra, et du gr. balanos, gland). Infus. Section des cryptomonades.
TÉTRABENZOYL-SALICINE s. f. (té-trabain-zo-il-sa-li-si-ne). Chim. Composé qui dérive de la salicine par la substitution de quatre groupes benzoyle à quatre atomes d'hydrogène.
— Encycl. Ce corps est étudié sous la rubrique générale Dérivés de la salicine et sous la rubrique particulière Benzoyl-salicines au mot salicine. V. salicine.
TÉTRABENZYL-AMMONIUM S. m. (tétra-bain-zi-lainm-mo-ni-omm — du préf.
tétra, de benzyle, et d'ammonium). Chim. Radical composé qui dérive du radical ammonium par la substitution de quatre radicaux benzyles à quatre atomes d'hydrogène.
— Encycl. V. TOLUIDINK.
TÉTRABOTHRIE s. m. (té-tra-bo-trî — du préf. tétra, et du gr. botkrion, fossette). Helminth. Genre de vers intestinaux, formé aux dépens des bothriocéphales, et comprenant quatre espèces, dont le type vit dans l'intestin du renard.
TÉTRABOTHRIEN, IENNE adj. (té-trabo-tri-ain, i-è-ne — rad. tétrabothrie). Helminth. Qui ressemble ou qui se rapporte au tétrabothrie.
— s. m. pi. Groupe de vers intestinaux, formé du genre tétrabothrie.
TÉTRABRANCHIÉ, ÉE adj. (té-tra-branchi-é — du préf. tétra, et de branchies). t/LoÀl. Qui a quatre branchies.
— s. ra. pi. Ordre de mollusques céphalopodes, caractérisé surtout par des branchies au nombre de quatre, et comprenant les uautiles, les ammonites et les genres analogues.
TÉTRABROMHYDROQUINONE S. f. (tétra-bro-mi-dro-ki-no-ne — du préf. tétra, et de bromhydroquinone). Chim. Composé qui résulte du remplacement dans l'hydroquinoua des quatre atomes d'hydrogène non phéniques, c'ast-à-dire des quatre atomes d'hydrogène directement unis au carbone, par du brome, il On l'appelle aussi bromhyduanile et
PERBROMHYDROQUINONE.
— Encycl. V. QUINONE.
TÉTRABROMÛQUINONE S. f. (té-tra-bromo-ki-no-ne — du prèf. tétra, de brome, et de quinone). Chim. Composé qui résulte de la substitution de quatre atomes de brome à quatre atomes d'hydrogène dans la quinone. Il On l'appelle aussi perbromoquinone et
BROMANILE.
— Encycl, V. quinone.
TÉTRABROMOTHIONESSALLE s. m. (té-
tra-bro-rao-ti-o-nè-sa-le). Chim. Corps qui dérive du thionessalle par la substitution de quatre atomes de brome à quatre atomes d'hydrogène. Il est décrit au mot thionessalle. V. ce mot. '
TÉTRABROMURE s. m. (té-tra-bro-mu-re — du préf. tétra, et de bromure). Chim. Composé qui contient quatre atomes de brome pour un d'un autre corps simple : Tétràbro- MURE de carbone.
■ — Encycl. Le tétrabromure de carbone CBr* est resté pendant longtemps inconnu. Lôwig avait fait connaître le protobrorriure C2Br*, obtenu dans l'action du brome sur l'alcool et sur l'éther, corps que VÔlckel ne parvint pas à reproduire par cette méthode, mais que Lenoir prépara facilement en 1S62 par l'action successive du brome et de la potasse sur l'éthylène. Le sesquibromure C2BrS avait été mentionné par M. Reboul parmi les produits de substitution du bromure d'éthylène. Entin, M. Thomas Bolas et E. Groves ont comblé la lacune qui existait dans la série
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des dérivés bromes du carbone en décrivant eu 1869 le tétrabromure CBr*.
— Modes de formation. Le tétrabromure de carbone se forme aux dépens du sulfure de carbone, de la bromopierine et du biomoforme.
— Formation au moyen du sulfure de carbone. Le brome, ainsi que Kolbe l'avait reconnu déjà, n'agit pas sur le sulfure de carbone lorsqu'on chauffe les deux corps entre 150° et 180°, ni même lorsqu'on fait passer les deux corps mélangés, k l'état de vapeur, à travers un tube chauffé au rouge. On peut arriver cependant par deux méthodes différentes à déterminer l'action du brome sur le sulfure de carbone. Toutes deux consistent à faire agir le brome sur le sulfure de carbone en présence du bromure d'iode ou du tribromure d'antimoine.
a. On chauffe ensemble dans un tube scellé à la lampe 2 parties de sulfure de carbone, u parties de brome et 3 parties d'iode, pendant quarante-huit heures, à une température de 150». On verse ensuite le contenu du tube dans une 'fiole ; on ajoute un excès de soude caustique à la solution et l'on distille le mélange avec l'eau, jusqu'à ce que les vapeurs d'eau aient cessé d'entraîner avec elles du bromure de carbone. Ce dernier corps est recueilli, desséché autant que possible, dissous dans une petite quantité d'alcool chaud, filtré et abandonné au refroidissement. Il cristallise alors en larges plaques d'un grand éclat. Il est important d'éviter d'employer l'alcool bouillant, sans quoi l'on perd une quantité considérable de produit.
Comme la plus petite quantité de sulfure indécomposé empêche le produit distillé de cristalliser après avoir été séparé de l'eau, il faut, quand on n'a pas pu éviter la présence de cette impureté, exposer le produit à l'air jusqu'à ce que le sulfure de carbone soit évaporé. Le tétrabromure reste alors comme résidu à l'état solide.
b. On peut, dans le procédé que nous venons de décrire, substituer le bromure d'antimoine au bromure d'iode. On emploie alors 4 parties de ce tribromure, 7 parties de brome et 1 partie de sulfure de carbone. Lorsque la réaction est complète, on opère comme lorsqu'on a fait usage du bromure d'iode. Les réactions se font à 100° environ.
— Tétrabromure de carbone préparé au moyen dé" la bromopierine. MM. Bolas et Groves ont remarqué que l'action des agents bromurants sur la bromopierine produit du tétrabromure de carbone, tout comme leur action sur l'anhydrosulfide sulfocarbonique. Mais, comme la bromopierine seule se dé-
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compose à chaud avec mise en liberté de brome et dégagement de vapeurs nitreuses, il est indispensable d'opérer dans une fiole munie d'un tube à digestion , au lieu de chauffer les matières dans un tube scellé à la lampe.
c. Quand on veut faire usage du tribromure d'antimoine comme agent bromurant, on prend 12 parties de ce bromure, 10 parties de bromopierine et 8 parties de brome; la réaction est ordinairement complète au bout de trente-six heures. Il faut toutefois s'en
.assurer. A cet effet, on retire du flacon une prise d'essai que l'on neutralise. L'odeur caractéristique de la bromopierine doit avoir totalement disparu. Après s'être ainsi assuré que la réaction est terminée, on neutralise les substances contenues dans la fiole et l'on en extrait le tétrabromure de carbone par la méthode décrite à l'occasion de sa préparation au moyen du sulfure de carbone. Ce procédé, toutefois, donne une quantité de produit assez petite relativement aux quantités de matière employées. On pouvait d'ailleurs s'y attendre, en considérant que la bromopierine se décompose d'elle-même sous l'influence de la chaleur et qu'une grande partie de ce corps échappe ainsi à la réaction. Le rendement est d'ordinaire inférieur à 40 pour 100 du poids de la bromopierine employée. •
d. On peut, dans la préparation du tétrabromure carbonique par la bromopierine, remplacer le tribromure d'antimoine par le bromure d'iode ; mais l'action est alors moins rapide.
— Tétrabromure de carbone préparé au moyen du bromoforme. Le bromoforme répondant à la formule CHBrS, il suffit de remplacer l atome d'hydrogène dans ce corps par l atome de brome pour obtenir lo tétrabromure carbonique. Comme avec les corps précédents, la substitution s'opère par l'action combinée du brome et du bromure d'iode ou d'antimoine.
e. Lorsqu'on opère au moyen du bromure d'iode, on prend 2 parties de bromoforme, 3 parties de brt>me et 1 partie d'iode, que' l'on chauffe pendant vingt-quatre heures environ dans un tube scellé a la lampe, entre 150o et 160O. On ouvre ensuite le tube pour laisser se dégager l'acide bromhydrique, puis on neutralise le contenu et l'on achève comme dans les méthodes précédentes.
f. Quand on fait usage du tribromure d'antimoine, on emploie 2 parties de bromoforme, 2 parties de brome et 3 parties de bromure antimonieux. On conduit l'opération de la même manière qu'avec le bromure d'iode.
— II. Analyses du tétrabromure de carbone.
I. osr,3380 de substance ont donné 0Sr,7630 de bromure d'argent.