V. Hugo
— Cloche destinée à sonner le tocsin :Les insurgés s'élancèrent dans l'escalier de pierre qui menait au tocsin.
— Fis. Sonner te tocsin, Donner le signal de la révolte : Il suscite toutes les universités, il y sonnk lb tocsin pour me courir sus. (Boss.) Vous verrez aussitôt le peuple féminin
S'élever à grands cris et tonner te tocsin.
La Chaussée.
TOCUYO, ville de la Nouvelle-Grenade, dans une vallée près de la rivière du même nom, à 52 kiloin. N.-E. de Truxillo , par S» 35' de latit. N. et 720 40' de longit. 0.; 15,000 hab. On y remarque une belle église - et plusieurs couvents. Los habitants déploient une grande activité commerciale et industrielle. Tocuyo exporte beaucoup de céréales de qualité supérieure, du sel, des bestiaux, du cacao, du coton, des draps, du cuir, etc.
TOCUYO, rivière de là Nouvelle-Grenade.
Elle prend sa source dans les monts de la Rosa, coule au N., puis à l'E.-N.-E. et se jette dans la mer des Antilles par ll° 5' de latit. N. et 70" 47f de longit. O., après un cours d'environ 400 kilom. Bon principal affluent est laTorooya.
TOD s. m. (todd). Métrol. Poids employé , à Londres pour la laine, et équivalant à 12ltilogr.]7.
TOD (James), administrateur anglais, né en 1782, mort en 1835. 11 entra en 1800 dans l'année de terre des ludes orientales, passa ensuite dans la marine et fut attaché, en 1805, à l'ambassade envoyée, vers la lin de la guerre avec les Mahrattes, au cam'p de Sindia, dans le Mewar. Le Rudjpoutana, dont le Mewar fait partie, devint dès lors la scène de ses travaux. Aussitôt qu'il y fut arrivé, il commença à s'occuper de dresser la carte de cette contrée et y réussit, après huit années de travaux constants. Cette carte fut présentée, en 1815, au marquis de Hastings, alors gouverneur général des Indes, et fut d'une grande utilité pour dresser le plan des opérations de la guerre de 1817, car toutes celles qui existaient déjà étaient imparfaites ou inexactes. En 1817, Tod fut nommé agent politique, chargé du contrôle sur les cinq Etats de MeWar, de Marwar, deDjessulmeer, de Kotah et de Boondee, oui venaient de se placer sous la protection de la Grande-Bretagne. 11 sut remplir ces fonctions de façon à s'attirer l'affection et le respect des indigènes, et l'évéque Heber rapporte que, longtemps après son départ, ceux-ci s'informaient avec sollicitude duTod sahib (capitaine Tod) et disaient que jamais la contrée n'avait été aussi heureuse que sous son administration. Bhilwara, ville commerciale qui, à une certaine époque , renfermait 12,000 familles, avait été complètement ruinée par les Mahrattes à lîépoque où il fut nommé agent politique. Il entreprit.de la relever de ses ruines et la rendit aussi florissante qu'auparavant. «Pour ce qui est de Bhilwara, l'oeuvre de mes mains, écrit-il à un de ses amis, en février 1818, il n'y avait pas un chien; en 1822, j'y laissai 3,000 maisons, dont 1,200 étaient occupées par des banquiers et par des marchands ; une rue entière, recouverte d'arcades, fut construite sous ma direction ot avec mes seules ressources. Les marchands de Calcutta, de Djessulmeer,de Delhi, de Surate, de tous les marchés de l'Inde enfin y avaient des correspondants, et elle était en train de devenir le principal marché du Radjastan. « Eu 1823, Tod dut, à cause de l'état de sa sauté, revenir en Angleterre, où i! fut pendant quelque temps libraire de la Société asiatique de Londres et où, jusqu'à sa mort,
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il s'occupa de mettre en ordre les documents qu'il avait recueillis sur la géographie, l'histoire et les antiquités du pays des Radjpoutes. Il en publia lui-même une partie dans ses Annales du Radjastan (1829- 1832, 2 vol. in-4<>); mais ce ne fut qu'après sa mort que parurent ses Voyages dans l'ouest des Indes (1839, in -40). Ces deux ouvrages sont encore aujourd'hui ceux qui renferment les renseignements les plus étendus et les plus précis sur cette région de l'Asie.
TODAROA s. m. (to-da-ro-a). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des sésélinées, dont 1'espècà type croit a Tènériffe.
— Genre de plantes, de la famille des orchidées, dont l'espèce type croît au Mexique.
TODD, comté des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, Etat de Kentucky, compris entre les comtés de Muhlenbourg, Logan, Christian et l'Etat de Tennessee; ch.-l., Elktown; 10,000 hab. Il est arrosé par plusieurs affluents du Red et du Cumberland.
TODD, île fertile, comprise entre deux bras du Sénégal. Plusieurs gouverneurs du Sénégal ont essayé d'y introduire uni exploitation agricole; malheureusement cette lie, trèsbasse, est inondée pendant ta saison des pluies et on a été forcé d'abandonner ce projet. Un village du même nom occupe le centre de l'Ile. Il est habité, comme Guidakar, par des Gauterms du Ûualo.
TODD (Henry-John), théologien et bibliographe anglais, né en 1763, mort en 1845. Il entra dans les ordres en 1786, devint successivement vicaire de Milton, près de Cantorbéry, recteur d'une paroisse de Londres et conservateur des manuscrits de Lambetli (1803), recteur de Settfington (Yorkshire), archidiacre de Cleveland (1832) et chapelain ordinaire de la reine. On a de lui : Quelques mots sur les doyens de Canlorbéry depuis In nouvelle fondation de l'Eglise par Henri Vil I (1793, in-8°); Catalogue de la bibliothèque de Chrislc/mrch, à Canlorbéry (1802, in-8<>) ; Illustrations de la vie et des écrits de Jean Gower et de Godefroy Chnucer (1810, in-8°) ; le Péché originel, la libre volonté, la régénération, la foi, etc., maintenus dans certaines déclarations denos réformateurs (1818, in-S0); Mémoires sur la vie et les écrits de Brian Wallon, évêque de Chester (1821, 2 vol. in-8°) ; Mistoire du collège des bonshommes, à Ashridge (1823, in-8°) ; Vie de l'archevêque Cranmer (1831, 2 vol. in-8°); Description authentique de notre traduction autorisée de la Bible (1834, in-12), etc. Il avait, en outre, donné des éditions du Masque de Cornus (1798) de Milton, des Œuvres du même poste (1801, 6 vol. in-8°; 1843, 4e édit.), du Dictionnaire de la lanijue anglaise de Johnson (1814, 4 vol. in-8°), des Œuvres d'Edmond Spenser (1805,8 vol. in-8°), de la Défense de la doctrine du saint sacrement par l'archevêque Cranmer (1825, in-8°), etc. TODDALIE s. f. fto-da-lî). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des zanthoxylées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent dans l'Asie tropicale et les îles de l'océan Indien. s
TODDA-PANNA s. m. (to-da-pann-na). Bot.
Uu des noms du sagoutier ou du cycas.
TODDA-WA.DDI s. m. (to-da-oua-di). Bot.
Un des noms de l'œschynomène des marais.
TODDY s. m. (to-di). Bot. Boisson fermentée que les Indiens obtiennent de la sève d'un palmier, il Espèce de boisson forte, mélange d'eau chaude et de liqueurs, en usage en Angleterre.
TODB (Henri-Julien), botaniste allemand, né à Zollenspieker (Holstein) en 1733, mort k Schwerin eu 1797. Il remplit les fonctions 'de pasteur dans le Mecklembourg, puis devint surintendant ecclésiastique à Selrwerin. Tout en remplissant les fonctions de son ministère, Tode s'adonna à l'étude de la botanique et consacra dix années a des recherches sur les champignons du Mecklembourg. Il en a consigné les résultais dans son ouvrage intitulé ; Fungi Alecklenburgenses selecti (Lunebourg, 1790-1791, 2 vol. in-S°), avec planches, dans lequel il a adopté une classification conforme au système de Linné. On a encore de lui des Dissertations insérées dans les mémoires de la Société d'histoire naturelle de Berlin et des Cantiques chrétiens (1771), dont quelques-uns se trouvent dans les recueils des chants destinés aux offices religieux.
TODÉ (Jean-Clément), médecin danois, né à Zollenstocker, près de Hambourg, d'une famille danoise, eu 1736, mort à Copenhague en 1806. Après avoir étudié la médecine à Copenhague, il voyagea pour étendre ses connaissances, se rendit en Hollande et en Angleterre, puis, de retour dans la capitale du Danemark, il devint professeur à l'université et médecin des hôpitaux. Todé prit une part active à la création de la Société medicaledeCopenhague.il était d'une intelligence vive, spirituelle, portée vers la satire, d'une grande indépendance dans les idées et le caractère et d'un vaste savoir. Il a composé de nombreux ouvrages scientifiques et littéraires, écrits en allemand, en danois, en latin et en français et publié divers journaux très-estimés. Nous citerons de lui : Bibliothèque médico-chiruryicale (Copenhague, 1774- 1787, 10 vol. in-8°) j Feuille hebdomadaire
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médicale (1778) ; Conversations sur la médecine (Copenhague, 1785-1789, t vol. in-8°); Annales médicales (Copenhague, 1787-1792); Formulaire d'ordonnances médicales (Copenhague, 1792-1798, 5 vol. in-8<>); Journal de médecine (1793-1804, 5 vol. in-S°); Instruction sur la matière médicale (1797, 2 vol. in-8°); Science médicale en général (Copenhague, 1798, 2 vol. in-8°); De la gonorrhée (Copenhague, 1774, in-8°), ouvrage très-estimé ; De la manière de guérir la gonorrhée (Copenhague, 1790, in-8<>). Parmi ses œuvres purement littéraires, nous mentionnerons : Réflexions impartiales sur la typographie en Danemark (Copenhague, in-8°) ; Œuvres en prose (Copenhague, 1793, "8 vol. in-8°) ; Fables originales et contes pour la jeunesse des deux sexes (Copenhague, 1793, in-8°), et deux pièces de théâtre qui furent représentées avec succès : les Officiers de marine, comédie en cinq actes (1782, in-S"), et le Démon des mariages, comédie en cinq actes (1783, in-8°).
TODERIM (Jean-Baptiste), littérateur italien, né à "Venise en 1728, mort dans la même ville en 1799. Il entra chez les jésuites, professa la philosophie à Vérone et à Forli, et, après la suppression de son ordre, il suivit Garzoni, envoyé comme ambassadeur àConstantinople en 1781. Il eut alors l'idée d'étudier la littérature des Turcs, dont il connaissait à peiue la langue, et réunit une collection de livres et de manuscrits arabes. Nous citerons, parmi ses écrits : Filosofia frankliniana délie punte preservatrici liai fulmine (Modène, 1771, in-40); La Constantiniana apparizione délia croce (Venise, 1773, in-40); Delta lelteralura turchesca (Venise , 3 vol. in-s°) , son ouvrage le plus connu, lequel a été traduit en français par Cournaud (Paris, 1789, 3 vol. in-8°) et dans lequel on trouve notamment d'intéressantes remarques sur la musique des Turcs, etc.
TODI, ancienne Tudertum, ville d'Italie, province d'Ombrie, sur une hauteur, entre la petite rivière de son nom et la Naja, à 27 kilom. de Spolète; 4,500 hab. Siège d'un évêché. Anciens murs étrusques; ruinesd'un temple de Mars. La cathédrale possède quelques fresques et des coupoles de Bramante. L'église San-Fortunato offre un beau portail gothique. Patrie du pape Martin 1er. Totila fut battu en 552 par Narsès dans les environs deTodi.
TODI, montagne de Suisse. V. Tœdi.
TODI (Marie-Françoise), célèbre cantatrice portugaise, née en 1748, morte àLisbonne en 1792. Elle reçut les leçons de David Perez, se lit une grande réputation dans s'on pays par sa magnifique voix de contralto, se rendit en Angleterre en 1771, puis vint à Paris en 1781, et, dès son apparition au Concert spirituel, elle produisit une sensation prodigieuse. C'est surtout par l'expression que cette cantatrice sut s'imposer au public. Sa voix large, noble, sonore, touchante, excellait à exprimer la passion et remuait profondément. En 1782, elle eut pour rivale M'110 Mara,dont la voix était brillante, légère, ' et d'une facilité étonnante. L'année suivante, Mme Todi se rendit en Allemagne , resta un an à Berlin et passa, en 1784, à Saint-Pétersbourg, où l'impératrice Catherine II l'admit dans son intimité, la nomma cantatrice de la cour et lui donna, au sortir d'une représentation de VArmide, un collier de diamants. En 1787, elle retourna à Berlin et y reçut pendant deux ans un traitement annuel de 24,000 livres. Deux ans plus tard, elle quitta la Prusse dans l'intention de revenir en France ; mais la situation politique de ce pays l'empêcha de s'y rendre. Elle resta quelque temps en Hanovre, puis en Italie, et retourna ensuite dans son pays natal.
TODIDÉ, É'e adj. (to-di-dé — de todier, et du gr. eidos, aspect). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au todier.
— s. f. pi. Famille de passereaux fissirostres, ayant pour type le genre todier.
TODIER s. in. (to-dié). Ornith. Genre de passereaux lîssirostres, type de la famille des todidées , comprenant quatre espèces, qui habitent le Mexique et les Antilles : Les todiers vivent, dit-on, à la manière des moucherolles. (Z. Gerbe.) Les cuisses des todiers sont couvertes de plumes jusqu'au genou. (V. de Bomare.)
— Encycl. Cet oiseau se caractérise par un bec à peu près de la longueur de la tête, large à la base, qui est garnie de kings poils; narines latérales, recouvertes d'une espèce de membrane; ailes courtes et arrondies; queue médiocre, élargie, légèrement échuucrée; tarse de la longueur du doigt médian; ongles comprimés, recourbés et pointus. Les todiers ont une conformation appropriée au genre de vie auquel ils sont destinés. Tous d'une petite stature , ainsi que l'exprime leur nom (todier vient du latin todus, qui veut dire petit), ces oiseaux sont tous habitants de ces parties humides de l'Amérique méridionale où une chaleur continuelle et excessive ne cesse de favoriser et de hâter réclusion de toutes sortes d'insectes. Ces oiseaux le plus souvent les cherchent à terre, au bord des petits ruisseaux, dans les herbes et sous la mousse épaisse ou dans les crevasses des écorces. Au moyeu de leur bec, parfaitement approprié, qu'ils enfoncent soit dans les fentes profondes des écorces, soit à
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travers les tiges pressées de3 graminées, ils peuvent atteindre une proie imperceptible ou cachée. Les détails les plus exacts sur les mœurs du todier vert, le type du genre, se trouvent consignés dans l'ouvrage de M. Gosse sur les oiseaux de la Jamaïque ; ce naturaliste a trouvé des todiers répandus en grande abondance a la Jamaïque, sur des montagnes' élevées de plus de 1,000 mètres au-dessus du niveau de ia mer, dans des lieux déserts garnis de buissons et de broussailles. Nous lui emprunterons le passage suivant : « Ces oiseaux sont peu farouches, et j'ai souvent pris plusieurs individus avec un simple filet a. insectes ou en les frappant avec une petite baguette; fréquemment des enfants en prennent à la main en se glissant silencieusement derrière eux. Je n'ai jamais vu le todier marcher par terre, si ce n'est pour faire deux ou trois,bonds après de petits insectes qu'il attrapait en poussant un léger cri plaintif. Le plus souvent, je l'ai vu posé patiemment sur une branche, le cou rentré dans les épaules, le bec dirigé en l'air, les plumes ébouriffées, de manière à le faire paraître beaucoup plus gros qu'il n'est réellement, ce qui lui donne alors quelque chose de stupide. Mais cette stupidité est plus apparente que réelle, car si son corps est immobile, ses petits yeux gris sont d une vivacité et d'une mobilité extrêmes, se dirigeant, sans que la tête bronche, en haut, en bas, a droite et a gauche, sans se fixer un instant. Bientôt, l'oiseau sort de son immobilité : il prend légèrement sou essor, il se saisit d un petit insecte qu'il a vu voltiger et revient immédiatement à son poste. Je n'ai jamais vu le todier user de nourriture végétale, et toutes les fois que j'ai ouvert l'estomac des individus que j'avais tués, je n'y ai trouvé que des débris d'insectes. » La langue du todier est charnue dans la plus grande partie de sa longueur, à partir de la base; le reste consiste dans une petite plaque d'apparence cornée. M. Hill dit que le todier niche dans des trous pratiqués au long des ravins ou des rochers qui bordent les torrents. 11 dépose ses œufs et élève en toute sécurité sa progéniture au fond de ces trous, toujours percés dans des terres meubles ou des tufs tendres. Le nid qui s'y trouve est construit de racines de graminées, de fibres de plantes, de coton ou d'autres matières flexibles disposées avec le plus grand soin. Pendant lépoque des amours, le mâle fait entendre un petit ramage assez agréable. Dans toute autre saison, il n'a qu'un cri triste, qu'il répète trèssouvent. En général, la femelle pond quatre œufs, d'un gris bleu tacheté de jaune. Pendant longtemps, on n'a admis dans ce genre qu'une espèce, le todier vert ; on est aujourd'hui d'accord pour en reconnaître quatre, dont "nous ne ferons que citer les noms, leurs moeurs étant les mêmes que celles du todier vert, dont nous venons de parler : l° le todier vert, que l'on nomme aussi perroquet de terre; 2° le todier de Saint-Domingue ; 3° le todier mexicain; 4° le todier de Portoiiicoo, qui a été découvert en 183G par Ad. Lesson, chirurgien de la mariue.
TOD1NÈ, ÉE adj. (to-di-nè — rad. todier). Ornith. Qui ressemble ou se rapporte au todier.
— s. f. pi. Tribu de la famille des todidées, ayant pour type le genre todier.
TODIRAMPHE s. m. (to-di-rau-fe — de todier, et ou gr. rampAos, bec). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des martins-pêcheurs.
TODIROSTRE s. m. (to-di ro-stre — de todier, et du lat. rosirum, bec). Ornith. Genre de passereaux, de la famille des museieapidées, comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent surtout l'Amérique centrale : Le TODiROSTBE cendré.
TODLEBEiN ou TOTLBHEN ( François - Edouard de), ingénieur et général russe, ne à Mittau eu 1818. 11 était destiné primitivement à. la carrière commerciale, mais sa vocation pour l'état militaire l'emporta sur la volonté paternelle et, en 1835, il fut admis à l'école du génie de Saint-Pétersbourg. Trois ans plus tard, il entra, avec le grade de souslieutenant, dans le corps du génie, fut envoyé dans la suite à l'armée du Caucase et y dirigea les opérations des sièges du Salti et do Tachoch, forteresses des Tschetschenzes. Il était parvenu au grade de lieutenant-colonel en 1853 et, au début de la guerre d'Orient, il fut attaché, comme premier aide de camp, au général du génie Sehilder, qui, peu après, alla, avec Paske'wiich, mettre le siège devant Silistrie. Sehilder ayant été grièvement blessé, Todleben conserva la direction des opérations du siège jusqu'au moment où les Russes durent se retirer, et fut alors envoyé en Crimée. Le côté sud de Sébastopol était, à cette époque, entièrement découvert, et Todleben appela aussitôt l'attention sur la nécessité de le fortifier, ce qui lui valut d'être chargé par le prince Mensehikoffdes travaux de défense de cette partie de la ville. Il y réussit avec un talent et une rapidité qui tenaient du prodige, et, lorsque les alliés dirigèrent leur attaque principale sur ce point, qu'ils comptaient enlever plus facilement que les autres, iL sut leur opposer des obstacles presque insurmontables, en établissant des travaux de terre, des :ignes de fortification, des contre-approches, des mines, etc. Lu
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longue résistance de Sébastopol fut, à proprement parler, l'œuvre deTodleben. 11 avait été promu dans l'intervalle major général, et l'empereur Alexandre l'avait, en outre, nommé son aide de camp général et décoré de l'ordre de Saint-Georges. Il n'assista pas à la chute de Sébastopol, car il avait été blessé dans l'assaut du 20 juin 1855. De Nicplaïef, où il s'était rendu après la prise de la 'ville, il dirigea encore les travaux de fortification de l'embouchure du Dnieper et fut ensuite envoyé à Cronstadt, où il termina les défenses du port. En 1858, il reçut la grand'croix de l'ordre de Saint-André et fut élevé à la noblesse héréditaire russe. L'empereur Alexandre II l'a nommé en 1860 lieutenant général et directeur du département du génie au ministère de la guerre. Il est, en outre, aujourd'hui adjoint au grand-duc Nicolas l'aîné, inspecteur général et directeur de toute l'administration du génie. Son ouvrage, intitulé la Défense de Sevastopol (Saint-Pétersbourg, 1864), a obtenu les éloges mérités de tous les ingénieurs militaires de l'Europe, Il a été traduit en français (1864-1871, 2 vol.), avec atlas et planches.
TODMOHDEN, ville d'Angleterre, comté de Lancastie, à 30 kilom. N.-N.-E. de Manchester, agréablement située dans la vallée de la Calder; 11,797 hab. Grandes fabriques de coton et mines de houille.
TODOS-OS-SANTOS, vaste baie sur la côte E. du Brésil (Bahia) et sur le bord E. de laquelle est située la ville de Bahia. Elle a environ 35 kilom. de profondeur sur 28 kilom. dans sa plus grande largeur, et reçoit plusieurs rivières, entre autres le Iacuh ype. Elle renferme plusieurs lies fertiles.
TODOS-OS-SANTOS, baie $u Mexique, sur la côte de la Nouvelle-Calédonie, par 31° 47' de latit. N. et 118° 47' de longit. O.
TODT (Charles-Dieudonné), homme politique saxon, né k Auerbnch (Voigtiand) en 1803, mort en 1852.11 étudia le droit à l'université de Leipzig, mais la part qu'il prit aux agitations de la Bursclienschafl l'empêcha d'embrasser aucune carrière jusqu'en 1829. D'abord membre de la magistrature de Treuen,dans
10 Voigtiand, il devint, en 1832, bourgmestre d'Adorf, où il lit paraître un journal libéral, l'Adorfer Wochenblalt (feuille hebdomadaire d'Adorf), et fut élu, en 1837, à la seconde chambre de Saxe, où il fut pendant longtemps l'un des chefs de l'opposition et l'un des membres de la commission législative. Lorsque, après la révolution de 1848, la diète germanique chercha à se renforcer d'hommes, dits de confiance, le ministère <lu mars l'envoya , comme tel , à Francfort. Nommé conseiller intime du gouvernement, il conserva, sous ie ministère suivant, une place influente et, lorsque commencèrent k Dresde les mouvements de mai, fut élu, avec Heubner et Tzsehirner, par une assemblée des membres radicaux de l'ancienne Chambre, membre du gouvernement provisoire (4 mai 1849).^ Mais, dès le 6 mai, il quitta Dresde et ne prit plus part, autrement qu'en y apposant sa signature, aux actes de ce gouvernement. Il se réfugia en Suisse et s'établit à Zurich, où il ne s'occupa plus que de travaux littéraires et d'études sur le droit pénal et sur l'organisation communale suisse.
TODTENHAUSEN, bourgade Prusse, province de Westphalie, cercle et à 6 kilom. N. de Minden, près de la rive gauche du Weser.
11 s'y livra en 1759 une bataille connue ordinairement sous le nom de bataille de Minden.
TODTNAU, bourg du grand-duché de Bade, cercle du haut Rhin, dans le Schwarzwuld; 2,000 iiab. Important commerce d'objets fabriqués dans le Sehwurzwald. Aux environs, belle cascade formée par les eaux du Waldbach.
TŒDI ou DQËDI, montagne de Suisse, à l'extrémité S.-O. du canton de Glaris, sur la limite de celui des Grisons, à 30 kilom. d'Altorf. Elle est déforme pyramidale et couverte de neiges et de glaces éternelles. Le sommet en est occupé par un glacier qui donne naissance à la Linth. Ses versants; offrent d'excellents pâturages.
TOEKAN-THIALONG s. m. (to-é-kan-ti-alongh). Musicien Ce l'île de Java, qui joue d'un instrument particulier.
— Encycl. Le toekan-thialong est un virtuose indigène de l'île de Java dont l'instrument est ties plus étranges. C'est une sorte d'échelle de corde dont les échelons de bambou sont taillés en sifflet. Ordinairement le toekan-thialong porte l'appareil enroulé autour de ses reins. Quand il veut en jouer, il déroule son échelle, en fixe l'une des extrémités au tronc d'un arbre voisin, passe l'autre à l'une de ses jambes, tend ainsi les deux cordes et se met à jouer en frappant les morceaux de bambou avec une massette de bois dur. Bien que la composition. des mélodies malaises et que leur exécution à l'aide de cet instrument primitif et barbare soient sans doute fort incomplètes, cet instrument est peut-être l'un des moins désagréables de ceux qui forment les orchestres indigènes du pays. Toutefois, le bruit mat, court, enroué qu'il produit ne tarde pas à porter sur les nerfs des Eu-
péens. u'autant plus que l'artiste ne se lasse , is facilement. En effet, les iu'digènes professent une passion insatinuio pour les représentations théâtrales et en général pour
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