‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 177 sur 1042 · V. Lombard · texte numérisé non relu

V. Lombard

TOFFALA , île de la mer Baltique , dans l'archipel d'Abo (Russie d'Europe), sur la côte S.-O. de la Finlande, par 60° 33' de latit. N. et 19° 14' de longit. E.

TOFFANA adj. f. V. AQUA TOFFANA.

TOFIELDIE s. f. (to-fi-èl-dî — de Tofietd, botan. angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des colchicacées on inélanthaeées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent dans les contrées septentrionales et montagneuses de l'hémisphère nord.

TOFINO DE SAN-MIGUEL (Vicente), astronome espagnol, né k Carthagène en 1740, mort k Madrid en 1806. Il entra fort jeune dans la marine, acquit dans les sciences exactes des connaissances très-étendues et devint en 1770 professeur k l'Académie des gardesmarine dans l'île de Léon. A l'époque de la guerre de l'indépendance américaine, Tolino reçut l'ordre de surveiller les côtes d'Espagne et d'en dresser les cartes. Attaché, en 1773, à l'observatoire de Cadix, il y lit quotidiennement pendant seize ans des observations qu'interrompirent seulement différentes missions dont il fut chargé. Tofino devint successivement capitaine de vaisseau, directeur des compagnies des gardes royales de la marine (178G), brigadier des armées navales, membre de l'Académie d'histoire de Madrid et membre correspondant de l'Académie

toge

des sciences de Paris, On a de lui : Abrégé de géométrie élémentaire et de trigonométrie rectiligne (Ile de Léon, 1771, in-4°), traité écrit avec beaucoup de méthode et de clarté; Observations astronomiques faites à Cadix (Madrid, 1776-1777, 2 vol. in-4°); Atlas des côtes d'Espagne (1786 , in-fol.) ; Routier des côtes d'Espagne dans la Méditerranée et de la côte correspondante en Afrique (1787, iu-4°); Routier des côtes d'Espagne dans l'océan Atlantique et des (les Açores (1790, in-4°). Ces deux derniers ouvrages servent à l'explication des cartes de l'Atlas.

TOFOUA ou TUFOA, île de l'archipel da Tonga, lies des Amis (Polynésie), sous 19° 46' de latit. S. Elle est en- partie entrecoupée de montagnes recouvertes de forêts, et elle renferme un petit volcan.

TOGATAIRE s. m. (to-ga-tè-re — Iat. togalarius; de toga, toge). Acteur qui jouait dans les togates.

— Encycl. Bien que les togataires interprétassent des pièces particulièrement propreskintéresserle public romain, puisqu'elles mettaient en scène la vie romaine, avec ses mœurs, Ses habitudes et son costume, ils n'étaient distingués que nominalement des acteurs qui représentaient les pièces entièrement imitées des Grecs. Les uns et les autres rentraient dans la classe générale des histrions. Un citoyen qui se montrait sur le théâtre se trouvait par là même noté d'infamie; les censeurs le dégradaient; il était exclu de sa tribu. Les togataires, ainsi que tous les histrions, devaient être des étrangers, des esclaves ou des affranchis. Cependant, quand les farces bouffonnes connues sous le nom à'aiellanes avaient été introduites à Rome, au début de l'art dramatique latin, elles avaient été jouées par des citoyens et même par des jeunes gens qui appartenaient aux plus nobles familles patriciennes. Mais, par la suite, les togataires rentrèrent dans la condition des autres acteurs. Le préjugé était même si fort qu'un sénateur ne se serait pas permis de rendre visite k un acteur, quel qu'il fût, ni un chevalier de l'accompagner dans la rue. Il y avait plus : le préteur pouvait condamner au fouet un togataire qui s'était laissé aller dans son rôle à quelque liberté blâmable. Les histrions ne furent exemptés du fouet que sous l'empereur Auguste. La scène romaine n'était pas interdite aux femmes. Il y eut donc des femmes parmi les togataires.

TOGATE adj. (to-ga-te — lat. togatus; de toga, toge), Antiq, roni. Revêtu de la toge.

— s. f. Théâtre rom. Pièce dont les personnages étaient romains, et par conséquent vêtus de la toge.

— Encycl. Théâtre rom. La plupart des comédies qu'on représenta sur les théâtres, à Rome, furent des imitations des comédies grecques; elles étaient grecques par les personnages, par le lieu de l'action, par les mœurs, par le vêtement. Il y eut aussi quelques comédies dont le sujet, les caractères et le costume étaient romains. On appela les premières palliâtes [palliais), par allusion au manteau grec nommé palliuni ; les œuvres de Térence et de Plaute sont des palliâtes. On donna aux secondes le nom de togates (togats), à cause de la toge, vêtement distinclif des Romains, Horace a dit, dans son Art poétique ; «Et ils n'ont pas mérité une petite gloire, osant abandonner les traces des Grecs et célébrer des actes nationaux, ceux qui tirent jouer des prétextâtes, ceux qui représentèrent des togates;»

Aec minimum meruere decits, vesligia Grxca Ausi deserere et cetebrare domestica facta, Vel qui prétextas vel qui decucre togataa.

Les togates, toutefois, ne furent bien sou-vent que des comédies grecques habillées k la romaine. Horace le reconnaît implicitement dans une de Ses Epilres (liv. II, l10) :

Dicitur Afrani toga convenisse Menandro; « On dit que la toge d'Afranius aurait convenu à Ménandre. »

Les togates se divisaient en deux classes : les trabéates et les tabernaires. Dans les traliéates (trabeats), il s'agissait de personnages d'une classe élevée, de ceux k qui convenait la trabée; or, ce manteau était porté par les chevaliers. Dans les tabernaires (tabemaris), les personnages étaient d'une classe inférieure; ils étaient de ceux qui vivaient dans les boutiques et les tavernes (taberns). Presque toutes les comédies d'Afranius furent des tabernaires. On distinguait encore les comédies planipediiB, qui se jouaient pieds nus, ou plutôt sur un théâtre de plain-pied avec le sol, et les rhintonics, dites aussi latins, ilalics, hilaro-trayœdis, pièces larmoyantes inventées par Rhinton; mais ces deux espèces de comédies ne rentrent pas dans la classification des togates, bien qu'elles puissent par le fond du sujet se rapporter à ce genre, c'està-dire être romaines par l'action, le lieu et tes personnages.

TOGE s. f. (to-je — lat. toga, mot qui vient, sans doute, de la même racine que tegere, couvrir, cacher). Antiq. rom. Robe de laine fort ample et longue, qui formait le vêtement particulier des Romains et qu'ils mettaient par-dessus la tunique.

— Encycl. La toge était le vêtement distinctif du citoyen romain, le costume national

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