‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 202 sur 1042 · V. Hooo · texte numérisé non relu

V. Hooo

TOMAN1SI, ville du Japon, dans l'île de Niphon, province de Mimasaka, dans le district de son nom.

TOMANTHÉE s. f. (to-man-té — du gr. romatos, coupé ; anlhos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des carduacées, dont l'espèce type croit en Perse.

TOMAB1N, ville du Japon, dans l'Ile de Kiou-aiou, province de Satsouma.

TOMASCHEK (Venceslas-Joseph), compositeur allemand, né à Skutseh (Bohême) en 1774, mort en 1850. Il reçut les premières leçons de musique au couvent des minorités d'Iglau, puis à Prague, ou il s'était rendu en 1790 pour continuer ses études. Grâce à la protection du comte Bucquoi, qu'il s'était acquise en écrivant la musique de la Lénore de Burger, il trouva les ressources nécessaires pour se perfectionner dans l'art musical, devint un excellent pianiste et acquit une science profonde du contre-point. On a de lui un grand nombre de compositions remarquables pour piano, pour chant et pour orchestre. Il faut citer au premier rang, parmi ses compositions pour instruments, ses sonates avec ou sans accompagnement et ses églogues pour piano, et, parmi celles qu'il a écrites pour le chant, une messe et un Hequiem. Il s'acquit aussi une grande réputation comme professeur et forma plusieurs excellents élèves , entre autres Worzischek , Wurfel, A. Dreyschock et Schulhoff.

TOMASELLI (Joseph), chimiste et naturaliste italien, né à Soave, près de Vérone, en 1733, mort à Venise en 1818. Il entra dans les ordres, consacra ses loisirs à l'étude de la chimie et de i'hisioire naturelle et s'attacha surtout à appliquer ces deux sciences à l'industrie et à l'agriculture. En 1795, Tomaselli devint membre de la Société agricole de Vérone. Il eut une assez vive controverse avec le P. Pini, au sujet de la nomenclature chimique de Luvoisier, dont il était partisan. On a de lui : Cerographia (Vérone, 1785, in-8°)j Dialoghi sopra tarte di fare il nilro (Vérone, 1792, in-Su); Riposta ail' osseruasioni det P. Pini sulla nuova teoria e nomenclatura chimica (Vérone, 1793, in-S°); Anali.ù devegetabiliper arrivare alla cognoscenza de' yeneri e délie specie (Vérone, 1794, 2 vol. iii-8<>); Teorie generali de' agriculture (Vérone, 1796), etc.

TOM AS I (Tomaso), écrivain italien, né à Pesaro. Il vivait au xviie siècle, enseigna les belles-lettres au collège de la Minerve, à Rome, et fit partie de l'Académie des Incogniti de Venise. On lui doit la Vita di Cesare Ùorgia(l61i, in-12), ouvrage qui a été traduit en françuis par un anonyme. D'après l'Ecossais Gordon, Tomasi est un historien judicieux, exact, impartial, qui a puisé aux vraies sources et en qui on peut avoir une entière confiance. On attribue à Tomasi VAnti-Baccinata, ovvero riposta alla Baccinata det Pallavicino (1642, in-4°).

TOHASIM (Jacques-Philippe), écrivain et prélat italien, né a Padoue en 1597, mort à Citta-Nuova, en Istrie, en 1654. 11 se signala par son amour éclairé pour les lettres, lutta contre le mauvais goût de son siècie, en opposant sans cesse Pétrarque à Marini, et fut nommé par Urbain VIII évèque de Citta- Nuova. Ses principaux écrits sont: lllustrium virorum elogia, iconibus exornata (1630, in-40), ouvrage esiimô ; Petrarcha redivivus, Laura comité (Padcfue, 1635, in-4°), livre curieux, dans lequel il réunit tout ce qu'il put trouver de fétrarque; De donariis ac tabellis votivii

TOMA

(Udine, 1629, in~to); Bibliolhecai patavins mannscripta publiai et pri'oa/a (Padoue, 1639 J; Parnassus Euganeus {Padoue, 1647); Urbis patavinB et territorii pataviyii inscriptibnes (Padoue, 1649- 1654; 2 vol. in-4<>); Gymnasium pataviiium (Padoue 1654, in-4°), etc. Ces ouvrages attestent l'érudition de l'auteur.

TOMASPIS a. m. (to-tna-spiss — du gr.

tomaios, éehancré; aspis, écusson). Entom. Genre d'insectes hémiptères , de la tribu des cercopides, formé aux dépens des cercopes, et dont l'espèce type vit au Brésil.

TOMASZON, ville de la Russie d'Europe (Pologne), au milieu de vastes forêts, sur la rive gauche de la Piliea, à son confluent avec la 'Wolborka; 8,000 hab. Manufactures de draps, filatures de laine, teintureries; hauts fourneaux, fonderies, taillanderies. Aux environs, mines de fer et carrières de pierres à chaux et à bâtir. Cette ville, fondée en 1S22 par le comte Antoine Ostrovski, s'est rapidement développée , grâce à son industrie et à son commerce.

TOMATE s. f. (to-ma-te. — Ce mot, qui répond à l'espagnol-portugais tomate, catalan tomatec, tomaco, vient du mexicain tomatl). Bot. Genre de plantes , de la famille des solanées, comprenant plusieurs espèces , qui croissent dans l'Amérique tropicale : On possède dans les jardins plusieurs variétés de tomates. (P. Duchurtre.) On mange aujourd'hui beaucoup de tomates. (V. de Bomare.) Qui a mangé des tomates dans les pays chauds sera peu jaloux d'en manger à Paris. (Bosc) Il Fruit d'une des espèces de ce genre : Sauce aux tomates. Les tomates sont un mets de bon goût, sain et fort estimé. (Roques.)

Adjectiv. Sauce tomate, Sauce faite avec

des tomates.

TOMA

— Encycl. La tomate est une plante an- . nuelle, à tige charnue, rameuse, couverte de poils rudes, portant des feuilles alternes, irrégulièrement pennées , d'un vert sombre , velues ; les fleurs sont jaunes et disposées en rappes oxillaires. Le fruit est une baie glabre, déprimée à la base et au sommet, à peau résistante, de grosseur variable, souvent assez volumineuse, lobée et de forme très-irrégulière, qui, d'abord verte, prend, lors de la maturité, une belle teinte jaune ou rouge. Cette baie est divisée en plusieurs loges, gorgées de suc, au milieu duquel nagent des semences velues, de couleur jaune et de forme lenticulaire. Toutes les parties de la plante, à l'exception des fruits, exhalent une odeur forte, pénétrante et peu agréable. Quoique appartenant à la terrible famille des solanées,elle n'est pas dangereuse.

Le genre tomate renferme plusieurs espèces en dehors des variétés qu'en a obtenues la culture; on ne cite guère dans les traités d'histoire naturelle que la tomate comestible, dont nous allons parler.

Originaire des régions chaudes de l'Amérique, la tomate est depuis longtemps cultivée dans nos jardins; mais elle est beaucoup plus répandue dans le Midi que dans le Nord, où sa culture exige souvent des soins assez minutieux. Elle a produit un certain nombre de variétés quant a la taille de la plante, quant à la forme , au volume et a la couleur du fruit, quant à l'époque de la maturité, etc. La tomate demande une bonne terre franche, fumée de préférence avec de l'engrais bien consommé, du noir animal ou du guano et une exposition abritée contre les vents froids. Dans le Midi, on sème en pleine terre, et on échelonne les semis depuis janvier jusqu'en mai atin d'avoir des fruits durant toute la belle saison. Dans le Nord, on sème en février, .*ur couche tiède et sous châssis; on repique les jeunes plants en avril, sur une plate-bande bien terreautéeet exposée au midi. On arrose, et quinze jours après on donne un léger labour, suivi des sarclages, binages et eclaircies nécessaires. Quand les plants sont assez grands, ou les ébourgeonne et on les palisse a l'aide d'échalas ou d'un treillage. Quand les fruits sont arrivés à peu près k moitié de l°"r grosseur normale, on effeuille progressivement la plante, afin de l'exposer de plus en plus à l'action des rayons solaires. 11 nous suffira de dire, sans entrer dans les détails de l'opération, que l'on cultive, aussi cette espèce pour primeurs. On récolte les fruits à mesure qu'ils mûrissent; mais, dans le Nord, il faut attendre que la maturité soit complète.

Certaines variétés, entre autres la tomate poire et la tomate cerise, ont des fruits jaunes ou rouges, assez élégants pour servir à l'ornement des massifs. Une expérience euneuse est celle qui consiste à grelfer la tomate sur la nomme de terre; on obtient ainsi une double récolte de fruits sur la tige, de tubercules aux racines.

— Art culin. Les tomates sont très-succulentes • elles ont une saveur acerbe et aigrelette due surtout a l'acide malique qu elles contiennent. Quand on en mange beaucoup , elles font éprouver une sensation un peu acre et brûlante; mais cette saveur est bien modifiée par le climat. Eu Italie, on les récolte souvent avant leur maturité, pour les manger en salade, comme des concombres.

On les consomme aussi cuites et assaisonnées de diverses manières; la préparation la plus usitée dans ce pays est celle qui consiste a couper la tomate en deux, la farcir de mie de

pain, l'assaisonner et la faire cuire au four; c'est ce qu'on appelle tomates au gratin.

La tomate est un aliment et un assaisonnement précieux dans les contrées du Midi; on en mange presque avec tout. Du reste, l'art gastronomique en & tiré bon parti, et, sous certaines formes, lapomme d'amour constitue un véritable régal. Mais elle n'est pas seulement agréable au goût; elle constitue un aliment très-sain, rafraîchissant, nutritif, trèspropre aux tempéraments bilieux et sanguins, aux personnes échauffées, irritées, sujettes aux congestions hémorroïdales et ayant les intestins paresseux. Les potages à la tomate sont frais et relâchants; les bouillons à la tomate sont excellents durant les grandes chaleurs.

La tomate fut longtemps, dans le nord de la France, l'objet de préjugés oui persistent encore en certains villages. On la tenait pour un poison, et ce fut la Révolution de 1793 qui la réhabilita. Quand les Marseillais vinrent à Paris, ils demandèrent partout, dans les hôtels et dans les auberges, des tomates, et ils le firent avec un tel ensemble et une telle persistance qu'on s'en procura; mais on les faisait payer fort cher. Quelques cuisiniers marseillais firent même rapidement fortune en se rendant célèbres par leurs manières diverses de uréparer les tomates; ils transmirent leurs procédés à des. élèves qui les perfectionnèrent encore. La tomate tut bientôt tant demandée que les maraîchers de Paris la cultivèrent. On renonça, il est vrai, à la salade de tomates à l'italienne, parce que celles de nos climats sont très-inférieures pour cet usage à celles du Midi, mais on l'adopta comme un condiment propre à faire d'excellentes sauces pour toutes sortes de viandes rôties ou bouillies. On conserva pourtant aussi l'entremets appelé, tomates farcies, qui peut se servir sans accompagnement. Voici, du reste, les principales recettes pour la préparation des tomates. |

— Sauce tomate ou purée tomate. Les fruits, , débarrassés de leurs queues et de toute par- ! tie verte, sont mis dans une casserole avec | du poivre, du sel, une demi-gousse d'ail, du thym, du persil et un oignon ; on fait cuire . le tout pendant une demi-heure ; on le passe ; | on met du beurre dans la casserole, un demiquart pour six belles tomates; on ajoute une demi-cuillerée de farine ; on verse doucement la purée, en la remuant afin qu'elle se lie, et on la sert. !

— Potageauxtomates.il est facile d'obtenir ' un potage aux tomates en ajoutant un peu de la purée ci-dessus à un potage. Mais le véritable potage aux tomates se compose de la manière suivante : faites revenir dans le beurre deux gros oignons, ajoutez-y trois ou quatre tomates dont vous avez enlevé la peau i et que vous avez coupées par morceaux ; au bout dé dix minutes de cuisson , vous mouillerez avec du bouillon, maigre ou gras. Une manière délicieuse de manger la tomate en potage est d'ajouter trois ou quatre de ces fruits à un pot-au-feu, vers la tin de la cuisson, et de passer les tomates avant de tremper la soupe.

Tomates farcies (entremets). Les tomates

farcies, bien réussies, sont, sans contredit, un entremets digne des gourmets les plus Uifliciles; mais il faut que le fruit n'ait rien perdu de sa forme et qu'il flatte l'œil autant que le goût. On prendra des tomates bien mûres et aussi rondes que possible, on tera une longue incision à la peau, de manière à pouvoir la vider sans la déchirer. Les peaux sont mises à part et les chairs dans une casserole avec persil, oignon et ail un peu hachés ; on sale et on poivre; lorsqu'on a fait réduire le plus possible sur le feu, On passe ; cette purée sera épaissie à l'aide de mie de pain que l'on aura trempée dans du bouillon et que l'on aura ensuite égouttée ; si la purée n'est pas assez épaisse , on y ajoutera de la farine, du beurre et un ou plusieurs jaunes d'oeufs. On en obtiendra une farce délicieuse, dont on emplira les peaux de tomates proprement et de façon a tromper l'œil. Les to~ maies remplies seront posées sur un plat beurré et mises dix minutes a un feu vif dessus et dessous. La farce seule pourrait être servie comme entremets. On donne aussi le nom de tomates farcies à des tomates que l'on a coupées en deux, dressées sur uti plat beurré, recouvertes d'une farce ou de chair à saucisses, avec des fines herbes, et fait cuire une demi-heure avec feu dessus et dessous.

— Conserves de tomates. Des tomates trèsmûres seront mises dans un chaudron, où on les fera fondre et rendre toute leur eau. On jettera cette eau et on passera les fruits pour les débarrasser de leurs pepins.On les mettra ensuite réduire dans une casserole jusqu'à ce qu'elles ne rendent plus â"eau et qu'elles aient la consistance d une marmelade d'abricots. Cette marmelade sera versée dans de très-petits pots que l'on bouchera soigneusement, ou dont on couvrira le contenu d'huile d'olive.

Quand on veut conserver les tomates par le bain-marie, on les coupe par morceaux et on les met, sans autre préparation, dans des bouteilles que l'on bouche hermétiquement; on donne quatre minutes d'ébullilion. Avant de les employer, on jettera leur eau et on les passera. On peut aussi conserver les tomates crues et entières, en tes mettant par couches

TOMB -

dans un vase de terre et les saupoudrant de sel. On en peut également conserver le suc. La tomate est aussi de quelque utilité en médecine; elle passe avec raison pour aperitive et rafraîchissante. Aux Antilles, on l'emploie contre les fièvres putrides et en décoction, sous forme de collyre, contre les

TOMB

ophthalmies.

Enfin les rameaux et les feuilles de la plante sont utilisés pour mettre économiquement en couleur les parquets et les pavés.

TOMBAC s. m. (tom-bak — du malais tombaga, cuivre). Métal qui est un alliage de zinc et de cuivre jaune : Le tombac est blanc quand c'est le zinc gui domine, et jaune quand cest le cuivre. (Acad.)

TOMBAL, ALE adj. (ton-bal, a-le — rad.

tombe). Archéol. Qui appartient, qui a rapport à la tombe, à une tombe : Pierre tombale. Il laisse vaguer sa rêverie dans ce silence tombal. (Mme Tastu.)

TOMBANT, ANTE adj. (ton-ban, an-te — rad. tomber). Qui tombe : On m'a conduit au nouveau palais, déjà tombant. (Chateaub.)

— Qui pend, n'étant retenu que par en haut : Cheveux tombants.

Même aux jeunes garçons, sous l'airain des combats, La boucla a flots tombants, certes, ne messied pas.

Saxnte-Eeuvb.

— Qui s'abaisse, qui s'affaiblit et s'éteint, en partant d'un son : Les Italiens avaient peu de mots dont la finale se soutint, et ils en avaient an nombre infini dont la finale était brève et tombante. (Marmontel.)

— Fig. Qui prend fin , qui marche à sa ruine. Il Vieux en ce sens.

— Nuit tombante, Moment de la journée où la nuit commence à se former et semble tomber sur la terre : A la nuit tombante, j'entrai dans les bois. (Chateaub.) A la nuit tombante, la porte en claire-voie est remplacée par une porte pleine. (Balz.) Il Jour tombant, Fin du jour, moment où le jour s'éteint pour faire place k la nuit.

— Blas. Se dit des flèches et des javelots qui sont représentés la pointe en bas. Il Peu

, usité.

| — Astrol. Maison tombante, Dernière maison de chaque cadran, c'est-à-dire la troisième, la sixième, la neuvième ou la douzième.

— Météorol. Etoile tombante, Sorte d'étoile ! filante qui se dirige vers la terre.

Moll. Ouverture tombante, Ouverture

d'une coquille univalve qui, au lieu de suivre la direction de la spire, s'abaisse brusquement.

— Bot. Se dit des tiges ou des branches dressées dans l'origine, mais qui, en se dé-

! velo|>p:mt, retombent vers la terre. Il Syn. d'ANNUKL, en parlant des tiges des plantes vivaces. Il Syn. de caduc, en parlant des or; ganes foliacés. Il Calice tombant, Calice qui se détache de la fleur, en même temps que les pétales, après la fécondation.

| TOMBAZl, marin grec, né à Hydra en 1786, | mort k Gydea en 1829. Il s'adonna de bonne heure à la navigation et-au commerce, fit des voyages maritimes en Espagne, en Portugal, en Franceet adopta las idées delà Révoluuon.- Lorsque éclata l'insurrection de la Grèce contre le joug ottoman, Tombazi prit, avec le litre de navarque, le commandement de la petite flotte d'Hydra, remporta de nombreux succès sur la marine turque, imagina d'introduire les brûlots comme engin de guerre, et incendia de celte façon uu vaisseau de ligne turc près de Mitylène. Il alla exciter ensuite le patriotisme des habitants de Scio et de Samos, puis se démit de son commandement en faveur de Miauliâ. Ce patriote joignait au courage beaucoup de probité, de modestie et d'aftabilité.

TOMBAZITE s. f. (ton-ba-zi-te — rad. tombac). Miuér. Nom donné parBreithaunt à une substance d'un jaune de bronze ou d un brun de tombac, qu'où trouve près Je Tobenslein, dans le Voigtiand de la maison de Reuss, et que les uns regardent comme une simple va- ' riétô de disomose, les autres comme une espèce minérale nouvelle.

TOMBE s. f. (ton-be — latin tumba, mot qui représente le grec tumbos, .proprement bûcher, de tuphâ ou thupâ, brûler, de la même racine que le grec tuphos, fumée, et le sanscrit dlnïpa, encens, dhùpay, eiicenser. Le grec tumùosQt le latin tumba désignaient dans l'origine soit le bûcher, soit le lieu de la crémation, et ils se sont appliqués plus tard au tombeau). Dalle ou plaque qui couvre une sépulture : Tombe de marbre, de pierre, de bronze. Lever une tombe. Toute notre vie se passe à errer autour de notre tombe. (Chateaub.) Les générations auxquelles nous frayons la roule passent joyeuses sur nos tombes effacées. (Proudh.) L'herbe des tombes, doucement agitée, lui rappelle ses pères, et le gémissement lointain de l'orage réveille les pensées de sa jeunesse. (A. Martin.)

Ami, de mauvais vers ne chargez pas ma tombe.

Passebat.

Au banquet de 1» vie, infortuné convive, J'apparais un jour et je meurs;

Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleurs.

Gilbert.

— Sépulcre, tombeau : Les Egyptiens espé- .raient revivre après avoir passé mille ans dans la tombe. (Chateaub.)

Un homme dans la tombe est un navire au port.

Malherbe.

Aux plus infortunés la tombe s:rt d'asile.

La Fontaine.

Le pied sur une tombe, on tient moin» a. la terre.

Lamartine.

A vos enfants, pour indiquer sa tombe, Prêtez secours au pauvre chansonnier.

BÉftANdEa.

L'œil mesure en tremblant l'abtme de la tombe.

Colardeau.

Qu'importe au seuil de quelle tombe Mon âme un jour ira s'asseoir?

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