‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 201 sur 1042 · H OH · texte numérisé non relu

H OH

-OH

Acide formobenzollique.

De plus, il est probable que le procédé . qui a servi à l'obtention du glycol tolylénique permettra d'obtenir les composés triatomiques de la même série. Des essais sont commencés dans cette voie; c'est ainsi qu'en traitant par le brome, à 200°, le xylénol solide de M. Wûrtz, on obtient un bromure cristallisable en longues aiguilles fusibles à 71°, distillant avec les vapeurs d'eau, ou se décomposant partiellement, en donnant alors de l'acide bromhydrique et un corps soluble dans l'eau. Ce corps n'a pas été analysé ; on peut tenter de préparer ainsi un bromure

1 CH*Br CWOBr» = C«H» î CH*Br ,

|OH qui, en remplaçant ses atomes de brome par deux oxhydryles, donnerait un composé triatomique une fois glycol et une fois phénol (glyphénol)... «

TOLYLIQUE adj. (to-li-li-ke — rad. tolyle). Cliim. Se dit d'un alcool qui correspond à l'acide toluique, découvert par M. Cannizzaro en 1862.

— Encycl. L'alcool tolylique est isomère avec le phénol xylilique ou xylol, découvert en 1862 pur M. Cannizzaro. Cet alcool répond à la formule C8HluO et correspond à l'atiide toluique B-C8H8Os, dont il diffère par la substitution de H* à O, Sa formule rationnelle

HcEW

On 'peut l'obtenir au moyen de l'aldéhyde toluique p, ou au moyeu du xylène.

Pour le préparer par la première méthode, on distille un mélange de formiate de calcium et de |l-toluate de calcium. Le liquide, agité avec du bisulfite sodique, fournit un composé cristallisable, qu'on lave à l'alcool et qu'on décompose ensuite avec une solution de carbonate de soude. On agite la liqueur avec de l'éther, on évapore la couche èthérée, après l'avoir décantée, et l'on distille l'aldéhyde qui reste comme résidu. Contrairement à ce qui arrive pour l'aldéhyde a-toluique, l'aldéhyde p-toluique se transforme facilement en alcool tolylique. Voici comment on opère pour effectuer cette transformation. On place, dans un flacon bouché, une solution alcoolique concentrée de potasse et l'aldéhyde toluique. Au bout de 24 heures, on trouve la liqueur remplie de cristaux de toluate de potassium. On distille alors l'ai-

TOLY

cool et l'on verse de l'eau sur le résidu. Le toluate alcalin se dissout et l'alcool tolylique reste comme une huile incolore que l'on décante. Cette huile renferme toutefois encore un peu d'aldéhyde. Pour l'en débarrasser, on l'enferme dans un tube scellé, avec une solution alcoolique de potasse saturée à l'ébullition, et l'on chauffe le tube pendant 24 heures à 120a. Au bout de ce temps, on distille l'alcool et l'on précipite l'alcool tolylique , que l'on obtient alors tout à fait pur par une simple rectification. La réaction est exprimée par l'équation suivante :

2C8H80 + KHO = C8H7RO* + C0H«O Aldéhyde Potasse. Toluate Alcool

toluique. potassique. tolylique.

Pour préparer l'alcool tolylique par la deuxième méthode, on place du xylène dans un ballon surmonté d'un réfrigérant renversé de Liebig, et l'on fait arriver un courant de chlore dans le ballon, pendant que le xylène est maintenu en ébullition, de manière que le chlore agisse sur les vapeurs de cet hydrocarbure. Dans ces conditions, le chlore se substitue a l'hydrogène de l'une des deux chaînes latérales, et il se forme du chlorure de tolyle C8H9C1. On soumet le produit à la distillation, et l'on-parvient ainsi à isoler ce chlorure, dont l'odeur est désagréable et qui bout à 193°. Chauffé ensuite avec de l'acé-. tate d'argent ou de potassium, le chlorure de tolyle échange son chlore contre l'oxacétyle et fournit l'acétate de tolyle. Enfin, ce dernier éther, saponifié par la potasse, donne l'alcool tolylique, et cet alcool est identique avec l'alcool préparé par la précédente méthode.

L'alcool tolylique est un corps cristallin blanc, fusible à 58o,5-59»,5. 11 bout à 217». Il est légèrement soluble dans l'eau froide, plus facilement soluble Bans l'eau bouillante, d'où il se sépare en gouttelettes huileuses par le refroidissement. Ces gouttelettes se solidifient ensuite en groupes d'aiguilles. L'alcool tolylique est facilement soluble dans l'alcool et dans l'éther. L'acide azotique le convertit en aldéhyde toluique. Chauffé dans un courant d'acide chlorhydrique, il se convertit en chlorure de tolyle.

— Chlorure des tolyle. On l'obtient soit

Ïiar l'action du chlore sur le xylène bouilant, soit par l'action da l'acide chlorhydrique sur l'alcool tolylique. C'est un liquide pesant, d'odeur désagréable, volatil à 193". Chauffé avec un acétate, il se convertit en acétate de tolyle. Chauffé avec du cyanure du potassium, il se transforme en cyanure de tolyle, lequel, par une ébullition avec une solution alcoolique de potasse, se convertit en a-xylilate fle potassium et en ammoniaque. L'acide a-xylilique ainsi obtenu répond à la formule

CH3

CH», COOH

et diffère par conséquent de l'acide xylidi-

(COOH C«HS CH» ,

(CH3

et de l'acide phényl-propionique qui résulte de l'hydrogénation de l'acide cinnamique C«H6,CH2,CHS,COOH.,

— Sulfure et sulfhydrate de tolyle.

Le sulfure et le sulfhydrate de potassium agissent l'un et l'autre avec énergie sur le chlorure de tolyle, en produisant respectivement du sulfure de tolyle (C8H9)2S ou du sulfhydrate de tolyle (C8H9JSH. Ces deux composés sont liquides et d'odeur désagréable. Le sulfhydrate forme un précipité blanc volumineux avec les solutions alcooliques de chlorure mercurique, et un précipité jaune avec l'acétate de plomb. ,

TOLYL-MERCURE s. m. (to-lil-mèr-ku-re — de tolyle, et de mercure). Chim. Composé organo-métallique, qui renferme du mercure uni au radical tolyle.

— Encycl. Le tolyl-mercure répond à la formule

C«Hi

CH

-CHS

Il cristallise dans la benzine bouillante en tables minces hexagonales, rhomboédriqties, blanches et irisées, fusibles à 2230-225°, insolubles dans L'eau, peu solubles dans l'alcool bouillant, solubles dans la benzine, le sulfure de carbone et le chloroforme. IL se comporte avec les acides comme le phénylmercure, c'est-à-dire qu'il se dissout dans l'acide acétique et que l'acide chlorhydrique le décompose avec dépôt de mercure métallique.

Le tolyl-mercure se produit lorsqu'on fait agir le toluène monobromé sur l'amalgame de sodium :

2C8H*<g^8 + Na^Hg"

Toluène Amalgame

monobromé. sodique.

- 2NaBr + Hg»>g66gî Bromure CH*'*1' H

sodique. Tolyl-

mercure.

La réaction ne se fait plus si l'on essaye

TOMA

de substituer le toluène monochloré au toluène monobromé.

Le chlorure de tolyl-mercure

C«H*,CH»Hg''Cl

cristallise en lamelles rhombiques soyeuses, fusibles entre 232° et 233°.

TOLYL-SALICYLAM1DE s. f. (to-HI-sa-lisi-la-mi-de — de tolyle, et de salicylamide). Cbim. Composé formé par la réaction de la toluidine sur l'hydrure de salicyle à 50°.

— Encycl. Le nom de tolyl-saticylamide a été appliqué par Gaillard a une substance qui se forme lorsqu'on chauffe à 50° un mélange de toluidine et de salicylol, et qu'on fait cristalliser le produit dans l'alcool chaud. La tolyl-salicylamide forme des cristaux jaunes, inodores; insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et dans l'éther. Elle fond à 100», se volatilise à une plus haute température, et se décompose par les alcalis. D'après Gaillard, elle a la même composition que la tolyl-benzamide Cl4H*sAzO. Son chlorhydrate donne, avec le chlorure platinique, un sel double dont la formule est

(C«Hi»AzO,HCl)2PtCl.

TOLYL-SUCCINIMIDE s. f. (to-lil-suk-sini-mi-de — de tolyle, et de succinimide) . Chim. Succinimide dans laquelle un atome d'hydrogène est remplacé par du tolyle.

— Encycl. La tolyl -succinimide a pour formule

CliHUAzO» = (C4Hic06^|Az = C7H5{C*H*0«)",AzH2.

Ce composé prend naissance lorsqu'on fond ensemble des poids égaux de toluidine et d'acide succinique, et qu'on fait cristalliser la masse fondue dans l'eau bouillante. La tolyl-succinimide se volatilise sans décomposition, se dissout facilement dans l'eau chaude, l'alcool et l'éther, et se sépare de ces solutions en cristaux incolores.

— DitoM-succinamide

(CTHT)* 1 CiSHîOAzîO» = (C*H*Oï)" f Az«.

C'est la portion insoluble dans l'eau du produit mentionné ci-dessus. Elle cristallise dans l'alcool bouillant.

TOLYL-THIOS1NAMINE S. f. (to-lil-ti-Osi-na-mi-ne — de tolyle, et de thiosinamine). Chim. Base qui résulte de la substitution d'un radical tolyle à un atome d'hydrogène dans la thiosinamine.

— Encycl. V, thiosinamine.

TOLYL-TOLUIDINE S. f. (to-lil-to-lu-i-di-

ne — de tolyle, et de toluidine). Chim. Dérivé tolylique ou benzylîque de la toluidine, plus souvent désigné sous le nom de benzyltoluidine.

TOLYPE s. m. (to-li-pe — du gr. tolupê, pelote). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, appartenant à la tribu des bombycides.

TOLYPEUTE s. m. (to-Li-peu-te — du gr.

tolupeuô, je tords). Marnm. Groupe de mammifères édentés, formé aux dépens des tatous.

TOLYPOTHR1X s. m. (to-li-po-triks — du gr. tolupê, pelote; tkrix, poil). Bot. Genre d'algues, de la tribu des calotrichées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans les eaux douces.

TOLZ, bourg de Bavière, cercle de l'Isar, à 20 kilom. N.-O. de Tegernsee et à 45 kilom. de Munich, sur la droite de l'Isar; 2,500 hab. Papeterie, brasseries, carrières de pierre.

TOM, rivière de la Russie d'Asie, gouvernementdeTomsk. Elle prend sa source dans le district de Kouznetzk, coule au N.-O., baigne Kouznetzk et Toinsk, et se jette dans l'Obi, par la rive droite, après un cours d'environ 500 kilom. Cette rivière abonde en poissons de diverses espèces.

TOMA, ville de la Guinée supérieure, à la côte de la Sierra-Leone, pays de Timanni, à 90 kilom. de Freetown. Le capitaine Gordon- Laing la visita en 1822.

TOMACBLLI (Pierre), pape. V.Bonifack IX.

TOMADON s. m. (to-ma-don). Econ. rur.

Nom donné à l'aiguillon, dans le Sud-Ouest.

TOMAHAWK s. m. (to-ma-ôk). Anne de guerre des Indiens de 1 Amérique du Nord : Tandis que le jongleur s'approche, it le perce d'un coup de poignard, s'empare de son tomahawk. (Th. Gaut.) Je méconnus mon père luimême, et, dans l'égarement de ma raison, je levai mon tomahawk sur celle qui m'avait porté dans son se£n."(Chateaub.)

— Encycl. Cette arme est à deux fins. D'un côté se trouve une hache et de l'autre un casse-tête, composé d'une énorme boule qui est hérissée de pointes aiguës. Sur le manche de cet instrument, le sauvage, à l'aide de signes particuliers, dont le plus souvent lui seul a la clef, enregistre ses annales ou celles de sa tribu; chaque nation y est représentée par un animal, et des hiéroglyphes indiquent le mois, le jour et l'heure des combats, ainsi que le nombre d'ennemis et le résultat de la bataille. Lorsque les Indiens font la paix avec quelque voisin, en signe de ré-

TOMA

conciliation ils enfouissent solennellement un tomahawk dans la terre ; c'est dire : « Nous ne nous, servirons plus de cette arme contre vous, qui êtes maintenant nos amis. ■ Le tomahawk est devenu, par suite de cette coutume, le symbole de la guerre; de là cette expression figurée : • Enfouir le tomahawk, • pour dire : • Terminer une guerre, conclure une paix. > La hache du tomahawk sert au sauvage pour enlever la chevelure des vaincus; la boule du casse-tête lui sert quelquefois de fourneau de pipe.

TOMAISON s. f. (to-mé-zon — rad. tome). Typogr. Indication du tome auquel appartient chaque feuille d'un ouvrage qui a plusieurs tomes.

— Encycl. La tomaison s'indique à la suite du titre et de tous ses compléments, tantôt sur le faux titre, tantôt sur le frontispice, quelquefois sur l'un et sur l'autre. On la répète à la signature, ainsi que sur l'étiquette ou la couverture du volume. Quand un ouvrage se compose de plusieurs parties, qui elles-mêmes comprennent, plusieurs volumes, on marque sur le faux titre la tomaison générale, c'est-à-dire celle des volumes, et sur le titre et à la signature la tomaison partielle, c'est-à-dire celte qui est relative aux tomes.

TOMAKOVKA, bourg de la Russie d'Europe, gouvernement d lékatérinoslav, sur la rivière de son nom. Séjour des Cosaques Zaporogues pendant leurs guerres avec la Pologne.

TOMAN s. m. (to-man). Métro]. Monnnie d'or de Perse, qui vaut 11 fr. 14 :

Elle valait mille lomam , On la vendit à Sa Hautesse.

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