TOM JONES
J'aime mieu* l'éprouver innocent que coupable.
Tom Junea, comédie en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Poinsinet, musique de Philidor; représentée aux Italiens le 87 février 1765. O11 a dit que la pièce» avait déplu au public et qu'elle avait compromis le succès de l'admirable partition de Philidor. Nous le croyons sans peine. D'abord, ce sont des personnages anglais qui sont en scène; or, en 1766, et même beaucoup plus tard, on ne les prenait pas au sérieux. Philidor, au contraire, a toujours eu de la prédilection pour la société anglaise et il ne pen-
■ sait pas qu'un sujet anglais produit sur la
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scène pût être un obstacle au succès. Tom Zones n'est pas assurément une mauvaise pièce ; il y a de la variété dans les situations, de la passion vraie, de l'entrain et de la gaieté. Mais le quaker Bowling, qui gardait toujours son chapeau sur la tète, a dû bien divertir le public ; en outre, il y a ça et là des métaphores d'un goût littéraire douteux.
Qu'on en juge par le début de la première scène. Sophie est assise devant un métier à tapisserie où elle travaille, et elle chante ceci :
Que les devoirs que tu m'imposes,
Triste raison, ont de rigueur!
Tu gémis, Sophie, et tu n'oses
T'interroger sur ta douleur.
Quand sous tes doigts naissent les roses,
Les épines sont dans ton cœur.
En quelques, mots, voici le sujet de la pièce : Tom Joues passe pour un entant trouvé. Il a été élevé dans la maison de M. Alworthy avec Blifil, neveu de ce riche propriétaire. Ses talents, son caractère sympathique, la grâce de sa personne l'ont fait aimer de tous et distinguer particulièrement par miss Sophie, fille de M. Western, opulent et fanatique chasseur, voisin d'Alworthy. Mistress Western, sœur du Nemrod, se pique de diplomatie; elle prétend être très-perspicace; elle s'imagine que Sophie aime Blifil ; elle organise le mariage, qui réunit les suffrages de tout le monde, excepté ceux de Tom Jones et de Sophie, qui s'adorent sans avoir osé se le dire ; mais en présence d'une signature de contrat imminente, tous deux se déclarent leurs sentiments. On les surprend. Tom Jones est chassé. Sophie se dérobe par la fuite avec Bon amie Honora k un hymen odieux. Les deux familles suivent les-traces delà fugitive. On se retrouve dans l'hôtellerie de la ville voi- . sine du château. Là, le quaker Dowling, confident des secrets de la famille Alworthy, révèle la naissance de Tom Jones. Celui qu'on croyait un enfant trouvé est le fils légitime de la sœur d'Alworthy et le frère aîné du traître Blifil. Il recouvre sa position, sa fortune, et reçoit de M. Western la main de celle qu'il aime.
Comme Rameau , Philidor aimait assez les épisodes descriptifs. Il y excellait. L'air de chasse de Western : D'un cerf dix cors j'ai connaissance, est traité avec habileté et esprit. Il ' est d'un entrain incroyable et accompagné avec un art consommé. L'air de chasse du Pardon de Ploërmel est lamentable en comparaison de celui-là. Il faudrait tout citer, car la partition de Tom Jones se soutient sans faiblir depuis l'ouverture jusqu'au vaudeville de la fin. Cependant nous recommandons la lecture du duo entre Western et sa fille : iVoii, rien ne peut me retenir, qui termine le premier acte; clans le second, l'air de Jones : Amour, quelle est donc ta puissance? l'ariette de Sophie, qui est si touchante : C'est à vous que je dois la vie, et le septuor final; dans le troisième acte, le quatuor des buveurs en canon sans accompagnement, et le grand air de Sophie : 0 loi jui ne peux m' entendre. En tenant compte de l'état du goût public à l'époque où Tom Jones a été écrit, du genre des pièces et de la faiblesse des exécutants, en un mot des obstacles devant lesquels Philidor devait faire plier son génie, on regrette que ce compositeur, doué d'une organisation si fine et qui savait écrire une harmonie si délicate et si bien appropriée aux situations dramatiques, n'ait pas vécu en Italie , où il aurait été l'émule de Paisiello et de Cimarosa.
T0IUK.0 ou TOMKUS (Jeau-Meruawchiah), érudit dalmate, uû Sebjiiico vers 1580, mort à Rome en 1639. Il se rendit k Rome, où il entra dans l'ordre des buriiabiles, se fit avantageusement connaître par sou savoir et fut nommé, en 1631, évèqne de Bosnie. Il devint ensuite visiteur de son ordre et protonotaire apostolique. On lui doit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Sacra columha ab imposturis vindicata susque origini resiitula (Rome, 1625, in-4°) ; Indicia vetustatis et uobililatis familial Marcis, uulyo Marnavitix nyssensis (Rome, 1632, in-4°); Dialoyi de IIlyrico et rébus Dulmaticis (Rome, 1634) ; Pro sacris ecclesiarwn oruanientis et douai lis contra eorum detractores (Rome, 1635, in-8°), etc.
TOMLINB (George Prktyman) , prélat anglais, né dans le comté de Suffolk en 1750, mort en 1S27. Il lit ses études à l'université de Cambridge, dovint, en 1773, précepteur de Pitt et fut plus tard son secrétaire jusqu'en 1787, époque où il l'ut nommé évéque de Lincoln et doyen de Saint-Paul. Il refusa, eu 1813, d'accepter le siège épiscopal de Londres, qu'on lui offrait, et consentit cependant, en 1820, k passer à celui Winchester. En 1803, il avait quitté son nom de famille, Pretyman, pour prendre celui de Tomline, un esquire de ce nom lui ayant laissé par testament toute su fortune, bien qu'il ne fût pas son parent et qu'il ne- le connût même pas. L>utre plusieurs sermons publiés isolément, on a. de Tomline : Eléments de théologie chrétienne (2 vol.) , ouvrage qui a obtenu un grand nombre de rééditions ; Réfutation du calvinisme et Mémoires de M. Pitt (3 vol. io-8°).
TOMl.INS (Thomas), jurisconsulte anglais, né à Loudres eu 1762, mort en 1841. 11 fut successivement avocat, conseiller du principal secrétaire d'Etat pour l'Irlande, conseil-
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1er du chancelier de l'échiquier et conseiller adjoint du trésor de 1818 à 1831. Tomlins s'est surtout fait connaître par des ouvrages estimés : liepertorium juridicum ; répertoire juridique, index général de tous les cas litigieux de ta loi et de l'équité (Londres, 1786-1787, in-fol.) ; Explication facile et pratique des lois relatives aux exécuteurs et administrateurs (1810, in-8°); Dictionnaire des lois, faisant connaître l'origine, les progrés et l'état présent théorique et pratique de la législation anglaise (1810); Compte rendu des cas d'appel évoqués en la haute cour du Parlement (Londres, 1803, 8 vol. in-8°) ; Statuts depuis la quarante et unième jusquà la quaranteneuvième aunée de George III (1804-1810) ; Procédure de la cour des enquêtes sous la direction de sir Dalrymple (1809, in-8»).
TOMLOUK (Tumlook), ville de l'Indoustan anglais, présidence et province du Bengale, sur la rive droite du Roupitaran, à 70 kilom. S.-O. de Calcutta. Aux environs, salines très-importantes.
TOMM AS KO (Niccolo), célèbre patriote et littérateur italien, né à Sebenico, en Dalmatie, en 1802, mort à Florence en 1874. 11 fut élevé dans sa ville natale par les soins d'un de ses oncles, moine plein d'érudition, se rendit en 1817 ù Padoue, dans l'intention d'y étudier le droit, mais ne tarda pas à céder au penchant qui l'entraînait vers la philosophie et les belles-lettres, à l'exemple de son au.i Rosmini, que ses travaux philosophiques devaient illustrer plus tard. De 1822 à 18*7, il continua ses études favorites dans différentes villes d'Italie et, de 1827 k 1834, habita Florence, où il se lia avec Cappoui, Forti, Viesseux, etc., et fut l'un des collaborateurs les plus actifs de VAnt'ologia, pour laquelle il écrivit un grand nombre d'articles .sur l'histoire, la philosophie, l'esthétique, voire même sur la statistique et les sciences naturelles. Après la suppression de ce recueil, les tristes événements politiques qui venaient d'agiter l'Italie le déterminèrent, en 1834, k se rendre en France, où il passa plusieurs années à Paris d'abord, puis dans la Bretagne et dans les Pyrénées. Ce fut à cette époque qu'il écrivit, entre autres écrits, les romans le Duc d'Athènes (Pans, 1836) et Foi et beauté (Milan, 1858, 4e édit.), ainsi qu'un excellent commentaire du Daute et un grand nombre d'études critiques, publiées la plupart en français. 11 édita, eu outre, un recueil des écrits des Pères de l'Eglise (Nantes, 1838). Après avoir fait encore un assez long séjour en Corse, il revint en Italie (1839) et se lixa à Milan. Ses travaux littéraires ne l'empêchèrent pas de s'occuper des intérêts publics de sa patrie. Dans la question des voies ferrées, qui commença la lutte entre l'Autriche et Venise, il entra en lice et publia divers articles dans la Favitta , journal de Trieste. Un article sur l'instruction publique le fit condamner k une amende de 100 florins. Le 30 décembre 1847, il lut à l'Athénée de Venise un discours contre la censure; peu après, il écrivit à l'évêque d'Udine une lettre rendue publique, dans laquelle il demandait justice et pitié pour lu nation , et rédigea une pétition adressée au gouvernement impérial k Vienne et dans laquelle il réclamait un juste adoucissement aux rigueurs de la loi sur la presse. Emprisonné avec son ami Manin le là janvier 1848, il fut délivré, ainsi que ce dernier, par le peuple le 17 mars suivant. Cinq jours plus tard, lé gouvernement autrichien succombait et Venise se proclamait en république ; Tommaseo fut alors nommé membre du gouvernement provisoire, avec le titre de ministre de l'instruction publique. Ses convictions républicaines le décidèrent k s'opposer, dans la session du Parlement du 4 juillet, k la réunion de la Vénétie au Piémont, er, cette réunion ayant été votée, il se démit de ses fonctions le 5 j uillet, en même temps que les autres membres du gouvernement provisoire. Mais les événements du 1 1 août ayant replacé Manin comme dictateur à la tète du gouvernement révolutionnaire, Tommaseo fut charge d'aller k Paris solliciter l'appui" de la France et y passa plusieurs mois. Le peu de souplesse de sou caractère l'empêcha de réussir dans sa mission, et, après avoir lui-même demandé son rappel, il revint dans les premiers jours de 1849 k Venise, qui se trouvait alors dans la situation la plus critique. Il y fut l'un de ceux qui résolurent do pousser la résistance jusqu'à la dernière extrémité, et, lors de la capitulation de cette ville (août 1849), il dut la quitter avec trente-neuf autres habitants avant l'entrée des Autrichiens. J usqu'en 1854, il habita Corfou, où il perdit la vue en 1851 à la suite d'une maladie, et, de 1854 k 1859, résida à Turin, où le gouvernement sarde lui offrit inutilement une chaire à l'université. En 1859, il alla se fixer à Florence, où il se consacra k des travaux de 'linguistique et refusa toutes les places et tous les honneurs que lui offrit le gouvernement italien. Tommaseo a cherché à concilier d'une façon originale la foi catholique avec le républicanisme et le patriotisme. Ecrivain de talent, savan t érudit et fécond, il n'est pas moins digne d'estime à ce point de vue que par la pureté et la noblesse de son caractère. Mais, s'il a manié comme pas un lalangue toscane, ses nombreux écrits pèchent en général sous le rapport de la composition. Ses poésies et ses romans n'ont pas une grande valeur ; il n'en est pas de
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même de ses autres ouvrages, parmi lesquels il faut citer : Nouveau dictionnaire des synonymes de la langue italienne (Florence, 1S32; nouvelle .édition, complètement remaniée, 1839-1840; 3« édit., 1851), son œuvre principale, celle où éclatent le plus son érudition et son talent de critique; l'Italie (1835), où il attaque vivement le gouvernement des papes; l'Education par la beauté, traité d'esthétique ; De l'éducation (Lugano, 1836) ; Nouveaux écrits (Venise, 1839-1840, 4 vol.) ; Etudes critiques (Venise, 1843, 2 vol.); Dictionnaire d'esthétique (Milan, 1852, nouv. édit.), œuvre fort remarquable; le Second exil (Milan, 1862), recueil de ses écrits politiques; Nouvelles études sur Dante (Turin, 1865); De la peine de mort (Florence, 1865). El a, en outre, édité les Lettres de Pascal de Paoli (Florence, 1846), auxquelles il a joint une excellente histoire de ce patriote et de la lutte de l'indépendance corse, et les Lettres de sainte Catherine de Sienne (Florence, 1860, 4 vol.). Enfin, on lui doit encore un recueil précieux de Chants populaires toscans, corses, illyriens et grecs (Venise, 1843, 2 vol.). Tommaseo travaillait à un grand dictionnaire de la langue italienne lorsqu'il mourut.
TOMMASI (Joseph-Marie), cardinal italien, né à Licata (Sicile) en 1649, mort à Rome en 1713. Son père était duc de Palina et prince de Lampedosa. Poussé par une excessive dévotion, le jeune Tommasi résigna ses droits d'aînesse en faveur de sou frère et entra dans l'ordre des théatins de Païenne (1660). Tout en se livrant aux pratiques les plus austères, il apprit l'hébreu, le chaldéen et l'arabe, les lettres sacrées et profanes et acquit de vastes connaissances qui le mirent rapidement en lumière. Il fut en haute estime auprès de plusieurs papes, notamment de Clément XI, qui le nomma successivement qualificateur du saint office, consulteur de la congrégation des rites et cardinal (1712). Bans ceUe haute position, Tommasi ne changea rien à la simplicité de ses goûts, k l'austérité de ses mœurs. On le vit continuer k faire le catéchisme aux enfants et il employa la plus grande partie de Ses revenus au soulagement des pauvres. Sa béatification fut décrétée par Pie VII en 1803. Tommasi a laissé. plusieurs ouvrages qui roulent en majeure partie sur l'ancienne liturgie de l'Eglise romaine. Les principaux sont : Psalterium (Rome, 1683, in-4<>); Besponsorialia ei anliphonaria romans ecclesise (1691 , in-4°) ; Antiqui libri missarum romans ecclesis (1691, in-4»); Institutiones théologies antiquorum Patrum (1709-1712, 3 vol. in-4<>), etc. L'édition complète de ses Œuvres a été publiée à Rome (1741, 6 vol. in-fol., et 1747 et suiv., 12 vol. iu-4°),
TOMMASI (Jean db), dernier grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né k Crotone (Italie) en 1731, mort en 1805. Il n'avait que douze ans lorsqu'il fut envoyé k Malte, où il devint page du grand maître, Emmanuel de Pinto. Par la suite, il reçut le commandement en chef de la marine et fut nommé membre du grand conseil. La prise, de Malte par les Français (1798) amen» l'anéuutissement politique de l'ordre, dont l'empereur de Russie fut nommé grand maître. Mais, en 1800, les Anglais ayant repris l'île et l'empereur Alexandre s'étant démis de la grande maîtrise, le pape, sur le relus de Ruspoli, nomma grand maître de l'ordre le bailli Tommasi. Toutefois, ce personnage n'eut qu'un vain titre, les Anglais, possesseurs de Malte, n'ayant pas voulu s'en dessaisir. Tommasi se fixa alors k Catane et y mourut dans un couvent d'augustins, où il avait réuni ses chevaliers.
TOMMASI (Ferdinand, chevalier), compositeur italien, né à Naples en 1824. 11 est lils d'un ancien ministre et il eut le roi Ferdinand 1er pour parrain. M. Tommasi s'adonna de bonne heure k son goût pour la poésie et les arts, apprit la peinture et exposa plusieurs tableaux qui ne sont pas dépourvus de mérite, puis il se livra entièrement à sa passion pour la musique. Le professeur Garcia lui apprit le contre-point et l'h.irmonie, et il fut bientôt k même de se livrer k la composition. Après avoir commencé k se faire connaître par des morceaux de musique profane et sacrée, notamment par son bel oratorio de Judith, le chevalier Tommasi résolut d'aborder le théâtre' et écrivit uu opéra, Camma, qui ne fut point représenté. Un autre opéra, dont il composa à la fois les paroles et la musique, Guido et Ginevra, fut exécuté k Naples en 1855 et y obtint un brillant succès, qui se poursuivit sur le théâtre de Vienne. L'Académie des beaux -arts de Naples compte M. Tommasi au nombre de ses membres.
TOMMASIN 1 (Jacques-Antoine-Dominique), célèbre médecin italien, né k Parme en 1768, mort en 1846. Après s'être fait recevoir docteur à l'université de Parme, il se rangea d'abord parmi les adeptes de la méthode de Brown, qui jouissait alors d'un graud crédit dans toute l'Europe, mais pirtir"lièrement en Italie. Cependant, lorsqu'il eut mis plusieurs fois en pratique cette méthode, il en reconnut facilement les vices principaux et fut un des premiers à adopter les modifications radicales que Rasori y avait apportées et qui servirent de fondement k la réforme médicale que ce dernier proposa sous le nom de nouvelle doctrine médicale. Tommasini fut
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l'un de ceux qui contribuèrent le plus & la mettre eh crédit, et il en a exposé les principes dans un de ses ouvrages les plus importants. En 1794, il avait obtenu k l'université de Parme une chaire de physiologie et de pathologie, qu'il occupa vingt-deux ans avec un succès qui ne se démentit pas un instant. Appelé, eu 1816, à une chaire de clinique à 1 université de Bologne, il fut accueilli en triomphe dans cette ville, où jusqu'à sa mort il réunit autour de lui un immense concours d'auditeurs. Dans l'intervalle, il était devenu (1823) médecin honoraire de la duchesse de Parme, et, lors du procès de la reine Caroline d'Angleterre, il avait été appelé à Londres pour déposer en faveur de cette princesse, plus .malheureuse que coupable. On a de Tommasini, entre autres écrits : De l'influence du cœur sur la circulation du sang (Parme, 1794, in-8°); Histoire rxtisonnée d'un diabète (Parme, 1794); Recherches pathologiques sur la fièvre de Livourne, sur la fièvre jaune d'Amérique et autres maladies analogues (Parme, 1805), traduit en français (Paris, 1812); De la nouvelle doctrine médicale italienne (Bologne, 1817, in-s<>), ouvrage traduit en français par Van der Linden sous le titre de Précis de la nouvelle doctrine médicale italienne ou Introduction aux leçons de clinique interne de l'université de Bologne pour l'année 1816-1817 (Paris, 1822, in-8»); Considérations pathologiques sur l'inflammation et sur la fièvre continue (Pise-, 1820, in- 8o); Discours sur l'enseignement médical clinique de l'Angleterre et de l'Italie (Bologne, 1822, in-8) ; Histoire de la maladie de laquelle est mort te comte Perlicari (Imola, 1823); Opuscules (Bologne, 1S22-I824, 3 vol. in-8°), etc. Tommasini a, en outre, fourni un grand nombre de mémoires au recueil publié à Milan par le docteur Omodei sous le titre à' Annales universelles de médecine.
TOMMASIN1E s. f. (to-ma-zi-nî — de Tommasini, botan. ital.). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombullifères, tribu des angélicées, formé aux dépens des angéliques, et comprenant trois espèces, dont le type croit dans le Piémont.
TOMME s. f. (to-me). Sorte de petit fromage qu'on prépare dans le midi de la France, et qui se mange frais.
TOMOGÈRE s. in. (to-mo-jè-re — du gr.